La meilleure façon de mourir…

La tradition juive n’a pas peur de la mort. Le Talmud affirme même dans le traité chabbat que « la générosité nous sauve de la mort ».

Notre relation à la mort est un révélateur de notre relation à la vie.

Notre cycle de 4 sessions a commencé la semaine dernière, nous aurons notre deuxième cours ce soir

Voici la feuille de source sur laquelle nous travaillerons.

Visite aux malades, souffrance et dignité.

Pour la télécharger, vous pouvez cliquer sur le lien suivant.

visite aux malades, souffrance et dignite

 

Gen. 18

1 Éternel se révéla à lui dans les plaines de Mamré, tandis qu’il était assis à l’entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour.

וַיֵּרָא אֵלָיו יְהוָה, בְּאֵלֹנֵי מַמְרֵא; וְהוּא יֹשֵׁב פֶּתַח-הָאֹהֶל, כְּחֹם הַיּוֹם.
Hachem lui apparut Pour rendre visite au malade (Sota 14a). Rabi ‘Hama bar ‘Hanina a enseigné : On était au troisième jour après la circoncision, et le Saint béni soit-Il lui est venu prendre de ses nouvelles (Baba Metsi‘a 86b).

 

וַיֵּרָא אֵלָיו. לְבַקֵּר אֶת הַחוֹלֶה אָמַר רַבִּי חָמָא בֶּן רַבִּי חֲנִינָא יוֹם שְׁלִישִׁי לְמִילָתוֹ הָיָה וּבָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא וְשָׁאַל בִּשְׁלוֹמוֹ:
2 Comme il levait les yeux et regardait, il vit trois personnages debout près de lui. En les voyant, il courut à eux du seuil de la tente et se prosterna contre terre. וַיִּשָּׂא עֵינָיו, וַיַּרְא, וְהִנֵּה שְׁלֹשָׁה אֲנָשִׁים, נִצָּבִים עָלָיו; וַיַּרְא, וַיָּרָץ לִקְרָאתָם מִפֶּתַח הָאֹהֶל, וַיִּשְׁתַּחוּ, אָרְצָה.
Et voici trois hommes L’un pour annoncer la bonne nouvelle à Sara, un autre pour détruire Sedom, et un troisième pour guérir Avraham. Car le même messager n’est jamais chargé de deux missions différentes (Beréchith raba 50, 2). La preuve en est que, dans tout le présent chapitre, on parle d’eux au pluriel : « “ils” mangèrent » (verset 8), « “ils” lui dirent » (verset 9). Il est écrit, en revanche, à propos de la bonne nouvelle : « “je” reviendrai vers toi » (verset 10), et au sujet de la destruction de Sedom : « car “je” ne pourrai rien faire avant que tu n’y sois arrivé » (infra 19, 22). Quant à Rafael qui a guéri Avraham, il s’en est allé pour sauver Lot, ainsi qu’il est écrit : « lorsqu’ils les eurent conduits dehors, il lui dit : sauve ta vie ». D’où il résulte que c’est le même ange qui les a sauvés, [la mission de guérir et celle de sauver étant de même nature] (Beréchith raba 50).

 

וְהִנֵּה שְׁלֹשָׁה אֲנָשִׁים. אֶחָד לְבַשֵּׂר אֶת שָׂרָה וְאֶחָד לַהֲפוֹךְ אֶת סְדוֹם וְאֶחָד לְרַפְּאוֹת אֶת אַבְרָהָם שֶׁאֵין מַלְאָךְ אֶחָד עוֹשֶׂה שְׁתֵּי שְׁלִיחוּת תֵּדַע לְךָ שֶׁכֵּן כָּל הַפָּרָשָׁה הוּא מַזְכִּירָן בְּלָשׁוֹן רַבִּים וַיֹּאכְלוּ וַיֹּאמְרוּ אֵלָיו. וּבַבְּשׂוֹרָה נֶאֱמַר וַיֹּאמֶר שׁוֹב אָשׁוּב אֵלֶיךָ וּבַהֲפִיכַת סְדוֹם הוּא אוֹמֵר כִּי לֹא אוּכַל לַעֲשׂוֹת דָּבָר לְבִלְתִּי הָפְכִּי. וּרְפָאֵל שֶׁרִפֵּא אֶת אַבְרָהָם הָלַךְ מִשָּׁם לְהַצִּיל אֶת לוֹט הוּא שֶׁנֶּאֱמַר וַיְהִי כְהוֹצִיאָם אוֹתָם הַחוּצָה וַיֹּאמֶר הִמָּלֵט עַל נַפְשְׁךָ לָמַדְתָּ שֶׁהָאֶחָד הָיָה מַצִּיל:
Midrach rabba 49 :4

Car je le connais du fait qu’il ordonnera… Rabbi Youdan au nom de Rabbi Aleksandria : c’est le soin. Et les sages disent : c’est la visite aux malades.

 

כִּי יְדַעְתִּיו לְמַעַן אֲשֶׁר יְצַוֶּה (בראשית יח, יט), רַבִּי יוּדָן בְּשֵׁם רַבִּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי זוֹ הוֹבְרָיָא. וְרַבָּנָן אָמְרֵי זוֹ בִּקּוּר חוֹלִים.
Gen. 48 :1

1 II arriva, après ces faits, qu’on dit à Joseph: « Ton père est malade. » Et il partit emmenant ses deux fils, Manassé et Éphraïm.

ויהי אחרי הדברים האלה ויאמר ליוסף הנה אביך חלה ויקח את-שני בניו עמו את-מנשה ואת-אפרים, ויגד ליעקב ויאמר הנה בנך יוסף בא אליך ויתחזק ישראל וישב על-המטה
Exode 18

20 notifie-leur également les lois et les doctrines, instruis-les de la voie qu’ils ont à suivre et de la conduite qu’ils doivent tenir.

כ וְהִזְהַרְתָּה אֶתְהֶם, אֶת-הַחֻקִּים וְאֶת-הַתּוֹרֹת; וְהוֹדַעְתָּ לָהֶם, אֶת-הַדֶּרֶךְ יֵלְכוּ בָהּ, וְאֶת-הַמַּעֲשֶׂה, אֲשֶׁר יַעֲשׂוּן
Baba Métsia 30b

Qu’ils doivent tenir : c’est la visite aux malades

 

ילכו – זה ביקור חולים
Vayikra rabba 34 :1

Ainsi que l’a dit Rav houna : Chaque personne qui rend visite au malade on lui enlève un soixantième de sa maladie.

 

דאמר רב הונא כל מי שמבקר את החולה פוחתים לו אחד מששים בחוליו
Taanit 21a

On a dit à propos de NaHoum ich gam zo qu’il était aveugle de ses deux yeux, infirme de ses deux mains et de ses deux pieds et tout son corps était envahi de plaies et il était allongé dans une maison chancelante et son lit était posé sur des récipients d’eau pour que les fourmis ne montent pas sur lui.

Il arriva que se élèves voulurent déplacer son lit puis les ustensiles il leur a dit : « mes enfants, évacuez d’abord les ustensiles et après cela mon lit, car vous êtes assurés que tant que je me tiens dans la maison, elle ne s’écroule pas. Ils ont déplacé les ustensiles et ensuite ils ont dégagé son lit et la maison s’est écroulée. Ses élèves lui ont dit : Mais comment se fait-il que tu es un juste parfait et que es dans cet état ?

