L’hébreu est doux à votre bouche! Kidouch Ivrit 2 ce samedi

נד, נד, נד, נדbonjour ,

רד, עלה, עלה ורד

Vous vous souvenez de ces mots?

Si oui, tant mieux, sinon, tant pis!

Ce chabbat, après l’office, Kidouch amélioré avec pratique de l’hébreu parlé et chanté, pour les débutants, comme pour les avancés.

Apprendre en pratiquant, comme initiation ou comme approche complémentaire d’une étude formelle, ouvert à toutes et à tous, amenez des plats lactés (cacher, sans viande), pour que nous les partagions.

שבת שלום לכלם

 

Chabat Yéladim 2 ce vendredi! Venez donner de la voix!

kol-adonai Nous étions nombreux pour notre premier rendez-vous, et tout est prêt pour accueillir les petits et les grands ce vendredi.
Notre office du vendredi soir sera spécialement accueillant pour les familles, avec des jeux pédagogiques pour les enfants pendant l’office, avec les adultes.
Ainsi, nos prières sont des moments de rassemblement pour tous les âges, associant la ferveur et le ludique!
Que vous soyez parents, grands-parents, cousins, que vous soyez ou non accompagnés de petits, venez partager avec nous l’ambiance de fête de ce « erev shel yéladim », qui sera consacré en particulier aux mots קול et יהוה et au psaume 60, dont vous découvrirez les secrets sur la vidéo suivante:

La meilleure façon de mourir…

La tradition juive n’a pas peur de la mort. Le Talmud affirme même dans le traité chabbat que « la générosité nous sauve de la mort ».

Notre relation à la mort est un révélateur de notre relation à la vie.

Notre cycle de 4 sessions a commencé la semaine dernière, nous aurons notre deuxième cours ce soir

Voici la feuille de source sur laquelle nous travaillerons.

Visite aux malades, souffrance et dignité.

Pour la télécharger, vous pouvez cliquer sur le lien suivant.

visite aux malades, souffrance et dignite

 

Gen. 18

1 Éternel se révéla à lui dans les plaines de Mamré, tandis qu’il était assis à l’entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour.

וַיֵּרָא אֵלָיו יְהוָה, בְּאֵלֹנֵי מַמְרֵא; וְהוּא יֹשֵׁב פֶּתַח-הָאֹהֶל, כְּחֹם הַיּוֹם.
Hachem lui apparut Pour rendre visite au malade (Sota 14a). Rabi ‘Hama bar ‘Hanina a enseigné : On était au troisième jour après la circoncision, et le Saint béni soit-Il lui est venu prendre de ses nouvelles (Baba Metsi‘a 86b).

 

וַיֵּרָא אֵלָיו. לְבַקֵּר אֶת הַחוֹלֶה אָמַר רַבִּי חָמָא בֶּן רַבִּי חֲנִינָא יוֹם שְׁלִישִׁי לְמִילָתוֹ הָיָה וּבָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא וְשָׁאַל בִּשְׁלוֹמוֹ:
2 Comme il levait les yeux et regardait, il vit trois personnages debout près de lui. En les voyant, il courut à eux du seuil de la tente et se prosterna contre terre. וַיִּשָּׂא עֵינָיו, וַיַּרְא, וְהִנֵּה שְׁלֹשָׁה אֲנָשִׁים, נִצָּבִים עָלָיו; וַיַּרְא, וַיָּרָץ לִקְרָאתָם מִפֶּתַח הָאֹהֶל, וַיִּשְׁתַּחוּ, אָרְצָה.
Et voici trois hommes L’un pour annoncer la bonne nouvelle à Sara, un autre pour détruire Sedom, et un troisième pour guérir Avraham. Car le même messager n’est jamais chargé de deux missions différentes (Beréchith raba 50, 2). La preuve en est que, dans tout le présent chapitre, on parle d’eux au pluriel : « “ils” mangèrent » (verset 8), « “ils” lui dirent » (verset 9). Il est écrit, en revanche, à propos de la bonne nouvelle : « “je” reviendrai vers toi » (verset 10), et au sujet de la destruction de Sedom : « car “je” ne pourrai rien faire avant que tu n’y sois arrivé » (infra 19, 22). Quant à Rafael qui a guéri Avraham, il s’en est allé pour sauver Lot, ainsi qu’il est écrit : « lorsqu’ils les eurent conduits dehors, il lui dit : sauve ta vie ». D’où il résulte que c’est le même ange qui les a sauvés, [la mission de guérir et celle de sauver étant de même nature] (Beréchith raba 50).

