Aime ta prochaine comme toi-même

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, je partage cet article publié dans le tout nouvel exemplaire des Cahiers Bernard Lazare. Bravo à l’équipe des cahiers pour ce très beau numéro.

Bonne fête à toutes celles et ceux qui tiennent à leur liberté!

L’humanisme postule la liberté de chacun de se déterminer, de se définir et de se redéfinir, en mettant en œuvre sa liberté personnelle, sa capacité d’évoluer et sa capacité d’être en relation avec les autres. L’humanisme postule forcément la liberté de chacune, au même titre que celle de chacun.

Dans une conception juive, l’humanisme peut être formulé par la merveilleuse pensée de Hillel (Babylone, Terre d’Israël, -Ie s.) « Ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain, ceci est absolument toute la Torah, le reste, ce sont des commentaires alors maintenant, va les étudier sérieusement. » Cette phrase n’est pas seulement édifiante. Elle est la base de tout le judaïsme rabbinique, qui repose sur deux piliers : l’action et l’étude. Ces deux piliers se déclinent en trois modes : moi, toi, nous. Cette affirmation est humaniste parce que l’étude nous encourage à être libres dans notre pensée et que la pratique nous incite à être cohérents dans nos actions.

Contexte

Les femmes, elles aussi, s’inscrivent évidemment dans le faire, l’action, le souci de se cultiver soi-même, l’enrichissement l’autre, la participation au collectif, c’est-à-dire au tikoun olam[1], c’est-à-dire au politique.

Mais est-ce bien le cas en pratique ? Les juives sont-elles pleinement intégrées dans le judaïsme culturel, yiddish, ladino, littéraire, hébraïque ? Je l’espère, les avancées comme les limitations de notre contexte social actuel s’y répercutent sans doute.

Les femmes juives sont-elles intégrées dans le judaïsme religieux ? Le côté religieux du judaïsme se développe par assimilation du judaïsme à la religion chrétienne depuis les Lumières puis par la création du Consistoire par Napoléon en 1808. Cet aspect des choses n’est pas ma spécialité, ni mon angle d’approche. La place des femmes y reste très secondaire.

Qu’en est-il du judaïsme rabbinique, qui inclut les aspects talmudique et halaHique jusqu’à nos jours ? Le Talmud s’inscrit dans le questionnement permanent, l’approche critique des sources et leur comparaison. La halaHa propose parfois un style plus occidental, une « recette de cuisine de la vie », à la codification bien classée, mais revient toujours rapidement à la contradiction et la confrontation d’opinion. Cette approche m’intéresse et m’a poussée à approfondir mes études juives, à aller étudier en Israël, à devenir Rabbin. C’est elle que je présente aux hommes, et de façon totalement égale, aux femmes. Hillel, que nous venons de citer, s’inscrit dans ce mouvement.

Ce judaïsme se passionne pour la question initiale « que nous apprend le judaïsme sur la vie ? », sur la façon de penser à ce que nous voulons faire et sur notre façon de vivre et d’agir, autant dire, sur la pensée et la pratique juive, sur l’étude et les commandements.

Ecarter les femmes

Les argumentaires de dénigrement sont les mêmes, dans la société juive comme dans la société globale : « Les femmes ne comptent pas vraiment, elles ne savent pas vraiment ce qu’elles veulent, elles ne savent pas réfléchir, elles sont prétentieuses, elles sont sales, il n’est pas digne pour nous de les inclure. »

Ils ont été largement invoqués au cours de l’histoire juive par les autorités qui voulaient faire reculer la place des femmes dans la tradition juive. Mentionnons un argument plus moderne, plus présentable, et non moins dangereux : « Les femmes sont supérieures spirituellement, telle est la raison pour laquelle elles ne doivent pas étudier et être responsable vis-à-vis de certains commandements, car elles restent proches de Dieu même lorsqu’elles font la vaisselle, qui est elle aussi une tâche spirituelle et sacrée ». Rappelons la recommandation de Rabbi YoHanan Méhamayan[2] dans ses fables : « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute… ». Soulignons encore que tous ces arguments peu précis et détachés des sources ont été invoqués pour une raison simple : l’absence de justifications plus crédibles.

