Koulam 6 : Respectez la lune!

La lune et les étoiles, sur un bâteau à voile, et les trois mousquetaires…. euh, non, pardon, je me suis crue dans le poème de Prévert!

Aujourd’hui, dans Koulam, nous parlons du soleil et de la lune, qui étaient égaux. Et effectivement, on s’interroge: Pourquoi la lune serait-elle plus petite que le soleil? Ce n’est pas juste! La raison est donnée dans Rachi et dans le traité talmudique Houlin, et je la partage avec vous dans cet épisode…

Le petit questionnaire amusant est à faire en famille (Cliquez ici), vous permettra de donner la paroles aux plus jeunes comme aux plus philosophes, aux observatrices comme à celles qui ont une bonne mémoire!

Le contenu est humaniste et féministe, je suis en permanence en réflexion sur ces sujets, si vous trouvez des angles-morts dans mon approche, je vous serai très reconnaissante de m’en faire part dans les commentaires. Je pense que les grands comme les petits, juifs ou non, profiteront de ces vidéos. Elles n’apprendront rien aux plus avancés qui connaissent déjà les histoires de base de la Torah ainsi que le B. A. BA. du commentaire.Vous pouvez également vous abonner à ma chaine YouTube, liker et partager cet article, à volonté !

Bonne vision!

Koulam 5 : Accueillir le Chabat

Ce soir, c’est Chabat! Nous parlons ensemble du Chabat, de ce qu’est le travail, de la Torah, et de beaucoup d’autres choses… Le petit questionnaire amusant est à faire en famille, en laissant répondre d’abord les plus jeunes, pour les questions faciles, et à discuter avec les plus grands, le débat est ouvert!

Vos commentaires sont plus que bienvenus, avez-vous fait le test en famille? Vos enfants apprécient-ils? Avez-vous des suggestions? J’en tiendrai compte de mon mieux pour les prochaines vidéos. Bonne journée à toutes et tous!

Le contenu est humaniste et féministe, je suis en permanence en réflexion sur ces sujets, si vous trouvez des angles-morts dans mon approche, je vous serai très reconnaissante de m’en faire part dans les commentaires. Je pense que les grands comme les petits, juifs ou non, profiteront de ces vidéos. Elles n’apprendront rien aux plus avancés qui connaissent déjà les histoires de base de la Torah ainsi que le B. A. BA. du commentaire.Vous pouvez également vous abonner à ma chaine YouTube, liker et partager cet article!

Bonne vision!

Petit jeu-test pour réfléchir ensemble ici: Questionnaire amusant!

Résistez, Faites Chabat!

Nous sommes confinés, et les jours succèdent aux jours de façon indifférenciée. C’est à nous d’introduire de la diversité, du rythme, des rendez-vous! Le confinement peut durer un moment, il se compte en semaines plus qu’en jours, le temps du chabbat permet de donner un rythme à ces semaines toutes semblables. L’enthousiasme du nouveau et de la créativité risque de nous quitter, la pesanteur de la solitude risque de s’amplifier, etc….

 

Koulam 4 : En cas de désobéissance…

« Tout le monde devrait faire comme je veux! » Vraiment? Non, vraiment pas! Lorsque Elohim créée le monde, selon l’histoire de la Torah, la terre ne lui obéit pas ! En quoi la terre fait-elle preuve d’indépendance? De quel façon Elohim réagit-il (ou elle)? C’est ce que nous étudions dans la vidéo d’aujourd’hui!

Vos commentaires sont plus que bienvenus, avez-vous fait le test en famille? Vos enfants apprécient-ils? Avez-vous des suggestions? J’en tiendrai compte de mon mieux pour les prochaines vidéos. Bonne journée à toutes et tous!

Le contenu est humaniste et féministe, je suis en permanence en réflexion sur ces sujets, si vous trouvez des angles-morts dans mon approche, je vous serai très reconnaissante de m’en faire part dans les commentaires. Je pense que les grands comme les petits, juifs ou non, profiteront de ces vidéos. Elles n’apprendront rien aux plus avancés qui connaissent déjà les histoires de base de la Torah ainsi que le B. A. BA. du commentaire.Vous pouvez également vous abonner à ma chaine YouTube, liker et partager cet article!

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Petit jeu-test pour réfléchir ensemble ici: Sondage Framadate

 

 

Koulam 3 : Créer de l’espace!

Avant de créer, il faut déjà faire de l’espace ! De la même façon, pour ceux qui sont ensemble dans un petit appartement, l’espace que nous gardons entre nous en ces temps de confinement est très important, et mérite qu’on y réfléchisse et qu’on en parle. A l’opposé, pour ceux qui sont seuls, il est essentiel de garder du contact, voire, de fixer des rendez-vous téléphoniques réguliers.

