Rosh hashana et la responsabilité humaine, demain à 9h30 sur judaïque fm

Chers amis, ce petit article express pour vous signaler que je serai l’invitée de Léa Moscona demain matin dans l’émission  » c’est nouveau, ça m’intéresse ».

http://www.judaiquesfm.com/emissions/23/presentation.html
L’occasion d’un petit re-centrage sur la fête de Rosh Hashanah, qui commence dans moins de 24h!

שנה טובה, לשנה טובה תכתבו

Bonne année 5778, que vous vous inscriviez dans une année de vie. 

SeliHot – Ce dimanche 9h45 à Nation

Ce dimanche à 9h45 auront lieux nos seliHot pédagogiques. L’occasion de découvrir ces belles prières, de nous projeter dans une année renouvelée, qui intègre réellement la réalité de l’année passée, nos nouvelles découvertes, nos nouvelles compréhension, et notre nouvelle condition si nos vies ont changé. Nous nous préparons à travers ces prières à la transition vers la nouvelle année, rosh hashana, yom kipour, et nous entendons le chofar.

Ce moment sera suivi d’un petit office du matin, qui permettra également aux parents de se familiariser avec les prières que leurs enfants apprennent au talmud torah.

Ce dimanche, 9h45, à Ganénou, premières seliHot pédagogiques.

Autres rendez-vous: mercredi 24 septembre 7h30 Surmelin et dimanche 27 septembre 9h45 ganénou.

 

Vous êtes invités à une Bar/Bat Mitsva? Voici les réponses aux questions que vous vous posez!

Que dire à ses invités lorsqu’on célèbre la Bar ou la Bat Mitsva de ses enfants? Comment agir lorsqu’on est soi-même invité? Voici quelques mots sur la meilleure façon pour vous de participer à cette expérience avec le MJLF-est Surmelin. Voyez également la playlist suivante si vous voulez découvrir quelques chants et quelques moments phares de l’office:

1 Quel est le dress-code? Comment est-on censé s’habiller ?

Le plus important c’est de « s’habiller » de la volonté de découvrir un jeune qui prend sa place dans le monde des adultes, de « mettre ses vêtements de splendeur », ainsi qu’on le dit dans « LeHa dodi », c’est-à-dire une attitude intérieur de bienveillance et de partage, dans le respect de soi-même et des autres.

Pour ce qui est des habits extérieurs, je vous recommande de choisir une tenue dans laquelle vous vous sentez bien, et qui marque également l’importance de ce jour de bar/bat mitsva et de chabbat. Dans nos communautés, on ne considère pas que les femmes mariées doivent nécessairement se couvrir la tête, en revanche, nous respectons la tradition selon laquelle les hommes mettent une Kipa en signe de respect pour ce qui se passe dans ce lieu particulier. Des kipot (pluriel de kipa) sont disponibles à la synagogue.

D’une façon générale, les règles de l’habillement dans la tradition juive, que l’on nomme règles de « tsniout », sont des règles de comportement général, de respect de l’autre, de non sexualisation vestimentaire : nous nous rappelons du caractère sacré de la dignité humaine et du respect que nous avons pour nous-mêmes et pour les autres. Si vous respectez ce principe, vous ne risquez pas de commettre d’impair dans notre synagogue.

2 Quels comportements adopter pendant la cérémonie ? Le silence est-il de rigueur ?

L’accueil est important pour nous, et nous ferons tout pour que vous vous sentiez bien et que cette cérémonie revête pour vous le maximum de sens.

Nous vous proposerons un livre de prière : prenez-le, il comprend des traductions en français et des textes de méditations auxquels vous pourrez vous référer pendant l’office. Prenez également une kipa pour les hommes. Nous vous demandons également d’éteindre vos téléphones portables et de ne pas les consulter, mais au contraire de vous poser avec nous dans ce temps spécial.