La place des femmes dépend de deux grands axes :

1 – Sont-elles responsables de leurs actes (face aux commandements) ?

2 – Ont-elles accès au savoir (étude de la Torah) ?

La réponse d’une façon générale est la suivante : Initialement les femmes ont une place, mais les influences patriarchales de la société globale ont pénétré le judaïsme au cours du temps. Pour toutes ces questions, mon avis est que la situation actuelle est totalement différente, l’aspect patriarchal de nos sociétés est heureusement largement remis en question, cela nous encourage à rassembler les sources historiques favorables à l’égalité et à les repositionner sur le devant de la scène. Cette nouvelle possibilité résonne d’ailleurs comme un devoir de contribution à l’évolution générale vers l’égalité.

Ce scénario s’applique schématiquement à toutes les dimensions essentielles de la vie juive (dans la lignée du judaïsme rabbinique): le droit/devoir d’étudier la Torah, l’implication des femmes dans les commandements positifs liés au temps, leur place dans les offices à la synagogue, la lecture de la Torah, la récitation du Kadich lors des cérémonies d’inhumation etc.

Pour approfondir ces questions, je vous invite à vous référer à l’ouvrage sous la direction du Rabbin Krygier, La loi juive à l’aube du XXIe siècle, à celui du Rabbin Golinkin (en hébreu) La place de la femme dans la halaHa, questions et réponses, ou au site responsafortoday (en anglais et en hébreu), par exemple ici : https://responsafortoday.com/en/vaad-halakhah/all-volumes/. Sur le passage précis du Talmud concernant l’interdiction de l’étude aux femmes, je donne quelques explications sur la vidéo suivante : Paracha Nasso : La femme abstinente et le dévot imbécile https://youtu.be/7Lk9T8DyK-o.

Au cœur du judaïsme

Le judaïsme talmudo-halaHique nous dit à travers la voix de Chimon hatsadik (avot 1 :2, -IIIe s) que le monde repose sur la Torah, le service, et les actes d’entraide. Donc sur l’étude, la discipline de nos actions dans la vie, la réalisation d’œuvres généreuses.

La question de la place des femmes dans ce cadre est donc celle de leur légitimité dans l’étude de la Torah, la discipline des commandements et l’action sociale. Nous demandons dans les textes de la Amida du chabbat « donne nous une part à ta Torah ». Les femmes juives peuvent-elles avoir une part à cette Torah, une part à l’étude et à la pratique ? Défaisons-nous de tout suspense : à mon sens, les femmes font au même titre que les hommes partie de ces deux aspect essentiels et tellement humanistes du judaïsme.

Quels arguments militent à mon sens dans cette direction ? On peut compter : l’interprétation des sources, la poursuite fidèle du mouvement naturel d’évolution de la tradition, l’application de l’approche humaniste contenue dans nos sources, l’application de l’approche humaniste qui s’impose sur le plan éthique.

Deux autres raisons s’ajoutent :

La première est que si la réponse est non, en tant que femme, je n’ai pas de légitimité à écrire cet article. C’est ce qui est paradoxal avec ce type de questionnement. Faut-il s’interroger ? Oui, car la place des femmes n’étant ni acquise, ni sécurisée, une réflexion doit être entreprise pour faire évoluer les habitudes. Mais non, car cela ne devrait même pas avoir besoin d’être discuté. Poser cette question nous remet en contact avec le risque d’exclusion qui pèserait sur chacun et chacune, nous incitant à l’auto-censure. Avoir conscience de ce paradoxe, c’est déjà le désamorcer un peu.

La deuxième raison est pragmatique. Mettre les femmes au second plan dans ce qui touche au judaïsme, c’est participer à leur exclusion en général, qui, dans sa manifestation extrême, est cause de meurtres et d’agressions. Du côté des femmes, elle implique la mort et le stress post-traumatique avec toutes les séquelles que cela suppose. Toutes les femmes expérimentent des attitudes de relégation.

Notons au passage que tous les hommes sont également victimes par ricochet de la ségrégation des femmes. Consciemment ou inconsciemment, nous sentons qu’une violence exercée contre une partie d’une population menace indirectement toutes les catégories de cette population. S’il n’est pas bon d’être femme, il n’est pas bon d’être « une femmelette », le conformisme viril des hommes est activé aux dépens de leur liberté. Des hommes justes de Yvan Jablonka peut être consulté sur la question. La violence n’est jamais compartimentée.