Dans la vidéo, nous parlons du deuxième jour de la création et de tout ce que cette histoire nous apprend.

Vos commentaires sont plus que bienvenus, avez-vous fait le test en famille? Vos enfants apprécient-ils? Avez-vous des suggestions? J’en tiendrai compte de mon mieux pour les prochaines vidéos. Bonne journée à toutes et tous!

Le contenu est humaniste et féministe, je suis en permanence en réflexion sur ces sujets, si vous trouvez des angles-morts dans mon approche, je vous serai très reconnaissante de m’en faire part dans les commentaires. Je pense que les grands comme les petits, juifs ou non, profiteront de ces vidéos. Elles n’apprendront rien aux plus avancés qui connaissent déjà les histoires de base de la Torah ainsi que le B. A. BA. du commentaire.Vous pouvez également vous abonner à ma chaine YouTube, liker et partager cet article!

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Petit test on-line à faire en famille ICI: 8 questions simples et/ou amusantes

Partagez ici vos commentaires, je les prendrai en compte pour la vidéo de demain!

Koulam! Du chaos à la parole!

Parfois, c’est le chaos, puis on en parle, et cela remet de l’ordre dans notre réalité. Cette histoire, c’est la nôtre, et c’est aussi l’histoire de la Torah, au tout début! Cette petite vidéo évoque le test d’hier et raconte le premier jour de la création du monde. Vos commentaires sont plus que bienvenus, avez-vous fait le test en famille? Vos enfants apprécient-ils? Avez-vous des suggestions? J’en tiendrai compte de mon mieux pour les prochaines vidéos. Bonne journée à toutes et tous!

Je pense que les grands comme les petits, juifs ou non, profiteront de ces vidéos. Elles n’apprendront rien aux plus avancés qui connaissent déjà les histoires de base de la Torah ainsi que le B. A. BA. du commentaire.

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Petit test on-line à faire en famille ICI: 8 questions simples et/ou amusantes

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Koulam! Les histoires de la Torah pour petits et grands…

Bonjour à toutes et tous!

Puisqu’on a du temps en intérieur, je tente une nouvelle petite série de vidéos à regarder seuls ou en famille, pour tous les âges. Elle est accompagnée d’un petit test amusant, avec des questions plus ou moins simples, en principe les petits doivent pouvoir répondre à l’une ou l’autre question, vous pouvez faire de ce test un jeu collaboratif familial!

Le contenu est humaniste et féministe, je suis en permanence en réflexion sur ces sujets, si vous trouvez des angles-morts dans mon approche, je vous serai très reconnaissante de m’en faire part dans les commentaires.

Je pense que les grands comme les petits, juifs ou non, profiteront de ces vidéos. Elles n’apprendront rien aux plus avancés qui connaissent déjà les histoires de base de la Torah ainsi que le B. A. BA. du commentaire.

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Petit test on-line à faire en famille ICI: 10 questions simples et/ou amusantes

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Coronavirus et PikouaH néfech

Le Lévitique nous parle des commandements « que l’être humain pratiquera et par lesquels il vivra ». La vie passe avant tout. Le traité Yoma (84b) fonde par exemple l’OBLIGATION de TRANSGRESSER le chabbat lorsqu’on SUSPECTE que cela pourrait sauver une vie. L’idée est que la personne transgressera un chabat mais pourra de ce fait permettre à une autre personne de célébrer de nombreux autres chabatot.

Que nous ayons tous et toutes de nombreux chabatot à célébrer!

Pour l’instant, la pandémie du coronavirus est à un point critique en France, il est essentiel de limiter sa propagation.

Pour ces raisons, autant que possible ABSTENEZ-VOUS DE VENIR A LA SYNAGOGUE, faites les offices chez vous, idéalement avec quelques amis, en petit nombre. office du vendredi soir ici, office du samedi matin ici. ABSTENEZ-VOUS des rassemblements publics. Drachot sur la paracha sur le site youtube de Judaïsme en Mouvement et sur ma chaine.

LAVONS-NOUS les mains, comme notre tradition l’a toujours souligné, mais avec les précautions appropriées aux connaissances modernes: bénédiction « al nétilat yadaim » avant de manger et « acher yatsar » après être allés aux toilettes, mais bien évidemment également selon les prescriptions suivantes:

QUAND?

  • Avant et après chaque repas ;
  • Avant et après être allé aux toilettes ;
  • En sortant des transports en commun ;
  • Après avoir éternué, toussé ou s’être mouché ;
  • Après avoir caressé un animal
  • Après avoir touché une surface potentiellement infectée ( le virus reste quelques heures sur les surfaces lisses, quelques jours sur le surfaces poreuses).