Pendant l’office : Vous pouvez suivre dans le livre de prière, lire les textes de l’anthologie, chanter les prières que vous connaissez, fredonner les airs que vous souhaitez apprendre pour accompagner les chants, apporter votre voix au moment des lectures en français. Si le cœur vous en dit, il est recommandé de chanter spécialement avec le Bar Mitsva ou la Bat Mitsva, ou en alternance avec lui ou elle lorsqu’il s’agit d’un chant alterné (voir les vidéos d’aide). Il faut évidemment écouter le jeune lorsqu’il intervient, et si possible lui répondre. Nous apprécions particulièrement lorsque les participants s’entre-aident, n’hésitez pas à demander ou à proposer de l’aide, pour savoir où on en est dans l’office par exemple.

3 Comment faire de ce moment un temps privilégié lorsqu’on a de jeunes enfants?

Dans un premier temps, on s’assoit en famille tranquillement, on peut leur parler à voix basse pour les encourager à observer les objets de la synagogue, le livre de prière, ou leur raconter des histoires concernant des valeurs qui nous tiennent à cœur. Il est bon de dire aux enfants qu’à certains moments ils pourront eux-mêmes rejoindre le jeune sur l’estrade, cela leur permet de s’y préparer. Quand les enfants saturent, il est possible de sortir un livre d’enfant, un biberon, voire des petits gâteaux, éventuellement un puzzle ou des jeux très calmes. Les enfants ne doivent pas se promener dans la synagogue sans surveillance. Ils peuvent venir sur l’estrade s’ils le souhaitent et « explorer l’espace » dans le calme s’ils le souhaitent. En préparation : regardez les vidéos avec eux et apprenez quelques chants, cela vous permettra de faire de ce temps un moment familial significatif.

Vous avez d’autres questions? N’hésitez pas à les poser en commentaire!

Bonne rentrée! Chants/ Enfants/ Dîner chabbatique

Ce vendredi, c’est la grande rentrée!

A 18h, nos chants de Tishri nous permettront de passer un moment intense autour de la liturgie de Kipour. Plus d’info ici.

A 18h30, nous accueillerons nos plus jeunes pour la reprise des « erev shel yeladim ».  Plus d’info ici.

De 20h à 21h30, nous aurons un dîner chabbatique sur le thème: « préparez votre seder de Rosh Hashana », mais avant tout sur une note de convivialité et de retrouvailles. (Inscription nécessaire auprès de Catherine Klein)

 

Toutes les parachiot et leurs commentaires

Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome… Les 5 livres de la Torah nous accompagnent tout au long de l’année. Voici un index des commentaires présents sur ce site. Des textes d’étude et des questions à se poser d’année en année, avec des réponses toujours renouvelées.

Berechit – בראשית

Créer l’humain

Noa’h – נח

Le’h Le’ha – לך לך

Vayera – וירא

‘Haye Sarah -שרה חיי

Aimer

Toledot -תולדות

La bénédiction usurpée

Vayetse – ויצא

Vayichla’h – וישלח

Vayechev – וישב

Sauver le monde

Mikets – מקץ

Vayigach -ויגש

Oseriez-vous parler pour votre frère?

Vaye’hi – ויחי

 Chemot – שמות

Va’era – וארא

Croire en l’alliance

Bo – בא

Bechala’h – בשלח

Yitro – יתרו

Michpatim – משפטים

etre solidaires

Terouma – תרומה

Savoir donner, c’est tout un art! Rachi

Tetsave – תצווה

Ki Tissa – כי תשא

Vayakel – ויקהל

Pekoudei – פקודי

construire le sacre

 

 Vayikra – ויקרא

Tsav – צו

Chemini – שמיני

Fraterniser

Tazria – תזריע

Metsora – מצורע

A’harei mot – אחרי מות

Kedochim – קדושים

Communiquer

Emor – אמור

Donner = recevoir ?