 

וְהִנֵּה שְׁלֹשָׁה אֲנָשִׁים. אֶחָד לְבַשֵּׂר אֶת שָׂרָה וְאֶחָד לַהֲפוֹךְ אֶת סְדוֹם וְאֶחָד לְרַפְּאוֹת אֶת אַבְרָהָם שֶׁאֵין מַלְאָךְ אֶחָד עוֹשֶׂה שְׁתֵּי שְׁלִיחוּת תֵּדַע לְךָ שֶׁכֵּן כָּל הַפָּרָשָׁה הוּא מַזְכִּירָן בְּלָשׁוֹן רַבִּים וַיֹּאכְלוּ וַיֹּאמְרוּ אֵלָיו. וּבַבְּשׂוֹרָה נֶאֱמַר וַיֹּאמֶר שׁוֹב אָשׁוּב אֵלֶיךָ וּבַהֲפִיכַת סְדוֹם הוּא אוֹמֵר כִּי לֹא אוּכַל לַעֲשׂוֹת דָּבָר לְבִלְתִּי הָפְכִּי. וּרְפָאֵל שֶׁרִפֵּא אֶת אַבְרָהָם הָלַךְ מִשָּׁם לְהַצִּיל אֶת לוֹט הוּא שֶׁנֶּאֱמַר וַיְהִי כְהוֹצִיאָם אוֹתָם הַחוּצָה וַיֹּאמֶר הִמָּלֵט עַל נַפְשְׁךָ לָמַדְתָּ שֶׁהָאֶחָד הָיָה מַצִּיל:
Midrach rabba 49 :4

Car je le connais du fait qu’il ordonnera… Rabbi Youdan au nom de Rabbi Aleksandria : c’est le soin. Et les sages disent : c’est la visite aux malades.

 

כִּי יְדַעְתִּיו לְמַעַן אֲשֶׁר יְצַוֶּה (בראשית יח, יט), רַבִּי יוּדָן בְּשֵׁם רַבִּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי זוֹ הוֹבְרָיָא. וְרַבָּנָן אָמְרֵי זוֹ בִּקּוּר חוֹלִים.
Gen. 48 :1

1 II arriva, après ces faits, qu’on dit à Joseph: « Ton père est malade. » Et il partit emmenant ses deux fils, Manassé et Éphraïm.

ויהי אחרי הדברים האלה ויאמר ליוסף הנה אביך חלה ויקח את-שני בניו עמו את-מנשה ואת-אפרים, ויגד ליעקב ויאמר הנה בנך יוסף בא אליך ויתחזק ישראל וישב על-המטה
Exode 18

20 notifie-leur également les lois et les doctrines, instruis-les de la voie qu’ils ont à suivre et de la conduite qu’ils doivent tenir.

כ וְהִזְהַרְתָּה אֶתְהֶם, אֶת-הַחֻקִּים וְאֶת-הַתּוֹרֹת; וְהוֹדַעְתָּ לָהֶם, אֶת-הַדֶּרֶךְ יֵלְכוּ בָהּ, וְאֶת-הַמַּעֲשֶׂה, אֲשֶׁר יַעֲשׂוּן
Baba Métsia 30b

Qu’ils doivent tenir : c’est la visite aux malades

 

ילכו – זה ביקור חולים
Vayikra rabba 34 :1

Ainsi que l’a dit Rav houna : Chaque personne qui rend visite au malade on lui enlève un soixantième de sa maladie.

 

דאמר רב הונא כל מי שמבקר את החולה פוחתים לו אחד מששים בחוליו
Taanit 21a

On a dit à propos de NaHoum ich gam zo qu’il était aveugle de ses deux yeux, infirme de ses deux mains et de ses deux pieds et tout son corps était envahi de plaies et il était allongé dans une maison chancelante et son lit était posé sur des récipients d’eau pour que les fourmis ne montent pas sur lui.

Il arriva que se élèves voulurent déplacer son lit puis les ustensiles il leur a dit : « mes enfants, évacuez d’abord les ustensiles et après cela mon lit, car vous êtes assurés que tant que je me tiens dans la maison, elle ne s’écroule pas. Ils ont déplacé les ustensiles et ensuite ils ont dégagé son lit et la maison s’est écroulée. Ses élèves lui ont dit : Mais comment se fait-il que tu es un juste parfait et que es dans cet état ?