Il leur dit : « Mes enfants, je me le suis causé à moi-même. Car il m’arriva d’être en chemin vers la maison de mon beau-frère et j’avais une cargaison de trois ânes l’un de nourriture et l’un de boisson et l’un de douceurs. Un pauvre est venu et il s’est tenu sur mon chemin et m’a dit : « rabbi, nourris-moi ». Je lui ai dit : attends, je descends de l’âne. Je n’ai pas eu le temps de descendre de l’âne et son âme est sortie. Je suis allés et je suis tombé sur mon visage et j’ai dit, « Que mes yeux qui n’ont pas eu pitié de tes yeux deviennent aveugles, que mes mais qui n’ont pas eu pitié de tes mains soient arrachées, que mes pieds qui n’ont pas eu pitié de tes pieds se coupent » et ma conscience ne s’est pas refroidie jusqu’à ce que je dise « que tout mon corps soit plein de plaies ».

Ils lui ont dit : « Oï pour nous qui te voyons ainsi » Il leur dit : « Oï pour moi si vous ne me voyiez pas ainsi »

 אמרו עליו על נחום איש גם זו שהיה סומא משתי עיניו, גידם משתי ידיו, קיטע משתי רגליו וכל גופו מלא שחין, והיה מוטל בבית רעוע ורגלי מטתו מונחין בספלין של מים כדי שלא יעלו עליו נמלים.

פעם אחת [הייתה מטתו מונחת בבית רעוע] בקשו תלמידיו לפנות מטתו ואחר-כך לפנות את הכלים. אמר להם: ‘בניי, פנו את הכלים ואחר-כך פנו את מטתי, שמובטח לכם שכל זמן שאני בבית אין הבית נופל’. פינו את הכלים ואחר כך פינו את מטתו ונפל הבית. אמרו לו תלמידיו: ‘רבי, וכי מאחר שצדיק גמור אתה למה עלתה לך כך’?

אמר להם: ‘בניי, אני גרמתי לעצמי. שפעם אחת הייתי מהלך בדרך לבית חמי והיה עמי משוי שלושה חמורים, אחד של מאכל ואחד של משתה ואחד של מיני מגדים. בא עני אחד ועמד לי בדרך ואמר לי: ‘רבי פרנסני’. אמרתי לו: ‘המתן עד שאפרוק מן החמור’. לא הספקתי לפרוק מן החמור עד שיצתה נשמתו. הלכתי ונפלתי על פניו ואמרתי ‘עיני שלא חסו על עיניך יסומו, ידיי שלא חסו על ידיך יתגדמו, רגליי שלא חסו על רגליך יתקטעו’, ולא נתקררה דעתי עד שאמרתי ‘כל גופי יהא מלא שחין’ ‘. אמרו לו: ‘אוי לנו שראינוך בכך!’. אמר להם: ‘אוי לי אם לא ראיתוני בכך’.

Babli BeraHot 5b

Rabbi Elazar tomba malade et Rabbi YoHanan vient lui rendre visite. Il vit qu’il habitait dans une maison sombre. Il lui a découvert son bras et il y eu de la lumière. Il vit que Rabbi Elazar pleurait. Il lui dit : Pourquoi pleures-tu ? Si c’est parce que tu n’as pas suffisemment étudié la torah, on a enseigné : celui qui étudie beaucoup comme celui qui étudie peu du moment qu’il élève son cœur vers le ciel ! Si c’est parce que tu n’as pas assez à manger, tout homme n’a pas accès à deux tables ! et si c’est parce que tu n’as pas d’enfants, c’est la destinée de mon dixième fils dont tous les enfants sont morts. Il lui dit : c’est sur cette beauté qui qui disparaitra dans la poussière que je pleure. Il lui dit : à ce sujet il y a lieu de pleurer. Et ils pleurèrent tous les deux. Plus tard, Rabbi YoHanan lui dit : tes souffrances te sont-elles chères ? Il lui dit : ni elles ni leur récompense. Il lui dit : donne-moi ta main. Il lui donna la main et le releva.

רבי אלעזר חלש, על לגביה רבי יוחנן. חזא דהוה קא גני בבית אפל, גלייה לדרעיה ונפל נהורא. חזייה דהוה קא בכי רבי אלעזר. אמר ליה: אמאי קא בכית? אי משום תורה דלא אפשת – שנינו: אחד המרבה ואחד הממעיט ובלבד שיכוין לבו לשמים! ואי משום מזוני – לא כל אדם זוכה לשתי שלחנות! ואי משום בני – דין גרמא דעשיראה ביר. אמר ליה: להאי שופרא דבלי בעפרא קא בכינא. אמר ליה: על דא ודאי קא בכית, ובכו תרוייהו. אדהכי והכי, אמר ליה: חביבין עליך יסורין? אמר ליה: לא הן ולא שכרן. אמר ליה: הב לי ידך, יהב ליה ידיה ואוקמיה.

 

A-t-on le droit d’exister même quand on est « immoral » ?

Berechit Rabba paracha 5  et 8

A-t-on le droit d’exister même quand on est « immoral » ?

Les religions peuvent parfois nous culpabiliser, mais ce n’est pas obligatoire. Avons-nous besoin d’être parfaits pour être acceptables et pour être libres ? Devons-nous être « grands » pour être entendus ? La réponse doit être négative, car si nous attendons d’être parfaits pour nous exprimer, nous resterons silencieux. Pour autant, devons-nous rester enfermés dans nos limitations ?

Le talmud nous invite à accepter où nous en sommes, tout en nous projetant vers une meilleure version de nous-mêmes.

Nous verrons donc dans notre sougia de mercredi prochain comment le midrach présente les conditions de l’existence de l’Homme et l’importance de sa mise en mouvement.

(Attention, le texte suivant est traduit à dessein d’une façon proche du texte, pour inviter à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître. Vous pouvez préparer le texte à l’avance, mais ne restez pas dans cette étape solitaire source de mécompréhension. Merci. )

Pour nous rejoindre au café des Psaumes ce mercredi de 12h30 (accueil à 12h) à 14h , contactez Paule sur facebook ou répondez à cet article en commentaire.

Rabbi Simon a dit quand HKBH est venu pour créer adam harichon les anges du service se sont constitués en partis et en groupes certains disent qu’il ne soit pas créé d’autres disent qu’il soit créé c’est ce qui est écrit la grâce et la vérité se sont rencontrés la justice et la paix se sont embrassés la grâce a dit qu’il soit créé car il pratique le gmilout hassadim= le don gracieux la vérité a dit qu’il ne soit pas créé car il n’est que mensonges la justice a dit qu’il soit créé car il fait des dons la paix a dit qu’il ne soit pas créé car il n’est que bataille que fit HKBH il a pris la vérité et l’a envoyée à terre c’est ce qui est écrit il envoya la vérité à terre les anges du service ont dit à HKBH maître des mondes comment tu méprises ton sceau que monte la vérité de la terre comme il est dit la vérité fleurira de la terre.