Behar – בהר

Be’houkotaï – בחוקותי

Bamidbar – במדבר

La réalité de la réalité

Nasso – נשא

Beaalote’ha -בהעלותך

La posture de transmission: Un jeu d’enfant?

Chela’h le’ha – שלח לך

Kora’h – קרח

‘Houkat – חקת

Balak – בלק

Etude sur Balak

Pin’has – פנחס

Matot – מטות

Massei – מסעי

 

Devarim – דברים

Vaet’hanan – ואתחנן

Eikev – עקב

Reé – ראה

Choftim -שופטים

Vrais et faux prophètes, Rachi

Ki tetse – כי תצא

Ki tavo -כי תבוא

S’adresser à la réalité

Célébrer

Nitsavim – ניצבים

Vayele’h – וילך

Haazinou -האזינו

Rachi : les menaces divines de la paracha haazinou ?

Vezot habera’ha – וזאת הברכה

Ce soir à 18h: Chants de Tishri

Chers amis, voici les chants que nous travaillerons plus particulièrement ce soir. Des liens vers des vidéos seront bientôt disponibles pour permettre à tous d’entendre cette merveilleuse liturgie de Roch hachana et de Yom Kipour.

Vous trouverez sur cette page quelques explications concernant ces belles prières ainsi que leur texte en hébreu et en translittération.

Pour télécharger le feuille de chants en format Word, cliquez sur ce lien.Chants de Tishri 2

La partition de Adon Olam est disponible ici: https://tichri.files.wordpress.com/2015/06/adon-olam-rossi-partition-originale.pdf

Chabbat Chalom!

Adon Olam est l’un des poèmes liturgiques les plus célèbres. Il est dit en introduction ou en conclusion de la prière du matin. Initialement, pourtant, cette prière était réservée à Yom Kipour. Lorsqu’on en reprend la traduction, on peut constater combien ses thématiques sont proches de celles des fêtes de Tishri, qui souligne le caractère transcendant et suprême de la divinité par contraste avec notre sentiment d’humilité lorsque nous acceptons de faire face à la fragilité de nos vies.

Ledor Vador est un extrait de la fin de la Kédoucha. Ce passage insiste sur la transmission de génération en génération, et la mélodie que nous utilisons souligne cette idée par un jeu de réponses successives entre l’officiant et l’assemblée. A l’occasion de Rosh hashana et de Yom Kipour, la bénédiction finale est transformée de « hael hakadoch » (le dieu saint) en « hamélèH hakadoch » (le Roi saint)

Le vidouï est traditionnellement prononcé à voix basse après la amida du matin, dans une partie de l’office appelée « taHanounim ». Cependant, pendant les fêtes de Tichri, il est chanté à voix haute. Il revêt à la fois une dimension personnelle et collective sur lesquelles il est bon de s’interroger. Les différentes fautes constituent un acrostiche qui compose l’alphabet hébraïque, comme pour symboliser notre désir de dire la globalité de notre responsabilité dans tous les aspects de notre comportement.

Adon Olam

Adon olam acher malaH bétérem kol yétsir nivra léet naassa béHeftso kol azaï méleH chémo nikra véaHaré kiHlot hakol lévado imloH nora véhou aya véhou ové véhou yiyé bétifara véhou éHad véein chéni léhamchil lo léaHbira béli réchit béli taHlit vélo haoz véhamissra véhou éli véHaï goali vétsour Hévlit béet tsara véhou nissi oumanos li ménat kossi béyom ékra béyado afkid rouHi béet ichan véaira véim rouHi géviati adonaï li vélo ira.

