Vous avez des questions? Réponses ce samedi 18h30, rencontre-dédicace autour du livre

Encore quelques minutes avant chabbat pour poser à l’avance les questions auxquelles vous voudrez des réponses samedi soir….

avec Kahina Bahloul et Emmanuelle Seybolt.

Samedi 27 Novembre à partir de 18h30, Précédé d’une Havdala

Jem Surmelin, 24 rue Surmelin, 75020 Paris, Métro Pelleport/Gambetta

Rappel : Présentation du pass sanitaire à l’entrée,  Port du masque obligatoire pendant la soirée

ça commence dimanche soir… Hanouka SémaH!

La semaine prochaine commence fort! Rendez-vous à Surmelin pour la dédicace du livre Des Femmes et des dieux à 18h30, à Surmelin, samedi soir avec une havdala, et dimanche soir allumage des bougies ( Le livre est un beau cadeau de Hanouka si vous cherchez des idées) à Olympe de Gouges.

Par ailleurs, je fais un petit sondage ici sur l’expérience des femmes dans la tradition juive, qui me permettra de répondre aux préoccupations des participantes du cours de la journée internationale d’étude féministe

En vous souhaitant chabbat chalom, je partage avec vous de nombreuses ressources pour préparer Hanouka:

En une phrase, l’allumage officiel des bougies de Hanouka consiste dans le fait d’

  • allumer,
  • entre la tombée de la nuit et la fin de la circulation piétonne dans les rues,
  • des bougies multicolores ou pas,
  • au moins une bougie chaque soir et selon l’opinion acceptée de Hillel une bougie puis deux puis trois etc.,
  • placées près de la fenêtre ou près de la porte en face de la mézouza,
  • dans un bougeoir spécial ou pas,
  • pendant 8 jours, à partir de ce soir,
  • en prononçant les deux bénédictions traditionnelles,
  • et à passer 30 minutes joyeuses près des bougies,
  • qu’on soit un homme ou une femme.

Je dis « officiel », car je sais que certain.e.s allument de différentes façons, et qu’il est important de faire ce qu’on peut, de toute façon.

Les deux bénédictions sont:

BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam acher kidéchanou bémitsvotav vétsivanou léhadlik ner chel Hanouka,

BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam chéassa nissim laavoténou bayamim hahem bazéman hazé,

On ajoute le premier soir :

BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam cheHéyanou vékiyémanou véhiguianou lazéman hazé.

Pour alimenter les discussions autour des bougies, les chants, les jeux, voici deux éléments exclusifs de cette année, ainsi que toutes les ressources des années précédentes:

Les essentiels: télécharger la feuille de chant en français, hébreu et translittération ici. Chants de Hanouka   Chants complémentaires de Hanouka

Voir des vidéos sur les chants pour les apprendre ici. Vidéo d’accompagnement des chants de Hanouka et des chants complémentaires

Cru spécial 2020:

Paracha de la semaine et Hanouka ici:

Boker Tov spécial Hanouka:

Deux textes sur les origines de la fête : Hanouka, fête de la lumière universelle,  et Hanouka, fête historique et légendaire
Un petit texte de réflexion: Célébrons les miracles de demain, un article: Hanouka, Hareng, Messie et Liberté, 
Une étude pour réfléchir à notre façon de faire l’allumage: Texte pour embellir l’allumage

Des jeux pédagogiques autour des bougies, disponible sur ce lien.

Des chants de Hanouka avec les paroles en hébreu dans les sous-titres:

youtube https://www.youtube.com/watch?v=c_MUTab2IyM

youtube https://www.youtube.com/watch?v=2TDPLFut7V0

Journée internationale d’étude féministe! réflexions en ces temps pleins de défis – 26 janvier 18h30

 Bonsoir à vous! En cette veille de Hanouka, je souhaite vous parler… De la journée internationale d’étude des femmes, à laquelle je participe cette année. Nous aurons une rencontre par Zoom avec des femmes du monde entier. L’étude sera en français. Mon angle d’approche sera:

Fortes, Fières, Féministes… et juives

Être ce que nous sommes aujourd’hui est loin d’être facile. En tant que juives, en tant que femmes, nos forces sont souvent mis à mal. En quoi notre judéité peut elle nous aider à exister et à faire rayonner le meilleur de nous même ? Nous examinerons différents outils, des pratiques, des objets, des textes d’études, des textes de médiation, pour nous renforcer personnellement et pour contribuer à un changement social en faveur des femmes juives de notre temps.

