Roch hachana : Le jour du non jugement ! (Discours 5780)

Voici mon discours de Roch hachana… Je vous souhaite une bonne lecture, de bons préparatifs pour Kipour qui approche.

Encore Chana Tova à toutes et à toutes, et excellente année 5780!

Nous lisons dans la paracha « vois ! » (Réé, Deut. 6:11)

Et tu te réjouiras en présence de l’Éternel, ton Dieu, toi, ton fils et ta fille, tes employés, le Lévi qui sera dans tes murs, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront près de toi, dans l’enceinte que l’Éternel, ton Dieu, aura choisie pour y faire habiter son nom.

Nous sommes censés nous réjouir, et cela implique une certaine réussite en termes de construction sociale. Avons-nous réussi à appliquer ce verset ?

  • Nos employés se réjouissent-ils avec nous ?
  • Les Lévi et les Cohen, les enseignants et les soignants se réjouissent-ils avec nous ?
  • L’étranger, ceux qui ne parlent pas la langue du pays, ceux qui ne savent pas où dormir pour la nuit, se réjouissent-ils ?
  • La veuve, les femmes écartées de leur pouvoir social se réjouissent-elles ?
  • Les orphelins, ceux dont les parents sont incapables de les guider, ont-ils des appuis institutionnels stables ?

Cela implique également un certain degré de réussite personnelle. Avons-nous « réussi » cette année ?

  • Sommes-nous joyeux ?
  • Nos jeunes, lorsqu’ils contemplent leur avenir économique se réjouissent-ils ? Nos filles confiantes en leurs chances égales à leurs frères ? Nos enfants ont-ils confiance dans leur avenir sur leur planète ?

Difficile de répondre oui.

Dans ce cas, la présence de l’Éternel (en présence de l’Éternel) peut-elle nous accompagner ? Le Temple (dans l’enceinte), dont nous pleurons la destruction, peut-il être reconstruit ? Évidemment non.

Ces constats sont graves. Ils pourraient nous accabler. Nous pourrions nous retrouver collés à l’étiquette de « perdants » créée par cette effarante défaite, nous pourrions nous dévaloriser nous-mêmes, et renoncer.

Que faire alors ? Noyer nos angoisses dans l’alcool ? Herschel Ostropoler, ce héros de l’humour juif d’Europe Centrale, a essayé pour nous : j’ai voulu noyer mes soucis dans l’alcool mais depuis le temps, ils ont appris à nager ! Il va falloir trouver une autre approche. Une approche exempte de résignation.

Comment nous détacher de la fatalité de nos limites ? (רוע הגזרה, voir la prière ountané tokef)

J’ai une proposition à vous faire : acceptons nos limites, et déclarons fièrement : « nous sommes tous des perdants ». 1, 2 : « ….. » non c’est une plaisanterie.

Enfin, une plaisanterie, oui et non, nous n’avons pas besoin de dire cela maintenant, mais nous le répétons tout au long des fêtes de tichri, nous disons le « vidouï », nous déclamons nos erreurs.

Bien sûr, cela ne semble pas très commercial de dire cela… et après tout tant mieux. Car le commercial nous vend tous les objets de consommation qui nous devraient nous permettre de nous sentir « gagnants ».

En faisant cela, le commercial nous vend surtout une idéologie, celle qui dit que nous devrions être des « gagnants », et qui stigmatise les soi-disant « perdants ».

Woody Allen disait : I’d never join a club that would allow a person like me to become a member. Je n’accepterais jamais de rejoindre un club qui s’abaisserait à accepter des personnes comme moi en son sein.

C’est l’idée même de club qui est illusoire. Il n’y a rien à gagner à entrer dans le « club des gagnants ». Et l’autre club, celui de « ceux qui voudraient faire partie du club des gagnants », il est encore plus illusoire. Une étiquette stérile. Rejoignez-moi plutôt dans le club des « perdants et fiers de l’être », ou mieux encore, rejoignons le club de Ruth Bebermeyer, le « club de ceux qui refusent les clubs », les définitions, les étiquettes artificielles :

Paresseux ou stupide ? – Ruth Bebermeyer

Je n’ai jamais vu d’homme paresseux ; J’ai connu quelqu’un que je n’ai jamais vu courir, Quelqu’un qui dormait parfois l’après-midi, Et préférait rester chez lui lorsqu’il pleuvait. Mais ce n’était pas un paresseux.
Avant de me traiter d’originale, réfléchis : Était-il paresseux Ou faisait-il des choses Que nous associons à la paresse ?

Je n’ai jamais vu d’enfant stupide ; J’ai vu parfois un enfant faire Des choses que je ne comprenais pas Ou que je n’avais pas prévues. J’ai vu parfois un enfant qui n’avait pas vu Les lieux que j’avais visités, Mais ce n’était pas un enfant stupide.
Avant de le dire stupide, réfléchis : Était-il stupide Ou savait-il simplement d’autres choses que toi ?

Ce que certains nomment paresse, Est pour d’autres de la fatigue ou de la détente.
Ce que certains nomment bêtise, Est pour d’autres un savoir différent.
J’en conclus que, pour échapper à la confusion, Mieux vaut ne pas mélanger Ce que nous voyons et nos opinions.
Et cela, je le sais, N’est que mon opinion.

Au-delà des étiquettes, Je n’ai jamais vu un « gagnant », j’ai vu des personnes qui posaient des étiquettes négatives sur ceux qui étaient différents.

Je n’ai jamais vu de « perdants », j’ai vu des personnes qui avaient peu d’argent, des personnes qui subissaient des affronts, des personnes qui luttaient pour leur survie, des personnes qui étaient fustigées parce qu’elles vivaient selon leurs propres règles, j’ai vu des gens devenir des boucs émissaires parce qu’ils étaient heureux dans leur propre référentiel et refusaient de se « convertir ». Je n’ai jamais vu de « sales juifs » seulement des personnes qui « suivaient leur propre route » (et parfois les « braves gens » « n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux » (Brassens)).

Nous avons vu ce type de résistance aux définitions tout au long de l’histoire. Pour aller plus loin encore, cette résistance, nous en sommes les champions, ou nous devrions en être les champions.