 

Amida – Lédor vador

((Lédor vador)2 naguid godléHa)2

  • ((oulnétsaH néTsaHim) 2 kédouchatéHa nakdich )2
  • (véchiveHaHa élohénou mipinou (lo yamouch)2 léolam vaèd)2
  • (ki el méleH gadol (vékadoch)2 ata)2

Vidouï

Elohénou vélohé avoténou ana tavo léfanéHa téfilaténou veal titalam mitHinaténou chein anaHnou azé fanim oukéché orèf lomar léfanéha adonaï élohénou vélohé avoténou tsadikim anaHnou vélo Hatanou aval anaHnou Hatanou

Achamnou bagadnou gazalnou dibarnou dofi héévinou vehirchanou zadnou Hamasnou tafalnou chéker yaatsnou ra kizavnou lasnou maradnou niatsnou sararnou avinou pachanou tsararnou kichinou oref rachaanou chiHatnou tiavnou tainou titanou

Véal koulam éloha seliHot slaH lanou meHal lanou Kaper lanou

 

 

אֲדוֹן עוֹלָם אֲשֶׁר מָלַךְ / בְּטֶרֶם כָּל יְצִיר נִבְרָא

לְעֵת נַעֲשָׂה בְחֶפְצוֹ כֹּל / אֲזַי מֶלֶךְ שְׁמוֹ נִקְרָא

וְאַחֲרֵי כִּכְלוֹת הַכֹּל / לְבַדּוֹ יִמְלֹךְ נוֹרָא

וְהוּא הָיָה וְהוּא הוֹוֶה / וְהוּא יִהְיֶה בְּתִפְאָרָה

וְהוּא אֶחָד וְאֵין שֵׁנִי / לְהַמְשִׁילוֹ לְהַחְבִּירָה

בְּלִי רֵאשִׁית בְּלִי תַכְלִית / וְלוֹ הָעֹז וְהַמִּשְׂרָה

וְהוּא אֵלִי וְחַי גּוֹאֲלִי / וְצוּר חֶבְלִי בְּיוֹם צָרָה

וְהוּא נִסִּי וּמָנֻסִּי / מְנָת כּוֹסִי בְּיוֹם אֶקְרָא

בְּיָדוֹ אַפְקִיד רוּחִי / בְּעֵת אִישַׁן וְאָעִירָה

וְעִם רוּחִי גְוִיָּתִי / אֲדֹנָי לִי וְלֹא אִירָא

 

 

לְדוֹר וָדוֹר  נַגִיד גָּדְלֶךָ

וּלְנֵצַח נְצָחִים קְדֻשָּׁתְךָ נַקְדִּישׁ

וְשִׁבְחֲךָ  אֱלֹהֵינוּ מִפִּינוּ לֹא יָמוּש לְעוֹלָם וָעֶד

כִּי אֵל מֶלֶךְ גָּדוֹל וְקָדוֹשׁ אָתָּה.

בָּרוּךְ אַתָּה ה’, הָמלך הַקָּדוֹשׁ.

 

 

אלוהינו ואלוהי אבותינו אנא תבוא לפניך תפילתנו,

ואל תתעלם מתחינתנו:

שאין אנו עזי פנים וקשי עורף

לומר לפניך: ה’ אלוהינו ואלוהי אבותינו

צדיקים אנחנו ולא חטאנו. אבל אנחנו חטאנו

אשמנו, בגדנו, גזלנו, דיברנו דופי,

העווינו, והרשענו, זדנו, חמסנו, טפלנו שקר,

יעצנו רע, כיזבנו, לצנו, מרדנו, ניאצנו,

סררנו, עווינו, פשענו, צררנו, קישינו עורף,

רשענו, שׁיחתנו, תעינו תיעבנו תעתענו;

Chants de Tichri: vendredi prochain

« Les chants des hommes sont plus beaux qu’eux-mêmes plus beaux qu’eux-mêmes, plus lourds d’espoir, plus tristes, plus durables… », disait le poète Hazim Hikmet. Les chants de Roch Hachana et de Kipour nous accompagnent depuis des siècles. Nous sommes invités à nous plonger à nouveau dans leur histoire, leur signification, leurs paroles et leur musique.