Le cours prendra en compte les questions spécifiques de celles qui auront rempli le petit document suivant: https://framaforms.org/sondage-journee-detude-1637778459

Je vous transmettrai les informations d’inscription bientôt.

Bonne soirée à toutes et tous, כל טוב

Ce samedi 18h30, rencontre-dédicace autour du livre

Oneg du livre de Rabbin Chinsky

« Des femmes et des dieux »

J’ai le plaisir de vous annoncer notre prochain Oneg du livre, « Des femmes et des dieux », en collaboration avec Kahina Bahloul et Emmanuelle Seybolt.

Samedi 27 Novembre à partir de 18h30, Précédé d’une Havdala

Jem Surmelin, 24 rue Surmelin, 75020 Paris, Métro Pelleport/Gambetta

Rappel : Présentation du pass sanitaire à l’entrée,  Port du masque obligatoire pendant la soirée

Des femmes et des dieux, prochaines rencontres

Bonjour à toutes et à tous,

Le lancement de notre livre se porte bien, il nous donne l’occasion de mettre en avant l’infinie solidarité qui nous lie toutes et tous, quels que soient nos ancrages culturels ou religieux. Je partage ici avec vous nos prochains rendez-vous pour que nous puissions les vivre ensemble, et porter ainsi une parole de paix et de courage. J’ai hâte de vous retrouver également dans tous les autres cadres qui nous permettent d’agir ensemble et de nous construire. A très bientôt.

— A VENIR —

Passage média, Séance de conférences, rencontres et dédicaces :

10 mars (jeudi) – Nice

15 mars, 18h – Creil – 18h

24 mars – Mâcon – 20h

4 mai – Lyon – soirée

8 mai – Toulouse – 12h 17h30

2 juin – Trappes

22 juin – Saint mandé – cordoba

7 juillet – lourmarin ? provence

— LIRE PRESSE / REVOIR / REECOUTER —

9 février – Montpellier

Vendredi 3 décembre, 10h sur radio chalom nitsan par le Rabbin David Touboul lien vers son émission

Jeudi 2 décembre 10h30 – le jour du seigneur (date de diffusion encore inconnue)

Copernic 6 janvier 2022 soirée (à confirmer)

Café des Psaumes Vendredi 7 janvier 2022 11h

26 janvier, zoom, journée internationale d’étude féministe

2 février, Forum 104 lien ici pour inscription en zoom ou en présentiel

Passage semaine 4 et 5

Dimanche 21 novembre Émission à la Télévision Suisse: https://www.rts.ch/audio-podcast/2021/audio/avortement-des-femmes-secouent-leur-religion-25780345.html

Lundi 22 novembre émission sur Fréquence Protestante: https://frequenceprotestante.com/trois-femmes-et-des-dieux/

Lundi 22 novembre I24, Conversation avec Nathalie Nagar https://video.i24news.tv/details/_6283274741001

Lundi 15 novembre – JT de FranceInfo TV de 23h (à partir de la 25e minute https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/franceinfo/21h-minuit/23-heures/jt-le-23h-lundi-15-novembre-2021_4845445.html)

Surmelin 27 novembre 18h30 – Oneg du livre, rencontre dédicace

Passages semaine 3

Mardi 9 novembre – entretien pour Ouest France et pour la RTS

Vendredi 12 novembre – 8h: France 24 cliquez ici

Passages semaine 2:

TV5 Monde, les religions du livre peuvent-elles être féministes 15 mn  ici:  https://information.tv5monde.com/video/les-religions-du-livre-peuvent-elles-etre-feministes

RFI avec Geneviève Delrue 50 mn https://www.rfi.fr/fr/podcasts/religions-du-monde/20211103-trois-femmes-sept-jours-et-dieu

Pour revoir notre passage  » baptême du feu » (si je peux dire 😉 ) à la matinale de France Inter et sur France 5:

Atelier impulsion humaniste

L’humanisme et le féminisme sont au coeur de mes réflexions depuis toujours. Après 16 ans de pratique rabbinique, autant de travail interreligieux et interconvictionnel, et 47 ans de travail personnel, je souhaite partager ces grandes questions d’une façon renouvelée. Dans cette perspective, le projet « Atelier impulsion humaniste » est lancé, et je voulais dés à présent vous en faire part.