Le cercle vicieux de l’exclusion

Au contraire, reconnaitre l’égale légitimité des femmes dans un domaine, quel qu’il soit, renforce l’idée qu’elles ont voix au chapitre, que leur « non » est un « non », que leur « oui » est respectable.

L’idée de Culture du viol – que nous ne pouvons plus ignorer aujourd’hui – reprend cette idée : tout ce qui est de l’ordre de la dévalorisation contribue à davantage encore de dévalorisation, tout ce qui est de l’ordre du respect renforce le respect. Dans ce contexte, les détails sont importants.

L’antique parole de Ben Azaï (Avot 4 :2) est très expressive :

« Cours pour un commandement facile comme pour un commandement pesant et fuis la transgression ; car un commandement amène un commandement et une transgression amène une transgression ; la récompense d’un commandement est l’occasion d’un autre commandement et la punition d’une transgression est une transgression. »

Cette parole vise tous les commandements. L’application à la question des femmes est la suivante :

« Cours pour rétablir la justice et le respect de tes égales lorsque c’est simple comme lorsque c’est complexe et fuis la transgression de ce principe ; car un acte de respect entraîne un acte de respect et un acte de dévalorisation entraîne un acte de dévalorisation ; la récompense pour un acte féministe est l’occasion d’en faire d’autres et la punition pour un acte antiféministe est d’en accomplir d’autres. »

Adressée aux femmes, la recommandation peut être formulée ainsi : « Cours pour rétablir la justice et le respect qui t’est dû ; car un acte vers la demande de respect ouvre la porte à d’autres actes de demandes de respect… » Cette version explique très clairement ce qu’essaie de transmettre l’idée de « culture du viol ». Il est possible d’approfondir ces problématiques en lisant Présentes, de Lauren Bastide.

Une fois qu’on accepte l’idée qu’un acte banalise tout ce qui est du même ordre que lui, on comprend que le choix se présente ainsi : soit les femmes sont absolument secondaires, et tout acte qui les dévalorise est justifié, soit elles sont fondamentalement égales, et tout acte qui nuit à cette égalité, légèrement ou gravement, consciemment ou inconsciemment, dans quelque domaine que ce soit, est solidaire des pires actes commis à leur encontre.

Je réalise ici que mes propos sont pesants, mais ils le sont moins que la réalité violente du monde dans lequel nous vivons. La bonne nouvelle, c’est qu’il est bon de faire face à nos responsabilités ensemble, nos militantismes nous unissent dans notre humanité, l’action de tikoun olam nous inspire et nous rend vivants, vibrants, fiers d’être en vie. L’humanisme nous enseigne que personne n’est parfait mais que nous avons en nous la possibilité du meilleur qui est toujours en construction. Le psychologue Auber Allal résume cette idée ainsi : on a le droit d’être con, on n’a pas le droit de le rester.

Priorité à la vie

Vous savez certainement combien le principe de PikouaH néfech, « préserver activement la vie » est essentiel dans notre tradition. Le simple soupçon d’un risque de mort contraint à transgresser toutes les autres règles. Il faut « transgresser, et non pas mourir ». Quand bien-même la place des femmes dans notre tradition serait au second plan (ce qui n’est pas exact), nous savons aujourd’hui que la culture du viol coute des vies, cela devrait justifier la transgression des commandements si c’était nécessaire.

Seules trois exceptions exigent de « mourir et ne pas transgresser » : le meurtre, le viol, renier l’essentiel. Forcée à tuer quelqu’une sous peine d’être moi-même assassinée, je dois refuser. Forcée à violer, je dois refuser. Forcée à renier l’essentiel, je dois préférer ma propre mort. La protection de ma vie est secondaire face à la défense de mes valeurs.