Il leur dit : « Mes enfants, je me le suis causé à moi-même. Car il m’arriva d’être en chemin vers la maison de mon beau-frère et j’avais une cargaison de trois ânes l’un de nourriture et l’un de boisson et l’un de douceurs. Un pauvre est venu et il s’est tenu sur mon chemin et m’a dit : « rabbi, nourris-moi ». Je lui ai dit : attends, je descends de l’âne. Je n’ai pas eu le temps de descendre de l’âne et son âme est sortie. Je suis allés et je suis tombé sur mon visage et j’ai dit, « Que mes yeux qui n’ont pas eu pitié de tes yeux deviennent aveugles, que mes mais qui n’ont pas eu pitié de tes mains soient arrachées, que mes pieds qui n’ont pas eu pitié de tes pieds se coupent » et ma conscience ne s’est pas refroidie jusqu’à ce que je dise « que tout mon corps soit plein de plaies ».

Ils lui ont dit : « Oï pour nous qui te voyons ainsi » Il leur dit : « Oï pour moi si vous ne me voyiez pas ainsi »

 אמרו עליו על נחום איש גם זו שהיה סומא משתי עיניו, גידם משתי ידיו, קיטע משתי רגליו וכל גופו מלא שחין, והיה מוטל בבית רעוע ורגלי מטתו מונחין בספלין של מים כדי שלא יעלו עליו נמלים.

פעם אחת [הייתה מטתו מונחת בבית רעוע] בקשו תלמידיו לפנות מטתו ואחר-כך לפנות את הכלים. אמר להם: ‘בניי, פנו את הכלים ואחר-כך פנו את מטתי, שמובטח לכם שכל זמן שאני בבית אין הבית נופל’. פינו את הכלים ואחר כך פינו את מטתו ונפל הבית. אמרו לו תלמידיו: ‘רבי, וכי מאחר שצדיק גמור אתה למה עלתה לך כך’?

אמר להם: ‘בניי, אני גרמתי לעצמי. שפעם אחת הייתי מהלך בדרך לבית חמי והיה עמי משוי שלושה חמורים, אחד של מאכל ואחד של משתה ואחד של מיני מגדים. בא עני אחד ועמד לי בדרך ואמר לי: ‘רבי פרנסני’. אמרתי לו: ‘המתן עד שאפרוק מן החמור’. לא הספקתי לפרוק מן החמור עד שיצתה נשמתו. הלכתי ונפלתי על פניו ואמרתי ‘עיני שלא חסו על עיניך יסומו, ידיי שלא חסו על ידיך יתגדמו, רגליי שלא חסו על רגליך יתקטעו’, ולא נתקררה דעתי עד שאמרתי ‘כל גופי יהא מלא שחין’ ‘. אמרו לו: ‘אוי לנו שראינוך בכך!’. אמר להם: ‘אוי לי אם לא ראיתוני בכך’.

Babli BeraHot 5b

Rabbi Elazar tomba malade et Rabbi YoHanan vient lui rendre visite. Il vit qu’il habitait dans une maison sombre. Il lui a découvert son bras et il y eu de la lumière. Il vit que Rabbi Elazar pleurait. Il lui dit : Pourquoi pleures-tu ? Si c’est parce que tu n’as pas suffisemment étudié la torah, on a enseigné : celui qui étudie beaucoup comme celui qui étudie peu du moment qu’il élève son cœur vers le ciel ! Si c’est parce que tu n’as pas assez à manger, tout homme n’a pas accès à deux tables ! et si c’est parce que tu n’as pas d’enfants, c’est la destinée de mon dixième fils dont tous les enfants sont morts. Il lui dit : c’est sur cette beauté qui qui disparaitra dans la poussière que je pleure. Il lui dit : à ce sujet il y a lieu de pleurer. Et ils pleurèrent tous les deux. Plus tard, Rabbi YoHanan lui dit : tes souffrances te sont-elles chères ? Il lui dit : ni elles ni leur récompense. Il lui dit : donne-moi ta main. Il lui donna la main et le releva.

רבי אלעזר חלש, על לגביה רבי יוחנן. חזא דהוה קא גני בבית אפל, גלייה לדרעיה ונפל נהורא. חזייה דהוה קא בכי רבי אלעזר. אמר ליה: אמאי קא בכית? אי משום תורה דלא אפשת – שנינו: אחד המרבה ואחד הממעיט ובלבד שיכוין לבו לשמים! ואי משום מזוני – לא כל אדם זוכה לשתי שלחנות! ואי משום בני – דין גרמא דעשיראה ביר. אמר ליה: להאי שופרא דבלי בעפרא קא בכינא. אמר ליה: על דא ודאי קא בכית, ובכו תרוייהו. אדהכי והכי, אמר ליה: חביבין עליך יסורין? אמר ליה: לא הן ולא שכרן. אמר ליה: הב לי ידך, יהב ליה ידיה ואוקמיה.