 

Rabbi Chmouel fils de NaHman au nom de Rabbi Yonatan a dit au moment où Moïse a écrit la torah il écrivait la création de chaque jour quand il arriva à ce verset où il est dit et l’Eternel dit faisons adam à notre image et à notre ressemblance il a dit devant lui maitre du monde comment tu donnes une occasion de critique aux sectes il lui dit écris et que celui qui veut se tromper se trompe il lui a dit HKBH Moïse cet humain que j’ai créé je n’en fait pas des grands et des petits que si vient un grand pour demander l’accord d’un plus petit que lui et il dit pourquoi je devrais prendre l’accord d’un plus petit que moi et ils lui répondent apprends de ton créateur qui a créé les élevés et ceux du bas quand il est venu créer l’humain il a été élu par les anges du service.

אמר רבי סימון: בשעה שבא הקב »ה לבראת את אדם הראשון, נעשו מלאכי השרת כיתים כיתים, וחבורות חבורות, מהם אומרים: אל יברא, ומהם אומרים: יברא, הדא הוא דכתיב (תהלים פה): חסד ואמת נפגשו צדק ושלום נשקו.   חסד אומר: יברא, שהוא גומל חסדים.
ואמת אומר: אל יברא, שכולו שקרים.   צדק אומר: יברא, שהוא עושה צדקות.   שלום אומר: אל יברא, דכוליה קטטה.
מה עשה הקדוש ברוך הוא?    נטל אמת והשליכו לארץ, הדא הוא דכתיב (דניאל ח): ותשלך אמת ארצה.
אמרו מלאכי השרת לפני הקב »ה: רבון העולמים!  מה אתה מבזה תכסיס אלטיכסייה שלך?
תעלה אמת מן הארץ, הדא הוא דכתיב (תהלים פה): אמת מארץ תצמח.

רבי שמואל בר נחמן בשם רבי יונתן אמר: בשעה שהיה משה כותב את התורה היה כותב מעשה כל יום ויום, כיון שהגיע לפסוק הזה שנאמר: ויאמר אלהים נעשה אדם בצלמנו כדמותנו.

אמר לפניו: רבון העולם מה אתה נותן פתחון פה  מינים אתמהא?!   אמר לו: כתוב והרוצה לטעות יטעה.
אמר לו הקב »ה: משה! האדם הזה שבראתי לא גדולים וקטנים אני מעמיד ממנו?! שאם יבא הגדול ליטול רשות מן הקטן ממנו, והוא אומר מה אני צריך ליטול רשות מן הקטן ממני?!     והן אומרים לו: למוד מבוראך, שהוא ברא את עליונים ואת התחתונים, כיון שבא לבראת את האדם נמלך במלאכי השרת.

Quel est le prix à payer pour créer l’Humain ? Qu’en pensent les ‘anges’ ? Que symbolisent-ils ici ? Quel exemple donnent-ils à l’être humain ?

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: talmud 5777 -2 berechit rabba 8

Kidouch Ivrit 1 – Pour chanter encore…

Merci pour ce beau Kidouch Ivrit!
Nous avons pu échanger en hébreu, et apprendre quelques chants de différents niveaux.
Voici les chants que nous avons appris avec les débutants pour notre premier Kidouch Ivrit!

Notre prochain rendez-vous aura lieu le 3 décembre… En fin d’article quelques liens sympathiques pour réviser!

kidouch-ivrit-1

Pour réviser, voici quelques liens sympathiques:

Kidouch Ivrit! Parlons et chantons en hébreu ce samedi !

chQuelques minutes de fantaisie et de bonheur pour remettre à jour ou mettre en place des bases en hébreu. Il y aura des groupes de niveau, tout le monde est bienvenu, tous les niveaux et tous les âges!

Avatar de Floriane ChinskyDevenir Juif, Devenir Juive

kidouch-ivritOù ? MJLF-est, 24 rue du Surmelin, 75020 Paris
Quand ? Quelques Samedis par mois (15/10 ; 3/12 ; 25/2)
de 12h30 à 13h15 (environ)

L’hébreu est cette langue que nous aimons et que nous pratiquons trop peu. Les cours nous permettent d’apprendre cette belle langue, et beaucoup d’entre nous aimeraient également la pratiquer.
Le Kidouch est un moment de rencontre, et peut-être une occasion de nous parler dans une autre langue que le français, par exemple en hébreu. Cette expérience un peu particulière nous permettra de nous voir sous un angle un peu différent.
Les Pirké Avot nous enseignent que celui qui est timide n’apprend pas, pour avancer, il faut oser se lancer, sans prétention, les plus débutants sont donc les bienvenus. Les plus expérimentés également, qui pourront avoir deux plaisirs : celui de pratiquer entre eux, et celui d’accueillir les débutants.
Humblement, nous partagerons ensuite quelques chants (débutants)…

Voir l’article original 109 mots de plus

La voix de Dieu, c’est l’humanité qui vit en nous – Dracha Kipour 5777

Ce n’est pas exactement ce que j’ai dit à la synagogue mardi soir… Mais c’est bien le texte que j’avais sous les yeux ;-). Encore chana tova à toutes et à tous.

Die20160928_130318u lui-même semble parfois impuissant.
Que dire alors de notre impuissance à nous !

Dieu lui-même laisse commettre en son nom des atrocités inacceptables.
Lorsque des religions se dénigrent et s’assassinent, c’est le nom de dieu lui-même qui est désacralisé.
Quel est le sens de cet apparent « silence de dieu » ?
Comment Dieu lui-elle-même peut-il-elle rester sans voix?

Le traité avoda zara nous raconte à la page 54b une histoire étrange.
Des sages romains ont interpelé des sages d’Israël.
« Si votre dieu ne désire pas l’idolâtrie, pour quelle raison ne l’annule-t-il pas ? »
Excellent question qui nous interpelle à notre époque, où certains se revendiquent de Dieu pour commettre des meurtres.
Les sages d’Israël ont répondu :
« Si les idolâtres prenaient pour objet d’adoration des choses inutiles, Dieu les détruirait, mais ils servent le soleil, la lune et les étoiles, Dieu doit-il détruire la création pour mettre fin aux pratiques meurtrières des hommes ? Le monde se conduit selon ses principes, et les fous qui le détruisent finiront par être jugés. »
La violence ne peut pas détruire le mal, car le mal et le bien sont liés, le soleil et la lune sont puissants, pour cette même raison nous avons besoin d’eux, pour cette même raison certains leurs ont voué dans l’antiquité une adoration idolâtre.
De même, la liberté et l’intelligence de l’homme. La liberté et la créativité des humains sont puissantes pour cette raison nous avons besoin d’eux, même si certains en font un usage destructeur.

Dans l’instant, nous pourrions être tentés de chercher ce que Paul Watslavick appelle une « ultra-solution », une solution si absolue qu’elle semble tout résoudre, alors qu’elle renforce encore le problème.
Dieu pourrait détruire tout ce qui prête à confusion, tous ceux qui se revendiquent abusivement de son nom. Comme nous l’enseigne le talmud, ce serait une ultra-solution. Pour sauver le monde, détruisons-le !
D’autres penchent vers des ultra-solutions de tous ordres : Ceux qui s’imaginent promouvoir la tradition en forçant les juifs à mettre les téfilines (je parle de ceux qui forcent littéralement, il y en a, ainsi que je l’ai appris récemment), ceux qui prônent l’assimilation  pour éviter l’antisémitisme, ceux qui pensent que le repli identitaire nous protégerait, ceux qui prônent la fermeture des frontières pour protéger l’économie etc…

Notre page du talmud continue, les sages donnent des exemples :
Le blé volé devrait-il ne pas pousser ? Le monde poursuit son cours, et les fous qui le détruisent finiront par être jugés, העולם כמנהגו נוהג.