Car le peuple juif n’est-il pas exactement cela ? Nous « gagnons » parce que nous refusons les jeux concurrentiels, nous étudions la Torah, le reste est accessoire. Nous avançons « lichma », gratuitement, sans nous soumettre à un besoin de reconnaissance. Nous travaillons sans relâche à la définition libre de notre propre référentiel. Beaucoup de valeurs se prétendent « sacrées » et ne le sont pas. Nous ne devons pas les révérer.

Peu nous importe, d’être « des gagnants », d’être jeunes, d’être riches, d’avoir fait des études prestigieuses, d’avoir un grand appartement, d’avoir de beaux cheveux soyeux !

  • Le riche ? c’est celui qui est heureux de ce qu’il a. / Le fort ? c’est celui qui sait guider ses sentiments. (Pirké Avot 4:1)
  • La beauté ? peu importe, c’est l’instruction qui compte (, septante, prov. 31 : אישה משכלת היא תתהלל)
  • Le pauvre ? un juste peut manquer d’argent, pas de stigmatisation des « perdants » (Rabbi Yosselman de Rosheim)

S’il faut utiliser ce mot, « perdant », soyons tous des perdants, des juifs allemands, soyons tous charlie, soyons une des 343 salopes.

En adoptant cette qualification avec fierté, nous « déracinons » la culture de compétition et de stigmatisation qui nous divise pour que d’autres règnent mieux (divide et tempera, Philippe de Macédoine)

Nous enracinons au contraire notre liberté de nous définir et de nous redéfinir sans entraves.

  • Tous les jours, nous pleurons la destruction du Temple, ce lieu de rassemblement, où les étiquettes disparaissaient, où le « pêcheur » redevenait « une personne qui, comme nous tous, avait commis des erreurs dans le passé ».
  • Tous les cinquante ans, avec le Yovel, nous remettions en cause les cessions de propriété terrienne, le « perdant » devenait « une personne qui pour un temps avait dû céder sa terre ».
  • Tous les chabbat, nous nous relevons « de la vallée des larmes », nous revêtons « nos vêtements de splendeur », nous chantons « léHa dodi » ensemble, les soi-disant « perdants » et les soi-disant « gagnants » de la semaine, deviennent « des personnes qui veulent se ressourcer ensemble ».
  • Tous les Pourim, nous buvons jusqu’à une certaine confusion, les « gentils » et les « méchants » se confondent, les étiquettes lâchent leur emprise.

En ce jour de Roch Hachana, nous disons le vidoui au pluriel, « nous avons trahi », « nous avons volé », car c’est en tant qu’égaux, « sans étiquettes », que nous affirmons notre commune responsabilité à propos de l’Etat du monde.

En ce jour de Roch Hachana, en ce jour de jugement, en ce jour où nous rappelons tous nos actes de l’année, en ce jour où nous nous demandons si nous serons inscrits dans le livre de la vie, en ce jour de tremblement, j’aimerais conclure ainsi :

Aucun de nous n’est un perdant, une perdante, nous sommes des personnes libres de définir nos objectifs.

Nous ne sommes pas des perdants ou des perdantes, nous appartenons au monde juif dans lequel, réussir, c’est créer un monde de justice et de sororité.

Nous ne sommes ni gagnants ni perdants, parce qu’en tous lieux où pleure une souffrance, le juif pleure, et nous pleurons.

Nous ne sommes ni gagnants ni perdants, parce qu’en tous temps où crie une désespérance, le juif espère, nous nous efforçons d’espérer.

Nous ne sommes ni gagnants ni perdants parce que, pour Israël, l’Homme n’est pas créé : les hommes le créent, nous essayons de le recréer.

(Les passages en violets sont tiré du poème d’Edmond Fled, « Pourquoi je suis juif ».)

Nous sommes au-delà des stigmatisations qui nous cloisonnent.

Certes, nous n’avons pas réussi à rendre possible la réjouissance dont parle le Deutéronome :

Et tu te réjouiras en présence de l’Éternel, ton Dieu, toi, ton fils et ta fille, tes employés, le Lévi qui sera dans tes murs, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront près de toi, dans l’enceinte que l’Éternel, ton Dieu, aura choisie pour y faire habiter son nom.

Cela fait 3000 ans que nous y travaillons, et nous continuerons avec toute l’urgence qui s’impose.

Roch hachana n’est pas le jour du jugement-auto-flagellation mais celui du jugement éclairé.

Roch hachana n’est pas le jour du jugement-stigmatisation mais le jour du jugement constructif.

Roch hachana n’est pas le jour du jugement-conformité mais celui du jugement-remise en question.

Que ce Roch hachana soit pour nous un nouveau départ, pour de nouvelles avancées. Jusqu’à ce que nous puissions réellement nous réjouir.

Textes de téchouva avant Kipour

Encore 6 jours avant Kipour…

En dehors des textes traditionnels, voici quelques textes modernes qui éclairent notre période de téchouva, un par jour, si cela vous dit. A lire, et à partager…

  1. Le sens au prix de la souffrance, poème d’Edmond Fleg
  2. Sommes-nous des passagers clandestins? poème de Hava Halberstein
  3. Ne pas sacrifier les générations futures, Léonard Cohen
  4. Qui vivra? Léonard Cohen
  5. Partizanlied, Hirsch Glick
  6. Toute fin est un commencement, Léa Nahor

Le sens des offices de Roch hachana

Dernière ligne droite avant Roch hachana. Chana tova à toutes et à tous, bons derniers préparatifs, qu’ils soient matériels ou spirituels.

Que cette année qui commence soit une année pleine de douceur de la vie, de douceur de nous vers nos aimés et de nos aimés vers nous, de douceur vers les autres, encore inconnu, qui nous restent à découvrir. De douceur envers nous-mêmes quand nous sommes moins que parfaits.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore, voici un seder de roch hachana positif élaboré par mes soins, en hébreu comme en translittération: Seder roch hachana PDF seder roch hachana DOC

Pour ceux qui veulent écouter quelques extraits du disque de notre chère Hazan, Hélène Blajan, voici la possibilité d’écouter, et si vous le souhaitez, de l’acheter: disque de Hélène Blajan (il est également disponible à la synagogue)

Et voici un extrait du livret de son disque, que j’ai eu le plaisir d’écrire pour elle:

—- office du soir de Roch hachana —–

Avant de nous projeter dans l’avenir, prenons avant tout conscience des souffrances qui nous ont touchées cette année, pour nous ouvrir ensuite à la possibilité d’une année meilleure, nous sommes nous-mêmes la « petite sœur », « aHot Kétana », dont nous cherchons à panser les plaies. Cette petite sœur est à la fois chacun et chacune de nous, le collectif du peuple juif, et peut-être également l’espèce humaine dans son ensemble, et toute vie qui partage avec elle l’espace de la planète.