 

A-t-on le droit d’exister même quand on est « immoral » ?

Berechit Rabba paracha 5  et 8

A-t-on le droit d’exister même quand on est « immoral » ?

Les religions peuvent parfois nous culpabiliser, mais ce n’est pas obligatoire. Avons-nous besoin d’être parfaits pour être acceptables et pour être libres ? Devons-nous être « grands » pour être entendus ? La réponse doit être négative, car si nous attendons d’être parfaits pour nous exprimer, nous resterons silencieux. Pour autant, devons-nous rester enfermés dans nos limitations ?

Le talmud nous invite à accepter où nous en sommes, tout en nous projetant vers une meilleure version de nous-mêmes.

Nous verrons donc dans notre sougia de mercredi prochain comment le midrach présente les conditions de l’existence de l’Homme et l’importance de sa mise en mouvement.

(Attention, le texte suivant est traduit à dessein d’une façon proche du texte, pour inviter à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître. Vous pouvez préparer le texte à l’avance, mais ne restez pas dans cette étape solitaire source de mécompréhension. Merci. )

Pour nous rejoindre au café des Psaumes ce mercredi de 12h30 (accueil à 12h) à 14h , contactez Paule sur facebook ou répondez à cet article en commentaire.

Rabbi Simon a dit quand HKBH est venu pour créer adam harichon les anges du service se sont constitués en partis et en groupes certains disent qu’il ne soit pas créé d’autres disent qu’il soit créé c’est ce qui est écrit la grâce et la vérité se sont rencontrés la justice et la paix se sont embrassés la grâce a dit qu’il soit créé car il pratique le gmilout hassadim= le don gracieux la vérité a dit qu’il ne soit pas créé car il n’est que mensonges la justice a dit qu’il soit créé car il fait des dons la paix a dit qu’il ne soit pas créé car il n’est que bataille que fit HKBH il a pris la vérité et l’a envoyée à terre c’est ce qui est écrit il envoya la vérité à terre les anges du service ont dit à HKBH maître des mondes comment tu méprises ton sceau que monte la vérité de la terre comme il est dit la vérité fleurira de la terre.

 

Rabbi Chmouel fils de NaHman au nom de Rabbi Yonatan a dit au moment où Moïse a écrit la torah il écrivait la création de chaque jour quand il arriva à ce verset où il est dit et l’Eternel dit faisons adam à notre image et à notre ressemblance il a dit devant lui maitre du monde comment tu donnes une occasion de critique aux sectes il lui dit écris et que celui qui veut se tromper se trompe il lui a dit HKBH Moïse cet humain que j’ai créé je n’en fait pas des grands et des petits que si vient un grand pour demander l’accord d’un plus petit que lui et il dit pourquoi je devrais prendre l’accord d’un plus petit que moi et ils lui répondent apprends de ton créateur qui a créé les élevés et ceux du bas quand il est venu créer l’humain il a été élu par les anges du service.

אמר רבי סימון: בשעה שבא הקב »ה לבראת את אדם הראשון, נעשו מלאכי השרת כיתים כיתים, וחבורות חבורות, מהם אומרים: אל יברא, ומהם אומרים: יברא, הדא הוא דכתיב (תהלים פה): חסד ואמת נפגשו צדק ושלום נשקו.   חסד אומר: יברא, שהוא גומל חסדים.
ואמת אומר: אל יברא, שכולו שקרים.   צדק אומר: יברא, שהוא עושה צדקות.   שלום אומר: אל יברא, דכוליה קטטה.
מה עשה הקדוש ברוך הוא?    נטל אמת והשליכו לארץ, הדא הוא דכתיב (דניאל ח): ותשלך אמת ארצה.
אמרו מלאכי השרת לפני הקב »ה: רבון העולמים!  מה אתה מבזה תכסיס אלטיכסייה שלך?
תעלה אמת מן הארץ, הדא הוא דכתיב (תהלים פה): אמת מארץ תצמח.

רבי שמואל בר נחמן בשם רבי יונתן אמר: בשעה שהיה משה כותב את התורה היה כותב מעשה כל יום ויום, כיון שהגיע לפסוק הזה שנאמר: ויאמר אלהים נעשה אדם בצלמנו כדמותנו.