Mais nous sommes un peuple ancien. En plus de 3000 ans, nous avons acquis un savoir, qui nous autorise à une certaine patience. Nous savons ce qu’est le temps. Nous avons vu défiler les civilisations trop pressées qui voulaient conquérir le monde.

Si nous sommes parfois impuissants dans l’instant, dans le temps au contraire, nos efforts sont cumulatifs.
Dans le temps, nous sommes puissants.

Nous nous tournons vers l’année écoulée.

Cette année écoulée, nous la regardons avec fierté, nous savons ce que nous avons accompli, ce que nous avons réussi, combien nous avons su changer le monde en dépit des épreuves. Ces réussites sont des marques de notre puissance. Pour cela, la BraHa, les remerciements s’imposent.

Cette année écoulée, nous la regardons avec humilité, nous savons ce que nous pouvons améliorer, les défauts personnels que nous pouvons combattre, les qualités personnelles que nous pouvons développer, et les collaborations avec autrui que nous pouvons mettre en œuvre, pour qu’ils puissent compenser nos manques, et que nous puissions aider à compenser les leurs. Cette humilité est, elle aussi, l’une de nos forces, une expression de puissance. Pour cela, la téchouva, l’amélioration de soi-même est de rigueur.

Nous sommes puissants car d’année en année et de siècle en siècle nous renforçons un mouvement vers plus d’intelligence, plus d’humanité.

C’est cela le judaïsme. Un mouvement. Un mouvement parmi d’autre, un mouvement qui nous est cher, le nôtre. Un mouvement vers une recherche permanente de nous élever en tant qu’humains, à notre façon particulière, à travers notre judaïsme.

C’est cela notre communauté. Une synagogue qui appartient à un mouvement. Une synagogue qui est un petit îlot de paix et de volonté, un petit îlot qui fait que l’océan entier semble moins menaçant, une seule petite étoile de laquelle monte un rire qui change le sens du ciel tout entier.

Vous qui militez pour notre communauté depuis des dizaines d’années, vous qui nous avez rejoint récemment, vous qui y trouvez votre place d’une façon sans cesse plus juste et plus satisfaisante, vous savez de quoi je parle.

Je parle de garder les valeurs juives au cœur de la synagogue, d’être humain, au-delà des considérations politiques.
Je parle de défendre d’une façon ouverte et pacifique l’existence d’une religion/communauté/spiritualité ouverte aux autres.

Je parle de ce défi dont nous sommes des Héraults (les portes-drapeaux), aux côtés de nos partenaires.
Défi de faire respecter le judaïsme libéral au sein du judaïsme global et de ceux qui en son sein font parfois preuve de beaucoup de fermeture,
défi de faire respecter le judaïsme tellement minoritaire au sein d’une communauté nationale dont certains tendent aux amalgames,
défi de promouvoir un engagement spirituel qui se pose en partenaire de la platte-forme laïque et humaniste à laquelle nous sommes attachés par-dessus tout.

En défendant notre judaïsme, en défendant la liberté, nous ne défendons pas seulement nos intérêts, nous défendons surtout le droit de chacun et chacune à trouver un chemin harmonieux.

Ces combats se jouent au quotidien, avec nos familles, nos amis, face à la pression du monde extérieur, trouver un moment pour acheter des Halot pour chabat, trouver quelques minutes pour voir une vidéo « sur un pied », trouver de l’inspiration pour raconter une blague juive en accompagnant ses enfants sur le chemin de l’école.
Ces combats se jouent dans l’exceptionnel, dans l’organisation des fêtes juives, dans la mise en place d’un cours d’entrée dans le judaïsme, d’un programme de conversion, dans la participation à des conférences interreligieuses, que ce soit cordoba, la formation de l’école nationale de la magistrature, le bné brit de bordeau etc…

Chaque petit choix juste est une victoire, car il nous oriente davantage vers la bonne direction, pour le reste de notre vie, et pour plus encore à travers le partage et la transmission.

C’est chacun de ces combats pacifiques qui sont l’objet de nos pensées et de nos résolutions en ce jour de Kipour.

Ce n’est pas chose facile. Car pour exercer notre responsabilité, nous devons faire preuve à la fois d’ambition et de résignation, de désir ardent et de patience.
Trop d’enthousiasme, d’ambition et de désir nous mèneraient à la frustration et au désespoir.
Trop de résignation et d’auto-satisfaction nous mènerait à l’immobilisme, comme si nous passions dans ce monde sans y laisser de trace.

L’équilibre est difficile à trouver et se cultive au quotidien. Les fêtes de Tichri nous proposent deux temps de régulation : Yom Kipour et SimHat Torah.
Yom Kipour, pour tendre l’arc de nos volontés, SimHat Torah, pour goûter les joies de la réussite.
Avec ces deux fêtes, notre tradition nous propose deux notions : Le din et le RaHamim.
Le din pour être rigoureux et conscients des enjeux, le raHamim pour être apaisés et tolérants pour nous et autrui.

Le raHamim, c’est la bienveillance, la souplesse, l’accueil de l’imperfection, c’est l’utérus, ce qui nous contient, ce qui nous nourrit, quelles que soient les circonstances. Cette notion est liée au nom éternel de dieu, au nom secret, au nom en 4 lettres, celui que nous remplaçons par le mot « adonaï », le grand nom qui inscrit dans le temps, dans la durée, dans la patience, dans l’évolution. Avec le raHamim, Dieu ne nous juge pas mais nous accompagne, nous ne sommes pas ses serviteurs, mais ses enfants. RaHamim est la qualité dont l’adjectif se dit « raHoum », comme dans les 13 attributs de dieu, adonaï adonaï el RAHOUM : Eternel Eternel dieu raHoum compatissant et gracieux, lent à la colère et grand dans ta bienveillance et ta vérité qui porte sa bienveillance pour les milles générations à venir, qui porte la faute et l’atteinte et le pêché et oublie.

Le Din, c’est le jugement, les conséquences directes et inéluctables de nos actes, le monde de l’ nature dont les lois sont impitoyables. Cette notion est liée au nom immanent de Dieu, « élohim », la force. Lorsque nous prononçons les 13 attributs de dieu, nous faisons semblant d’oublier cette dimension en omettant la fin du verset : « qui porte la faute et l’atteinte et le pêché et qui n’oublie PAS ».

En ce jour de Kipour, notre devoir est de repenser ces deux valeurs, de les soupeser, de les équilibrer.

De ne pas nous laisser endormir dans notre trop grand confort ou de ne pas nous laisser écrouler sous le trop grand poids de nos épreuves.

Tant que nous sommes en mouvement, nous pouvons beaucoup, et Dieu lui-même n’est plus impuissant.