J’aime la phrase d’Eric Fromm dans L’art d’aimer (XXe s. Allemagne/USA) selon laquelle : « L’homme religieux authentique a foi dans les principes que « Dieu » représente : il pense la vérité, vit l’amour et la justice, et il ne donne de prix à son existence que dans la mesure où il y trouve l’occasion d’épanouir au maximum ses virtualités humaines – seule chose qui importe, seul objet de « préoccupation ultime » ; en fin de compte, il ne parle pas de Dieu ni ne mentionne même son nom. »

L’  « homme religieux » qu’évoque Erich Fromm, inclut certainement la femme religieuse. Mais est-ce certain ? Dans « De génération en génération, être juif » le grand Rabbin Jacques Ouaknin parle de la nécessité du Minian, le quorum juif de dix « personnes » dit-il. Pourtant, il n’inclut certainement pas les femmes dans le quorum. L’ambigüité sert toujours la perpétuation des situations antérieures. Si elle était compréhensible à l’époque d’Eric Fromm, les temps ont changé.

S’il vous plait et merci

A ce stade, j’aimerais adresser des remerciements et une demande.

A celles et ceux qui sont très conscientes de la problématique de la culture du viol, je voudrais vous remercier de m’avoir lue jusque-là. Ayant pris conscience des enjeux éthiques, sociaux et vitaux de l’inclusion des femmes, il vous a sans doute été difficile de lire mon texte rédigé jusqu’à présent sur l’idée que « le masculin représente les femmes ».

A celles et ceux que mon écriture n’a pas choquée jusqu’à ce stade, j’aimerais demander que nous dépassions nos habitudes. Je vais essayer d’utiliser à partir de maintenant dans cet article un « féminin neutre » pour remplacer le « masculin-neutre ». Cela nous permettra de voir si nous sommes plus engagées (au féminin) dans le texte quand il est genré comme nous, ou si nous sommes moins engagés (au masculin) dans le texte lorsqu’il est genré différemment de nous.

En tant que juives (juifs inclus), nous sommes habituées (hommes inclus) plus que d’autres à entendre les idées derrières les mots, nous devrions pouvoir faire face à cette adaptation. Nos efforts ne sont pas vains, ils sont au service de l’humanisme, du respect, du respect du besoin de sécurité de chacune. Nous adorons apprendre, et cela aussi est la Torah.

Sans aucun doute la notion de pikouaH nefech devrait l’emporter sur la grammaire française de ces quelques derniers siècles. Le français est une langue toute jeune, et elle est aussi souple que son locuteur, c’est-à-dire nous. Le principe même de halaHa, de loi juive, nous enseigne que rien n’est un détail. Au nom de quoi d’ailleurs interpellerions-nous « les religions » ou « le judaïsme », si nous ne sommes pas prêtes nous même à un inconfort minimal pour réduire une injustice meurtrière ?

Ces trois exceptions s’appliquent incontestablement aux femmes : je ne peux tuer une femme ou violer une femme pour sauver ma vie. Et pas non plus renier notre essentielle égalité en contribuant à l’argumentaire qui permet aux meurtriers et aux violeurs de s’auto-justifier.

Si nous appliquons aujourd’hui le même effort de justice, de respect et de courage que celui dont nos sages ont fait preuve à leurs époques, nous sommes absolument en mesure de soutenir les changements qui s’imposent. Aujourd’hui l’argument de « réputation de la communauté juive » qui a pu être invoqué à l’encontre des droits des femmes dans une société globale patriarchale doit être renversé. La préservation de l’image du judaïsme exige le rétablissement des femmes dans leur droit initial et imprescriptible. Mais bien au-delà des questions d’image, la question de la place des femmes est une question de conscience.

Il est temps, donc, dans un esprit humaniste, de « ne pas faire à notre prochaine ce que nous détestons, c’est toute la Torah, et il est temps de nous consacrer à l’étude de ce principe et de toutes ses implications ».