אמר לפניו: רבון העולם מה אתה נותן פתחון פה  מינים אתמהא?!   אמר לו: כתוב והרוצה לטעות יטעה.
אמר לו הקב »ה: משה! האדם הזה שבראתי לא גדולים וקטנים אני מעמיד ממנו?! שאם יבא הגדול ליטול רשות מן הקטן ממנו, והוא אומר מה אני צריך ליטול רשות מן הקטן ממני?!     והן אומרים לו: למוד מבוראך, שהוא ברא את עליונים ואת התחתונים, כיון שבא לבראת את האדם נמלך במלאכי השרת.

Quel est le prix à payer pour créer l’Humain ? Qu’en pensent les ‘anges’ ? Que symbolisent-ils ici ? Quel exemple donnent-ils à l’être humain ?

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: talmud 5777 -2 berechit rabba 8

Réformer la religion aujourd’hui, en judaïsme, en christianisme, en islam

Centre culturel des Terreaux
Centre culturel des Terreaux

En 1517, Luther appose les 95 thèses contre les indulgences sur la porte de la chapelle du château de Wittenberg. C’était il y à 500 ans. A l’occasion de cet anniversaire, le monde protestant organise différentes manifestations et festivités. A Lausanne, la série de rencontre prévues a été inaugurée ce soir dans une perspective plus large, permettant d’intégrer les réflexions de l’Islam à travers l’intervention de Haoues Seniguer, de la sociologie avec Philippe Gonzalez, et du judaïsme que j’ai eu la chance de représenter.

Les rencontres extérieures sont une occasion de retravailler nos idées et notre vision, elles permettent de garder le lien entre notre communauté et le monde extérieur. Ainsi, les enseignements que nous développons ne tournent pas en vase clos, au contraire, ils se frottent et s’affutent, s’enrichissent et se développent dans la discussion. Une maHloquèt à grande échelle, qui nous permet de préserver l’articulation entre d’une part notre particularisme, notre identité propre et d’autre part notre sensibilité universelle.

Pierre Gisel, Théologien, chercheur et auteur était le modérateur des débats. Il a introduit le propos en distinguant les réformes internes, mises en oeuvre par l’un ou l’autre groupe, des réformes externes, celles qui peuvent lui être imposées de l’extérieur. Il nous a invité à relire notre propre histoire, à parler des réformes qui ont eu lieu au sein des différentes familles religieuses, et réfléchir à « l’articulation d’une tradition au présent historique » ainsi qu’à l’ « articulation au monde, au social et à la culture de tous ».

Dans ce cadre, j’ai eu l’occasion de prendre la parole pour une vingtaine de minutes et d’évoquer la signification du mot « réforme » et de souligner le caractère drastique de cette notion, par comparaison à d’autres concepts comme le changement ou l’évolution organique. J’ai souligné qu’une réforme entame généralement le début d’une religion nouvelle, comme le christianisme a pu se revendiquer d’une réforme du judaïsme, créant un « nouveau testament » initialement prévu pour remplacer l' »ancien ». De la même façon, la réforme protestante a été le commencement d’une nouvelle façon d’aborder le christianisme. Par opposition, on peut s’interroger sur les évolutions vécues par la tradition juive au cours de son histoire. Il est intéressant de rechercher factuellement quels ont été les grands points d’évolution, il est également important de noter ce que le judaïsme dit de ces changements, la façon dont il les raconte.

D’un point de vue de l’histoire antique d’Israël, qui se confond avec une histoire symbolique, nous parlons sans cesse de voyages et d’évolutions. TéraH quitte Ur, Abram et Saraï quittent Haran, ils changent eux-mêmes de nom pour devenir Abraham et Sarah. Les changements identitaires sont intégrés dans l’histoire mythologique du peuple juif.

Nous passons ainsi d’une tradition patriarcale-nomade à une identité d’esclave et d’oppression en Egypte, puis un voyage dans le désert, puis une rencontre avec une loi, puis une période de 40 ans de construction et de confrontation avec cette loi autour d’un temple portatif, puis une période sous la conduite des juges, puis des rois, puis seulement une époque de centralisation religieuse autour du temple, permettant les grands rassemblements des fêtes de pèlerinage. L’exil en Assyrie met fin à la centralité du culte du Temple, dont la destruction est un terrible choc. C’est la prière et l’étude qui prennent le relais avec l’époque des scribes. Ezra et Néhémie reconstruisent le second temple, qui sera à son tour détruit redonnant un rôle renouvelés à l’étude et à la prière comme points focaux de substitution.