  • 1 : vendredi 16 juin 18h/18h45 : Séou Shéarim, Sim Shalom, Ki anou améHa
  • 2 : vendredi 30 juin 18h/18h45 : Adon Olam, Lédor Vador, Vidouï
  • 3 : vendredi 1e septembre 18h/18h45 : Kadish Hassidique, Oz béyadéHa, Chomer Israël
  • 4 : vendredi 15 septembre 18h/18h45 : El Nora Alila, Anénou, 13 midot

Youtube : playlist : « chants de Tishri »

Nous ouvrirons avec Séou Shearim, qui sera une parfaite introduction à nos séances.

Ouvrez-vous, Portes du monde ! Pour que le Roi de Gloire puisse entrer !

On pourrait avancer la théorie que nous sommes tous plus ou moins mégalomanes. Comme le dit l’homme éméché : « Je suis maître de moi comme de l’univers ! ». Nous ne sommes pas maîtres de l’univers, et nous devons même lutter pour être maîtres de nous-mêmes. « Qui est le fort ? -interrogent les chapitres des pères- Celui qui se conquiert lui-même ! ». C’est ce que nous tentons de faire à Kipour : Contenir nos instincts. Le jeûne est l’une des façons de pratiquer cette maitrise et d’affirmer qu’autre chose que notre propre confort peut animer nos actes. Et puisque nous ne sommes pas les maîtres du monde, nous pouvons néanmoins essayer de contribuer à la rendre meilleur. Ainsi, nous clamons : « Qu’entre le Roi de Gloire ! » Pour certains, c’est peut-être Dieu lui-même qui prend sa place parmi nous alors que nous sortons la Torah. Pour d’autres, c’est une invocation à faire entrer en nous-même les plus hautes valeurs, celles qui font notre gloire lorsque nous réussissons à les atteindre. Ouvrez-vous, portes du monde !

Pour apprendre à le chanter:

Roch hachana (Synagogue MJLF EST, 24 rue du Surmelin, 75020) aura lieu:  office du premier soir: mercredi 20 septembre (18h45); premier matin: 21 septembre (10h); deuxième soir: jeudi 21 septembre (18h45); deuxième matin: vendredi 22 septembre (10h)

Kipour (Salle Olympe de Gouges,15 Rue Merlin, 75011 Paris) : soir de Kol Nidré: Vendredi 29 septembre (19h30); Offices toute la journée: Samedi 30 septembre (10h); soir de Neila: 30 septembre (19h)

Les seliHot à Surmelin auront lieu les mercredi 13 et 27 septembre à Surmelin à 7h30, et les dimanches 17 et 24 septembre au Talmud Torah ( Ecole Ganénou, 11 rue du Sergent Bauchat à 9h45).

ledor vador – Une prière spéciale Bar ou Bat Mitsva

Nous aimons mettre nos Bné et Bnot Mitsva à l’honneur.
Les Chants « Dynamiques » de l’office permettent de créer un lien direct entre l’officiant/le jeune Bar mitsva et l’assemblée/la famille et les invités.

Plusieurs de nos membres m’ont demandé de l’aide pour qu’ils puissent apprendre ce chant, ce petit article est destiné à répondre à leur demande.
« Lédor Vador » est de ce point de vue un moment phare.
En effet, ce chant met en valeur les paroles de la troisième bénédiction de la Amida, que l’on nomme « Kédouchat hachem ». Le rythme soutenu de l’échange avec le public permet un très bel échange. La mélodie et les paroles sont simples et permettent aux non hébraïsants de se joindre à l’assemblée.
Les paroles de ce chants sont très fortes pour nos jeunes, elles mettent en valeur la transmission.
« Lédor Vador », de « génération en génération », sont les mots les plus repris. Il est particulièrement émouvant car à l’occasion de leur Bar ou Bat Mitsva, les jeunes annoncent « de génération en génération » et leurs parents, les adultes et l’assemblée les suivent et répètent après eux.