Les grands thèmes sur lesquels nous allons travailler sont les suivants, je les envisage dans un esprit de co-création, vos réactions sont donc plus que bienvenues.

Re-découvrir nos identités, Questionner nos héritages, Renforcer nos piliers et nos repères, Partager nos féminismes, Vivre dans nos corps, Accéder à toute notre puissance de penser, Embrasser le sacré de chaque instant.

Les ateliers commenceront en décembre, à raison d’une fois par mois, le format sera bientôt communiqué. Pour être tenus au courant directement par email, remplissez ce petit formulaire.  Les formulations peuvent évoluer, n’hésitez pas à me faire part de votre sentiment et de vos commentaires sous cet article.

Questions sur les commandements

Voici quelques questions pour aborder les commandements, leur aspect structurant et leur implication en terme d’égalité femmes-hommes; Réponses au prochain cours….

  1. Comment dit-on commandement en hébreu ? Citer différents mots qui reprennent cette racine
  2. Comment appelle-t-on les commandements qui s’adressent à toute l’humanité ? Citez-les.
  3. Comment appelle-t-on les dix paroles en hébreu ? citez-les.
  4. Combien de fois les dix paroles sont-elles mentionnées dans la torah ? Où ? chapitres, paracha ? quelle est la plus grande différence entre ces deux versions ?
  5. Que représente le chiffre de 613 ?
  6. Quels commandements ne peuvent plus être appliques aujourd’hui ?
  7. Quels commandements sont relatifs à la terre d’israël ?
  8. Les commandements sont-ils statiques ou évoluent-ils ?
  9. Qu’est-ce qu’un responsum ?
  10. Qu’est-ce qu’un commandement vav de dieu ? citez trois exemples
  11. Qu’est-ce qu’un commandement vav du prochain ? citez trois exemples
  12. Que regroupent les commandements de guemilout hassadim ?
  13. Quels sont les « commandement qui n’ont pas de mesur
  14. Quels sont les commandements « dont le fruit se touche dans ce monde-ci et le fond est gardé pour le monde futur » ?
  15. Quel commandement équivaut à tous les autres commandements ?
  16. Que signifie le commandement de lachon hara ? comment l’appliquez vous ?
  17. Quel est le commandement de kevod habriot ? comment l’appliquez-vous ?
  18. Quel est le commandement de tsaar baalé haim ? quelles questions pose-t-il ?
  19. Quel est le premier commandement de la torah ?
  20. Quel est le premier commandement du judaïsme ?
  21. Croire en dieu est-il un commandement ?
  22. Sur quelles sources s’appuie l’article אמונה באלוהים (יהדות) dans wikipedia, qui soutient que croire en dieu est un commandement ? Cela vous semble-t-il sérieux ?
  23. Qu’est-ce qu’un commandement déoraïta ? citez trois exemples
  24. Qu’est-ce qu’un commandement dérabanan ? citez trois exemples
  25. Quelle est la différence entre un commandement déoraïta et un commandement dérabanan ?
  26. Qu’est ce qu’un commandement positif ? citez trois exemples
  27. Qu’est ce qu’un commandement négatif ? citez trois exemples
  28. Qu’est ce qu’un commandement lié au temps ? citez trois exemples
  29. Qu’est-ce qu’un commandement non lié au temps ? citez trois exemples
  30. Combien y a-t-il de commandements positifs liés au temps, midéoraïta ?
  31. Que dit la michna kidouchin 1 :7
  32. Que pense Maïmonide de cette michna ?
  33. De quel façon le talmud justifie-t-il que les femmes seraient dispensées des commandements positifs liés au temps ?
  34. Que dit le talmud sota 21b
  35. Quelle serait la particularité des commandements positifs liés au temps ? est-ce réellement ainsi ?
  36. Les femmes sont-elles dispensées de la lecture du chéma et des téfilines ? Justifiez
  37. « Rabbi Méir dispense les femmes des tsitsit car c’est un commandement positif lié au temps » que nous apprend cette phrase tirée de la tossefta kidouchin ?
  38. Quelles sont les exceptions à cette dispense ?
  39. La michna roch hachana 3 :8 nous dit : tel est le principe, toute personne qui n’est pas tenu d’une chose ne sort pas la multitude de la main de l’obligation. Expliquez.
  40. Le kidouch est-il un commandement positif lié au temps ? Les femmes en ont-elles l’obligation ? Comment est-ce justifié ?
  41. Peut-on apprendre d’un principe général sur des questions particulières ? Qu’en dit le talmud érouvin 27a
  42. La récitation du birkat hamazon est-elle un commandement ? Les femmes y sont-elles tenues ? comment est-ce justifié ?
  43. Qu’est ce que la tefila, la mézouza et le birkat hamazon ? les femmes y sont elles tenues ?
  44. Si les femmes sont tenues au commandement de la mézouza, ne devraient-elles pas également porter les téfilines ? Justifiez
  45. L’allumage des bougies de hanouka est-il un commandement positif lié au temps ? Les femmes y sont elles tenues ? pourquoi ?

