Du sérieux, de l’inquiétude, de la joie, du rire, des repas, des offices, des chants… Le début de l’année juive introduit dans notre année tout ce qui nous permettra d’en tirer le meilleur.
Le programme de Cocréer sera bientôt communiqué. Lundi soir, le thème du carrefour des intelligences complémentaires sera « faire le bilan », rv à 19h30, on vous dit tout ce week-end.
Mon admiration et ma tristesse sont infinies, et mon espoir et mon désir d’agir également. Vous comprendrez ce dont je parle en lisant ce petit texte. Merci à toutes celles et ceux qui ont permis hier que se réalise un moment intense, humain, responsable, libre et magique. Il nous en faudra beaucoup d’autres.
Dans quel monde voulons-nous vivre ?
Cette question est au cœur de la pensée juive et de la responsabilité juive. Elle se rattache au principe de « tikoun olam », réparation du monde, qui nous enjoint de créer un monde meilleur, de faire se réaliser le monde dans lequel nous voulons vivre. Cette question est également centrale pour les fêtes de Tichri qui approchent, au cours desquels nous répétons que le monde est jugé. Le monde « réel », présent, est jugé à l’aune du monde « normal », le monde qui répond aux normes morales auxquelles nous aspirons. Ce monde « normal » n’est pas le monde « idéal », un monde éloigné et inaccessible, car, ainsi que nous le lirons dans la torah la semaine prochaine, Nitsavim :
« Car cette loi que je t’impose en ce jour, elle n’est ni trop ardue pour toi, ni placée trop loin, elle n’est pas dans le ciel, לֹ֥א בַשָּׁמַ֖יִם הִ֑וא. »
Dire que ce monde normal est inaccessible revient à nier notre responsabilité à le faire advenir, à refuser notre mission de tikoun olam, à oublier la mission juive de faire venir l’ère messianique de paix et de justice. Aux « jours du jugement » que sont Roch hachana et Yom Kipour, nous évoquons le risque que le monde réel soit trop loin du monde normal, que l’existence du monde elle-même n’ait plus de sens, et que le monde disparaisse. Au vu des canicules de cet été, la question se pose : notre monde a-t-il atteint un point de non-retour ? Les climatologues affirment que nous nous rapprochons dangereusement de ce point. Le « mauvais réel » a-t-il tellement pris le pas sur le « bon monde » ? Pouvons-nous encore faire advenir un monde vivable ? Cette question se pose avec une acuité particulière cette année.
La dimension climatique n’est pas dissociée d’autres dimensions, comme la dimension organisationnelle. La crise climatique est rendue possible par une désorganisation institutionnelle, politique et morale. Je pense à Sodome et Ghomorre, qui ont pris pour loi l’injustice et pour moralité la déshumanisation. Je pense ici à l’interdiction de s’auto-organiser qui touche les exclu.es de nos sociétés. Une certaine croyance met en avant l’idée qu’une bonne organisation a besoin d’un chef, d’une hiérarchie, d’une administration, d’une police. Cette croyance n’est pas une réalité historique ; on peut se référer largement à l’excellent livre de l’anthropologue David Graeber et de l’archéologue David Wendrow sur le sujet (Au commencement était… – Une nouvelle histoire de l’humanité, Les liens qui libèrent, 2021) ainsi qu’au documentaire de Arte « Capitalisme » (Ilan Ziv, 2014 https://www.youtube.com/watch?v=ZWkAeSZ3AdY&list=PL7Ex7rnPOFuYRZ—hVDUMD6COgPHYZLh).
Or, aujourd’hui, cette croyance tue. Hier, j’ai du enterrer une héroïne de 26 ans, une grande dame du tikoun olam, qui a créé des dizaines de réseaux d’entraide pour des réfugié.es, des étranger.es, des rejetés de la société, des personnes queer et trans. Elle allait chercher les détresses pour leur créer un abri et les fédérer. Je ne donnerai que deux exemples : En 2020, elle a créé en FLIRT, en 2023, elle a créé le Malaqueen. Avec zéro moyens, zéro aide, et au contraire l’antagonisme de toute une société, incarnée par la loi Kasbarian de juillet 2023. Le ministre en question se glorifiait d’avoir mis 25000 foyers à la rue. La rue tue. Créer des lieux d’accueil sauve des vies. Qui sauve une vie sauve un monde, nous enseigne le Talmud Sanhédrin 37a. Hélène a sauvé de nombreuses vies, au péril de la sienne. Elle a décidé dans quel monde elle voulait vivre, et elle l’a créé.