Nous pouvons dire : tu es notre Dieu car nous sommes ton peuple, Tu es notre père car nous sommes tes enfants, Tu est notre force car nous étudions grâce à toi.

Et ainsi, Dieu est puissant, même dans l’hypothèse où il n’existerait pas, les mots et les concepts abstraits n’ont pas tellement d’importance, notre détermination, elle, est fondamentale.

Et la plus petite étincelle de sagesse que vous récolterez en ce jour de Kipour, aura une influence exponentielle sur toute votre année à venir, et par ricochet, sur vos proches, et sur nous, votre communauté.

De même, les nombreuses étincelles de sagesse recueillies au cours de l’année passée ont été un trésor sans prix pour l’année incroyable que nous avons passée ensemble.
Vous en voyez quelques fruits aujourd’hui, vous en verrez les merveilles tout au long de cette année, pensez à en profiter.

Alors partons ensemble en ce jour de Kipour à la récolte des sagesses pour les rendre plus actives dans nos vies.

Kohélèt, l’épicurien désenchanté

Le livre de l’Ecclésiaste: approche pédagogique du doute existentiel! – Bible et Pédagogie 2, c’est déjà dimanche prochain, à Gambetta/Surmelin. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Il n’y a pas d’âge pour se poser des questions sur la vie et la mort. Les grands cauchemars de nos tout-petits, les réactions de nos ados, et nos propres sentiments nous le prouvent au quotidien.

On pourrait s’imaginer qu’il faut être toujours optimiste. Si tel était le cas, que fait Kohélet, l’Ecclésiaste, dans la Bible ? Lui qui représente la sagesse, lui, le Roi Salomon, se permet de mettre en doute le fait que le bon comportement soit bénéfique. L’histoire n’est pas facile à raconter, et il faudra faire des efforts de « traduction » pour les plus jeunes, mais le jeu en vaut la chandelle.

Et nous, nous permettons-nous de verser dans le doute ? Lorsque nous voyons les difficultés du monde, quelles sont nos réactions ? Kohélèt constate la fragilité de la vie humaine, quelle conclusion en tire-t-il ? Est-ce que nous le suivons dans son chemin ? Sa sagesse est-elle également pour nous un point de « rassemblement », de Kéhila, de communauté ?

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaela ou répondez à cet article en commentaire.

I -1 Paroles de Kohélet, fils de David, roi à Jérusalem. 2 Vanité des vanités, a dit Kohélet, vanité des vanités; tout est vanité! 3 Quel profit tire l’homme de tout le mal qu’il se donne sous le soleil? 4 Une génération s’en va, une autre génération lui succède, et la terre subsiste perpétuellement. 5 Le soleil se lève, le soleil se couche: il se hâte vers son point de départ, où il se lèvera encore, 6 pour s’avancer vers le sud et décrire sa courbe vers le nord; le vent progresse en évoluant toujours et repasse par les mêmes circuits. 7 Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’en est pas remplie; vers l’endroit qui est assigné aux fleuves, ils dirigent invariablement leur cours. 8 Toutes choses sont toujours en mouvement; personne n’est capable d’en rendre compte. L’œil n’en a jamais assez de voir, ni l’oreille ne se lasse d’entendre. 9 Ce qui a été c’est ce qui sera; ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera: il n’y a rien de nouveau sous le soleil! 10 Il est telle chose dont on dirait volontiers: « Voyez, ceci est nouveau » Eh bien! Cette chose a déjà existé dans les temps qui nous ont précédés. 11 Nul souvenir ne subsiste des anciens, de même de leurs plus récents successeurs il ne demeurera aucun souvenir chez ceux qui viendront plus tard. 12 Moi, Kohélet, je suis devenu roi d’Israël, à Jérusalem. 13 Et j’ai pris à cœur d’étudier, d’examiner avec sagacité tout ce qui se passe sous le soleil: c’est une triste besogne que Dieu a offerte aux fils d’Adam pour s’en tracasser. 14 J’ai donc observé toutes les œuvres qui s’accomplissent sous le soleil: eh bien! Tout est vanité et pâture de vent. 15 Ce qui est tordu ne peut être redressé, et ce qui manque ne peut entrer en compte. 16 Je me suis dit en moi-même: « Voilà que j’ai, moi, accumulé et amassé plus de sagesse que tous ceux qui m’ont précédé à Jérusalem; mon cœur a acquis un grand fonds de discernement et d’expérience. » 17 J’avais en effet appliqué mon attention à connaître la sagesse et à discerner la folie et la sottise, et je me suis aperçu que cela aussi était pâture de vent; 18 car, abondance de sagesse, abondance de chagrin, et accroître sa science, c’est accroître sa peine.

II-1 Je me suis dit à moi-même: « Allons! Je veux te faire faire l’expérience de la joie, te donner du bon temps. » Eh bien! Cela aussi est vanité! 2 A la gaîté j’ai dit: « Tu es folie! Et à la joie: « A quoi sers-tu? » 3 Je résolus, à part moi, de prodiguer à mon corps les plaisirs du vin et, tout en restant attaché de cœur à la sagesse, de faire une place à la folie, de façon à voir quel est le meilleur parti que puissent suivre les fils d’Adam sous le ciel, au cours de leur existence. 4 J’entrepris de grandes choses: je me bâtis des palais, je me plantai des vignes. 5 Je me fis des jardins et des parcs, et j’y plantai toutes sortes d’arbres fruitiers. 6 Je me construisis des réservoirs d’eau, pour arroser des forêts riches en arbres. 7 J’acquis des esclaves et des servantes, j’eus un nombreux personnel domestique; mes troupeaux de bœufs et de brebis dépassaient de loin ceux de tous mes prédécesseurs à Jérusalem. 8 Je m’amassai aussi de l’argent et de l’or, les trésors précieux des rois et des provinces; je me procurai des chanteurs et des chanteuses, ce qui fait les délices des fils d’Adam, de nombreuses odalisques. 9 Je surpassai ainsi en faste et en richesse tous ceux qui m’avaient précédé à Jérusalem; en même temps ma sagesse me restait comme appui. 10 Rien de ce que mes yeux pouvaient désirer ne leur était refusé par moi; je n’interdis aucun plaisir à mon cœur. Mon cœur, en effet, n’eut qu’à s’applaudir des soins que je prenais, et telle fut la récompense de toutes mes peines. 11 Mais quand je me mis à considérer toutes les œuvres accomplies par mes mains et tous les tracas que je m’étais imposés, je constatai que tout était vanité et pâture de vent, et qu’il n’est point d’avantage durable sous le soleil. 12 Puis, je me mis à passer en revue sagesse, folie et sottise: « Car, me disais-je, que [pourra faire] l’homme qui viendra après le roi? Celui-ci aura déjà tout fait. » 13 Je m’aperçus que la sagesse est supérieure à la folie autant que la lumière est supérieure aux ténèbres: 14 Le sage a ses yeux dans la tête, et le sot chemine dans les ténèbres. Mais je reconnus aussi qu’un même sort est réservé à l’un et à l’autre. 15 Alors je dis en mon cœur: « Le sort du fou est le même qui m’attend, moi; dès lors, à quoi bon avoir acquis tant de sagesse? » Et je m’avouai à moi-même que cela encore est vanité. 16 En effet, le souvenir du sage n’est pas plus durable que celui du fou; car viennent les temps futurs, tout tombera dans l’oubli! Et comment se fait-il que le sage meure à l’égal du fou? 17 Aussi ai-je pris la vie en haine, car je regardai comme mauvais tout ce qui se passe sous le soleil, tout n’étant que vanité et pâture de vent. 18 Je finis aussi par détester tout le labeur auquel je m’étais adonné sous le soleil, et dont je dois laisser les fruits à quelqu’un qui me succédera. 19 Or, qui sait s’il sera sage ou sot? Et pourtant il sera maître de tout ce que j’aurai acquis sous le soleil par mon travail et mon ingéniosité. Cela aussi est vanité. 20 Je me laissai donc aller à prendre en aversion tout le labeur pour lequel j’avais peiné sous le soleil. 21 Car voilà un homme qui a travaillé avec sagesse, réflexion et succès, et il doit tout laisser en propriété à quelqu’un qui ne s’est donné aucun mal! Cela aussi est vanité et souverainement mauvais. 22 Qu’est-ce qui revient donc à l’homme de tout son labeur et de toutes les combinaisons de son esprit, pour lesquelles il se tracasse sous le soleil? 23 En effet, tous ses jours sont pénibles, son activité est une source de chagrin; même la nuit son cœur n’a point de repos. Cela encore est vanité. 24 Ne vaut-il pas mieux pour l’homme de manger, de boire et de se donner du plaisir pour prix de son labeur? Cela aussi, je l’ai constaté, émane de Dieu. 25 Car qui peut manger et jouir en dehors de sa volonté? 26 C’est à l’homme qui lui plait qu’il donne sagesse, intelligence et joie; tandis qu’au pécheur il impose la corvée de recueillir et d’entasser [des biens], qu’il fait passer ensuite à celui qui jouit de la faveur divine. Cela est également vanité et pâture de vent.