Venir ou Revenir au judaïsme

POUR VOUS INSCRIRE INSCRIVEZ-VOUS A CE SITE, SUR CE LIEN D ABONNEMENT AU SITE RABBINCHINSKY.FR VOYEZ SI LES COURS PUBLIQUES VOUS CONVIENNENT, EXPLOREZ MA CHAINE YOUTUBE, VENEZ VOUS PRÉSENTER A MOI A LA SYNAGOGUE PUIS PRENEZ RENDEZ-VOUS AVEC LE SECRÉTARIAT DE SURMELIN. LES CYCLES COMMENCENT EN SEPTEMBRE, JANVIER ET AVRIL.

On raconte que parfois, des personnes issues des dix tribus perdues retrouvent leur chemin vers le judaïsme dont ils sont issus. Si une personne se présente, il est de notre devoir de l’avertir de ce qu’est le judaïsme puis, si la personne est prête, de l’accueillir, « immédiatement » selon le Talmud (yébamot 47a) et le choulHan arouH.

Dans nos communautés, nous ouvrons les portes de l’étude et de la pratique à toutes celles et ceux qui le souhaitent, dans un programme de deux ans. Au cours de ce programme, nous étudions de façon active, les étudiant.e.s coopèrent dans leur apprentissage, fournissent un travail personnel important, fréquentent la synagogue.

Les quatre piliers de notre programme sont la connaissance, la réflexion personnelle, la pratique, et l’appartenance à une synagogue de rattachement.

Le programme s’appuie sur:

1 – la fréquentation par zoom du cours « Notre judaïsme pour demain », certains lundis de 19h à 20h30. Ces cours sont ouverts à toutes et tous. Plus d’informations ici: https://rabbinchinsky.fr/2021/09/23/cours-notre-judaisme/

2 – la fréquentation par zoom des cours de séminaire régulièrement le lundi soir (calendrier donné à l’inscription).

3 – la présence à la synagogue avant l’office du matin, un samedi par mois.

Les personnes qui veulent intégrer le judaïsme en fin de cycle seront invitées à se présenter à un Beth Din et à s’immerger dans un Mikvé lorsqu’elles seront prêtes.

Pour entrer dans le programme, il est demandé de venir se présenter au rabbin après un office, puis d’envoyer une lettre de motivation au secrétariat (m.szerman à judaïsmeenmouvement.org), puis d’appeler pour prendre rendez-vous avec le rabbin.

Les cycles commencent trois fois par an, en septembre, et janvier et en mars.

Les horaires des offices et de cours publics sont disponibles sur l’agenda suivant: https://rabbinchinsky.fr/about/agenda/

Il est recommandé de s’abonner à ce site, d’y faire des recherches, d’étudier la chaine youtube du Rabbin.

Chabbat Forum

Ce soir rv à 18h30 pour SimHat Torah, RV demain à 10h. Mais d’ores et déjà, nous pouvons penser au cycle des cours qui reprend en octobre. Notre premier thème sera le chabbat.