Les mots en translittération sont:
« lédor vador naguid godléHa oulénetsH nétsaHim kédouchatéHa nakdich véchivHaHa élohénou mipinou lo yamouch léolam vaèd, ki el méléH gadol vékadoch ata. »

Ils signifient:
« De génération en génération nous dirons ta grandeur, et d’éternité en éternité nous sanctifierons ta sainteté, la reconnaissance de ta bonté ne quittera jamais notre bouche, car tu es un dieu grand et sacré. »

Les voici en hébreu:
לְדוֹר וָדוֹר נַגִיד גָּדְלֶךָ וּלְנֵצַח נְצָחִים קְדֻשָּׁתְךָ נַקְדִּישׁ וְשִׁבְחֲךָ אֱלֹהֵינוּ מִפִּינוּ לֹא יָמוּש לְעוֹלָם וָעֶד כִּי אֵל מֶלֶךְ גָּדוֹל וְקָדוֹשׁ אָתָּה בָּרוּךְ אַתָּה ה’, הָאֵל הַקָּדוֹשׁ

Pour info: notre Talmud Torah accueille les enfants jusqu’à 3 ans avant leur Bar ou leur Bat Mitsva, pour les préparer non seulement à ce grand événement mais aussi à bien connaitre leur identité juive.

 

 

Pour vous aider, une vidéo sur youtube:

Rachi ce Samedi – La posture de transmission: Un jeu d’enfant?

La transmission… Cela peut-être beaucoup de choses!

Les pédagogues parlent de « la posture pédagogique ». De quoi s’agit-il? Quel rapport avec la paracha béahélotéHa?

Notre paracha de la semaine est pleine d’enseignements sur la pédagogie juive. L’occasion de conclure le cycle annuel d’étude de Rachi en beauté, ce chabbat, à la synagogue MJLF – Surmelin.

Téléchargez ici le texte Rachi 5777 – 7 BeahaloteHa

 

 

Rachi sur BéahalotéHa – Qu’est-ce que la Posture de Transmission ?

Nb 8 :2

Quand tu feras monter Pourquoi le chapitre relatif à la menora fait-il immédiatement suite à celui relatif aux princes ? Parce que Aharon, lorsqu’il a assisté à l’inauguration par les princes, s’est affligé de ne pas avoir été avec eux, ni lui ni sa tribu. Le Saint béni soit-Il lui a alors déclaré : « Par ta vie ! Ta part est plus grande que la leur ! Car c’est toi qui allumeras et entretiendras les lumières » (Midrach Tan‘houma).

Quand tu feras monter Étant donné que la flamme s’élève, le texte emploie pour leur allumage le mot « monter ». L’allumage doit se poursuivre jusqu’à ce que la flamme s’élève d’elle-même. Et nos maîtres ont également déduit de ce verset que devant la menora se trouvait un marchepied sur lequel se tenait le kohen pour l’arranger (Sifri).

Vers le vis-à-vis de la face de la menora Dirigées vers la flamme centrale, laquelle ne se trouvait pas sur les branches mais sur le corps même de la menora.

Éclaireront les sept lampes À raison de six sur les branches, trois à l’est dont les mèches étaient dirigées vers la flamme centrale, et de même les trois à l’ouest dont les mèches étaient dirigées vers la flamme centrale. Pourquoi ? Pour que l’on ne dise pas qu’Il a besoin de sa lumière (Sifri).

 

Nb 8 :3

Ainsi fit Aharon Cela à l’éloge de Aharon qui n’a rien changé [à l’ordre reçu] (Sifri).

 

Nb 8 :4

Et ceci est la confection de la menora Comme si le Saint béni soit-Il la lui avait montrée du doigt. La tâche étant difficile, Il lui a dit : « Et voici… ».

Battue En français médiéval : « batediz », comme dans : « Ils battaient (naqchan) l’un contre l’autre » (Daniel 5, 6). Elle était faite d’un kikar d’or frappé au marteau et coupé au ciseau pour en aplatir les pièces à volonté, et sans que l’on y assemble des pièces détachées.