IX – 1 Tout cela, je l’ai noté dans mon esprit et cherché à le tirer au clair: les justes, les sages et ce qu’ils font sont dans la main de Dieu; les hommes ne se rendent compte ni de l’amour ni de la haine; tout leur échappe. 2 Tous sont soumis à des accidents pareils; un même sort attend le juste et le méchant, l’homme bon et pur et l’impur, celui qui sacrifie et celui qui ne sacrifie point; l’homme de bien est comme le pécheur, celui qui prête des serments comme celui qui craint de jurer. 3 C’est là le défaut de tout ce qui s’accomplit sous le soleil, qu’une même destinée y soit réservée à tous; aussi le cœur des hommes déborde-t-il de méchanceté, la folie emplit leur âme leur vie durant; après cela… [en route] vers les morts! 4 Or, qui demeure dans la société des vivants peut avoir quelque espoir, car un chien vivant vaut mieux qu’un lion mort. 5 Les vivants savent du moins qu’ils mourront, tandis que les morts ne savent quoi que ce soit; pour eux plus de récompense, car leur souvenir même s’efface, 6 leur amour, leur haine, leur jalousie, tout s’est évanoui ils n’ont plus désormais aucune part à ce qui se passe sous le soleil. 7 Va donc, mange ton pain allègrement et bois ton vin d’un cœur joyeux; car dès longtemps Dieu a pris plaisir à tes œuvres. 8 Qu’en tout temps tes vêtements soient blancs, et que l’huile ne cesse de parfumer ta tête. 9 Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, tous les jours de l’existence éphémère qu’on t’accorde sous le soleil, oui, de ton existence fugitive car c’est là ta meilleure part dans la vie et dans le labeur que tu t’imposes sous le soleil. 10 Tout ce que tes propres moyens permettent à ta main de faire, fais-le; car il n’y aura ni activité, ni projet, ni science, ni sagesse dans le Cheol, vers lequel tu te diriges. 11 J’ai encore observé sous le soleil que le prix de la course n’est pas assuré aux plus légers, ni la victoire dans les combats aux plus forts, ni le pain aux gens intelligents, ni la richesse aux sages, ni la faveur à ceux qui savent; car mêmes destinées et mêmes accidents sont le lot de tous.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -2 Ecclesiaste

 

Pour cette année, vivez comme des ‘dieux’!

לשנה טובה תכתבו
לשנה טובה תכתבו

Le talmud avoda zara nous enseigne que l’Eternel partage son temps à trois choses,étudier la Torah, nourrir ses créatures, et jouer avec le Léviatan.

Que notre année à venir soit, elle aussi, pleine d’apprentissages, de générosité et de fantaisie.

 

לשנה טובה תכתבו

 

Paracha Nitsavim : l’alliance pour tous, au présent !

L’alliance entre Dieu et les hommes est le socle de la tradition juive.

Une alliance n’est pas seulement un accord ou un pacte; c’est aussi une union, un ensemble qui génère une entité. L’alliance entre l’Eternel et les enfants d’Israël a généré une entité spirituelle, la religion juive. Les enfants d’Israël sont devenus le peuple juif. Liés entre eux par une alliance informelle, ses membres ont la charge de son épanouissement présent et futur.

Par ailleurs, au sein du peuple juif, le principe d’alliance se retrouve au niveau des individus destinés à fonder des couples solides et des familles  très unies.

Ceci s’applique aux autres peuples de façon plus ou moins comparable, et à n’en pas douter, l’alliance, sous diverses formes, est un principe primordial de l’humanité toute entière.

Pour approfondir ce thème, une petite vidéo et un article qui la commente, sur la paracha de la semaine !

La paracha Nitsavim du sefer Devarim (Deutéronome) 29:9 à 30:20 , et l’alliance avec l’Eternel

Le terme « alliance », nous fait penser d’instinct à l’alliance entre Dieu et Moïse au sommet du mont Sinaï. Nous imaginons le mont Sinaï secoué de tremblements, les éclairs, le tonnerre, les enfants d’Israël figés à l’écoute des 10 paroles (commandements). C’est en général comme ceci que nous nous représentons l’instant fondateur de l’alliance.

En fait, l’alliance avec l’Eternel a débuté bien avant. Tout a commencé par l’alliance avec Adam et Ève, suivie par l’alliance avec Noé (considérées, toutes deux, comme des alliances universelles). Se sont déroulées plus tard, l’alliance avec Abraham, Isaac, Jacob, Sarah, Rebecca, Rachel et Léa, puis l’alliance avec Moïse. Celle-ci occupe une position centrale. Elle se rapporte, dans un premier temps, à la sortie d’Égypte et au parcours à suivre jusqu’à la terre de Canaan, puis dans un second temps, aux 10   paroles reçus sur le mont Sinaï.