Avec la diaspora et les déplacements des juifs au fil des remous de l’histoire, les influences extérieures seront diverses et créeront des branches légèrement différentes au sein du judaïsme, avec l’influence de l’islam en Afrique du nord pour les juifs séfarades et cette du christianisme en Europe pour les juifs achkénazes. A chaque fois, sans qu’il y ait toujours de « réforme » au sens brutal du terme, il y a des adaptations et des formations renouvelées et créatives des modalités de la pratique juive.

L’émancipation des juifs achkénazes suite aux développements de la révolution française et l’intégration des juifs à la société globale a un défi très difficile. Elle a entrainé des évolutions d’abord assez brutales des modalités de l’être juif au XIXe s. La première de ces modalités a été la disparition pure et simple avec l’assimilation et la perte identitaire, dans une société globale peu ouverte à la diversité. D’une façon très schématique, on pourrait dire également qu’un courant libéral a œuvré pour une adaptation express du judaïsme alors qu’un courant orthodoxe en a pris un contre-pied drastique. Ces courants se sont globalement rapprochés aujourd’hui, tout en gardant leurs différences. La re-création de l’État d’Israël et la Choa ont également été des tournants majeurs dans la façon dont les juifs définissent leur identité.

On voit ainsi que l’histoire du judaïsme, autant son histoire « historique » que son histoire « mythique », intègre des évolutions et des métamorphoses, toutes raccordées par le fil rouge d’une revendication de continuité et par la fidélité à des textes qui restent centraux même lorsque leur interprétation varie.

Il aurait été intéressant de détailler ensuite les outils que le judaïsme a pu utiliser pour intégrer ces changements, de parler de l’installation de YoHanan Ben Zakaï ou des Makabim, de mentionner la rédaction de la Torah orale et ses implications, de noter les outils hilHatiques qui permettent de prendre en considération les évolutions du temps. J’aurais aimé également faire le point sur le judaïsme actuel et sur ce qui faisait la vitalité mais aussi parfois la rigidité du judaïsme en France.

Il était temps d’entendre  le sociologue Philippe Gonzalez. Il a entre autre souligné que les fondamentalismes étaient des réformes « modernes et anti-modernes », fondées sur le rejet de la critique historique qu’ils considèrent comme la cause de la perdition de la famille et par conséquent l’affaiblissement général du groupe, qui doit retourner à sa grandeur en conformité avec un grand destin qu’il doit accomplir en tant que groupe « élu ». Pour lui, le désinvestissement de l’Etat dans le religieux entraîne une baisse des moyens et rend difficile la formation de personnes qui ont réellement le temps de penser, favorisant l’émergence de visions rentables à court termes, d’une simple continuation du passé sans projection vers l’avenir. C’est ainsi une « religion de marché » qui apparait, et qui doit être plus concurrentielle qu’inspirante, ceci étant vrai dans les différentes familles religieuses comme dans la recherche fondamentale et l’université. Pour finir, il a rappelé les différents moteurs de la réflexivité: 1 – la tradition fait face à ses réalités historiques et à sa diversité interne; 2 – elle accepte d’être confrontée à la critique historique; 3 – le débat interreligieux contribue à sa prise de recul; 4 – le contact avec l’Etat et 5 – avec la société civile l’invitent à se remettre en question. Selon lui, les religions ont un rôle fondamental à jouer du fait de leur préoccupation du bien commun qui est trop souvent délaissé au profit de visions purement individuelles.

Haoues Seniguer a ensuite pris la parole. Il a brièvement retracé l’histoire des réformateurs de l’islam. Il a noté que la réforme de l’islam était souvent présentée comme la solution ultime de tous les problèmes en France, ce qui est bien sur illusoire. La violence des attentats ne devrait pas pousser à une pression de réforme sur l’islam, qui ne peut évoluer que de l’intérieur. La radicalisation a pour sens premier le fait de « revenir à la racine », ce qui n’est pas intrinsèquement problématique. Pour lui, le Djihadisme est un problème en soi mais reflète surtout l’absence de réflexivité en islam. Se pose la question du statut du texte coranique. Depuis le 7e siècle existe la possibilité d’une prise de recul qui est réactivable, permettant une historicisation et donc une relativisation, une avancée éthique qui peut permettre à chacun une plus grande liberté. Différents courants de réforme coexistent dans l’islam, un courant qui intègre la critique historique, un courant qui distingue ce qui est évolutif de ce qui est immuable avec toute la difficulté de la définition de cet immuable, un courant qui reviendrait à remettre en cause la parole de Dieu, des courants qui veulent revenir aux débuts de l’islam, soit pour les reproduire à l’identique, soit pour les retraduire au présent.