COMMENT?

  • Mouillez vos mains et appliquez du savon ;
  • Grattez les paumes avec vos ongles ;
  • Bien frotter entre vos doigts ;
  • Bien frotter vos pouces ;
  • Frottez-vous les mains l’une contre l’autre pendant 15 à 20 secondes ;
  • Rincez-vous les mains sous l’eau du robinet.
  • Évitez de toucher d’autres surfaces contaminées.

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La Paracha Ki Tissa nous parle d’idolâtrie, c’est à dire de confusion entre l’essentiel et l’accessoire. L’essentiel, c’est la protection de la vie, l’héroïsme, consiste à prendre les bonnes mesures au bon moment, hauts les coeurs! chabbat chalom שבת שלום

Mon discours de cet après-midi au Zénith

J’ai eu la chance m’exprimer au Zénith avec l’association Eklore cet après-midi. Voici les quelques mots que j’ai prononcés, merci aux organisateurs et à toutes les personnes présentes et à leurs réactions chaleureuses

Journée internationale des droits des femmes… car on a tendance à oublier que les femmes ont des droits ! Il faut un jour spécial, pour le rappeler à toutes, à tous, à nous-mêmes ! C’est sidérant ! Et pourtant, nous en avons besoin, tellement tellement besoin.

Car, et je vous le dis en tant que Rabbin, nous sommes beaucoup trop croyantes :

  • Nous croyons qu’ « une femme ne peut pas être forte » ? Si, elle peut, et de toutes les façons qu’elle choisira.
  • Qu’ « une fille débrouillarde est un garçon manqué » ? Non, c’est une fille débrouillarde.
  • Que « si je raconte, personne ne me croira » ? si, on veut te croire.
  • Que « si je raconte, tout le monde va m’en vouloir » ? Non, on ne t’en voudra pas, ni de ton silence, ni de ta parole, c’est toi qui décides.
  • Que « une petite blague (sexiste) ne fait de mal à personne », si, elle fait du mal, beaucoup de mal.
  • Que « les femmes qui crient sont hystériques » ? Non, elles sont en colère, nous sommes en colère, c’est un droit, c’est un devoir, La colère juste nous honore.

Toutes ces croyances, et beaucoup d’autres, doivent être remises en question.

Le religieux doit servir à désacraliser les croyances passées, pour les réexaminer, et trouver de meilleures solutions. Le vrai sacré, c’est le respect.

C’est en tant que rabbin que je dis aux femmes, à tous les stades de la vie : vous avez votre place.

  • Je dis aux jeunes filles de 12 ans pour leur bat mitsva : c’est vous qui dirigez l’office.
  • Je dis aux femmes en deuil : vous avez toute votre place dans la cérémonie

La société est comme une étoffe tissée de chacun de nos actes, comme ce vêtement (le Tallit).

  1. La culture du viol est comme une étoffe tissée de chacun des actes d’inégalité.
  2. La culture du respect est comme une étoffe tissée de chacun de nos actes de liberté.

Chaque fil est important, chaque acte est important, les petits, les grands, tous.

  1. Couper, user, élimer, déchirer, tous les fils de la culture du viol Déchirer la culture du viol, à chaque occasion, rapidement. Et si elle résiste, on se lève, on se casse, on reviendra avec des ciseaux.
  2. Tisser, renforcer, protéger, consolider, la culture du respect : Renforcer l’étoffe de la dignité, nous en vêtir et lorsqu’elle glisse de nos épaules (car elle glisse) la réajuster, encore et encore et les unes pour les autres.

Voici un tallit il est le symbole juif de la responsabilité. Dans ma synagogue, et dans la majorité des synagogues du monde (mais pas en France) : les femmes et les hommes portent ce tallit à égalité.

Ce tallit, quand on le voit, nous rappelle que nous sommes toutes « à l’image de dieu », investies d’un pouvoir de création sociale, fortes. Nous sommes des tisseuses ! fabriquons-nous des « vêtements de splendeur ».

 

Avant de conclure, un message pour tous nos partenaires masculins conscient que l’égalité n’est pas un « problème de femmes » mais notre problème à toutes : Merci, et chapeau.

Une petite précision : j’ai tout dit au féminin, mais vous étiez totalement dans mes pensées, c’était ainsi que l’enseigne la bonne grammaire française, du féminin INCLUSIF.

En tant que rabbin, mes derniers mots seront :

Yéchar koaH, que votre force continue à se projeter droit en avant.