Elle a tenté de créer la « terre de lait et de miel » dont parle notre paracha (Deut.26 :9). Elle a donné les prémices de son travail à la nouvelle terre qu’elle a su créer, comme on le lit dans la suite de ce même chapitre. Elle a créé des règles de vie dans les lieux qu’elle a ouvert, à l’image de la constitution qu’il est demandé aux hébreux d’écrire sur de grandes pierres à l’entrée de leur terre (Deut. 27 :2 et s.). Elle a défendu de droit des étrangèr.es, des veuves et des orphelins (27 :19). Si notre société avait pu soutenir cette action, elle aurait été « bénie dans la ville et bénie dans les champs. Le fruit du ventre et le fruit du sol et le fruit du bétail auraient été bénies, bénie sa corbeille et bénie sa huche. » ( Deut.28 :3s). Mais Hélène est morte, et nous devons craindre, si nous n’agissons pas, que les malédictions de la suite du chapitre ne nous frappent. « Ton ciel au-dessus de ta tête sera d’airain et la terre sous tes pieds sera de fer ; L’Eternel transformera la pluie de ton pays en poussière et en sable, qui descendront sur toi du haut du ciel jusqu’à ce que tu périsses… tu seras en butte à une oppression, à une tyrannie de tous les jours… et tu tomberas en démence, au spectacle que verront tes yeux… Tu engendreras des fils et des filles et ils ne seront pas à toi, car ils s’en iront en captivité ; Tous tes arbres et les produits de ton sol, la courtilière les dévastera… Et tu dévoreras le fruit de tes entrailles, la chair de tes fils et de tes filles, ces présents de l’Éternel ton Dieu, par suite du siège et de la détresse où t’étreindra ton ennemi. »
Le pire est à nos portes. Le meilleur est encore possible. Hélène l’a prouvé une fois de plus. Mais elle est morte des violences subies et de l’hostilité institutionnelle. Lorsque nous raconteront l’histoire de la Akéda d’Isaac dimanche 13 septembre, nous dirons que par le mérite d’Isaac, nos fautes doivent être pardonnées. Je penserai au mérite de Hélène, en espérant qu’il compense les nombreuses injustices de notre monde. Hélène a réalisé a créé une terre de lait et de miel. Hélène est morte. Elle avait 26 ans. Que la mémoire de Hélène soit une bénédiction. Et que nous puissions mériter, nous aussi, un jour, de créer des sociétés « de lait et de miel », en accomplissant les devoirs mis en avant par notre paracha, Ki tavo.
Cette année, comme l’année dernière, comme l’année prochaine, nous sommes ensemble pour nourrir plus de justice et de solidarité dans le monde. Restons proches, nous en avons besoin.
Le judaïsme est né à l’âge de fer. On le dit rarement. Il s’est développé dans des circonstances historiques variées, alors que l’humanité, et la judéité, faisaient face aux défis de leur temps. Quels apports culturels, spirituels, pratiques, philosophiques sont nés, quand et pourquoi? Que nous disent-ils de la nature humaine, de nous-mêmes, de notre époque, de ce dont nous sommes capables pour l’avenir?
Voilà les questions que nous aborderons dans ce cours à travers les grands thème du judaïsme. Comme vous pouvez le voir, j’y ai mis le meilleur de moi-même. Notez les dates, inscrivez-vous, étudions ensemble les ressources du passé, pour les projeter vers l’avenir.
Toutes les dates des Chabatot de l’année sont sur ce post! Cliquez pour rejoindre le site de la synagogue.
Déjà, on se retrouve dans une ambiance détendue ce chabat et chabat prochain, 19h30 vendredi soir, 10h samedi matin, prenez rv avec moi pour savoir où si vous ne le savez pas.
