Tous les mois depuis 37 ans, les femmes du mur affirment le droit de toutes et de tous à vivre pleinement le judaïsme. Comment? En proposant une lecture de la Torah au Kotel hamaaravi, au mur occidental, appelé parfois « mur des lamentation ». Ce mur est le dernier vestige du Temple de Jérusalem. Initialement, il n’était qu’un mur de soutènement de l’esplanade, et le Temple se trouvait là où se trouve l’actuelle mosquée. Ce lieu est d’une grande puissance symbolique. L’accès à ce lieu est chargé symboliquement, historiquement et socialement. Les « neshot hakotel », « femmes du mur », s’efforcent chaque mois de célébrer le début du mois, ראש חודש, avec le chant du hallel, et la lecture de la torah. Cet acte de pure spiritualité est transformé en acte de courage et de résistance en raison des attaques qu’elles subissent de ce fait: hurlements, insultes, objets jetés, livres de prière déchirés, sefer torah interdit, femmes détenues en garde à vous pour avoir porté un tallit. La situation se détériore à leur encontre, voir : article en français sur ce site, article en anglais sur le los angeles time.
Pour cette raison, en ce jour de Roch Hodech Yiar, je vous propose de rejoindre une action pour renforcer la capacité des femmes et des hommes égalitaires à lire dans la torah.
Première étape: prendre conscience de l’importance de notre action et de notre solidarité. Pour cela, j’ai réalisé deux choses:
1 – j’ai écrit une kavana, un petit texte inspirant (j’espère) à lire avant d’étudier la torah et d’apprendre à la lire
2 – réalisé un mini podcast pour expliquer l’importance de cette kavana, sa signification, l’origine des éléments que j’y ai introduits.
Passez à l’action avec moi, écoutez la présentation du podcast, laissez-le agir, dites-moi ce que vous en pensez en laissant des commentaires sur podchaser, mettez de bonnes reviews si vous pouvez/voulez.
Ainsi, nous créerons un lien précieux pour nos actions futures et nous permettront à toutes celles et ceux qui défendent la liberté, l’égalité et la démocratie de se joindre à nous.
Merci à vous, et excellent mois de Yiar à toutes et tous!
SAVE THE DATE: Nuit d’étude de Chavouot jeudi 21 mai à 19h30 puis office le 22 mai, détails à suivre!
Et sinon, ON SE RETROUVE CE CHABAT pour des offices cosy, « vers gambetta », vendredi à 19h30 et samedi à 10h. All welcome, et contactez-moi si vous avez besoin de l’adresse!
En ce jour de commémoration de la Shoah, mon coeur me porte vers les survivant.es comme celles et ceux qui n’ont pas survécu, vers leurs familles, vers nous toutes et tous.
« Lorsque tu auras fait toute ta paix, dans toute ta justice, alors seulement nous serons satisfaits », disait Edmond Fleg.
La paix et la justice globales sont le seul frein aux génocides, la mobilisation des populations civiles, c’est à dire chacun et chacune d’entre-nous au service du respect de toute vie est nécessaire.
En ce jour de commémoration de la Shoah, voici quelques pistes de réflexions que je vous partage:
Parler de la Shoah: Non, on ne parle pas « trop » de la Shoah, mais on en parle mal. Ce qu’il faut savoir sur la Shoah en quelques paragraphes, tiré de mon livre « En finir avec les idées fausses sur le judaïsme, les juives et les juifs » sorti aux éditions de l’Atelier l’année dernière:
Et en bonus, une prière que j’ai écrite il y a quelques années, à l’occasion de ce jour indicible.
Lettre au Créateur à l’occasion de Yom haShoa
Cher Dieu,
Toi qui n’existes pas, toi dont le nom n’existe pas, Toi que nous mentionnons sans cesse dans nos prières, Toi dont nous respectons les commandements,
Cher Dieu,
Toi dont nous ne savons que faire en ce jour face à la tragédie du passé.