Nous allumons ensuite nous-même la bougie de l’entrée de la fête, nous prenons la responsabilité d’accueillir ce moment. Réjouissons-nous d’être en vie et d’avoir la pleine jouissance de notre conscience, la liberté de tirer profit de ce temps de joie et de gravité, merci à « celui qui nous a fait vivre » jusqu’à ce moment, « chéhéHéyanou ».

Qu’est-ce qui est réellement digne de louange ? Ce qui nous élève vers les valeurs éternelles. L’officiant nous interpelle, « Bénissez l’Eternel qui est seul béni ! », « BaréHou ! », et introduit ainsi les bénédictions du Chéma Israël. Nous lui répondons de même « Il est béni celui qui est bénit éternellement ! ». Ainsi commence notre dialogue avec un absolu ineffable.

Avant de nous tenir debout face à notre propre jugement au cours de la Amida, nous nous concentrons sur la particularité du jour de Rosh hashana. L’appel des Psaumes, « Tike’ou ! », « sonnez ! », nous enjoint de faire retentir dans la salle et en nous-même la voix irrésistible de notre conscience. Suite à ce moment méditatif, d’exigence personnelle, nous rappelons Dieu à ses devoirs : « Toi aussi souviens-toi de nous pour la vie, car c’est ta nature même d’aspirer à ce qu’il y ait de la vie, et inscris-nous dans le livre de la vie, juste parce que tu ne peux être que toi-même, toi, Dieu de vie ! », « ZoHrénou laHaïm ! ».

La prière du soir se termine dans la sérénité avec « Adon Olam », « Maître du monde », prière qyu nous renvoit à une image d’éternité et d’absolu, à un idéal éthique immuable et exigent mais aussi chaleureux, auquel nous nous remettons.

—- office du matin de Roch hachana —–

Si nous traduisons en actes toutes les grandes idées qui nous inspirent, ce n’est pas pour rentrer dans l’idolâtrie du rite, mais bien pour continuer à nous nourrir de leur inspiration. Si nous rappelons « l’offrande du matin » et les sacrifices du temple, ce n’est pas par regret, mais pour que son souvenir nous encourage à agir pour le bien et la justice, et que le « Juge de toute la terre », « Shofet kol haaretz », nous montre le chemin de l’exercice de notre jugement et de notre raison.

Mais l’intellect seul ne suffit pas à appréhender le monde. La force, la compassion, la bienveillance, la tempérance, la bonté, l’authenticité, la constance dans l’exercice de la bonté, la capacité à supporter les injustices, les fautes, les passages à l’acte sont également nécessaires. Telles sont les treize qualités attribuées à Dieu que nous apostrophons en utilisant le tétragramme, « Éternel, Éternel ! », « Adonaï, Adonaï ! », devant l’arche sainte ouverte.

Mais cet exemple est désormais dans nos mains et il nous appartient de rappeler cet enseignement, cette « Torah », à notre propre souvenir. Nous le reprenons à notre compte et nous affirmons : « Il est bénit celui qui a transmis son enseignement », « BarouH shénatan Torah ! ». Notre officiant proclame le « Shéma Israël », « écoute israël » et nous, assemblée en quête de grandeur, nous lui faisons écho en reprenant ses paroles. Dieu est sans doute infini dans son monde absolu, mais dans les réalités de nos vies, nous seuls pouvons suivre le chantre qui nous invite : « Grandissez pour l’Eternel avec moi », « Gadélou ».

Nous ouvrons les portes de l’arche de la Torah, cet enseignement dont nous sommes désormais les gardiens et les commentateurs, et en ces jours solennels, nous invitons les portes du monde elles-mêmes à s’ouvrir, « Ouvrez-vous portes du monde ! » « séou shéarim ! » pour laisser entrer le Roi de Gloire.

La lecture de l’enseignement est désormais terminée, et nous entrons dans une nouvelle phase méditative avec cette prière « supplémentaire », ce « moussaf » particulier aux jours de fête. Cette nouvelle Amida inclut en particulier une invitation à rentrer au plus profond de l’examen de soi. « Donnez toute sa force », « ountane tokef » à la spécificité de ce jour, car il est grave et redoutable, car le jugement y est entièrement véritable, implacable et inéluctable, où les rôles de juge, d’accusateur, d’expert et de témoin sont tous tenu par l’Éternel lui-même… à moins que notre « remise en cause », la « Téchouva », que notre « jugement sur soi-même dans la prière », la « téfila », et que nos actions d’entre-aide pour la justice sociale, la « tsédaka », ne nous permette de reprendre la main et d’obtenir une nouvelle chance.

Pour cette chance et cette liberté qu’il nous offre, « il est de notre devoir de louer » le maître du monde, « alénou léchabéaH ».

5780: partager les fêtes + réflexions sur Roch hachana

Ce soir, chabbat; dimanche soir, Roch hachana, c’est parti pour le lancement d’une nouvelle année!

Avec Roch hachana, ce sont les 10 jours du retour sur soi qui commencent, les asseret yémé hatéchouva, עשרת ימי התשובה. Nous les inaugurerons par les merveilleux offices de notre communauté, avec notre Hazan Hélène Blajan, pour les deux soirs et les deux matins. Puis l’année sera lancée, avec les trois fêtes de pèlerinage, Soukot, PessaH et chavouot.

Serez-vous présent? Si tous le savez déjà, faites-moi savoir dés à présent que nous pourrons ensemble former minian. Si vous ne le savez pas encore, vous pouvez mettre les dates des fêtes dans vos agendas pour les « pré-réserver » puis vous inscrire quand vous aurez davantage de précisions. Ainsi, je peux me réjouir à l’avance de votre présence: Doodle pour que nous sachions comment se fera le minian

Merci à toutes, merci à tous, pour cette merveilleuse année 5779. Et en avant pour la suite!

Quelques réflexions sur Roch hachana :

Cessons de croire : réfléchissons ! (dracha de Roch hachana 5779)

La Tsédaka, Changer le monde: Dracha de Roch Hachana 5778

Nous sommes le chant du monde… Dracha Tichri 5777

Pour commencer, ouvrir les yeux… Roch hachana 5776

Embrasser le passé, Chérir l’avenir – pédagogie de Roch Hachana

Bonne lecture et chabbat chalom!