En attendant, j’ai vu qu’il y avait un bug sur mon outil de prise de rendez-vous… et j’ai réussi à le corriger. Vous êtes les bienvenu.es pour prendre contact et:
Découvrir la synagogue Yétsira
Me donner de vos nouvelles
Partager vos déceptions, c’est bientôt Yom Kipour et mon engagement est d’ouvrir les sujets difficiles, ce qui est la condition d’une relation riche et puissante
Me parler de l’une ou l’autre difficulté que vous rencontrez
Proposer de participer activement à la synagogue
Et bien sûr, discuter avec moi des prochaines formations en pratiques humanistes NonViolentes
Roch hachana, ce sera déjà le 11 septembre, 10 jours plus tôt que l’année dernière en raison de la fluctuation du calendrier juif. Nous serons dans une salle, vers Bastille
Offices de Roch hachana jour 1: vendredi 11 septembre au soir, et s samedi matin – salle vers Bastille, vendredi soir office COURT (moins d’une heure) à 19h (on commencera à l’heure), samedi matin 10h, avec lecture de l’histoire de Sarah, Agar et Ismaël dans la Torah, l’histoire de Hanna dans la haftara, et la merveilleuse amida spéciale de Roch hachana. (Cliquez sur les liens pour écouter les podcasts associés, ils sortiront successivement au cours des deux prochaines semaines, abonnez-vous au podcast « judaïsme sur un pied » sur vos plateformes de podcasting préférées ou écoutez en ligne SUR CE LIEN)
Office de Kipour: dimanche 20 septembre au soir et lundi toute la journée, salle vers Bastille. Dimanche soir, 19h30: Kol Nidré, Lundi toute la journée à partir de 10h, Yzkor à 18h43, Néila à 19h43, fin du jeune 20h43
Ce temps très intense et très libérateur de l’année juive est un rendez-vous précieux pour celles et ceux qui en ont l’habitude, et un temps de découverte intense pour les personnes qui découvrent le judaïsme. Il se situe en tout début d’année, ce qui nécessite une organisation particulière. Notez dés à présent les dates dans vos calendriers!
L’an dernier, ces offices avaient rassemblé 80 personnes à Yétsira, et c’est pour nous également le nombre maximum d’inscrit.es. Pour sécuriser vos places, réservez-les dés maintenant, au tarif « early bird » qui sera en vigueur jusqu’au 1e aout. Cela nous permet également de nous organiser.
On vous attend!
Je répondrai à vos questions avec grand plaisir cette semaine,
La nouvelle lune de ce soir annonce le début du décompte: Dans 1 mois, c’est Tichri, et roch hachana!
Roch hachana commencera le vendredi 11 septembre au soir, et se déroulera samedi toute la journée, et continuera dimanche pour se clôturer dimanche soir. Le dimanche 20 septembre au soir, ce sera déjà Kipour, avec l’office de Kol Nidré, ce temps de remise en travail de notre vie, de remise en question des limitations artificielles qui nous tirent vers le bas, de reconsidération de nos priorités. Des seliHot seront proposées, on vous tient au courant.
Ce temps très intense et très libérateur de l’année juive est un rendez-vous précieux pour celles et ceux qui en ont l’habitude, et un temps de découverte intense pour les personnes qui découvrent le judaïsme. Il se situe en tout début d’année, ce qui nécessite une organisation particulière. Notez dés à présent les dates dans vos calendriers!
L’an dernier, ces offices avaient rassemblé 80 personnes à Yétsira, et c’est pour nous également le nombre maximum d’inscrit.es. Pour sécuriser vos places, réservez-les dés maintenant, au tarif « early bird » qui sera en vigueur jusqu’au 1e aout. Cela nous permet également de nous organiser.
On vous attend! Posez-nous vos questions! Et inscrivez-vous dés maintenant…
Pendant mes vacances, j’aime étudier des textes inspirants. Ces dernières semaines, je vous prépare une série de podcasts sur les fêtes du début de l’année juive. Si vous ne connaissez pas ces fêtes, vous les découvrirez. Si vous les connaissez, vous aurez l’occasion de les redécouvrir sous un angle neuf. Loin de la « religiosité, ces fêtes sont tournées vers la résilience personnelle et sociale. Elles ont accompagné l’histoire juive dans les lourdes épreuves traversées. Elles sont, à mon avis, l’une des raisons majeures de la persistance du judaïsme. Nous célébrerons les fêtes avec tout le sérieux que la tradition leur attribue, mais aussi toute la joie… que la tradition leur attribue également. Je vous invité à préparer les fêtes en deux étapes: 1 – vous inscrire 2 – vous préparer à suivre le podcast.
Roch hachana commencera le vendredi 11 septembre au soir, et se déroulera samedi toute la journée, et continuera dimanche pour se clôturer dimanche soir. Le dimanche 20 septembre au soir, ce sera déjà Kipour, avec l’office de Kol Nidré, ce temps de remise en travail de notre vie, de remise en question des limitations artificielles qui nous tirent vers le bas, de reconsidération de nos priorités. Des seliHot seront proposées, on vous tient au courant.
Le podcast arrive bientôt! Il inclura tout ce dont vous avez besoin pour vous préparer…
Je vous mets le… deuxième! épisode en avant-première pour 8 jours ici… Profitez-en pour vous abonner et ne rater aucun épisode ;-
https://kipour-and-co.captivate.fm/
Ce temps très intense et très libérateur de l’année juive est un rendez-vous précieux pour celles et ceux qui en ont l’habitude, et un temps de découverte intense pour les personnes qui découvrent le judaïsme. Il se situe en tout début d’année, ce qui nécessite une organisation particulière. Notez dés à présent les dates dans vos calendriers!