Cher Dieu,
Aujourd’hui, nous pleurons l’assassinat de chacun et de chacune des déportés, la disparition de chacune de leurs pensées, chacun de leurs sentiments, de leurs savoirs, de l’univers émotionnel et culturel qu’ils portaient, de leur importance pour eux-mêmes, pour leurs proches, pour l’équilibre du monde.
Aujourd’hui, nous faisons face aux souffrances qu’ils ont endurées, celles de leur proches qui les ont espérés, attendus, perdus.
Aujourd’hui, nous portons devant toi les souffrances des rescapés, des enfants de rescapés et de leurs petits-enfants.
Aujourd’hui nous rappelons chacun des actes constitutifs de ce génocide et chacune de ses conséquences.
Nous nous souvenons de l’horreur de ce crime, cette destruction des juifs parce qu’ils étaient juifs, de cette plaie encore ouverte dans l’identité juive et dans l’humanité toute entière.
Aujourd’hui, nous portons devant toi le deuil et le bouleversement de nos cœurs.
Cher Dieu,
En ce jour de sinistre commémoration, j’aimerais faire le bilan de ton ouvrage. Ton ouvrage, c’est nous.
Tes serviteurs, nos sages, Hillel et Chamai, se sont interrogés pendant 2 ans et demi pour savoir si tu avais eu raison de créer l’être humain. Contrairement à leur habitude, ils sont finalement tombés d’accord : c’était une erreur, il aurait mieux valu ne pas créer l’humanité, mais maintenant que nous sommes là, il nous appartient de serrer les dents et de faire de notre mieux.
Cher Dieu,
En ce jour de sinistre commémoration, j’aimerais également faire le bilan de notre ouvrage. Notre ouvrage, c’est toi.
D’après notre tradition, nous sommes pour toi, tu es pour nous, nous portons des téfilines affirmant ton unité, tu portes des téfilines affirmant la nôtre, et si on peut s’interroger sur l’utilité d’avoir créé l’homme, en toute réciprocité, nous pouvons questionner également l’opportunité pour l’humanité d’avoir créé « dieu ».
Fallait-il créer « Dieu » ? Quel serait ce Dieu unique et unificateur, qui laisserait ses enfants s’entre-détruire?
Yom hachoa, l’immensité de la blessure ouverte par l’humanité, dans le corps même de l’humanité, il y a 70 ans nous pousse à ces questions dramatiques. Fallait-il créer l’être humain ? Fallait-il créer « dieu » ? Si le meilleur de l’humain est incarné par l’image de dieu, l’humain, comme le divin, ont été assassinés dans les camps, six millions de fois. Il est clair maintenant que, contrairement à la recommandation de Hillel et Chamai, nous n’avons pas « tiré le meilleur parti » de la nature humaine et de l’inspiration divine censée la guider.
Le dommage est-il réparable ? Cher Dieu, qu’en dis-tu ? Pour toi qui es si inaccessible, 6 millions sont-ils comme une goutte d’eau dans l’océan ? 4 ans de choa sont-ils un instant fugace dans l’histoire de l’univers ?
Cher Dieu, qu’en dis-tu ? Toi qui es si proche de nous, n’as-tu pas lu dans le Talmud que la mort d’une seule personne équivaut à la mort d’un monde entier, d’une humanité entière ?
—
Tes serviteurs, nos sages, dans leur grande sagesse, nous ont enseigné qu’une chose impropre pouvait être « annulée » si elle était diluée dans 60 fois son volume.
La Choa pourrait-elle être diluée ?
Nous craignons qu’elle ne soit diluée, oubliée, perdue, diluée par 60 fois son volume d’infox, de fake news, de manipulation, de jeux sur la peur, de mensonge, de lâcheté, de souffrances futures, de souffrances de notre peuple, de souffrances de l’humanité, de nouveaux crimes génocidaires, dans 60 fois plus de repli.
La choa ne doit pas être diluée.
Au contraire, elle doit nous mobiliser, pour que la lâcheté, le silence et l’indifférence d’alors nous inspirent 60 fois plus de courage, 60 fois plus de solidarité, 60 fois plus de force bienveillante dans notre peuple, et 60 fois plus de force bienveillante dans l’humanité.