 

Paracha Nitsavim: Greta Thunberg et les champignons

Greta Thunberg doit faire face aux champignons… et notre paracha Nitsavim nous incite à faire face lucidement à la situation, dans le respect des générations futures… Pas de faux fuyants en cette veille de Roch hachana.

2016 : Sur un pied! Paracha Nitsavim: Interdiction de stationner!

2015 : Sur un pied ! Parasha Nitsavim : l’alliance pour tous, au présent !

Liens:

http://microtop.ca/lepetitprince/chapitre07.html

https://he.wikisource.org/wiki/%D7%91%D7%91%D7%9C%D7%99_%D7%A9%D7%91%D7%95%D7%A2%D7%95%D7%AA_%D7%A4%D7%A8%D7%A7_%D7%95

https://www.sefaria.org/Shevuot.39a.8-9?lang=bi

https://www.telerama.fr/television/haro-sur-greta-thunberg,-la-demoniaque-vestale-hitlero-maoiste,n6438895.php

http://sefarim.fr/

Paracha Ki Tavo: Le secret du bonheur

Être heureux, c’est un commandement! Doit-on donc se forcer à être heureux? Comment procéder? Quelques minutes pour évoquer trois directions à suivre: 1 prendre le temps de constater ce qui va bien et de le nommer (chap.26 v.11), 2 partager pour que personne ne reste en retrait et pour que nous nous sentions en sécurité (chap.26 v.16), 3 partir de la réalité telle qu’elle est (26:3) si c’est nécessaire, et changer ce qui peut l’être. Un bon point de départ en ces périodes politiques mouvementées. (Les versets cités dans la vidéo figurent en fin d’article)

2016 : Sur un pied! Paracha Ki Tavo: qui doit-on maudire?

 

2015 : Sur un pied ! Parasha Ki Tavo: la générosité: un facteur de succès?


 

Versets cités: chap/26 (paracha ki tavo)

3 Tu te présenteras au pontife qui sera alors en fonction, et lui diras: « Je viens reconnaître en ce jour, devant l’Éternel, ton Dieu, que je suis installé dans le pays que l’Éternel avait juré à nos pères de nous donner. »

וּבָאתָ, אֶל-הַכֹּהֵן, אֲשֶׁר יִהְיֶה, בַּיָּמִים הָהֵם; וְאָמַרְתָּ אֵלָיו, הִגַּדְתִּי הַיּוֹם לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ, כִּי-בָאתִי אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר נִשְׁבַּע יְהוָה לַאֲבֹתֵינוּ לָתֶת לָנוּ

Rachi: Qui sera en ces jours-là Il n’est pour toi de kohen que celui qui t’est contemporain, quel qu’il soit.

אֲשֶׁר יִהְיֶה בַיָּמִים הָהֵם. אֵין לְךָ אֶלָּא כֹּהֵן שֶׁבְּיָמֶיךָ כְּמוֹ שֶׁהוּא:

11 Et tu te réjouiras pour tous les biens que l’Éternel, ton Dieu, aura donnés à toi et à ta famille, et avec toi se réjouiront le Lévite et l’étranger qui est dans ton pays.

יא וְשָׂמַחְתָּ בְכָל-הַטּוֹב, אֲשֶׁר נָתַן-לְךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ–וּלְבֵיתֶךָ: אַתָּה, וְהַלֵּוִי, וְהַגֵּר, אֲשֶׁר בְּקִרְבֶּךָ.

13 tu feras cette déclaration devant l’Éternel, ton Dieu: « J’ai fait disparaître de chez moi les choses saintes, et je les ai attribuées au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, exactement selon l’ordre que tu m’as donné; je n’ai transgressé ni omis aucun de tes préceptes.

יג וְאָמַרְתָּ לִפְנֵי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ בִּעַרְתִּי הַקֹּדֶשׁ מִן-הַבַּיִת, וְגַם נְתַתִּיו לַלֵּוִי וְלַגֵּר לַיָּתוֹם וְלָאַלְמָנָה, כְּכָל-מִצְוָתְךָ, אֲשֶׁר צִוִּיתָנִי: לֹא-עָבַרְתִּי מִמִּצְו‍ֹתֶיךָ, וְלֹא שָׁכָחְתִּי

Chap. 16 (paracha Réé)

11 Et tu te réjouiras en présence de l’Éternel, ton Dieu, toi, ton fils et ta fille, ton esclave et ta servante, le Lévite qui sera dans tes murs, l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront près de toi, dans l’enceinte que l’Éternel, ton Dieu, aura choisie pour y faire habiter son nom.

א וְשָׂמַחְתָּ לִפְנֵי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ וְעַבְדְּךָ וַאֲמָתֶךָ, וְהַלֵּוִי אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ, וְהַגֵּר וְהַיָּתוֹם וְהָאַלְמָנָה אֲשֶׁר בְּקִרְבֶּךָ–בַּמָּקוֹם, אֲשֶׁר יִבְחַר יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לְשַׁכֵּן שְׁמוֹ, שָׁם

14 et tu te réjouiras pendant la fête et, avec toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l’étranger, l’orphelin, la veuve qui seront dans tes murs. 

יד וְשָׂמַחְתָּ, בְּחַגֶּךָ: אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, וְעַבְדְּךָ וַאֲמָתֶךָ, וְהַלֵּוִי וְהַגֵּר וְהַיָּתוֹם וְהָאַלְמָנָה, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ.

Chap. 17 (paracha choftim)

9 tu iras trouver les pontifes, descendants de Lévi, ou le juge qui siégera à cette époque; tu les consulteras, et ils t’éclaireront sur le jugement à prononcer.

ט וּבָאתָ, אֶל-הַכֹּהֲנִים הַלְוִיִּם, וְאֶל-הַשֹּׁפֵט, אֲשֶׁר יִהְיֶה בַּיָּמִים הָהֵם; וְדָרַשְׁתָּ וְהִגִּידוּ לְךָ, אֵת דְּבַר הַמִּשְׁפָּט.

Rachi: Et vers le juge qui sera en ces jours-là Tu dois lui obéir même s’il n’atteint pas les compétences de ses prédécesseurs. Seul compte le juge qui t’est contemporain (Roch hachana 25b).

