Le sourire de Bonna ne disparaitra jamais

Bonna Devora Haberman, fondatrice de Women of the Wall, est décédée avant hier. Pour ceux qui souhaiteront faire connaissance avec son oeuvre, sa mémoire sera une bénédiction.

Avatar de Floriane ChinskyLiberté juive

Il doit y avoir quelque part une source secrète.
Toute personne qui s’y abreuve trouve le sens de sa place dans le monde et la sérénité dans son rapport à l’autre, aux autres, aux atrocités du monde, à ses beautés.

Je pense que c’est dans cet endroit de félicité que Bonna est allé chercher ce grand sourire gourmand irrésistible qui semblait toujours vous dire que votre présence et ce moment était un délice.
« Accueille tout l’humain avec un visage bienveillant »

Ce sourire qui alternait avec un visage sérieux et concentré, concerné par les souffrances et les injustices auxquelles elle s’adressait.
Ce qui était, était et ce qui devait changer, le devait.
A partir de ce constat, les limites de l’impossible dans la pensée disparaissait.
J’imagine que les collines bondissaient comme des béliers, les montagnes comme des agneaux.
Ce qui était possible au delà de nos croyances se réalisait.

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Sur un pied… Une série de vidéos sur la paracha de la semaine

Bonjour à tous,
Vous l’avez vu sur la page facebook du MJLF-est: Nous avons désormais une vidéo hebdomadaire qui permet de s’interroger sur la paracha de la semaine…
La playlist est disponible ici, sur ce lien.

Voici la vidéo de lancement, bonne écoute, et partagez vos commentaires!

Les vacances – Une étape décisive!

L’année scolaire s’est achevée, avec ses malédictions, les vacances commencent, avec leurs bénédictions! (voir « aHot Kétana », cette magnifique prière d’entrée dans l’année nouvelle juive).

Chaque étape de la vie est l’occasion d’intégrer de nouvelles pratiques susceptibles de nous rendre la vie plus belle.

Comment profiter des vacances?
Ces moments de tranquillité permettent de renforcer les liens familiaux et filiaux, de mettre en place de bonnes pratiques relationnelles qui renforceront la base d’amour si fondamentale pour que nous soyons en mesure de guider nos enfants tout au long de l’année.

Au cours de nos réflexions de ce matin, au cours « Le judaïsme, un atout pour l’avenir de nos enfants », nous avons envisagé deux directions.

1 – peaufiner le quotidien…
La première et de profiter du calme des vacances pour mettre en place des éléments pédagogiques et des habitudes de vie auxquelles nous aspirons. D’un point de vue juif, on peut commencer un allumage des bougies du chabbat, apprendre quelques chants à partager à cette occasion, commencer à lire un livre qui raconte la paracha de la semaine… On peut chaque semaine prévoir un temps pour chercher un jeu de société à ouvrir et à tester spécialement le chabbat suivant. Ces jeux pourront ensuite marquer joyeusement les chabbatot tout au long de l’année à venir. On peut profiter de l’été pour préparer des sets de tables spécifiques pour chacune des fêtes juives à venir, apprendre des chants, adopter des défis pour réviser son hébreu…

2 – se préparer à une transformation téchouvatesque!
La seconde façon de mettre à profit les vacances consiste à préparer plus spécifiquement les fêtes de Tichri. Roch hachana, Kipour, Soukot et SimHat Torah sont des fêtes de fondation et de re-fondation, sur lesquelles on peut s’appuyer sans modération !
Ces fêtes permettent un renforcement entre les valeurs de la maison et les valeurs de la culture juive. Ce n’est pas simplement nous qui demandons à nos enfants de travailler leurs qualités humaines. C’est la communauté juive dans son ensemble qui s’inscrit dans un processus de Téchouva, de retour à soi-même, de culture du meilleur de soi-même.

Les notions de Tichri peuvent sembler abstraites. Pourtant, chaque âge a sa propre porte d’entrée dans cette belle dynamique. Nous étudierons cela au fil des semaines à venir…

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Par ailleurs, toutes les idées sont les bienvenues ici, n’hésitez pas à les partager, je serai toujours heureuse de vous répondre…

D’ici-là, très bons préparatifs pour vos vacances à venir, pour qu’elles soient fondatrices de bons moments à prolonger tout au long de l’année…

Les religions et le sens de la vie, conférence interreligieuse féminine!