Jusqu’à son pied, jusqu’à sa fleur Le pied est constitué par la base creuse, comme dans les chandeliers d’argent employés par les nobles.

Jusqu’à son pied, jusqu’à sa fleur C’est-à-dire la totalité de la menora et tout ce qui y était attaché.

Jusqu’à son pied Qui forme une grande pièce.

Jusqu’à (‘ad) sa fleur Qui est un travail de grande finesse, le tout formant un seul bloc. La préposition ‘ad (« jusqu’à ») s’emploie ainsi, comme dans : « depuis les gerbes jusqu’au (we‘ad) blé, et jusqu’aux (we‘ad) oliveraies » (Choftim 15, 5).

Comme ce qui a été montré que Hachem a montré Comme le plan qu’Il lui avait montré sur la montagne (Sifri), comme il est écrit : « Et vois et fais, selon leur plan qu’on t’a montré dans la montagne » (Chemoth 25, 40).

Ainsi fit-il la menora Celui qui l’a fabriquée. Selon le midrach, elle s’est faite automatiquement par l’intervention du Saint béni soit-Il (Midrach Tan‘houma).

 

בְּהַעֲלֹתְךָ, לָמָּה נִסְמְכָה פָּרָשַׁת הַמְּנוֹרָה לְפָרָשַׁת הַנְּשִׂיאִים? לְפִי שֶׁכְּשָׁרָאה אַהֲרֹן חֲנֻכַּת הַנְּשִׂיאִים חָלְשָׁה אָז דַּעְתּוֹ, שֶׁלֹּא הָיָה עִמָּהֶם בַּחֲנֻכָּה לֹא הוּא וְלֹא שִׁבְטוֹ. אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: חַיֶּיךָ, שֶׁלְּךָ גְּדוֹלָה מִשֶּׁלָּהֶם, שֶׁאַתָּה מַדְלִיק וּמֵיטִיב אֶת הַנֵּרוֹת.

בְּהַעֲלֹתְךָ, עַל שֵׁם שֶׁהַלַּהַב עוֹלֶה. כָּתוּב בְּהַדְלָקָתָן לְשׁוֹן « עֲלִיָּה » שֶׁצָּרִיךְ לְהַדְלִיק עַד שֶׁתְּהֵא שַׁלְהֶבֶת עוֹלָה מֵאֵלֶיהָ. וְעוֹד דָּרְשׁוּ רַבּוֹתֵינוּ: מִכָּאן, שֶׁמַּעֲלָה הָיְתָה לִפְנֵי הַמְּנוֹרָה, שֶׁעָלֶיהָ הַכֹּהֵן עוֹמֵד וּמֵיטִיב.

אֶל-מוּל פְּנֵי הַמְּנוֹרָה, אֶל מוּל נֵר הָאֶמְצָעִי שֶׁאֵינוֹ בַּקָּנִים אֶלָּא בְּגוּף שֶׁל מְנוֹרָה.

יָאִירוּ שִׁבְעַת הַנֵּרוֹת, שִׁשָּׁה שֶׁעַל שֵׁשֶׁת הַקָּנִים שְׁלֹשֶׁת הַמִּזְרָחִיִּים פּוֹנִים לְמוּל הָאֶמְצָעִי הַפְּתִילוֹת שֶׁבָּהֶן וְכֵן שְׁלֹשָׁה הַמַּעֲרָבִיִּים רָאשֵׁי הַפְּתִילוֹת לְמוּל הָאֶמְצָעִי, וְלָמָּה? כְּדֵי שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ: לְאוֹרָהּ הוּא צָרִיךְ:

וַיַּעַשׂ כֵּן אַהֲרֹן, (ספרי) לְהַגִּיד שִׁבְחוֹ שֶׁל אַהֲרֹן, שֶׁלֹּא שִׁנָּה:

וְזֶה מַעֲשֵׂה הַמְּנֹרָה, (שם) שֶׁהֶרְאָהוּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בָּאֶצְבַּע, לְפִי שֶׁנִּתְקַשָּׁה בָּהּ, לְכָךְ נֶאֱמַר « וְזֶה ».