וְאֶל־הַשֹּׁפֵט אֲשֶׁר יִהְיֶה בַּיָּמִים הָהֵם. ספרי ואפי’ אינו כשאר שופטים שהיו לפניו אתה צריך לשמוע לו אין לך אלא שופט שבימיך)

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Maîtres du temps? seliHot et cours à 10h

Vous avez juste le temps de boire un petit café et de nous rejoindre!

Nous chanterons quelques seliHot en expliquant leur sens, avant de faire un court office du matin, puis de passer une heure et demie d’étude et de partage autour du calendrier juif et de ce qu’il  nous apprend de notre structuration du temps.

Bon, nous sommes d’accord, la translittération, comme ça, c’est un peu « brut ». Mais on va tout expliquer dans quelques minutes, à 10h, à Nation, alors n’hésitez pas à nous rejoindre! Par ailleurs, il existe des programmes d’étude de l’hébreu pour rentrer directement dans l’alphabet hébraïque. A partir du moment où vous pensez passer plus de dix heures à un office dans votre vie, cela vaut la peine d’utiliser ces méthodes plutôt que de se fatiguer à « apprendre la translittération ». Je dis « apprendre » car c’est vraiment un apprentissage, alors autant prendre 10 minutes par jour pendant deux semaines et entrer dans les bases de la lecture directe. Contactez-moi en répondant à cet article si cela vous intéresse (je ne publierai pas les adresses email, numéros de téléphones et noms).

Chavoua Tov! שבוע טוב

selihot et office translittération

cours ganénou roch hachana kipour

Selihot à Ganénou

  1. Adonaï hou haélohim
  2. Adonaï MéleH adonaï MalaH adonaï YmloH léolam vaèd
  3. VésalaHta laavoni ki rav hou
  4. 13 Attributs Ex. 34 :6 (et Nb 14 :18) Adonaï Adonaï el raHoum véHanoun EreH apaim vérav Héssed véémet, notser Héssed laalafim, nossé avon vafécha véHata vénaké.
  5. Vidouï

Elohénou vélohé avoténou ana tavo léfanéHa téfilaténou veal titalam mitHinaténou chein anaHnou azé fanim oukéché orèf lomar léfanéha adonaï élohénou vélohé avoténou tsadikim anaHnou vélo Hatanou aval anaHnou Hatanou
Achamnou bagadnou gazalnou dibarnou dofi héévinou vehirchanou zadnou Hamasnou tafalnou chéker yaatsnou ra kizavnou lasnou maradnou niatsnou sararnou avinou pachanou tsararnou kichinou oref rachaanou chiHatnou tiavnou tainou titanou
Véal koulam éloha seliHot slaH lanou meHal lanou Kaper lanou

  1. Avinou malkénou

Avinou malkénou Hanénou véanénou ki ein banou maassim, assé imanou tsédaka vaHessed véhochiénou.

  1. Adon hasseliHot – Chatanu lefaneicha rachem aleinu.

Adon haselichot, bochen levavot, goleh amukot, dover tzedakot

Hadur benifla’ot, vatik benechamot, zocher b’rit amo, choker kelayot

Male zakiyut, nora tehinot, tzone’ach avonot, oneh be’etzavot

  1. Chomer Israël

((Chomer *2)  Israël  Chmor chéérit israël *2)
(veal yovad *2) Israël haomrim béHol yom chéma Israël
-((Chomer *2)  Goy éHad Chmor chéérit Goy éHad *2) (veal yovad *2) Goy éHad haomrim béHol yom adonaï élohénou adonaï éHad
-((Chomer *2)  Goy Kadoch Chmor chéérit Goy Kadoch *2)
(veal yovad *2) Goy Kadoch haomrim béHol yom kadoch kadoch kadoch
-((Chomer *2) Goy Rabba  Chmor chéérit Goy Rabba *2)
(veal yovad *2) Goy Rabba haomrim béHol yom amen yéhé chémé rabba

  1. Kadich titkabal

Ytgadal véytkadach chémé raba AMEN
Béalma di vera Hirouté véyamliH malHouté AMEN
béHayéHon ouvéyoméHon ouvHayé déHol beit Israel baagala ouvizman kariv véimérou amen AMEN
yéé chemé rabba mévaraH léalam ouléalmé almaya
ytbaraH véYchtabaH véYtpaar véYtromam véitnassé véitadar véitalé véhithallal chemé dékoudécha beriH hou
lééla oulééla mikol birHata véchirata touchbéHata vénéHémata daamiran béalma véimrou amen AMEN
Titkabak Tslotéhon ouvaoutéhou déHol beit Israel kadam avouon di vichmaya véimérou amen AMEN
yé chéléma rabba min chéémaya véHaim alénou veal kol Israel véimrou amen AMEN
ossé chalom bimromav hou yaassé chalom alénou veal kol Israel véimrou amen AMEN

 

Office du matin

  1. BIRKOT hACHAHAR Ma tovou ohaléHa yaakov michkénotéHa israel (Nb 24 :5 bilam)
  2. Adon olam acher malaH bétérem kol yétsir nivra léet naassa béHeftso kol azaï méleH chémo nikra véaHaré kiHlot hakol lévado imloH nora véhou aya véhou ové véhou yiyé bétifara véhou éHad véein chéni léhamchil lo léaHbira béli réchit béli taHlit vélo haoz véhamissra véhou éli véHaï goali vétsour Hévlit béet tsara véhou nissi oumanos li ménat kossi béyom ékra béyado afkid rouHi béet ichan véaira véim rouHi géviati adonaï li vélo ira.
  3. PSOUKE DEZIMRA Halélouya halélouyé bétsiltsélé chama haléloouya halélouya bétsiltsélé téroua kol hanechama téhalel ya hallélouya   (ps 150)
  4. CHEMA ET BENEDICTIONS    barouH adonaï hamévoraH léolam vaèd
  5. kadoch kadoch kadoch adonaï tsévaot mélo kol haaret kévodo / barouH kévod adonai mimékomo (Ezechiel 3 :11)
  6. Chéma Israël adonaï élohénou adonaï éHad
  7. Mi HamoHa baélim adonaï mi kammoHa néédar bakodech nora téhilot ossé félé / adonaï imloH léolam vaèd (Exode 15 :11)
  8. AMIDA   Lédor vador naguid godléHa oulenétsaH nétsaHim kédouchatéHa nakdich
  9. Sim chalom tova ouvraHa Haim Hen vaHessed Hen vaHessed véraHamim ki béor panéHa natata lanou adonaï elohénou torat Haim véahavat Hessed outsdaka ouvraHa véraHamim véHaim véchalom
  10. Ossé chalom bimromav hou yaassé chalom alénou véal kol israel véimérou amen
  11. FIN    Ein k élohénou Ein k adonénou Ein k émalkénou Ein k émochiénou / mi / nodé / barouH / ata hou

autres ressources: texte de seliHot (PDF)

Paracha Ki tétsé: La mode « cacher »!