En prononçant nom après nom, âge après âge, l’identité des déportés pendant les 24 prochaines heures, nous devons aussi espérer. J’aimerais que pour chacun de ces noms, soixante personnes s’emparent des valeurs de l’anti-choa.
Laissons résonner quelques mots d’Edmond Fleg. Ces mots, il les adressait aux jeunes juifs engagés dans la résistance, ils ont été recueillis par la suite dans son livre « le chant nouveau », Chir Hadach. Ces paroles, exprimées au cœur de la tourmente, restent pleinement valides :
« Ce que vous souhaitez sans doute, c’est un chant nouveau de courage et d’espérance : « Chantons, dit le Psalmiste, un chant nouveau ! » (Psaume CXLIX) (…)
La chose ne serait possible que si l’on parvenait à dégager ce Chant Nouveau, capable d’émouvoir également toutes les âmes juives. Le passé nous a laissé un immense trésor de foi, de savoir et de faits, qui demeure ouvert devant nous. Dans ce trésor, essayons de découvrir ce qui, traduit en langage d’aujourd’hui, peut parler efficacement à un juif d’aujourd’hui, pour l’aider à reconstruire, en son âme, le judaïsme, et à collaborer, pour sa modeste part, à la résurrection de la patrie et de l’humanité. Peut-être, alors, nous sera-t-il possible de chanter, pour nous et pour tous, le Chant Nouveau. »
70 ans après la choa, il est évident que le « plus jamais ça » est loin d’avoir gagné. Pour remporter la victoire, en tant qu’armée de paix, « tseva chalom », il est nécessaire de traduire l’aspiration de Fleg à un niveau plus large, au niveau universel, si bien que :
« La chose ne sera possible que si l’on parvient à dégager ce Chant Nouveau, capable d’émouvoir également toutes les âmes humaines. Dans ce trésor, essayons de découvrir ce qui, traduit en langage d’aujourd’hui, peut parler efficacement à l’humanité d’aujourd’hui, pour l’aider à reconstruire, en son âme, l’identité humaine. Peut-être, alors, nous sera-t-il possible de chanter, pour nous et pour tous, le Chant Nouveau. »
Cher Dieu,
Aujourd’hui, nous ne quitterons pas ton côté, car tu incarnes pour nous l’unité de l’humanité, le meilleur de nous-mêmes. Nous nous tiendrons à ton côté, et nous considérerons que tu te tiens au nôtre, durant ces 24 heures.
Nous serons là pour évoquer la mémoire.
Notre but, comme le disait le prophète MiHa, reste d’œuvrer à la justice, d’aimer la bonté et de progresser humblement aux côtés de notre Dieu.
Cher Dieu, en ce jour de yom hachoa véhagvoura, progressons humblement ensemble, ainsi que nous le faisons, en ce jour et tous les jours, cette année et toutes les années, dans cette génération et dans toutes nos générations, depuis 3000 ans.
En dépit de la tragédie que nous commémorons aujourd’hui, nous affirmons, comme par le passé, et pour l’avenir : Itgadal véitkadach chémé rabba, mir zeinen do, Nous sommes là !
Ce soir, nous célébrons la fin de la fête de PessaH, encore avec de la matsa jusqu’à demain soir en Israël, pour les libéraux et certains massorti, et jusqu’à jeudi soir pour les orthodoxes hors d’Israël; Nous chantons le chant de la mer et la fin de la libération. Et nous reprenons le cycle de l’année, avec le mois de Yyar qui approche, et que nous annonçons ce Chabat, qui sera donc un chabat MevarHim/
MévarHim signifie: « nous bénissons ». C’est le chabat au cours duquel on annonce l’entrée dans le nouveau mois. Pour Yétsira, ce chabat est particulier. Nous célébrons ce moment dans différents endroits, car la connexion nous tient à coeur. Le vendredi soir, nous sommes dans un lieu qui symbolise les relations interreligieuses et interspirituelles, le samedi matin, nous sommes entre nous, et le samedi après-midi, nous rejoignons Adath Shalom en signe d’amitié et de dialogue intracommunautaire.