Le chabbat est un élément central du judaïsme, je propose de partager nos questions et nos réflexions dans vos commentaires sous cet article. Nous pourrons ainsi préparer nos réflexions en général et nos réflexions du cours du 11 octobre. Le chabbat est l’une des pratiques centrales du judaïsme. Pourquoi disons-nous que le chabbat a gardé le peuple juif autant que le peuple juif a gardé le chabbat? Est-ce vrai aujourd’hui? Est-ce vrai pour vous? Le chabbat peut-il également nous porter à l’avenir? Préparons-nos réflexions et regroupons nos pensées ici, sous cet article.

Pour en savoir plus sur le chabbat, je vous recommande la lecture du livre de Abraham Heschel « les bâtisseurs du temps », la lecture des articles relatifs au chabbat dans le Dictionnaire Encyclopédique du Judaïsme, les vidéos permettant de préparer le chabbat à la maison sur ma chaine youtube, la vidéo « faites votre premier chabbat » sur ce lien, la consultation de la liste de questions disponible ici.

et si vous voulez en parler de vive voix, les infos sur le cours sont ici: https://rabbinchinsky.fr/2021/09/23/cours-notre-judaisme/

On ne nait pas humain, on le devient : le temps du changement (dracha Kipour 5782)

On ne nait pas humain, on le devient : le temps du changement

Rabbin Floriane Chinsky http://www.rabbinchinsky.fr

C’est la fin du monde. Les astronomes sont unanimes, dans une semaine, une météorite va s’écraser sur la terre, les banquises vont fondre, le niveau de l’eau va monter, les océans vont envahir toute la terre ferme, seuls les animaux aquatiques pourront survivre. Comment annoncer cela sans déclencher une panique générale ? Tous les médias du monde s’unissent, pour qu’un imam, un pape et un rabbin puissent s’adresser à l’humanité.

Le pape commence : Ne vous inquiétez pas, la rédemption est proche, bientôt, nous rejoindrons le père dans les cieux, nous avons une semuaine pour nous confesser, communier, et nous garantir le paradis. L’Eglise mettra tout en œuvre pour que tout le monde y ait accès, vous pouvez dés maintenant vous inscrire sur l’application « vitemaconfession ». Rendez-vous dans huit jours, aux côtés de Saint Pierre.

L’imam poursuit : Chers coreligionnaires, les cinq piliers nous soutiendrons, déclarons l’unicité de dieu, faisons nos prières, donnons l’aumône, un pèlerinage virtuel à la Mecque est disponible gratuitement sur  pelerinage3D.org, jeûnons pendant les huit prochains jours, et nous nous retrouverons dans les jardins luxuriants du Janna.

Le rabbin conclut : cher.e.s ami.e.s, oui, une météorite va percuter la terre, mais tout n’est pas perdu, nous avons survécu au déluge, nous avons survécu à l’esclavage en Égypte, nous avons survécu à quarante ans dans le désert, à la destruction de deux Temples, aux exils et aux pogroms, nous avons survécu à la choa, nous pouvons survivre, il faut nous mobiliser. Que tous les scientifiques s’associent, que toutes les ingénieures se fédèrent, que les médecins et les chirurgiennes se préparent. Les autres, préparez leurs du café, des boulou et de la soupe de kneidleH, on s’y met, on a huit jours pour inventer la greffe de branchies.

(Il y a quelques stéréotypes dans cette blague, j’espère que les personnes concernées pourront m’excuser. Ce serait utile pour moi en ce jour de kipour, alors qu’un Temple protestant nous accueille) (Vous aviez peut-être déjà entendu cette blague, et cela ne me déstabilisera pas car vous le savez, « qu’est-ce qu’un juif ? Une personne qui t’interrompt au début de ta blague pour raconter sa version qui est meilleure ».)

Cette blague a une pertinence particulière aujourd’hui, même si je tiens à vous rassurer : d’après le dernier rapport du GIEC nous avons un peu plus que huit jours pour changer (qui sera débattu à l’Assemblée Nationale le 22 septembre). Nous avons plus que huit jours, et nous avons déjà commencé au cours des deux années écoulées.