Contact: Michel Haim: 06 09 28 29 19cordoba

L’antichoa

Yom Hashoa. Le jour de l’extermination.

Aujourd’hui, ce 15 avril 2015, ce 26 nissan 5775, nous sommes ici, nous sommes vivants, nous sommes ensemble, nous sommes debout face au passé.
Je suis ici en tant que française, au premier plan de cette extermination des enfants français, perpétrée par un gouvernement français, commémorée dans ce square du XXe arrondissement.
Je suis ici en tant que juive, en tant que Rabbin, qui tente d’accueillir les blessures des rescapés, des enfants de rescapés, et notre blessure dans notre besoin de sécurité, notre terrible perte en termes d’identité, en tant que personne qui essaye d’aider à réparer un peu le vide identitaire.
Je suis ici en tant qu’humaine qui s’interroge : Que peut-être l’humanité après la choa ? Que reste-t-il de nous ? Ce poids du passé nous attire vers la terre, nous attire vers le gouffre. Il continuera à nous attirer jusqu’à ce que nous l’ayons résorbé.
Les événements du monde d’aujourd’hui, les génocides du 20e siècle et ceux qui se déroulent en ce moment même nous le crient en face : le poids de la choa n’est pas résorbé, le trou noir créé par cette arme de destruction massive de l’humanité est encore là et nous attire à lui.
Et pourtant nous sommes là, et nous sommes ensemble, et nous sommes debout, et ceci est un acte d’une très grande puissance, c’est un très grand remède, un puissant signe d’espoir, le début d’une route vers la lumière. Le début.

Le programme du régime nazi était de détruire l’identité juive. Il a réussi à précipiter l’humanité dans le gouffre.
En s’attaquant à des enfants, le nazisme s’est attaqué à l’enfance toute entière.
En s’attaquant à des humains dans leur droit à la différence, le nazisme a détruit l’humanité.

Car le propre de l’humain, c’est la différence.
L’humain n’est pas un robot, son identité n’est pas une égalisation. Quand des humains se réunissent, ils forment un groupe d’individus, pas un corps, pas une totalité dans laquelle l’humain devrait se fondre, se dissoudre, disparaitre en fumée.
En réduisant des êtres humains, des enfants, à une chose qu’on peut brûler, Hitler a nié cette chose en plus qui nous anime et qui fait de nous plus des objets. Il a voulu nous fondre en un seul monstre dont il aurait la tête, unis dans l’adoration et dans la terreur.

Le nazisme ne s’est pas attaqué à n’importe quelle identité.
Il s’est attaqué au judaïsme.
En faisant cela, il touchait le point sensible de toutes les identités « autres ».
Le judaïsme, sagesse minoritaire en occident comme en orient, représente de tout temps l’altérité, l’Autre, Celui qui est solidaire, mais pas identique, celui qui ne se laisse pas convertir. Le judaïsme est l’autre dans l’espace.
Le judaïsme, sagesse antique, est également une tradition mère pour la chrétienté et pour l’Islam. Il représente le temps, l’histoire, la paternité, la filiation. La tentative d’assassinat du peuple juif, c’était un parricide. Le judaïsme est l’autre dans le temps.

Le judaïsme est un fervent défenseur de l’individuation.
Le symbole juif de la filiation, le symbole juif de la liberté et de l’indépendance de nos enfants, c’est la circoncision.
Par la circoncision, nous affirmons que nous sommes plus que nos corps, c’est nous qui façonnons notre être. Notre liberté va jusque-là.
Par la circoncision, nous affirmons que nos bébés ne nous appartiennent pas, ils sont avant tout dans l’alliance avec le créateur, ils ne sont pas nos choses, mais des acteurs libres.
J’ai appris récemment que dans l’enfer même des camps, dans le lieu de l’annulation de l’identité, certains déportés ont effectué des circoncisions. Le bébé allait mourir sous la main d’hitler, mais il était vivant et libre. Ces déportés en sursis devaient affirmer que la dignité humaine passe avant tout aucune vie n’est possible sans le droit pour l’individu de choisir qui il veut être, et de pouvoir ainsi faire le choix de la différence.