[1] Réparation du monde

[2] Château-Thierry 1621- Paris 1695

Office du soir et rencontre ce mercredi

JEM Beaugrenelle/Surmelin : https://bit.ly/3esYHVD
Sa translitération : https://bit.ly/3adm0zv
Havérim, Havérot,
Notre deuxième office du mercredi soir aura lieu ce mercredi à 19h30. Nous vous accueillerons un peu avant. Nouveauté: nous ouvrirons des salles pour celles et ceux qui souhaitent se rencontrer et discuter après l’office. En effet, zoom permet de faire des sous-groupes dans lesquels les participants se rassemblent librement. Une salle « je voudrais faire connaissance », une salle « échangeons quelques mots en hébreu », des salles « rencontre pour la famille et les amis d’un proche disparu » sont possibles.
Notre tradition nous invite, tous les soirs, à accompagner la fin du jour et le début d’un jour nouveau, à travers un bref office.
Cette rencontre est également l’occasion de partager les grands moments du cycle de la vie, de dire le kadich pour nos proches disparus, de dire chéhéHéyanou pour les naissances, les mariages, et tous les événements joyeux.
Nous souhaitons vous inviter à deux rendez-vous d’office du soir de semaine par zoom, le mercredi 27 janvier, à 19h30 (accueil dès 19h15), en retransmission à partir des synagogues de JEM-est et de l’AJTM.
Pour participer, remplissez en quelques lignes ce petit formulaire:
Au plaisir de marquer tou bichevat ensemble.
Rabbins Floriane Chinsky et Gabriel Farhi

Partager l’office du soir et les événements de la vie

JEM Beaugrenelle/Surmelin : https://bit.ly/3esYHVD
Sa translitération : https://bit.ly/3adm0zv
Havérim, Havérot,
Une nouvelle année civile commence, et bientôt un nouveau mois.
Notre tradition nous invite, tous les soirs, à accompagner la fin du jour et le début d’un jour nouveau, à travers un bref office.
Cette rencontre est également l’occasion de partager les grands moments du cycle de la vie, de dire le kadich pour nos proches disparus, de dire chéhéHéyanou pour les naissances, les mariages, et tous les événements joyeux.
Nous souhaitons vous inviter à deux rendez-vous d’office du soir de semaine par zoom, les mercredi 13 et 27 janvier, à 19h30 (accueil dès 19h15), en retransmission à partir des synagogues de JEM-est et de l’AJTM.
Pour participer, remplissez en quelques lignes ce petit formulaire:
Au plaisir d’accueillir bientôt le mois de chevat ensemble.
Channa Hilonit tova,
Rabbins Floriane Chinsky et Gabriel Farhi

Chelochim ce samedi 18h pour Mano et pour les Marx Sisters

Que son action reste tissée dans le réseau de la vie.

Voici déjà 30 jours que Mano Siri nous a brutalement quitté.e.s. Philosophe, écrivaine, éducatrice, musicienne, militante antiraciste féministe et sociale, militante de la culture, elle apportait au judaïsme actuel de multiples facettes essentielles. Qu’apportait-elle? Comment allons-nous continuer? Ces questions seront au centre de notre rencontre. NB: Rencontre ouvert à tous, pas limitativement « religieuse ».

Nous nous retrouverons comme prévus le

samedi 26 décembre à 17h45 (accueil), 18h (début), fin à 19h.

Lien à partager pour l’inscription: https://framaforms.org/paroles-pour-mano-1606206773

 

Au programme:

  1. Petite performance des Marx Sisters,
  2. Réflexion sur ce que Mano apportait au judaïse et au monde d’aujourd’hui et sur la façon de continuer avec nos invités
  3. petite étude suivie d’un Kadich
  4. Poursuite de la réflexion avec celles et ceux qui le veulent.

Invités spéciaux: Alain Beit, Ginette Combe, Bernard Croissant, Lise Gutmann, Michael Rapaport, Hélène Papiernik, Antoine Spire, Gad Ibgui, Gad Weil,

qui représenteront: le Beit Havérim, le festival Art et Foi, RCJ-Judaïque FM, le Medem, L’OSE-Café des Psaumes, la LICRA, l’ECUJE, Judaïsme En Mouvement.

Merci à l’avance pour votre participation, et à très bientôt pour ce beau et important rendez-vous, partagez largement.

1, 2, 3 Allumez Hanouka! Hag OURIM SaméaH

En une phrase, l’allumage officiel des bougies de Hanouka consiste dans le fait d’

  • allumer,
  • entre la tombée de la nuit et la fin de la circulation piétonne dans les rues,
  • des bougies multicolores ou pas,
  • au moins une bougie chaque soir et selon l’opinion acceptée de Hillel une bougie puis deux puis trois etc.,
  • placées près de la fenêtre ou près de la porte en face de la mézouza,
  • dans un bougeoir spécial ou pas,
  • pendant 8 jours, à partir de ce soir,
  • en prononçant les deux bénédictions traditionnelles,
  • et à passer 30 minutes joyeuses près des bougies,
  • qu’on soit un homme ou une femme.