L’humanité, et en son sein le judaïsme, rencontre parfois des crises, qui nécessitent des évolutions fortes, courageuses et drastiques. La spécificité de la pandémie est qu’elle nous a touché.e.s brutalement, nous, toutes et tous, directement. D’autres crises se profilent, qui ne nous atteignent pas encore aussi violemment, les atteintes du droit à l’avortement dans de nombreux pays (et C8 diffuse ce soir même un film américain anti-avortement), la crise climatique (ce soir exactement Greenpeace fête ses 50 ans), la menace des Talibans sur la démocratie, et d’autres. Au cours des deux dernières années, nous avons été aux prises avec des réalités inconcevables, et nous nous sommes adaptés à une vitesse époustouflante. La pandémie et les mesures prises pour la juguler nous ont transformés. Des règles de vie impensables, sont devenues admissibles, nécessaires et souhaitables, nous avons fait des sacrifices inimaginables auparavant, notre perception des sacrifices que nous sommes prêt.e.s à faire ont changé. Après ces périodes d’isolement, nous vivons ce soir un retour si vibrant et si attendu, ce retour également nous transforme.

Nous avons survécu à tout cela, même si de nombreuses blessures demeurent. Qu’apprenons-nous de cette expérience ? Sur notre capacité à changer, sur ce qui nous fait souffrir dans le changement, sur ce qui nous aide, sur notre capacité de réaction et de solidarité dans les crises ? Que savons-nous des blessures qui restent et de la façon dont nous pouvons les soigner ? Pouvons-nous appliquer notre capacité de mobilisation aux autres crises, avant qu’elles ne nous frappent, ou par solidarité, sans qu’elles ne nous frappent personnellement ? Pouvons-nous recycler l’urgence de dernière minute que nous avons vécue pour en faire une urgence préventive ?

Yom kipour est un jour d’anticipation, nous nous mettons face à la perspective du pire pour trouver l’énergie des changements nécessaires. Nous examinons nos actes passés pour les modifier et nous préparer au futur. Si nous mourions demain, quels seraient nos regrets ? Projetons-nous dans l’avenir et les difficultés qui nous attendent, qu’est ce qui nous manquera ? Qu’est ce qui nous aidera ? Revenons au temps présent : que pouvons-nous faire aujourd’hui pour minimiser les difficultés futures et augmenter les ressources. Saisissons-nous de tous les outils, et de ceux de notre tradition, pour créer maintenant ce dont nous aurons besoin demain. Reprenons ces questions jusqu’à demain soir, jusqu’à soukot, jusqu’à simHat torah et tout au long de l’année, pour porter les changements nécessaires.

En tant que communauté juive JEM, nous avons réinventé une convivialité en ligne avec nos cours, certains rendez-vous quotidiens, la diffusion des offices. Que devons-nous garder des créations de cette crise, que pouvons-nous créer de plus, et en quoi voulons-nous revenir aux pratiques du passé ? Et que pouvons-nous anticiper maintenant, pour protéger le futur ?

L’une des choses fortes que nous réalisons, c’est notre rassemblement de ce soir, pour qu’ensemble nous conjuguions nos forces pour réparer le passé autant que possible, vivre intensément le présent et préparer l’avenir. Quelle joie ce soir de voir rassemblés l’AJTM, Surmelin, et de nombreux nouveaux visages pour faire exactement cela, réparer le passé, vivre le présent, et préparer l’avenir. Pour ensemble associer Téchouva, téfila et tsédaka, téchouva – nous renforcer pour repousser l’irréparable, téfila – épancher nos cœurs et harmoniser nos espoirs pour favoriser la résilience après l’irréparable, tsédaka – l’entraide pour nous soutenir et que l’irréparable ne nous mette pas à terre.

Notre tradition nous dit : Vous pouvez changer. Nos communautés MJLF et AJTM ont changé, elles ont su se séparer, se réparer, et se retrouver, nous nous retrouvons ce soir, grâce à la force de tous les créateurs de communauté, les re-créateurs, et grâce à vous présent.e.s ce soir.