SAVE THE DATE! Soirée de Chavouot le jeudi 21 mai au soir et le vendredi 22 mai toute la journée, nous ferons une veillée d’étude, on vous en dit plus après la fête
Vendredi soir 18h30 – accueil du chabat à Bastille, samedi matin 11h – office du matin « vers Gambetta », samedi après-midi 15h30 – office de l’après-midi à Adath Chalom.
Vous ne savez pas à quoi renvoient ces lieux? Nous transmettons l’adresse aux personnes inscrites. Si vous ne savez pas comment vous inscrire, contactez-moi en laissant un commentaire sous cet article ou prenez rv téléphonique directement ici https://tidycal.com/florianechinsky/contact-rabbinique
Et comme tous les chabat, nous aurons bien sûr notre accueil du chabat (17h en visio) pour les ami.es de Yétsira Lien prise de rv
Le point commun de tous ces rendez-vous?
La chaleur humaine et la charte Yétsira, la recherche du meilleur à la jonction du judaïsme et de l’humanisme, l’association du travail personnel (les midot) et du travail collectif (le mininan).
Toutes ces activités sont organisées en partenariat entre moi-même et l’équipe Yétsira, venez profiter de cette rencontre inédite entre judaïsme et sagesses humanistes, votre présence compte! Ensemble, ce chabat, nous ferons encore un pas vers le meilleur de nous-mêmes.
Pour samedi matin, l’adresse est accessible aux « ami.es de Yétsira », en gros, on souhaite faire connaissance avant. Si vous ne connaissez pas l’adresse, rv ici: Lien prise de rv .
Pour le samedi après-midi, c’est à Adath Shalom dans le 15e, 8 rue George Bernard Shaw.
Les rencontres de Cocréer sont des rencontres inter-spirituelles-culturelles participatives.
Le thème de ce vendredi est « La liberté » et sera éclairé par l’anthropologie catholicisme, l’islam, le judaïsme, le protestantisme, les luttes LGBT et la musique, avec des intervenant.es incroyables! Inscription obligatoire, PAF libre infos ici
Le monde a besoin de notre liberté. La fête de PessaH commence ce soir. Cette fête de la libération nous enjoint l’introspection, la libération de tout notre « Hamets », notre « levain » intérieur, de tout ce qui fait obstacle à l’essentiel. L’Essentiel, c’est la paix, la justice, le respect, l’entraide. Les obstacles, ce sont nos peurs, nos jugements contre nous-mêmes et les autres, les frontières artificielles qui semblent nous séparer mais qui sont illusoires.
En ce soir de PessaH, puissions-nous mobiliser nos forces pour vaincre tous nos obstacles intérieurs, et bientôt, vaincre tous les obstacles extérieurs à la paix.
Les héros et héroïnes de la paix, c’est nous, il n’y en a pas d’autres.
Ou que nous soyons, en sécurité ou dans la crainte, dans nos maisons ou dans les abris, puissions-nous vivre un pessaH de puissance et de solidarité, qui nous mènera à une année fructueuse de lutte pour la paix et la sécurité. Et aussi pour la joie et l’entraide, car elles sont la base de toute notre puissance d’action contre les haines.
En petit cadeau, un podcast que je lance cette année, pour partager avec vous ce qui me nourrit. Vous rencontrerez des personnes formidables, comme vous, qui construisent pour la paix et l’empowerment, comme nous.
Je vous souhaite un pessaH cacher véssaméaH, batouaH véchaket, malé ahava, aHva, koaH véchalom
Je vous souhaite un pessaH correctement réalisé, joyeux, en sécurité, calme, plein d’amour, de solidarité de force et de paix.
Merci à toutes celles et ceux qui sont déjà inscrit.es! Lorsque nous le pouvons, nous ouvrons des espaces pour les autres. Pour toutes les personnes qui voudraient s’inscrire, il reste quelques places, et l’inscription est ouverte jusqu’à samedi minuit!