Et ce soir, il commence exactement… Maintenant (17h30) ! (ou à 16h54 selon certains avis, ou même à 16h07 en cas d’urgence, en tout cas, à partir de maintenant, c’est bon.)

Je dis « officiel », car je sais que certain.e.s allument de différentes façons, et qu’il est important de faire ce qu’on peut, de toute façon.

Les deux bénédictions sont:

BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam acher kidéchanou bémitsvotav vétsivanou léhadlik ner chel Hanouka,

BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam chéassa nissim laavoténou bayamim hahem bazéman hazé,

On ajoute ce soir:

BarouH ata adonaï élohénou mélèH haolam cheHéyanou vékiyémanou véhiguianou lazéman hazé.

Pour alimenter les discussions autour des bougies, les chants, les jeux, voici deux éléments exclusifs de cette année, ainsi que toutes les ressources des années précédentes:

Les essentiels: télécharger la feuille de chant en français, hébreu et translittération ici. Chants de Hanouka   Chants complémentaires de Hanouka

Voir des vidéos sur les chants pour les apprendre ici. Vidéo d’accompagnement des chants de Hanouka et des chants complémentaires

Cru spécial 2020:

Paracha de la semaine et Hanouka ici:

Boker Tov spécial Hanouka:

 

Deux textes sur les origines de la fête : Hanouka, fête de la lumière universelle,  et Hanouka, fête historique et légendaire
Un petit texte de réflexion: Célébrons les miracles de demain, un article: Hanouka, Hareng, Messie et Liberté, 
Une étude pour réfléchir à notre façon de faire l’allumage: Texte pour embellir l’allumage

Des jeux pédagogiques autour des bougies, disponible sur ce lien.

Des chants de Hanouka avec les paroles en hébreu dans les sous-titres:

youtube https://www.youtube.com/watch?v=c_MUTab2IyM

youtube https://www.youtube.com/watch?v=2TDPLFut7V0

15h30 ce dimanche, Concert des Marx Sisters

Inscrivez-vous sur le site du centre MEDEM, ICI.

Soutenir le spectacle vivant et la culture, découvrir le Yiddish, être dans la joie, préparer Hanouka, faire vivre la mémoire d’une grande personnalité du monde juif…

5 commandements en un seul pour un beau moment de conte et de musique, cet après-midi.

Pour participer, Inscrivez-vous sur le site du centre MEDEM, ICI.

Ne dis jamais que c’est ton dernier chemin….*

 

Mano Siri, Z »AL

BarouH Dayan haémet. Béni soit le juge de vérité.

S’il y a une vérité, seul l’Eternel peut en être l’arbitre, car aucune mort n’est acceptable.

Comme le disait Viktor Frankl, et Rabbi NaHoum, le seul sens que peuvent avoir les événements, c’est le sens que nous leur donnons.

Le seul sens de cette réalité est que nous devons, toujours davantage nous inscrire dans les engagements de Mano. Travailler pour la capacité d’entraide, de se fédérer, d’agir, de faire revivre ce qui a été blessé, le Yiddish, la musique, la lutte contre la violences sexistes, la lutte pour l’éducation pour toutes et tous, contre les injustices sociales, la philosophie, etc. sortent renforcés. Cela semble impossible, mais il n’est pas question d’accepter le contraire.

Amie, toi qui est tombée, que des amis sortent de l’ombre à ta place, pour poursuivre tout ce à quoi tu as voué ta vie, pour que ce que tu as contribué continue plus encore à grandir.

Courage à nous, à toutes, à tous, que nous trouvions force et courage, et pensées particulière à tes trois merveilleuses filles, lumières de ta vie.

Partagez vos témoignages et partages, petits ou grands, ceux auxquels vous pensez aujourd’hui, ceux auxquels vous penserez demain, ici: https://eybik.wordpress.com

Peut-on faire sa Bar ou Bat Mitsva en temps de Covid?