Dans le texte de la paracha Nitsavim, l’alliance entre Dieu et les enfants d’Israël, sur le point d’entrer en terre de Canaan, est exprimée d’une autre façon par Moïse. Elle est exprimée délibérément au présent :

Devarim 29:9 à 29:12. « Vous êtes placés aujourd’hui, vous tous, en présence de l’Éternel, votre Dieu: vos chefs de tribus, vos anciens, vos préposés, tous les hommes d’Israël, vos enfants, vos femmes et l’étranger qui est dans ton camp, du fendeur de bois jusqu’au porteur d’eau; afin d’entrer dans l’alliance de l’Éternel, ton Dieu, et dans son pacte solennel, par lesquels il traite avec toi en ce jour; voulant t’établir aujourd’hui comme son peuple, et lui-même se montrer comme ton Dieu, ainsi qu’il te l’a déclaré, et ainsi qu’il l’avait juré à tes pères Abraham, Isaac et Jacob. »

Moïse s’adresse à tous ceux qui, à ses yeux, composent le peuple d’Israël. Il s’exprime avec insistance au présent. (Les termes, « aujourd’hui », « en ce jour » sont à relever.) En agissant ainsi, Moïse manifeste sa volonté de renforcer la cohésion de tout son peuple, au présent et au futur.

Sont concernés par l’alliance, reproclamée avec solennité, ceux qui sont autour de Moïse, leurs descendants, et ceux qui rejoindront plus tard le peuple d’Israël.

Devarim 29:13 à 29:14. « Et ce n’est pas avec vous seuls que j’institue cette alliance et ce pacte; mais avec ceux qui sont aujourd’hui placés avec nous, en présence de l’Éternel, notre Dieu, et avec ceux qui ne sont pas ici, à côté de nous, en ce jour. »

A noter que l’on se réfère en général au passé en sociologie des religions : « nous devons faire comme nos ancêtres ; la révélation vient du fond des âges et est éternelle; elle ne peut être mise en doute. » L’événement majeur de notre paracha, la proclamation de l’alliance, se passe au présent. Elle s’adresse à des personnes existantes. Par extrapolation, nous en déduisons que la construction et le destin du peuple juif sont directement, et à tout moment, entre les mains de l’ensemble de ses membres.

Cela semble inquiétant de confier le sort du peuple juif à tous les juifs, à n’importe quel juif. Cependant, il n’est pas rassurant non plus de confier cette tâche à une poignée de leaders, quelques fois lointains, qui auraient autorité sur ce qui nous touche au plus profond.

La Torah prend position pour la première hypothèse :

Devarim 30:11 à 30:14. « Car cette loi que je t’impose en ce jour, n’est ni trop difficile pour toi, ni trop lointaine. Elle n’est pas dans le ciel, pour que tu dises: « Qui montera pour nous au ciel et nous l’ira quérir, et nous la fera entendre afin que nous l’observions? Elle n’est pas non plus au delà de l’océan, pour que tu dises: « Qui traversera pour nous l’océan et nous l’ira quérir, et nous la fera entendre afin que nous l’observions? Non, cette parole est tout près de toi: tu l’as dans la bouche et dans le cœur, pour pouvoir l’observer! »

L’avenir du judaïsme

Madame le rabbin Floriane Chinsky est titulaire d’un DEA en sociologie du droit dont le sujet est le mode d’attribution de l’identité juive par les rabbins. Elle est également titulaire d’un Doctorat en sociologie du droit dont le sujet de thèse concerne les  représentations sociales de la flexibilité de la loi juive. Le DEA étudie les rabbins, qui sont importants dans la création du devenir du peuple juif, le doctorat se concentre sur les individus, dont l’importance est peut être plus grande encore puisque c’est chaque juif et juive qui choisit ou non de recevoir l’enseignement d’un rabbin, et qui choisit quel rabbin deviendra son  »  maître   » (au sens de professeur).

Le message transmis par la paracha est le suivant : l’avenir du judaïsme est tracé par chaque membre du peuple juif dans son environnement familial et social, en relation avec les institutions religieuses dont le rôle est l’enseignement, l’étude et la réflexion collective.

Absolument tous les membres du peuple juif sont responsables de l’avenir du judaïsme, « du fendeur de bois jusqu’au porteur d’eau », comme le dit la paracha. La perpétuation du judaïsme n’est rien d’autre que le renouvellement constant de l’alliance entre Dieu et les enfants d’Israël, pour ne pas dire les hommes. Chacun et chacune compte à part égale et est responsable de se faire entendre! 

 

Pourquoi Dieu n’utilise-t-il pas la violence contre les « fausses religions » ?

Avoda zara 54b

Dieu semble se compliquer la vie. S’il n’aime pas les cultes idolâtres, pourquoi ne pas tout simplement les détruire ? Pourquoi ne pas détruire ceux qui le défient ouvertement ? Telle est la question posée par les sages des nations à Israël d’après le Talmud.

C’est une bonne question. Pourquoi Dieu n’utilise pas lui-même la violence ? La violence peut-elle résoudre les conflits religieux ? Est-il légitime de s’approprier la « volonté de dieu » pour défendre l’un ou l’autre culte ?

Pour les sages du Talmud, Dieu lui-même s’interdit la violence, et respecte la liberté de croyance de chacun. Le monde poursuit son cours, à charge pour nous de le rendre aussi bien que possible. Voilà en tout cas l’une des réponses apportées par notre sougia ce mercredi.

(Attention, le texte suivant est traduit à dessein d’une façon proche du texte, pour inviter à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître. Vous pouvez préparer le texte à l’avance, mais ne restez pas dans cette étape solitaire source de mécompréhension. Merci.)

Pour nous rejoindre au café des Psaumes ce mercredi de 12h30 (accueil à 12h) à 14h , contactez Paule sur facebook ou répondez à cet article en commentaire.

On enseigne dans la michna on a demandé aux anciens à Rome s’il n’aime pas le service des étoiles pourquoi ne l’annule-t-il pas ils leur ont dit si ils servaient des choses dont le monde n’a pas besoin il l’annulerait voici qu’ils servent le soleil et la lune et les étoiles et les constellations il va détruire son monde à cause des fous ils leur dirent si c’est ainsi qu’il détruire les choses dont le monde n’a pas besoin et qu’il laisse les choses dont le monde a besoin ils leur dirent et aussi nous soutenons les mains de ceux qui disent ce sont des divinités puisque elles n’ont pas été détruites

 

Guémara les sages ont enseigné les sages des nations ont demandé aux anciens à Rome si leurs dieu ne désire pas le service des étoiles pour quelle raison ne l’annule-t-il pas ils leur dire si ils servaient une chose une chose dont le monde n’a pas besoin il l’annulerait or ils servent le soleil et la lune et les étoiles et les constellations il va détruire le monde à cause des fous mais le monde se conduit selon sa conduite et les fous qui le détruisent finiront par être jugés autre chose voici qu’il a volé un séa de blé et l’a planté dans le sol est-ce justice qu’il ne pousse pas mais le monde se conduit selon sa conduite et continue et les fous qui le détruisent finiront par être jugés autre chose voici celui qui a des relations avec la femme de son prochain est-ce justice qu’elle ne tombe pas enceinte mais le monde se conduit selon sa conduite et continue et les fous qui le détruisent finiront par être jugés et c’est ce qu’a dit rech lakich le saint béni soit-il a dit je ne juge pas les méchants qui rendent mon effigie sans valeur mais qui m’oppressent et s’attribuent ma signature sans mon accord.