מִקְשָׁה, בטדי »ן בְּלַעַז לְשׁוֹן « דָּא לְדָא נָקְשָׁן » (דניאל ה) עֶשֶׁת שֶׁל כִּכַּר זָהָב הָיְתָה וּמַקִּישׁ בְּקֻרְנָס וְחוֹתֵךְ בְּכַשִּׁיל לְפַשֵּׁט אֵיבָרֶיהָ כְּתִקּוּנָן, וְלֹא נַעֲשֵׂית אֵיבָרִים אֵיבָרִים עַל יְדֵי חִבּוּר.

עַד-יְרֵכָהּ עַד-פִּרְחָהּ, « יְרֵכָהּ » הִיא הַשִּׁדָּה שֶׁעַל הָרַגְלַיִם, חָלוּל, כְּדֶרֶךְ מְנוֹרַת כֶּסֶף שֶׁלִּפְנֵי הַשָּׂרִים.

עַד-יְרֵכָהּ עַד-פִּרְחָהּ, כְּלוֹמַר גּוּפָהּ שֶׁל מְנוֹרָה כֻּלָּהּ וְכָל הַתָּלוּי בָּהּ.

עַד-יְרֵכָהּ, שֶׁהוּא אֵיבָר גָּדוֹל.

עַד-פִּרְחָהּ, שֶׁהוּא מַעֲשֶׂה דַּק שֶׁבָּהּ _ הַכֹּל מִקְשָׁה. וְדֶרֶךְ « עַד » לְשַׁמֵּשׁ בִּלְשׁוֹן « זֶה », כְּמוֹ (שופטים טו): « מִגָּדִישׁ וְעַד-קָמָה וְעַד-כֶּרֶם זָיִת ».

כַּמַּרְאֶה אֲשֶׁר הֶרְאָה וְגוֹ’, כַּתַּבְנִית אֲשֶׁר הֶרְאָהוּ בָּהָר, כְּמוֹ שֶׁנֶּאֱמַר (שמות כה): « וּרְאֵה וַעֲשֵׂה בְתַבְנִיתָם וְגוֹ' ».

כֵּן עָשָׂה אֶת-הַמְּנֹרָה, מִי שֶׁעֲשָׂאָהּ . וּמִדְרַשׁ אַגָּדָה: עַל יְדֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא נַעֲשֵׂית מֵאֵלֶיהָ:

Liberté Égalité Fraternité – Solidarité

Un petit partage sympathique de mon article sur l’entre-aide et contre la « charité » publié dans le magazine L’Appel. Bon week-end!

Avatar de Floriane ChinskyLiberté juive

Alors que les élections sont à nos portes, je prends le temps de vous rappeler la définition qu’Edmond Fleg donne de la victoire:
« Lorsque, rendus dés longtemps aux fraternités des peuples, nous aurons fait avec toi, avec tous les hommes, sur toute la terre, toute la paix, dans toute la justice, alors, seulement, Éternel notre Dieu, roi du monde, assez pour nous! » Voyez également  les quelques mots très forts de Danielle Cohen, Présidente du MJLF sur ce lien.
Et de mon côté, je soumets à vos réflexions ces quelques pensées sur l’entraide, que j’ai eu la chance de partager dans le magazine l’Appel. Encore une nouvelle façon d’affirmer que toutes les dignités humaines sont égales et imprescriptibles.

La charité est-elle encore d’actualité ?

Alors que nos conditions de travail ou celles de nos proches sont parfois de plus en plus précaires, nous pouvons être tentés de nous démarquer des personnes déclassées…

Voir l’article original 552 mots de plus