Notre paracha parle de trois sujets vestimentaires: Le chaatnez (interdit des mélanges laine-Lin), les tsitsiot (franges aux coins des vêtements) et le gage des pauvres (à rendre avant la nuit). Que tirer de cela à notre époque, ou la « mode rapide » incite chacun à acheter pas cher et à jeter sans scrupules? Quelle serait une mode « cacher »? Nous évoquerons ces questions ainsi que la symbolique des vêtements dans la tradition juive.

2016 : Sur un pied! Paracha Ki Tetze: À quoi sert le talit?

[

Le goût des commandements, le tallit, « tu te feras des guédilim », la torah, le contexte historique et l’exploration personnelle comme pistes, « se souvenir de l’ensemble des commandements », guématria 600 + 8 fils + 5 nœuds = 613, les tsitsiot perses et notre égalité, explication sur la mise du Tallit, rechercher le sens des pratiques religieuses ou non,

2015 : Sur un pied ! Parasha Ki Tetsé : Éduquer ou punir ?


Les différents types de punition, l’enfant rebelle, les conditions nécessaire à son inculpation, l’absolue cohérence pédagogique,

Liens divers: Vinted,   1083,   Le grand dressing,    article sur France Inter,   the true cost,      how to change the world

http://www.jtsa.edu/clothes-that-make-us-human

Les livres d’artiste en textile

L’artiste entretenait un rapport privilégié avec le textile et les travaux d’aiguille, en rapport avec son enfance, durant laquelle elle était chargée de réparer les tapisseries pour aider ses parents tapissiers (voir ci-dessus, Biographie). Adulte, l’artiste cristallisa cette notion de « réparation » et continua à l’associer à la couture. Pour elle, ce fut également un moyen d’exprimer dans son travail artistique la manière dont les membres d’une même famille (et notamment de sa propre famille) tissent des liens, les défont, et tentent de les réparer. C’est à la fin de sa vie, à partir des années 1990, que l’utilisation de matériaux textiles va occuper une place prépondérante dans l’œuvre de l’artiste. Notamment avec son installation Pink Days and Blue Days, suspension de vieux vêtements chinés d’adulte et d’enfant sur une structure en acier, sur des os faisant office de cintres29. Ce qui la conduira, dès 2001, à entreprendre des projets de livres d’artistes textiles.

Le site du MomA répertorie très précisément cette partie du travail de l’artiste. On peut y consulter les planches scannées des livres textiles illustrés et imaginés par Louise Bourgeois, parfois en collaboration avec d’autres artistes, poètes, écrivains30.

Louise Bourgeois a collaboré avec Paulo Herkenhoff qui a écrit le texte pour son livre The Laws of Nature31 et avec l’artiste et écrivain Gary Indiana pour To Whom it may concern32 qui a écrit des poèmes en prose, des méditations sur la sexualité, les relations, la corporéité, mis en lien avec des gravures de Bourgeois.

Paracha Choftim: Nos filles sont des rois! (et nous aussi)

Ah bon? ne sont-elles pas plutôt des reines? Depuis l’adoption de la loi salique en France, une reine n’est plus le féminin grammatical du roi, le titre est purement « honorifique », la reine de règne jamais mais est tout au plus le ventre censé porter l’héritier mâle.
Sarah n’est-elle pas elle-même « reine »? La reine du Chabbat n’est-elle pas l’invitée la plus digne, forte dans la non-violence, et nous l’accueillons ensemble, hommes et femmes, tous les vendredi soir? Le « roi » évoqué dans notre paracha, ne doit pas avoir trop de chevaux, d’argent, et de femmes. Qu’est-ce que cette phrase nous dit de la royauté? de l’autorité? de la hiérarchie? de la place des femmes dans ce type de systèmes de castes?
Cette année, nos études talmudique du mercredi midi reprendront les textes du talmud pour explorer leur position.
En attendant, bonne visualisation, et chabbat chalom, un chabbat de paix à toutes et à tous!

Paracha KoraH: bataille Moïse/KoraH : disrupter à tout prix!

On parle souvent du couple « tradition/modernité ». Qui est du côté de la tradition? qui est du côté de la modernité? Aujourd’hui cherchons où est le vrai changement. La « disruption » de KoraH est-elle progressiste ou réactionnaire? La « tradition » de Moïse n’est-elle pas celle de la révolution permanente, de la lutte ininterrompue contre l’ « esclavage »? Qu’en est-il aujourd’hui, quand des manifestants écologistes reçoivent des gaz lacrymogènes des policiers, qu’un « délit de solidarité » se met en place, et que le changement écologique est un enjeu majeur?

2016 : Sur un pied! Paracha KoraH : Qui est responsable?

2015 : Sur un pied ! Parasha KoraH : à qui faut-il obéir ?

Liens et sources :