L’an dernier, ces offices avaient rassemblé 80 personnes à Yétsira, et c’est pour nous également le nombre maximum d’inscrit.es. Pour sécuriser vos places, réservez-les dés maintenant, au tarif « early bird » qui sera en vigueur jusqu’au 1e aout. Cela nous permet également de nous organiser.
On vous attend! Posez-nous vos questions! Et inscrivez-vous dés maintenant…
Voici mon message pour le 9 av, qui commence ce soir… Amitiés à toutes et tous, juifs, juives, ou non, dans ce monde complexe. Que la puissance humaine qui nous porte triomphe toujours de nos désespoirs…. (livret de sources pour le 9 av à télécharger et imprimer en fin d’article)
Là, tout de suite, êtes-vous dans la joie? Et quelle type de joie ressentez-vous? Ou bien êtes-vous dans l’angoisse, l’inquiétude, la peur?
Contrairement à ce que l’on croit, le judaïsme s’intéresse aux sentiments, à tous les sentiments. Le principe premier est d’être dans la joie de l’action, et ce n’est pas toujours facile. Le deuxième principe est de fixer un temps pour les sentiments plus difficiles, comme la peur, la tristesse, le deuil. Ces sentiments ont leur place, ils sont importants. Les 7 jours de deuil lorsqu’une personne meurt en sont un exemple, les jours de jeûnes annuels également. Ce soir, nous commémorons la destruction des deux Temples de Jérusalem (et de bien d’autres choses, écoutez le podcast), et toutes les vies perdues et bouleversées à ces occasions, et toute la puissance culturelle réduite à néant, ce soir, c’est « tisha béav ». Depuis la destruction du premier puis du deuxième Temple, le judaïsme s’est reconstruit autour de la torah orale (michna, talmud) et des fêtes, mais nous n’oublions pas le passé.
Le 9 av est une fête tournée vers l’universel. Il est l’occasion de pleurer ensemble toutes les injustices du monde qui touchent l’ensemble de l’humanité. Un jour, le 3e Temple sera reconstruit, il naitra de la paix humaine et universelle que nous aurons contribué à créer ensemble. D’ici-là, nous considérons que si ce temps de paix n’est pas reconstruit, nous en portons la responsabilité, et nous pleurons nos manquements pour nous mobiliser pour faire mieux.
Le 9 av est une commémoration tournée vers le particulier. Nous y pleurons les destructions du judaïsme, des juifs et des juives au cours de l’histoire, jusqu’aux actes antisémites les plus récents.
Le judaïsme propose une place juste pour la tristesse et la peur. Le 9 av est une célébration qui dure 25 heures, 25 heures de jeunes et de pleurs, de lectures difficiles et de souffrance. Mais à travers ces 25 heures, nous voulons extirper toute nos détresses et nos peurs, pour renaitre ensuite à la joie d’être en vie, d’être libres, d’être héritier.es d’une culture de liberté, un judaïsme de puissance et de résilience.
Mais demain soir, après 25 heures de jeûnes et de pleurs, nous renaitrons à la vie, à l’espoir, à la force, au courage.
Le principe de base est la joie, car à partir de la joie nous pouvons nous respecter nous-mêmes et respecter les autres, poser nos limites et respecter celles des autres, analyser les ressources et les besoins et créer un monde plus beau, analyser nos impuissances et nos pouvoirs et utiliser toute notre énergie pour le bien. C’est cela « tu aimeras l’Absolu qui est ta force, de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir ». (Deut. 6:5/ Chéma Israël)
Ne donnons pas d’énergie aux personnes qui agressent sans raison, qui accusent pour se dédouaner, qui se donnent bonne conscience dans la facilité.
Restons concentré.es sur notre capacité d’accueil, d’entraire, de réconfort, de puissance, pleurons quand il le faut, cherchons des solutions et travaillons à les mettre en oeuvre le reste du temps.
Revenons à l’enseignement du Talmud:
Les sages ont enseigné: « On ne se lève pas (pour l’introspection)… ni à partir de la tristesse, ni à partir de la faiblesse, ni à partir de la moquerie, ni à partir des grands discours, ni à partir de l’inconscience, ni à partir de paroles vaines, mais à partir de la joie d’accomplir ce qui a du sens, que nous considérons comme notre devoir. » (Talmud BraHot 31a)
ת »ר אין עומדין להתפלל לא מתוך עצבות ולא מתוך עצלות ולא מתוך שחוק ולא מתוך שיחה ולא מתוך קלות ראש ולא מתוך דברים בטלים אלא מתוך שמחה של מצוה
Nous avons beaucoup à pleurer, au niveau individuel comme au niveau collectif.