Alors je demande ce qu’est la choa. Et je sais que je ne peux pas en parler, car je ne peux pas l’appréhender, je n’arrive pas à me représenter ce qu’a pu être ce gigantesque assassinat programmé, et si j’y arrivais, je sais que je ne pourrais plus me tenir debout.
Et, je me tourne vers la question inverse : Qu’est-ce que l’anti-choa.

La choa, c’est la hiérarchisation des races. L’anti-choa, c’est dire que nous vallons tous autant.
La choa, c’est la volonté d’égaliser l’humain. L’anti-choa, c’est valoriser le génie propre de chacun.
La choa, c’est la terreur. L’anti-choa, c’est la paix et la liberté.
La choa, c’est la théorie du bouc émissaire, c’est dire c’est la faute des autres. L’anti choa, c’est quand j’assume mes responsabilités.
La choa, c’est nous considérer comme les bons et les victimes, l’anti choa, c’est nous considérer comme des acteurs responsables.
Car oui, les nazis ont pu faire croire à de nombreux citoyens qu’ils étaient les victimes, et qu’attaquer des femmes et des enfants, des artisans et des médecins, et les assassiner constituait une légitime défense.
La choa, c’est détourner le regard, l’anti choa, c’est voir en face le risque du mal, même quand il est en nous, et le canaliser.
La choa, c’est dire qu’un être humain ne vaut rien, l’anti-choa, c’est donner à chacun le sens de sa dignité.
La choa, c’est monter les uns contre les autres, les aryens contre les juifs, les collaborateurs contre la population. L’anti-choa, c’est travailler les uns avec les autres, c’est travailler là où notre action est bénéfique pour tout le monde.
La choa, c’est la confusion, l’anti choa, c’est la liberté d’être, la sagesse d’accepter les générations, la distinction.

L’anti choa, c’est t’aimer parce que tu n’es pas moi, c’est faire confiance à ta liberté.
Car, comme le dit ce proverbe qui reprend l’article 4 de la déclaration des droits de l’Hommes de 1798 : la liberté des uns commence là ou s’arrête celle des autres, il faut des limites.
La liberté exige des limites. Mais pas les limites du totalitarisme, pas les limites patriarcales « travail, famille, patrie ». Des limites qui libèrent, celle qui fondent le contrat social, « liberté, égalité, fraternité ».

Ainsi, je veux également dire que la liberté des uns commence là où COMMENCE celle des autres. Si ta liberté ne commence pas, la mienne est en danger, car celui t’oppresse me menace également.

Ce jour est celui de la commémoration.
La Choa a été une perte indicible pour le peuple juif, une atteinte dans nos corps, dans nos familles, dans notre dignité, dans notre identité, dans nos croyances, car comment croire en Dieu et comment croire en l’humanité après un tel chaos ?
Merci d’être là avec nous, votre amitié nous soutient dans notre humanité que nous devons continuer à cultiver en cette époque de violence.

Merci du fond du cœur, a notre maire du 20e, Madame Frédérique Calendra qui a permis à cette commémoration d’avoir lieu ici cette année encore, merci à Florence de Massol qui la représente ici, merci aux représentants des religions bouddhistes catholique musulmanne protestante et adventistes, merci aux communautés juives libérales, massorti et orthodoxes qui sont avec nous et merci aux représentants des associations et en particulier de la LICRA. Merci du fond du coeur à Marc Wluzcka qui a porté cet événement à bout de bras, ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué à l’organisation.

La choa a été un renversement de l’identité humaine, merci à tous, de nourrir cette humanité par le courage face au passé, ici, au square Edouard Vaillant, en l’année du centenaire de sa mort, en ce lieu symbolique, en ce temps symbolique.