  • Nb/16:4 Moïse, en les entendant, se jeta sur sa face; 5 puis il parla à Coré et à toute sa faction, en ces termes: « Demain, le Seigneur fera savoir qui est digne de lui, qui est le saint qu’il admet auprès de lui; celui qu’il aura élu, il le laissera approcher de lui. 6 Faites ceci: munissez-vous d’encensoirs, toi Coré, et tout ton parti; 7 mettez-y du feu et remplissez-les de parfum, devant le Seigneur, demain: or, l’homme que distinguera le Seigneur, c’est celui-là qui est saint. Assez donc, enfants de Lévi! » 8 Et Moïse dit à Coré: « Or, écoutez, enfants de Lévi. 9 C’est donc peu, pour vous, que le Dieu d’Israël vous ait distingués de la communauté d’Israël, en vous admettant auprès de lui pour faire le service du tabernacle divin, et en vous plaçant en présence de la communauté pour la servir?10 Il t’a donc approché de lui, toi et tous tes frères, les enfants de Lévi, et vous réclamez encore le sacerdoce! 11 En vérité, toi et toute ta bande, c’est contre l’Éternel que vous vous êtes ligués; car Aaron, qu’est-il, pour que vous murmuriez contre lui? » 12 Moïse envoya quérir Dathan et Abirâm, fils d’Elïab
  • ד וַיִּשְׁמַע מֹשֶׁה, וַיִּפֹּל עַל-פָּנָיו. ה וַיְדַבֵּר אֶל-קֹרַח וְאֶל-כָּל-עֲדָתוֹ, לֵאמֹר, בֹּקֶר וְיֹדַע יְהוָה אֶת-אֲשֶׁר-לוֹ וְאֶת-הַקָּדוֹשׁ, וְהִקְרִיב אֵלָיו; וְאֵת אֲשֶׁר יִבְחַר-בּוֹ, יַקְרִיב אֵלָיו. ו זֹאת, עֲשׂוּ: קְחוּ-לָכֶם מַחְתּוֹת, קֹרַח וְכָל-עֲדָתוֹ. ז וּתְנוּ בָהֵן אֵשׁ וְשִׂימוּ עֲלֵיהֶן קְטֹרֶת לִפְנֵי יְהוָה, מָחָר, וְהָיָה הָאִישׁ אֲשֶׁר-יִבְחַר יְהוָה, הוּא הַקָּדוֹשׁ; רַב-לָכֶם, בְּנֵי לֵוִי.ח וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, אֶל-קֹרַח: שִׁמְעוּ-נָא, בְּנֵי לֵוִי. ט הַמְעַט מִכֶּם, כִּי-הִבְדִּיל אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל אֶתְכֶם מֵעֲדַת יִשְׂרָאֵל, לְהַקְרִיב אֶתְכֶם, אֵלָיו–לַעֲבֹד, אֶת-עֲבֹדַת מִשְׁכַּן יְהוָה, וְלַעֲמֹד לִפְנֵי הָעֵדָה, לְשָׁרְתָם. י וַיַּקְרֵב, אֹתְךָ, וְאֶת-כָּל-אַחֶיךָ בְנֵי-לֵוִי, אִתָּךְ; וּבִקַּשְׁתֶּם, גַּם-כְּהֻנָּה. יא לָכֵן, אַתָּה וְכָל-עֲדָתְךָ–הַנֹּעָדִים, עַל-יְהוָה; וְאַהֲרֹן מַה-הוּא, כִּי תלונו (תַלִּינוּ) עָלָיו. יב וַיִּשְׁלַח מֹשֶׁה, לִקְרֹא לְדָתָן וְלַאֲבִירָם בְּנֵי אֱלִיאָב
  • Il tomba sur sa face À cause de la querelle, car c’était leur quatrième inconduite. Ils avaient péché lors du veau d’or, et « Mochè implora Hachem » (Chemoth 32, 11). Ils avaient récidivé lors de l’épisode des « gémissants », et « Mochè pria vers Hachem » (supra  11, 2), et aussi lors de celui des explorateurs, et « Mochè dit à Hachem : Les Égyptiens entendront… » (supra  14, 13). Mais lors de la querelle de Qora‘h, ses bras lui en sont tombés. Cela ressemble au fils d’un roi qui se serait mal conduit envers son père et en faveur duquel serait intervenu une fois, voire même à deux ou trois reprises, son ami. Mais à la quatrième faute, les bras de l’ami lui en seraient tombés, car il se serait dit : « Jusqu’à quand pourrai-je continuer de déranger le roi ? Peut-être ne l’acceptera-t-il plus de moi ! » (Midrach Tan‘houma).
  • Nb16:15 Moïse, fort contristé, dit au Seigneur: « N’accueille point leur hommage! Je n’ai jamais pris à un seul d’entre eux son âne, je n’ai jamais fait de mal à un seul d’entre eux. »16 Moïse dit à Coré: « Toi et tout ton parti, soyez devant le Seigneur, toi et eux ainsi qu’Aaron, demain; 17 prenez chacun votre encensoir, mettez-y du parfum et apportez, devant le Seigneur, chacun votre encensoir, deux cent cinquante encensoirs; toi aussi et Aaron, chacun le sien. »
  • טו וַיִּחַר לְמֹשֶׁה, מְאֹד, וַיֹּאמֶר אֶל-יְהוָה, אַל-תֵּפֶן אֶל-מִנְחָתָם; לֹא חֲמוֹר אֶחָד מֵהֶם, נָשָׂאתִי, וְלֹא הֲרֵעֹתִי, אֶת-אַחַד מֵהֶם.
  • RACHI : Mochè s’enflamma beaucoup Il en fut très attristé (Midrach Tan‘houma).Ne te tourne pas vers leur oblation (min‘ha) Au sens littéral : Ne te tourne pas favorablement vers l’encens qu’ils t’offriront demain ! Explication du midrach : « Je sais, [a dit Mochè], qu’ils ont une part dans les offrandes perpétuelles de la collectivité. Puisse-t-elle, cette part, ne pas être accueillie non plus avec bienveillance ! Que le feu la délaisse et ne la consume pas ! » (Midrach Tan‘houma).Pas un seul âne je n’ai porté d’eux Je n’ai pas pris l’âne d’un seul d’entre eux (Targoum Onqelos). Et lorsque je suis allé de Midyan en Égypte et que j’ai fait monter ma femme et mes fils sur un âne (Chemoth 4, 20), j’aurais pu prendre cet âne à leurs frais, mais je n’ai pris que le mien. Le mot cha‘héth, employé par le Targoum Onqelos pour « porter » signifie en araméen : « réquisition royale » (Baba Bathra 47a).
  • וַיִּחַר לְמֹשֶׁה מְאֹד, נִצְטַעֵר עַד לִמְאֹד.

    אַל-תֵּפֶן אֶל-מִנְחָתָם, לְפִי פְּשׁוּטוֹ: הַקְּטֹרֶת שֶׁהֵם מַקְרִיבִים לְפָנֶיךָ מָחָר, אַל תֵּפֶן אֲלֵיהֶם. וְהַמִּדְרָשׁ אוֹמֵר: יוֹדֵעַ אֲנִי שֶׁיֵּשׁ לָהֶם חֵלֶק בִּתְמִידֵי צִבּוּר, אַף חֶלְקָם לֹא יְקֻבַּל לְפָנֶיךָ לְרָצוֹן, תַּנִּיחֶנּוּ הָאֵשׁ וְלֹא תֹּאכְלֶנּוּ.