Le jeûne et les textes traditionnels accompagnent nos pleurs, nous donnent le courage de ressentir la souffrance.
Nous avons besoin de ressentir cette souffrance pour l’identifier, la circonscrire, l’orienter, la transformer en énergie d’action.
Ce soir, et jusqu’à demain soir, vivons pleinement les paroles du Prophète Jérémie « Hélas! Comme elle est assise solitaire, la cité naguère si populeuse! Elle, si puissante parmi les peuples, ressemble à une veuve; elle qui était une souveraine parmi les provinces a été rendue tributaire! Elle pleure amèrement dans la nuit, les larmes inondent ses joues; personne ne la console de tous ceux qui l’aimaient; tous ses amis l’ont trahie, se sont changés pour elle en ennemis. » (chap.1)
et dés demain, retournons à notre courage et notre puissance d’être ensemble avec les paroles de Isaïe: « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, et criez-lui que son temps d’épreuve est fini… Une voix proclame: « Dans le désert, déblayez la route de l’Éternel; nivelez, dans la campagne aride…! Que toute vallée soit exhaussée, que toute montagne et colline s’abaissent, que les pentes se changent en plaines, les crêtes escarpées en vallons! » (chap.40)
Nous désespérer, nous consoler, ces deux pôles sont complémentaires, se répondent, sont le battement-même de la vie.
Le judaïsme nous propose de consacrer du temps à ce mouvement de balancier, comme l’Ecoute Mutuelle nous encourage à garder la joie et l’enthousiasme dans la vie et les pleurs et les difficultés dans le temps de travail de la session.
Pleurons, puis réjouissons-nous, ne refoulons rien, faisons face à tout, appuyons-nous sur notre tradition juive, ou toute autre tradition qui nous porte, pour contribuer au mieux à la vraie vie, qui est joie, entraide, co-construction.
Nous devons regarder au delà des catastrophes, nous devons tourner nos yeux vers les résiliences. La capacité de vision, au sens d’être visionnaire, ce dit Hazon חזון en hébreu, et tel et le nom du chabat qui commencera ce soir. Ce Chabat est un accompagnement vers ticha béav. Le 9 av, jour anniversaire de la destruction des deux Temples de Jérusalem, est l’exemple de la perte infinie, pertes humaines, pertes symboliques, pertes de structure sociale. La commémoration du 9 av dans la tradition juive est une inspiration de résilience, à travers la préparation à nommer la douleur, avant le 9 av, l’accompagnement à vivre la douleur, pendant le 9 av, et la guidance vers la reconstruction, après le 9 av. Après la destruction des Temples, le judaïsme a su se reconstruire, prouvant que l’espoir n’est jamais perdu, tant que nous conjuguons nos pouvoirs créatifs.
Le 9 av qui aura lieu mercredi soir et jeudi cette année. Pour vous accompagner, voici un quizz et un podcast, qui vous apprendront tout ce que vous voulez savoir sur l’importance de ce jour.
En prime, quelques photos de la lecture de la Torah au Kotel ce mercredi, à l’occasion de Rosh Hodech Av. Un grand moment de courage et de bonheur dans le partage de la lutte pour l’égalité et la paix.
Chabat Chalom! שבת שלום Bon chabat à toutes et tous!
Le dimanche 20 septembre au soir, ce sera déjà Kipour, avec l’office de Kol Nidré, ce temps de remise en travail de notre vie, de remise en question des limitations artificielles qui nous tirent vers le bas, de reconsidération de nos priorités.
Roch hachana, de son côté, commencera le vendredi 11 septembre au soir, et se déroulera samedi toute la journée, et continuera dimanche pour se clôturer dimanche soir.
Ce temps très intense et très libérateur de l’année juive est un rendez-vous précieux pour celles et ceux qui en ont l’habitude, et un temps de découverte intense pour les personnes qui découvrent le judaïsme. Il se situe en tout début d’année, ce qui nécessite une organisation particulière. Notez dés à présent les dates dans vos calendriers!
L’an dernier, ces offices avaient rassemblé 80 personnes à Yétsira, et c’est pour nous également le nombre maximum d’inscrit.es. Pour sécuriser vos places, réservez-les dés maintenant, au tarif « early bird » qui sera en vigueur jusqu’au 1e aout. Cela nous permet également de nous organiser.
Par ailleurs, tout l’été, nous vous ferons parvenir des ressources pour bien préparer les fêtes.
On vous attend! Posez-nous vos questions! Et inscrivez-vous dés maintenant…