L’appel: Nos filles sont des Rois

Parmi mes dernières publications dans l’appel, cet article, qui développe le thème de ma vidéo « Sur un pied », sur la paracha Choftim.

Voici le texte de l’article publié dans l’Appel:

Nos filles sont des rois !

Cette expression utilisée en titre est-elle provocatrice ? Si oui, pourquoi ? Est-ce une provocation « grammaticale » ou une provocation de « valeurs » ? Est-ce une provocation parce que « nos filles devraient être féminines » alors que les personnes au pouvoir devraient ne pas l’être ? Quelle est la part des préjugés ? Et que signifie « être féminine » ?

Si Eve est notre inspiratrice, cela signifie observer, juger, prendre des décisions et exercer son pouvoir de conviction. Mais si Eve devient un contre-exemple, la féminité consiste à s’obliger à ne pas observer, ne pas juger, ne pas prendre de décision, ne pas convaincre ! Les violences de couple se nourrissent de ce type d’idéologies. L’interprétation que nous faisons de l’histoire d’Eve, de toutes les héroïnes bibliques, de tous les textes sacrés, engage notre responsabilité. L’interprétation tue ou fait vivre. « La mort et la vie dépendent du langage. »  (Prov. 18 :21)

A l’heure du « Grenelle des violences conjugales » en France, il est essentiel de mettre en lumière les influences cachées de notre système de pensée, « sous-entendus » de nos paroles et de nos actes. Le La paracha « Des juges », dans le Deutéronome que nous lisons en ce moment, fait écho à ces questions en évoquant le pouvoir, l’exercice de la justice, la guerre. Plus la hiérarchisation intervient dans la société globale, plus elle se répand dans les foyers. L’homme dominant ou envieux de son chef transpose ce modèle vis-à-vis de sa compagne. Au contraire, l’homme libre veut une partenaire libre. La Torah est très moderne dans son appel à la méfiance contre l’autoritarisme.

Oui, la pression sociale peut convaincre le peuple d’adopter un roi (deut.17 :14s). Mais non, ce roi ne sera pas omnipotent, il devra « faire partie de ses frères », il ne creusera pas les écarts sociaux et « il n’accaparera pas trop d’argent et d’or », il ne devra pas essayer d’imposer sa force guerrière et « multiplier les chevaux », il ne devra pas agir de façon arbitraire mais il devra « écrire une copie de cet enseignement, qui sera avec lui et dans laquelle il lira tout au long de sa vie ». Un leader, oui, un oppresseur, non. La monarchie constitutionnelle de la Torah est favorable à une société relativement égalitaire entre les hommes. Entre les hommes, oui, mais avec les femmes ? pas encore.

Le langage même de cette loi d’égalité trahit la violence sexiste de l’époque. En effet, le roi ne doit pas non plus « avoir de trop nombreuses femmes ». L’intention est bonne, la formulation est offensante. A l’époque « posséder » des femmes est un moyen d’exhiber son pouvoir et d’entériner des alliances politiques. Le roi ne pense pas à « s’allier à une femme » et à « apprendre d’une relation ». Le roi doit dés cette époque être exemplaire dans sa relation à la loi, mais pas encore dans sa relation à une partenaire.

La lecture de la Torah à la synagogue se fait en présence d’un Minian, d’un quorum de dix personnes, qui prend la responsabilité de la réinterprétation de ces textes. Nous lisons, par désir de comprendre les forces progressistes de ce lointain passé ; nous réinterprétons, pour encourager les forces progressistes d’aujourd’hui. Telle est du moins ma tradition familiale, et l’approche d’étude juive dominante dans le monde.

Ce travail de compréhension et de réinterprétation est notre responsabilité à toutes et à tous. « L’inégalité des sexes unifie les religions par-delà leurs différences : les principes généreux n’ont pas fait le poids par rapport aux structures sociales déjà existantes », nous dit l’historien Ivan Jablonka.

Il est temps de dégager nos traditions de pensée de l’influence de ces « structures sociales déjà existantes » et de les rendre à leurs « principes généreux ». Le « roi hébreu » devait respecter « ses frères », les figures d’aujourd’hui doivent respecter « leurs sœurs » en égales. Les reines n’étaient que les épouses des rois. Pour que nos filles règnent directement sur leurs propres vies, c’est donc en français le mot « roi » qui est approprié. Dans la Torah, Saraï, « la petite princesse d’Abraham » a besoin du soutien de Dieu pour être rétablie dans son nom réel, « Sarah », la Ministre. A nous tous de soutenir de tout notre cœur et de tout notre pouvoir notre souveraineté personnelle, et celle de nos sœurs. Hauts les cœurs !