La discussion a pu continuer, à la fois entre les intervenants et avec le public, permettant de donner diverses précisions et de poursuivre notre réflexion concernant notre capacité à prendre du recul vis-à-vis de nos croyances pour pouvoir les examiner non seulement avec notre propre regard, mais aussi pour comprendre ce qu’elles signifient pour autrui.

 

 

La mort, notre dernière transmission – Cycle « Culture Juive » mardi 15 novembre

Synagogue de Bordeaux- Tableau du souvenir
Synagogue de Bordeaux- Tableau du souvenir

Réflexion personnelle accompagnée par les sources juives
et par notre collectif d’étude (2016-2017)
Séminaire Culture J d’automne.

La mort, est notre dernier acte sur terre, notre dernier passage, notre dernière transmission.
Nous vivons nécessairement avec la connaissance de notre fin prochaine. Nous hésitons souvent à parler de la mort, parfois nous nous empêchons d’y penser, sans jamais pouvoir la repousser.
On peut être tenté d’opérer un cloisonnement de la pensée ou des émotions. Ce genre de stratégies a un coût : Il nous coupe d’une partie de nous-mêmes. Notre tradition propose au contraire d’opérer des séparations d’un autre ordre, en délimitant des principes et des cadres protecteurs, qui nous aident à faire face.

Où ? Synagogue Surmelin, 24 rue du Surmelin, 75020 Paris
Quand ? 4 mardis soirs en novembre et décembre (15/11 ; 22/11 ; 29/11 ; 6/12) de 20h (accueil 19h30) à 21h30.
Inscription doodle : http://doodle.com/poll/rz2reivs5ifxn3wp ; Informations: brigitte.becache@gmail.com

A tout âge, nous voyons des endeuillés monter à la téva et recevoir le soutien de la communauté, en grandissant, nous pouvons nous ouvrir à l’étude des sources juives concernant les lois du deuil, par la suite, nous nous engageons auprès des malades, nous soutenons les endeuillés, et enfin, nous proposons à nos enfants un accompagnement particulier lorsque nous approchons de notre fin, avant leur indiquer de quelle façon nous souhaitons qu’ils continuent à faire vivre notre mémoire.
Lors de ces 4 sessions de séminaire, nous réfléchirons ensemble à ces différentes facettes, qui nous aident à nous confronter au paradoxe de la vie et de la mort.
Ce séminaire sera un séminaire en petit comité, qui se tiendra sur 4 séances consécutives une fois par semaine, en soirée, il comportera des moments d’étude, des moments de partage, et des moments d’introspection, les participants feront preuve de l’ouverture et du calme nécessaire à l’acceptation de l’expression de toutes les attitudes, les positionnement seront des positionnements de réflexions et d’étude, et non pas des prises de positions dogmatiques, autant de la part des participants que du Rabbin.
Nous évoquerons différentes questions dans une perspective concrète, afin que chacun puisse affiner ce qu’il souhaite, et penser à la meilleure façon d’y parvenir.
Nous envisagerons donc les questions suivantes :
• L’importance du soin, protéger la vie
• Le rapport à la douleur/Comment se mesurer à la souffrance
• Être un poids pour soi-même, être un poids pour les autres, conserver le sens de sa vie au maximum
• Les conflits familiaux non-résolus/ Eviter les conflits au moment de l’enterrement
• Le don d’organe et la tradition juive
• Les derniers moments, le chéma israël, le vidouï
• L’enterrement, quelles sont ses fonctions, comment les réaliser
• L’incinération selon la tradition juive
• Parler de la mort à ses enfants, à ses petits-enfants
• Compter pour le monde, « Que notre mémoire soit une bénédiction », « Que notre mémoire soit tissée dans le réseau de la vie »

Chabat Yéladim 1 spécial enfants – ce soir à 18h30!

Accueillir les enfants, tout en progressant et en apprenant d’une façon toujours plus approfondie en tant qu’adultes… Tel est le défi des parents, des grands-parents, de tous les pédagogues et de nos communautés.

Nous relèverons le défi ensemble ce soir pour notre premier « erev chel yeladim » de l’année.