Notre tradition nous encourage : oui, le changement est possible, rien n’est irréparable. La plus forte image de cette force de vie qui nous anime est exprimée dans le livre d’Ezekiel. La vision d’Ezekiel nous parle de ce qui ne disparait jamais (les os), de ce qui fait vivre la vie en nous (le souffle) de ce qui nourrit notre force (une parole d’espoir), de ce qui nous relie (les tendons), de ce qui nous protège (la peau) :

Ezekiel 37 1 La main du Seigneur se posa sur moi et le Seigneur me transporta en esprit et me déposa au milieu de la vallée, laquelle était pleine d’ossements. Il me fit avancer près d’eux, tout autour; or, il y en avait un très grand nombre à la surface de la vallée, et ils étaient tout desséchés. Il me dit: « Fils de l’homme, ces ossements peuvent-ils revivre?  » Je répondis « Seigneur Dieu, tu le sais. » Et il me dit: « Prophétise sur ces ossements et dis-leur: Ossements desséchés, écoutez la parole de l’Eternel! Ainsi parle le Seigneur Dieu à ces ossements: Voici que je vais faire passer en vous un souffle, et vous revivrez. Je mettrai sur vous des nerfs, je ferai croître autour de vous de la chair, je vous envelopperai d’une peau; puis je mettrai en vous l’esprit, et vous vivrez; et vous reconnaîtrez que je suis l’Eternel. »

Savoir que ce qui nous fait revivre est de l’ordre du divin, du transcendant, de l’indestructible, voilà le but de l’opération, pour que ce qui semble mort puisse revivre. Ountané tokef nous dit : « Eternel tu ne veux pas la mort des morts, mais qu’ils reviennent à leur puissance de vie » (Ez 18 :32). Lorsque nous sommes morts, épuisés, éteints, kipour et ses textes nous poussent et nous incite : revenez à la vie, rien n’est jamais perdu.

Les rabbins bien sûr sont divisés sur cette question, et le talmud sanhédrin 92b nous propose différentes façons de voir le texte : Rabbi Eliézer dit : les morts que Ezékiel a fait revivre se sont levés et ont chanté un chant et sont morts à nouveau. Rabbi Yéhouda dit : en réalité c’était un exemple. Rabbi Eliézer le fils de rabbi Yossi de Galilée dit : les morts qu’Ezekiel a fait revivre sont montés en terre d’Israël, ont épousé des femmes et ont eu des enfants.

Quelle est la part de l’humour et du sérieux dans ces propos ? Je vous en laisse juges. Mais tous nous disent : il est légitime d’entretenir des visions de retour à la vie, et elles ont une part de réalité, ne nous résignons jamais.

Oui, le changement est possible, c’est ce que nous disons lorsque nous prononçons ces cinq mots que vous connaissez bien : chéma israel adonaï élohénou adonaï éHad (prononçons-les ensemble) soir et matin toute l’année, et de façon solennelle en ce jour de kipour. Ecoute Israël, l’éternel est notre guide, l’éternel est un.

La seule chose qui nous guide, c’est l’éternel, le transcendant, une chose qui nous dépasse, qui ne peut être abîmée, qui nous attend, un point de repère, que l’on peut voir de partout. La poète dit : Pour que ton sillon soit droit, attache ta charrue à une étoile. Notre seul guide est ce qui est éternel et ce qui est unique.

Lisez vos petites cartes et repérez le mot qui est le vôtre. Prononcez-le en français, maintenant. Prononcez-le en hébreu, maintenant.

  1. Ecoute – l’écoute – écouter en nous ce qui est mort, ce qui est vivant, ce qui veut renaitre
  2. Israël – l’identité en mouvement nous souvenir qu’Israël est la transformation de jacob, la réalisation de sa renaissance à lui-même
  3. Adonaï – l’aspiration infinie – rester ouverts à tous les possibles, à l’infini, à la transcendance, à la vie qui nous pousse toujours plus haut
  4. Elohénou – le chemin commun – guidés par une même aspiration, un même guide
  5. eHad – l’unité – en honorant nos différences

Ces mots sont de puissants mots de changement, ils nous tirent vers le haut, soutiennent nos ambitions. Nous les répétons sans cesse, et de ce fait ils sont aussi un socle, un ancrage, une stabilité.