Un jour, il le faut, la choa nous semblera lointaine, toutes ses conséquences seront neutralisée, toutes les idées qui l’ont amenée seront réfutées, les sentiments qui l’ont permise n’existeront plus.
La braise des génocides sera éteinte.
Ce jour, nous fêterons ensemble notre libération en tant que juifs, oui, et en tant que Français, oh oui ! et en tant qu’humains.
D’ici-là je formule le vœu que nous soyons toujours plus nombreux, ici, square Edouard Vaillant, en ce jour, le jour de Yom Hashoa, pour prendre la mesure de cette horreur qui a voulu réduire 6 millions de personnes à une condition d’objet, qui a nié la conscience qui fait de chacun de nous un être humain. Cultivons toujours cette conscience.

Houlin – Traduction du texte sur le lait et la viande

Houlin bassar béHalav

Houlin bassar béHalav

5 ingrédients pour la recette de votre seder…

Quels seront les ingrédients de votre seder? De la pensée? De la tradition? De la pédagogie? Du midrach? De la projection vers le futur? Un peu de tout cela? Voici quelques documents à télécharger et à utiliser à votre convenance…

Bons préparatifs!

1 – textes de pensée et d’explications:

Ouvrir la porte à l’inattendu            André Néher, L’Exil de la parole p.58 et s.
Description du plat du Seder          Léo Cohn
Alors seulement assez pour nous !        Edmond Fleg
Renoncer au Hamets, renoncer à la violence      Floriane Chinsky
14 étapes pour une libération            Floriane Chinsky
Tout ce qui me suffit         Floriane Chinsky

Vous pouvez télécharger ce document à imprimer sur ce lien: pensées pour pessaH

2 – texte de la hagada

Sur le lien suivant: telecharger ici

3 – un document en translittération pour que chacun puisse suivre:

Chants du seder

4 – un midrach illustré: différentes visualisations des 4 enfants à imprimer pour que vos invités de tous âges et de toutes origines puissent discuter des différences entres les êtres humains et également de nos points communs:

4-enfants

5 – un tableau pour compter le Omer et avancer pas à pas jusqu’à Chavouot

compter le omer

Le bonheur de faire connaissance…

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Le Comité Interreligieux de la Famille Franciscaine était avec nous ce vendredi, représenté par 4 de ses membres, de tradition soufie, bouddhiste et catholique. Ce dimanche, nous avons pu écouter des musiques de différentes origines spirituelles au Palais de la femme, armée du Salut. Peu à peu les liens se créent, nous apprenons à nous connaître, et nous continuerons dans ces directions. Le prochain rendez-vous sera le vendredi 17 avril. Nous aimerions faire la connaissance de personnes ayant des engagements religieux ou philosophiques très pluriels, n hésitez pas et permettons à nos amis de rencontrer nos diversités!

Fabriquer du sacré, sans jamais se sacrifier ! Paracha Vayikra

Nous aimons nous sentir généreux et altruistes, agir seulement dans l’intérêt du bien, mais nous n’y arrivons pas toujours.
La paracha Vayikra nous parle des sacrifices, ces actes qui doivent nous permettre de « rattraper nos erreurs ».
Pourtant, nous nous souvenons que les premières offrandes et les premiers sacrifices ont mené au premier meurtre, au premier fratricide. Caïn, l’initiateur de la première offrande, a tué son frère Abel, justement à cause de « guerres d’offrandes ».

Alors, le sacrifice nous mène-t-il au pardon de la faute, comme le dit Vaykra, le lévitique, ou à la faute suprême, comme le dit la Génèse ? Les offrandes à Dieu amènent-elles la paix ou bien la guerre ?
Ces questions sont plus que jamais d’actualité.
Les sacrifices servent-ils à quelque chose, et si oui, à quoi ?

Lorsque les pirké avot disent « le monde repose sur trois choses », les trois choses mentionnées sont (selon chimon hatsadik): Torah, Avoda, Guémilout Hassadim.
Torah, l’étude, la guémilout Hassadim, le fait de faire du bien autour de soi et la Avoda.
על שלושה דברים העולם עומד–על התורה, ועל העבודה, ועל גמילות החסדים

Qu’est-ce que la Avoda ? Il s’agit du « service », de ce que nous faisons « pour Dieu », du culte que nous faisons au temple à l’époque où il existait et le « service du cœur », la prière, que nous chantons ensemble à la synagogue à notre époque.
Le monde reposait sur les sacrifices et repose sur le service du cœur qui l’a remplacé.