Il est encore temps de venir, de revoir la vidéo, et si vous me prévenez avant ce soir, j’aurai la possibilité de préparer pour un petit cadeau sympathique pour vos petits.

 

 

 

 

 

Ani saméaH

 0-sameah

 

 

Hadélet potéaH

 0-delet

 

 

 

 

 

Ba oréaH

OréaH léchabat

0-oreah

BarouH haba

Toda raba

0-bienvenue

 

 

Chabat chalom

 0-chabat-chalom

 

אני שמח

 

הדלת פותח

 

 

 

 

 

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שבת שלום

SimHat Torah toute l’année à Surmelin!

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Ce dimanche à 18h, nous serons nombreux à célébrer SimHat Torah à Surmelin. Mais au delà de simHat Torah, la fête des enfants, c’est toute l’année!

Les moments de partage avec nos enfants sont sacrés. Ils créent du lien, ils donnent du sens, ils transmettent des valeurs, de la joie et un art de vivre. Partageons avec eux les merveilles de notre tradition, dans un programme parent/enfant ou grands-parents/enfants, riche aussi bien pour les petits que pour les adultes.

Le chabat est un moment d’accueil. Venez partager en famille un merveilleux moment de paix chabatique, une fois par mois, le vendredi soir. Les prières de l’office s’habillent de leurs plus beaux atours pour permettre aux petits et aux grands de chanter, de jouer et d’apprendre. Chants et histoires seront au rendez-vous, pleine de joie pour les enfants, de sens pour les adultes, et de convivialité pour tous. L’office recèlera un petit jeu surprise. Pour préparer votre venue, cliquez sur les liens suivants:

1 -04/11 Ani saméaH – Je suis heureux  / Inviter ses amis

2 – 02/12 Kol adonaï – La puissance de la voix  / Faire entendre sa voix

3 – 06/01 LéHa dodi – Viens, toi que j’aime / Faire des projets ensemble

4 – 24/02 Ossé chalom – Faisons la paix / Créer de nouveaux liens

5 – 24/03 Erev chel yeladim – la chanson  / Se lever, de rassembler

6 – 21/04 Allumons des bougies – léhadlik ner / S’éclairer mutuellement

7 – 26/05 Nétilat Yadaïm et Motsi – Manger ensemble! / Partager

NB : Les textes sont téléchargeables le vendredi précédant le cours. Pour les recevoir directement dans votre boite email, abonnez-vous au site  https://poursurmelin.wordpress.com/

Pour être tenu au courant de façon personnalisée, contactez Sylvie  ou le Rabbin Floriane Chinsky qui vous mettra en relation avec elle.

Kidouch Ivrit 1 – Pour chanter encore…

Merci pour ce beau Kidouch Ivrit!
Nous avons pu échanger en hébreu, et apprendre quelques chants de différents niveaux.
Voici les chants que nous avons appris avec les débutants pour notre premier Kidouch Ivrit!

Notre prochain rendez-vous aura lieu le 3 décembre… En fin d’article quelques liens sympathiques pour réviser!

kidouch-ivrit-1

Pour réviser, voici quelques liens sympathiques:

Kidouch Ivrit! Parlons et chantons en hébreu ce samedi !

chQuelques minutes de fantaisie et de bonheur pour remettre à jour ou mettre en place des bases en hébreu. Il y aura des groupes de niveau, tout le monde est bienvenu, tous les niveaux et tous les âges!

Avatar de Floriane ChinskyDevenir Juif, Devenir Juive

kidouch-ivritOù ? MJLF-est, 24 rue du Surmelin, 75020 Paris
Quand ? Quelques Samedis par mois (15/10 ; 3/12 ; 25/2)
de 12h30 à 13h15 (environ)

L’hébreu est cette langue que nous aimons et que nous pratiquons trop peu. Les cours nous permettent d’apprendre cette belle langue, et beaucoup d’entre nous aimeraient également la pratiquer.
Le Kidouch est un moment de rencontre, et peut-être une occasion de nous parler dans une autre langue que le français, par exemple en hébreu. Cette expérience un peu particulière nous permettra de nous voir sous un angle un peu différent.
Les Pirké Avot nous enseignent que celui qui est timide n’apprend pas, pour avancer, il faut oser se lancer, sans prétention, les plus débutants sont donc les bienvenus. Les plus expérimentés également, qui pourront avoir deux plaisirs : celui de pratiquer entre eux, et celui d’accueillir les débutants.
Humblement, nous partagerons ensuite quelques chants (débutants)…

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