Recueil de textes pour enrichir votre seder: Ouvrir la porte à l’inattendu André Néher, L’Exil de la parole p.58 et s., Description du plat du Seder Léo Cohn, Alors seulement assez pour nous ! Edmond Fleg, Renoncer au Hamets, renoncer à la violence Floriane Chinsky, 14 étapes pour une libération Floriane Chinsky, Tout ce qui me suffit Floriane Chinsky, Télécharger ce document à imprimer sur ce lien: pensées pour pessaH
Chants en translittération pour que chacun puisse suivre, et chants de libération divers (français, anglais, yiddish): Chants du seder de PessaH
Midrach illustré: différentes visualisations des 4 enfants à imprimer pour que vos invités de tous âges et de toutes origines puissent discuter des différences entres les êtres humains et également de nos points communs: 4-enfants
Tableau pour compter le Omer et avancer pas à pas jusqu’à Chavouot:compter le omer
Offices de PessaH PessaH 1 : Mercredi 01/04 de 19h30 à 19h20 (puis seder, Jeudi 02/04 à 10h accueil à 10h • Torah: préparatifs du pessaH de la sortie d’Egypte • Haftara: préparatifs du pessaH de l’entrée en Israël • Lecture Biblique : début du cantique des cantiques
La démocratie est essentielle pour nous, partout, en tant qu’êtres humains. L’égalité et la liberté spirituelles nous concernent également. En nous battant pour la dignité des unes, nous travaillons pour la liberté de toutes et de tous. Aujourd’hui, je relaie l’appel des femmes du mur, ces femmes qui depuis 37 ans se réunissent une fois par mois au « mur des lamentations », pour vivre leurs spiritualité. Cela implique de porter un Talit et de lire dans les rouleaux de la Torah, mais elles se retrouvent attaquées et même emprisonnées. Une nouvelle loi en Israël menace leur liberté. En Israël, au mur qui représente la continuité et l’unité juive, des femmes juives faisant des actes simples vivront sous la menace de sept an de prison si cette loi passe. Que vous soyez juif.ves ou non, si vous défendez la liberté spirituelle et que votre coeur vous y porte, signez la lettre, envahissons le premier ministre israélien de courrier. Affirmons-le: la démocratie n’est pas une option!
Voici la traduction de la newletter des femmes du mur, Women of the Wall, nechot hakotel-נשות הכותל (merci à Marc pour la traduction) pour recevoir directement leur newsletter en anglais, c’est ici https://womenofthewall.org.il/
Chers ami.e.s et bienfaiteurs.rices,
Au moment même où les Israélien.ne.s descendent dans les refuges et sont confronté.e.s à des menaces incessantes, c’est avec peine et indignation que nous devons vous informer que, durant ces temps de guerre, des membres du Parlement extrémistes font avancer une loi qui placerait le Kotel – y compris son espace égalitaire – sous le contrôle exclusif du grand rabbinat Harédi.
Le 16 mars 2026, la proposition de loi d’Avi Maoz a été transmise à la commission de la constitution, des lois et de la justice de la Knesset.
La nouvelle législation pourrait infliger des peines d’emprisonnement allant jusqu’à sept ans à quiconque prierait au Kotel sans se conformer aux standards définis par les ultra-orthodoxes. Elle menace d’effacer 37 ans de progrès difficilement acquis par les Femmes du Mur – des progrès pour lesquels nous continuons de nous battre aujourd’hui.
Depuis le 7 octobre, nous entendons des appels répétés à l’unité. Pourtant, l’adoption d’une législation aussi clivante en temps de guerre ferait tout le contraire.
À l’heure où l’unité des Juif.ve.s est plus importante que jamais, cette loi risque d’interdire l’accès de nos sites les plus sacrés à la grande majorité de la population juive mondiale.
Cette image illustre ce qui pourrait se produire si la loi sur les sept ans de prison était adoptée.
Il est temps de faire entendre nos voix. Rejoignez l’appel que, depuis Israël et partout dans le monde, nous adressons au Premier ministre Netanyahou afin qu’il garantisse que le Kotel restera un lieu pour tous les juif.ve.s – quelle que soit leur dénomination.
Pour écrire directement en anglais au Premier ministre Netanyahou, vous pouvez cliquer sur ce lien.