Les sacrifices au temple avaient des objectifs divers : Les olot marquaient les transitions de la vie, les naissances, les conversions, les guérisons… Les chélamim étaient les offrandes festives, consommées par toute la famille au temple. Les Hatat étaient amenée pour tourner la page après avoir commis une faute. Le acham s’adressait aux réparations, en plus des offrandes quotidiennes qui permettaient aussi aux prêtres de se nourrir.

Aujourd’hui encore, nous avons besoin de marquer les transitions, d’investir dans les fêtes en famille et entre amis, de réparer nos erreurs, de nous pardonner, et de faire vivre nos maîtres, nos enseignants, nos penseurs et nos thérapeutes et médecins.

Cela nous permet de nourrir à la fois le bonheur et la précision morale.
Cela nous permet de rendre nos vies sacrées, sacer-fere, dans toutes leurs dimensions, joyeuses et douloureuses.
Cela nous rapproche, karev, de nous-mêmes et des autres.

Se sacrifier, c’est se mettre dans une position de faiblesse, et peut-être aussi attendre des autres une reconnaissance, se mettre en état de victime, pousser les autres à une condition de persécuteur ou de sauveur, le trio infernal et fluctuant que démonte la théorie des jeux de l’analyse transactionnelle. Le « sacrifice » victimaire appelle le meurtre ou le suicide, comme dans l’histoire de Caïn et Abel, comme les meurtriers sacrifiés qui commettent des attentats.

Faire un Korban, ce n’est pas sacrifier quoi que ce soit, faire une offrande, ce n’est pas perdre quelque chose. C’est établir une proximité à travers le marquage des transitions de la vie, à travers la consommation de repas ensemble, à travers le rapprochement avec nos valeurs.
Notre tradition refuse le sacrifice au sens martyrologique du terme et nous invite au contraire à nous rapprocher, à faire des kornanot.

Puissions-nous toujours agir dans la liberté en rendant nos vies sacrée, avec l’aide de la merveilleuse pensée de notre tradition.
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Alors interrogeons-nous. Qu’est-ce qui aujourd’hui nous permet de nous rapprocher ? De nous rapprocher de notre idéal moral en réparant nos faiblesses ? De nous rapprocher de nous-mêmes en nous pardonnant nos faiblesses ? De nous rapprocher des autres en partageant des moments de joie avec nos proches, et avec les « étrangers » ceux qui sont un peu moins proches et peuvent avoir besoin eux aussi de notre chaleureuse amitié ?
La table familiale est censée remplacer l’autel depuis la destruction du temple. Lui donnons-nous cette fonction ? Suffit-elle à nous rapprocher ?
La prière est réputée remplacer le service des offrandes au temple. Arrivons-nous à l’investir de cette façon ? Y aurait-il d’autres choses à faire ?
L’étude nous permet-elle de nous élever comme nous le voudrions ? L’écoute attentive d’un rabbin suffit-elle à nous redonner courage ?
Que pouvons-nous faire pour ne jamais être des victimes, mais toujours des personnes qui prennent en main le caractère sacré de chaque instant de notre vie ?
Voici quelques questions à partager…

Un peu de douceur interconvictionnelle ce chabbat

Chers membres,

Notre communauté tient au dialogue, nous aimons apprendre les uns des autres.
Le CIFF est un groupe interconvictionnel engagé, une « fraternité » qui regroupe des personnes de convictions chrétiennes, musulmane, sikh, bouddhiste, et juive.
Des liens d’amitié les liens à notre synagogue et nous avons beaucoup à apprendre de leur expérience.
Ce vendredi nous aurons un dîner chabbatique en leur compagnie. Au programme: des chants, de l’amitié, et des échanges sur ce que signifie pour nous la découverte de l’autre.
Encore un petit pas vers plus de compréhension mutuelle….
Apporter un plat salé (sans viande) ou sucré + une boisson. Coordination des apports auprès de Catherine Klein (klein10cat@gmail.com ou 06 63 22 29 59)