Chers ami.e.s,
Nous sommes en plein travail de construction: Comment vivre les grands moments de la vie en période de confinement?
Pour tout vous dire, cela se passe très bien, et si vous avez des hésitations, je vous invite à les réévaluer.
Je partage avec vous le témoignage d’un parent d’enfant qui a célébré sa BM ce jeudi, et ce chabbat.
Qu’il nous aide à garder courage, et à utiliser tout ce qui est en notre pouvoir pour poursuivre des vies juives vivantes et vibrantes!
Chavoua tov
Témoignage:
‘Au cours de ces dernières années, je n’ai cessé d’exprimer le voeu dans mes prières que mon père soit encore vivant pour la Bar Mitsva de mon plus jeune fils Gabriel.
Je tenais beaucoup au concept de la transmission inter-générationnelle. Avoir le jour de la bar mitzva de Gabriel, les 3 générations de la famille présentes était un privilège et un symbole fort auquel je tenais. Mais voilà que cette pandémie se déclenche nous obligeant à reporter par deux fois la date de la bar mitsva. Gabriel est vite devenu l’ élève le plus agė du Talmud Torah et en était à sa deuxième paracha. J’ai pu voir les effets insidieux du premier confinement sur la santé de mes parents octogénaires et quand le deuxième confinement a été déclenché une semaine avant la nouvelle date de la Bar Mitsva, nous avons été pris de desespoir. Aussi c’est avec ravissement et soulagement que nous avons accepté de célébrer la BM en présentiel en tout petit comité (6 personnes) et en distantiel avec Zoom pour les offices du Shabat. Je dois dire que cette expérience nous a ravi bien au delà de toutes nos attentes et je tiens ici à remercier chaleureusement ‘Judaisme en mouvement’, les responsables, les enseignants et les rabbins. Par leur énergie et professionnalisme, ils ont incarné les valeurs d’ un judaisme en mouvement, un judaisme qui allie à la fois tradition et modernité. Un grand merci à vous pour votre engagement et la joie que vous nous avez transmise en ces temps troublés! ‘

« Quelle voix écouter? » Livret pour Havdala en ligne ce samedi à 19h et vidéo sur la Paracha

Livret à télécharger et imprimer éventuellement pour la Havdalah-Kerem de demain soir

Chabbat chalom à toutes et tous!

Kerem, le Conseil des Rabbins Libéraux Francophones, vous invite à une havdalah hebdomadaire à partir de ce samedi, le 7 novembre, à 19h, sur le lien zoom suivant:
https://us04web.zoom.us/j/75433083900?pwd=V2xqZmNmT3pMUVo4WVlRZ3IyaVpmUT09
Meeting ID: 754 3308 3900
Passcode: PAZ1ip

Nous nous retrouverons pour un bref office et un moment de réflexion et de partage au seuil de l’ouverture de la semaine.

Nous vous invitons à vous munir si possible d’un verre de vin ou de jus de raison, d’une bougie (et d’allumettes!), d’épices, et de votre « sever panim yafot », un visage accueillant à l’autre, d’un sourire d’hospitalité.

Au plaisir de vous retrouver, Chavoua tov, chabbat chalom
Les Rabbins de Kerem

Havdala en ligne ce samedi à 19h

Nous vous proposons une havdala ce samedi, le Rabbin Larc Neiger et moi-même l’animerons. Nous nous réjouissons à l’avance de partager ce moment avec vous.

H̲avérim, H̲avérot,

Kerem, le Conseil des Rabbins Libéraux Francophones, vous invite à une havdalah hebdomadaire à partir de ce samedi, le 7 novembre, à 19h, sur le lien zoom suivant:
https://us04web.zoom.us/j/75433083900?pwd=V2xqZmNmT3pMUVo4WVlRZ3IyaVpmUT09
Meeting ID: 754 3308 3900
Passcode: PAZ1ip

Vous pouvez télécharger le Siddour sur ce lien (à partir de jeudi):

Nous nous retrouverons pour un bref office et un moment de réflexion et de partage au seuil de l’ouverture de la semaine.

Nous vous invitons à vous munir si possible d’un verre de vin ou de jus de raison, d’une bougie (et d’allumettes!), d’épices, et de votre « sever panim yafot », un visage accueillant à l’autre, d’un sourire d’hospitalité.

Au plaisir de vous retrouver, Chavoua tov, chabbat chalom
Les Rabbins de Kerem