מתני’ שאלו את הזקנים ברומי אם אין רצונו בעבודת כוכבים למה אינו מבטלה אמרו להן אילו לדבר שאין צורך לעולם בו היו עובדין היה מבטלו הרי הן עובדין לחמה וללבנה ולכוכבים ולמזלות יאבד עולמו מפני השוטים אמרו להן א »כ יאבד דבר שאין צורך לעולם בו ויניח דבר שצורך העולם בו אמרו להן אף אנו מחזיקין ידי עובדיהן של אלו שאומרים תדעו שהן אלוהות שהרי הן לא בטלו:

גמ ת »ר שאלו פלוסופין את הזקנים ברומי אם אלהיכם אין רצונו בעבודת כוכבים מפני מה אינו מבטלה אמרו להם אילו לדבר שאין העולם צורך לו היו עובדין הרי הוא מבטלה הרי הן עובדין לחמה וללבנה ולכוכבים ולמזלות יאבד עולם מפני השוטים אלא עולם כמנהגו נוהג ושוטים שקלקלו עתידין ליתן את הדין דבר אחר הרי שגזל סאה של חטים [והלך] וזרעה בקרקע דין הוא שלא תצמח אלא עולם כמנהגו נוהג והולך ושוטים שקלקלו עתידין ליתן את הדין דבר אחר הרי שבא על אשת חבירו דין הוא שלא תתעבר אלא עולם כמנהגו נוהג והולך ושוטים שקלקלו עתידין ליתן את הדין והיינו דאמר ריש לקיש אמר הקב »ה לא דיין לרשעים שעושין סלע שלי פומבי אלא שמטריחין אותי ומחתימין אותי בעל כרחי

 

 

Quelle vision a-t-on ici du « miracle » ? Qu’apprenons-nous sur la liberté de croyance de l’homme ? Sur l’intervention de dieu ou non dans le quotidien humain ? La violence est-elle un moyen légitime de faire avancer une cause ?

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: talmud 5777 -1 Avoda zara 54b

Paracha Ki Tavo : la générosité, un facteur de succès ?

Quelles sont les clés du succès ? Question majeure que se posent de nombreux entrepreneurs, consultants, psychologues…Pour certains, ce sont d’abord la volonté, la confiance en soi et la persévérance, pour d’autres, c’est plutôt la compétence associée au goût du risque.

L’ouverture aux autres, la générosité et la reconnaissance ne sont pas souvent citées comme facteurs de succès. Encore moins la spiritualité et l’espérance, en ce qu’elles peuvent nous guider dans nos actions, nous rassurer et nous dynamiser.

La paracha Ki Tavo nous pousse à nous concentrer sur ce sujet.

Pour approfondir ce thème, une petite vidéo et un article qui la commente, sur la paracha de la semaine !

La paracha Ki Tavo du sefer Devarim (le Deutéronome) 26:1 à 29:8

Devarim 26:1. « Quand tu seras enfin arrivé dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage… »

L’objectif sera très bientôt atteint. Sans aucun doute, la terre promise, si longtemps espérée, sera conquise. C’est ce que Moïse annonce aux enfants d’Israël. Après des générations de patriarcat et de matriarcat difficiles et conflictuels, après des années d’esclavage, après 40 ans de pérégrinations dans le désert, les enfants d’Israël vont enfin pouvoir s’installer en terre de Canaan.

Moïse présente ce succès d’une façon tout à fait singulière. Il le présente sous la forme d’une injonction non applicable dans l’immédiat. On remarque qu’il s’exprime comme s’il était sûr de l’avenir; ce qui est bien davantage persuasif que de dire : vous allez réussir ! Moïse cherche-t-il à préparer son peuple au succès ? Cette façon de procéder nous conduit à nous interroger sur l’état d’esprit des enfants d’Israël à ce moment là, et aussi à nous interroger sur nous-mêmes en pareilles circonstances.

Quand nous sentons le succès tout proche, quand l’espoir de la réussite est presque comblé, nous nous trouvons dans un état d’esprit hors du commun. Nous sommes anxieux et nous nous posons des questions un peu saugrenues. Ne rêvons-nous pas ? Qui pourrait nous convaincre ? Serons-nous à la hauteur de ce succès tant attendu ? Sommes-nous prêts à affronter ce succès, à l’investir émotionnellement, à en assumer toutes les conséquences ?

Moïse annonce donc l’événement en édictant une injonction, une loi, aux enfants d’Israël :

Devarim 26:1 à 26:2. « Quand tu seras arrivé enfin dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage, quand tu en auras pris possession et y seras établi, tu prendras des prémices de tous les fruits de la terre, récoltés par toi dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, t’aura donné, tu les mettras dans une corbeille, et tu te rendras à l’endroit que l’Éternel, ton Dieu, aura choisi pour y faire régner son nom. »

Le succès arrivé, les enfants d’Israël devront, avant toute autre démarche, exprimer leur générosité et leur reconnaissance envers Dieu en apportant les prémices de leur récolte au Temple. Ces prémices seront données en partage à ceux qui resteront dépourvus, les Lévites, l’étranger, l’orphelin, la veuve et les plus démunis.

L’injonction de l’Éternel à la générosité et à la reconnaissance, par l’intermédiaire de Moïse, est une démarche remarquable. En contraignant à l’avance les enfants d’Israël au partage, l’Éternel les prépare a la réussite et comble leur espoir de façon indirecte. Il les stimule ainsi dans leurs actes. La générosité et la reconnaissance deviennent des facteurs de succès. Les enfants d’Israël sont dès à présent  responsables de ce qu’ils vont obtenir et comprennent qu’ils devront en assumer les conséquences. En retour, ils savent qu’ils pourront jouir pleinement de leur succès.

L’injonction de reconnaissance, implique le souvenir du passé aux enfants d’Israël. Elle les soumet à l’humilité.

Devarim 26:5 à 26:6. « Et tu diras à haute voix devant l’Éternel, ton Dieu: mon père était un araméen errant. Et il descendit en Egypte, y vécut en étranger, d’abord en très petit nombre, puis il devint là une nation considérable, puissante et nombreuse. Alors les Égyptiens nous maltraitèrent, nous opprimèrent et nous imposèrent un dur esclavage. »

Ces versets de la paracha sont repris par la haggada de PessaH.

Notre paracha délivre un protocole à suivre et des recommandations :

Dès que nous atteignons la réussite, nous devons nous présenter devant le Cohen (le Cohen de notre temps, bien-sûr) remercier l’Éternel en le remerciant, lui manifester notre générosité et l’assurer que nous partagerons le fruit de notre succès avec les plus démunis.

Alors seulement, nous pourrons dire, comme l’ont fait les enfants d’Israël après s’être acquittés de leurs devoirs :

Devarim 26:14 à 26:15. « …docile à la voix de l’Éternel, mon Dieu, je me suis entièrement conformé à tes prescriptions… Regarde du haut des cieux, ta sainte demeure, et bénis ton peuple Israël et la terre que tu nous as donnée, comme tu l’as juré à nos pères… »

Recommandation à retenir : avant de demander, nous devons d’abord donner.

La spiritualité nous a guidés sur le chemin de la réussite. La générosité et la reconnaissance, véritables facteurs de succès, nous ont permis de prendre conscience du chemin parcouru et de toute la valeur de notre réussite.

Par ailleurs, quand nous aurons à encourager nos proches, ou à nous encourager nous-mêmes, il sera nécessaire de conforter leur espoir de réussite, ou le nôtre. L’espoir, lui aussi, est un facteur de succès majeur !