Avec eux, tout est possible. Nous voyons le pire, et nous compatissons, Je suis juif, parce qu’en tous lieux où pleure une souffrance, le juif pleure. Nous voyons le pire mais nous ne nous laissons pas accabler, Je suis juif parce qu’en tous temps où crie une désespérance, le juif espère.  Nous ne nous détournons pas du pire, mais nous continuons inlassablement à construire le meilleur Je suis juif, parce que, pour Israël, le monde n’est pas achevé : les hommes l’achèvent. Je suis juif, parce que, pour Israël, l’Homme n’est pas créé : les hommes le créent. Voici ce qu’écrivait Edmond Fleg en 1928.

Nous écoutons la réalité (chéma), nous nous souvenons de notre identité (israel), nous nous souvenons de notre liberté et de l’infini des possible (adonai), nous restons ensemble autour d’un même guide (élohénou), nous restons unis (éHad). Ainsi, l’impossible devient possible. Par exemple :

  • Refuser de rester dans un confort paradisiaque et choisir de faire face à la dure beauté du monde ? évidemment, il s’agit de ? . (Eve)
  • Faire renaitre une langue après 2 000 ans ? facile. (hébreu, Eliézer ben Yéhouda)
  • Créer une langue qu’on peut apprendre en 150 heures, qui reste vivant plus de 130 ans, et soit parlée par 2 millions de personnes dans 120 pays ? Pas de problème (Espéranto, Zamenhof).
  • Créer une forme d’expression qui permet facilement à toutes de s’exprimer sans violence et la diffuser au niveau international ? easy (CNV, Marshall Rosenberg).
  • Prouver que le rabbinat au féminin est possible, conforme à la halaHa, rester engagée et pratiquante sans s’incliner ni face à l’indifférence de ses collègues, ni face au danger nazi, ni même à Auschwitz ? mais oui. (Régia  Jonas)
  • Elever trois filles en créant un groupe de musique yiddish et en réhumanisant des jeunes de banlieue par la philosophie ? bien sûr (Mano Siri)
  • Enseigner que tout est loi ? (Moïse) tout est amour ? (Jésus) tout est sexe ? (Freud) tout est relatif ? (Einstein)

Des révolutionnaires j’en vois d’autre dans la salle… oui, ah oui, et oui… Qui sait de quoi nous sommes capables ?

Ils ont changé le monde parce qu’ils ont pu contempler la gravité des violences qui les entouraient jusqu’au moment où des solutions leur sont parvenues.

Et si comme eux nous voulons continuer à faire changer le monde, posons-nous la question : comment allons-nous cultiver une telle force? comment allons-nous regarder le désespoir sans renoncer ? et comment allons-nous tenir ce grand écart jusqu’à ce que naisse une volonté créative inégalée ?

Nous sommes ensemble pour cela.

Surmelin/l’Ajtm, les nouveaux/les anciens, les pratiquants/ celles et ceux qui pratiquent autrement, les hébraïsants/les yaourtisans, les jeunes/les jeunes dans leur tête, les juifves/les amis, j’ai oublié quelqu’un ? quelqu’une ?

Alors, à notre coucher comme à notre lever, au début comme à la fin de nos vies, nous pourrons dire sans regret : écoute israel adonai élohénou adonai éHad. Nous aurons formé les juives et juifs, citoyens et citoyennes de demain :

  • Des linguistes et des pacifistes pour créer des langages pour rendre la coopération possible,
  • Des rabbins et des créateurs culturels pour continuer à créer les textes et les célébrations juives de demain,
  • Des prophètes et prophétesses pour parler au-dessus des ossements desséchés pour ranimer l’espoir,
  • Et même des scientifique, les ingénieur.e.s, les chirurgien.e.s, les cuisinier.e.s qui nous permettront de nous greffer des branchies pour respirer dans l’océan, si nécessaire, ou simplement des personnes respectueuses des ressources de la planète, ce qui nous permettra de continuer à respirer par le nez… et à faire entendre nos voix.

Demain soir, à 20h45, nous chanterons ensemble le chéma israel solennel qui conclura cette journée.

Disons-le une dernière fois ce soir, en français, puis en hébreu : écoute israel… chéma israel…