Traduction de la lettre en français :
Monsieur le Premier Ministre, cher Monsieur Netanyahou,
Je vous demande avec insistance de vous opposer immédiatement à la proposition de loi de M. Avi Maoz relative au Kotel. Cette législation menace la liberté de culte et l’égalité en l’un des lieux les plus sacrés du judaïsme – et elle pourrait infliger des peines de prison allant jusqu’à sept ans aux femmes et aux Juif.ve.s Massorti et libéraux pour le seul fait de prier conformément à leurs coutumes. À l’heure où Israël parle d’unité, il est essentiel d’inclure l’ensemble des Juif.ve.s d’Israël et du monde entier. Le Mur occidental doit rester un lieu ouvert à tou.te.s. Il ne doit pas devenir un espace d’exclusion, de répression ou de privation de liberté pour les femmes qui prient. Je vous prie d’agir maintenant pour mettre un terme à la procédure d’adoption de cette loi et pour défendre les droits et la dignité de tou.te.s celles.eux qui souhaitent prier.
Bien à vous, Anat Hoffman, Présidente Yochi Rappeport, Directrice générale
Nissan est le mois de la libération. Depuis des millénaires, le judaïsme célèbre sa libération, indépendamment des événements qui se passent dans son environnement. Pourquoi? Parce qu’une seule personne peut contrôler notre liberté, et cette personne, c’est nous-mêmes. De cette façon, le judaïsme met en avant ce qu’on appelle le « locus interne », le « lieu de maîtrise » en psychologie. Notre liberté est centrée sur nous-même et notre propre pouvoir d’agir, alors que notre générosité est tournée vers l’extérieur. Nous sommes autocentré.es pour être altruistes de la meilleure façon. Ainsi, nous ne faisons pas le bien pour nous sentir mieux, mais pour que le monde aille mieux. Chabat fait partie des procédés d’auto-centration. Roch Hodech également. PessaH encore plus.
Préparez dés maintenant votre seder en écartant le Hamets, en invitant vos familles et ami.es, et en vous inscrivant au premier soir de PessaH avec Yétsira pour un seder intense, joyeux, accueillant! Posez-moi toutes vos questions la semaine prochaine, je suis là pour vous répondre.
שבת שלום
2 semaines, c’est juste ce qu’il faut! Inscrivez-vous dés maintenant, tarif earlybird jusqu’à dimanche, accès à un groupe télégramm d’aide aux préparatifs dés votre inscription
Recueil de textes pour enrichir votre seder: Ouvrir la porte à l’inattendu André Néher, L’Exil de la parole p.58 et s., Description du plat du Seder Léo Cohn, Alors seulement assez pour nous ! Edmond Fleg, Renoncer au Hamets, renoncer à la violence Floriane Chinsky, 14 étapes pour une libération Floriane Chinsky, Tout ce qui me suffit Floriane Chinsky, Télécharger ce document à imprimer sur ce lien: pensées pour pessaH
Chants en translittération pour que chacun puisse suivre, et chants de libération divers (français, anglais, yiddish): Chants du seder de PessaH
Midrach illustré: différentes visualisations des 4 enfants à imprimer pour que vos invités de tous âges et de toutes origines puissent discuter des différences entres les êtres humains et également de nos points communs: 4-enfants
Tableau pour compter le Omer et avancer pas à pas jusqu’à Chavouot:compter le omer
Offices de PessaH PessaH 1 : Mercredi 01/04 de 19h30 à 19h20 (puis seder, Jeudi 02/04 à 10h accueil à 10h • Torah: préparatifs du pessaH de la sortie d’Egypte • Haftara: préparatifs du pessaH de l’entrée en Israël • Lecture Biblique : début du cantique des cantiques
2 semaines, c’est juste ce qu’il faut! Inscrivez-vous dés maintenant, tarif earlybird jusqu’à dimanche, accès à un groupe télégramm d’aide aux préparatifs dés votre inscription