    לֹא חֲמוֹר אֶחָד מֵהֶם נָשָׂאתִי, לֹא חֲמוֹרוֹ שֶׁל אֶחָד מֵהֶם נָטַלְתִּי, אֲפִלּוּ (תנחומא) כְּשֶׁהָלַכְתִּי מִמִּדְיָן לְמִצְרַיִם וְהִרְכַּבְתִּי אֶת אִשְׁתִּי וְאֶת בָּנַי עַל הַחֲמוֹר וְהָיָה לִי לִטֹּל אוֹתוֹ הַחֲמוֹר מִשֶּׁלָּהֶם, לֹא נָטַלְתִּי אֶלָּא מִשֶּׁלִּי. וְתַרְגּוּם אוֹנְקְלוּס: « שְׁחָרִית », לְשׁוֹן אֲרָמִי כָּךְ נִקְרֵאת אַנְגַרְיָא שֶׁל מֶלֶךְ שׁחוור:

  • 16 Moïse dit à Coré: « Toi et tout ton parti, soyez devant le Seigneur, toi et eux ainsi qu’Aaron, demain; 17 prenez chacun votre encensoir, mettez-y du parfum et apportez, devant le Seigneur, chacun votre encensoir, deux cent cinquante encensoirs; toi aussi et Aaron, chacun le sien. »
  • 22 Mais ils tombèrent sur leur face et dirent: « Seigneur! Dieu des esprits de toute chair! Quoi, un seul homme aura péché, et tu t’irriterais contre la communauté tout entière! »
  • כב וַיִּפְּלוּ עַל-פְּנֵיהֶם, וַיֹּאמְרוּ, אֵל, אֱלֹהֵי הָרוּחֹת לְכָל-בָּשָׂר: הָאִישׁ אֶחָד יֶחֱטָא, וְעַל כָּל-הָעֵדָה תִּקְצֹף. {ס
  • Qél ! Eloqim des esprits Qui connaît les pensées. Ta manière d’être n’est pas celle des êtres de chair et de sang : Lorsqu’un roi de chair et de sang doit faire face à un écart de conduite d’une partie de son royaume, il ignore qui est le pécheur, de sorte que, dans sa colère, il punit tous ses sujets. Tandis que devant toi, toutes les pensées sont à nu et tu sais qui a péché (Midrach Tan‘houma).Un seul homme C’est lui le pécheur, et toi « tu te mettras en colère contre toute la communauté » ? Le Saint béni soit-Il répondit : « Tu as bien parlé. Je sais et je ferai connaître qui a péché et qui n’a pas péché. »
  • אֵל אֱלֹהֵי הָרוּחֹת, יוֹדֵעַ מַחֲשָׁבוֹת אֵין מִדָּתְךָ כְּמִדַּת בָּשָׂר וָדָם: מֶלֶךְ בָּשָׂר וָדָם שֶׁסָּרְחָה עָלָיו מִקְצָת מְדִינָה, אֵינוֹ יוֹדֵעַ מִי הַחוֹטֵא, לְפִיכָךְ כְּשֶׁהוּא כּוֹעֵס נִפְרָע מִכֻּלָּם, אֲבָל אַתָּה לְפָנֶיךָ גְּלוּיוֹת כָּל הַמַּחֲשָׁבוֹת וְיוֹדֵעַ אַתָּה מִי הַחוֹטֵא.

    הָאִישׁ אֶחָד, הוּא הַחוֹטֵא וְאַתָּה עַל כָּל הָעֵדָה תִּקְצֹף? אָמַר הַקָּדוֹשׁ-בָּרוּךְ-הוּא: יָפֶה אָמַרְתָּ אֲנִי יוֹדֵעַ וּמוֹדִיעַ מִי חָטָא וּמִי לֹא חָטָא:

  • 30 Mais si l’Éternel produit un phénomène; si la terre ouvre son sein pour les engloutir avec tout ce qui est à eux, et qu’ils descendent vivants dans la tombe, vous saurez alors que ces hommes ont offensé l’Éternel. »
  • ל וְאִם-בְּרִיאָה יִבְרָא יְהוָה, וּפָצְתָה הָאֲדָמָה אֶת-פִּיהָ וּבָלְעָה אֹתָם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר לָהֶם, וְיָרְדוּ חַיִּים, שְׁאֹלָה–וִידַעְתֶּם, כִּי נִאֲצוּ הָאֲנָשִׁים הָאֵלֶּה אֶת-יְהוָה.
  • Et si Hachem crée une création Nouvelle.Hachem crée En les faisant mourir d’une manière inconnue jusque ici. Et quelle serait cette création ? « Que la terre disperse sa bouche et les engloutisse. » Vous saurez alors « que ces hommes-là ont méprisé Hachem » et que moi j’ai parlé sur l’ordre du Tout-Puissant. Nos maîtres ont expliqué : S’il a été créé, lors des six jours de la création, une ouverture de la terre, c’est bien. Sinon, que « Hachem la crée » maintenant ! (Sanhèdrin 110a).
  • וְאִם בְּרִיאָה, חֲדָשָׁה.

    יִבְרָא ה’, לְהָמִית אוֹתָם בְּמִיתָה שֶׁלֹּא מֵת בָּהּ אָדָם עַד הֵנָּה, וּמַה הִיא הַבְּרִיאָה? וּפָצְתָה הָאֲדָמָה אֶת-פִּיהָ וְתִּבְלָעֵם, אָז וִידַעְתֶּם כִּי נִאֲצוּ הֵם אֶת ה’, וַאֲנִי מִפִּי הַגְּבוּרָה אָמַרְתִּי. וְרַבּוֹתֵינוּ פֵּרְשׁוּ (סנהדרין קי): אִם בְּרִיאָה פֶּה לָאָרֶץ מִשֵּׁשֶׁת יְמֵי בְּרֵאשִׁית _ מוּטָב, וְאִם לָאו יִבְרָא ה’. (ר »ל יִבְרָא ה’ הַפֶּה לְכָאן):

LA CANICULE ET LES VOITURES DES MINISTRES (ft. Ndiaye, Blanquer, De Rugy, Riester, Fesneau)
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