Recueil de textes pour enrichir votre seder: Ouvrir la porte à l’inattendu André Néher, L’Exil de la parole p.58 et s., Description du plat du Seder Léo Cohn, Alors seulement assez pour nous ! Edmond Fleg, Renoncer au Hamets, renoncer à la violence Floriane Chinsky, 14 étapes pour une libération Floriane Chinsky, Tout ce qui me suffit Floriane Chinsky, Télécharger ce document à imprimer sur ce lien: pensées pour pessaH
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Midrach illustré: différentes visualisations des 4 enfants à imprimer pour que vos invités de tous âges et de toutes origines puissent discuter des différences entres les êtres humains et également de nos points communs: 4-enfants
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Offices de PessaH PessaH 1 : Mercredi 01/04 de 19h30 à 19h20 (puis seder, Jeudi 02/04 à 10h accueil à 10h • Torah: préparatifs du pessaH de la sortie d’Egypte • Haftara: préparatifs du pessaH de l’entrée en Israël • Lecture Biblique : début du cantique des cantiques
MévarHim signifie: « nous bénissons ». C’est le chabat au cours duquel on annonce l’entrée dans le nouveau mois. Pour Yétsira, ce chabat est particulier. Nous célébrons ce moment dans différents endroits, car la connexion nous tient à coeur. Le vendredi soir, nous sommes dans un lieu qui symbolise les relations interreligieuses et interspirituelles, le samedi matin, nous sommes entre nous, et le samedi après-midi, nous rejoignons Adath Shalom en signe d’amitié et de dialogue intracommunautaire.
Vendredi soir 18h30 – accueil du chabat à Bastille, samedi matin 11h – office du matin à Gambetta/maraîchers, samedi après-midi 15h30 – office de l’après-midi à Adath Chalom.
Et comme tous les chabat, nous aurons bien sûr notre accueil du chabat (17h en visio) pour les ami.es de Yétsira Lien prise de rv
Le point commun de tous ces rendez-vous?
La chaleur humaine et la charte Yétsira, la recherche du meilleur à la jonction du judaïsme et de l’humanisme, l’association du travail personnel (les midot) et du travail collectif (le mininan).
Toutes ces activités sont organisées en partenariat entre moi-même et l’équipe Yétsira, venez profiter de cette rencontre inédite entre judaïsme et sagesses humanistes, votre présence compte! Ensemble, ce chabat, nous ferons encore un pas vers le meilleur de nous-mêmes.
Pour samedi matin, l’adresse est accessible aux « ami.es de Yétsira », en gros, on souhaite faire connaissance avant. Si vous ne connaissez pas l’adresse, rv ici: Lien prise de rv .
Pour le samedi après-midi, c’est à Adath Shalom dans le 15e, 8 rue George Bernard Shaw.
Les rencontres de Cocréer sont des rencontres inter-spirituelles-culturelles participatives.
Le thème de ce vendredi est « La puissance de l’humour » et sera éclairé par l’anthropologie catholicisme, l’islam, le judaïsme, le protestantisme et le théatre, avec des intervenant.es incroyables! Inscription obligatoire, PAF libre infos ici
PessaH revient! La fête juive tellement fondamentale, la première des fêtes, la fête de la liberté. La Cène chrétienne trouve son origine dans le seder que Jésus célébrait le soir de PessaH! Mais d’où vient cette pratique? Le judaïsme l’a-t-il inventé? oui et non… vidéo en fin d’article.
Deux choses peuvent nous inspirer cette année: 1 – le sens du seder lui-même, en cette période troublée et 2 – le sens de l’INVENTION DU SEDER, qui est une histoire vraiment incroyable.
On parle de tout cela dés maintenant dans tous les cours de judaïsme, torah, michna etc…
Et on y réfléchit plus particulièrement avec les inscrit.es au seder communautaire de Yétsira.
Inscrivez-vous dés aujourd’hui pour bénéficier du tarif « early bird » et de tout l’accompagnement à la préparation du seder qui commence la semaine prochaine!
Le seder ne figure pas dans le TanaH ni dans les sources du second Temple, on le trouve pour la première fois dans la michna (tiens, encore la michna… et si vous veniez l’étudier?). Mais qui a inventé le Seder et pourquoi?