Le Jardin des Roos à Surmelin ce vendredi

Jardin des RoosCe chabbat, à l’occasion de notre office « erev shel yéladim », nous accueillerons les responsables du Jardin des Roos, une « maison verte » façon coopération féminine.

L’office aura une composante « ludique » et sera suivi par un oneg du livre pour les adultes.

Bons préparatifs pour ce chabbat très spécial!

Seder Tou bishevat -Artsénou: le texte intégral

Merci encore pour ce merveilleux moment!

Voici l’intégralité du texte, dans le corps de l’email et à télécharger. Vous pourrez ainsi organiser une soirée de tou bichevat à la maison, en famille ou entre amis.

Pour télécharger le document, cliquez ici: seder-tou-bichevat-5777

I Un espoir éternel

L’histoire du peuple juif a commencé avec la promesse d’une terre, qui appartiendrait aux descendants d’Abraham et de Sarah.

Genèse chap. 12

1 L’Éternel avait dit à Abram: « Éloigne-toi de ton pays, de ton lieu natal et de la maison paternelle, et va au pays que je t’indiquerai. 2 Je te ferai devenir une grande nation; je te bénirai, je rendrai ton nom glorieux, et tu seras un type de bénédiction. 3 Je bénirai ceux qui te béniront, et qui t’outragera je le maudirai; et par toi seront heureuses toutes les races de la terre. »

א וַיֹּאמֶר יְהוָה אֶל-אַבְרָם, לֶךְ-לְךָ מֵאַרְצְךָ וּמִמּוֹלַדְתְּךָ וּמִבֵּית אָבִיךָ, אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר אַרְאֶךָּ. ב וְאֶעֶשְׂךָ, לְגוֹי גָּדוֹל, וַאֲבָרֶכְךָ, וַאֲגַדְּלָה שְׁמֶךָ; וֶהְיֵה, בְּרָכָה. ג וַאֲבָרְכָה, מְבָרְכֶיךָ, וּמְקַלֶּלְךָ, אָאֹר; וְנִבְרְכוּ בְךָ, כֹּל מִשְׁפְּחֹת הָאֲדָמָה.

 

Au LeH LeHa d’Abraham ont suivis les espoirs de la sortie d’Egypte et le Leshana habaa birouchalaïm de pessaH.

Les hébreux puis les juifs ont sans cesse gardé une présence sur la terre d’Israël, et en particulier à Jérusalem, à Tibériade, à Safed et à Hebron, (Yérouchalaim, Tvéria, Tsfat et Hévrone).

Pendant 2000 ans, les juifs présents sur la terre d’Israël ont vécu sous la domination politique d’autres Nations :

Après la période d’indépendance de – 1200 à – 587, la terre d’Israël a été dominée par les civilisations :

  1. Perse, de – 587 à -333
  2. Hellénistique, -333 à -134

 

Après le retour à l’indépendance sous les hasmonéens, héritiers des makabim,  de -134 à -63, la terre d’Israël a été dominée par les civilisations :

1.      romaine (-63 à 324)

2.      byzantine (324 à 638)

3.      musulmane (638 à 1096)

4.      croisées (1096 à 1244)

5.      ottomane (1244 jusqu’au XVIIIe)

6.      britannique/ mandat de la SDN de 1917 à 1948

A toutes ces époques, nous avons continué à nous tourner vers Jérusalem, physiquement, lors de la Amida, et spirituellement. Nous avons continué à chanter, à chaque fêtes de PessaH : « L’an prochain à Jérusalem », « léshana habaa biroushalaim »

Chantons ensemble : léshana habaa biroushalayim

לשנה הבאה בירושלים

 

Cet espoir millénaire nous accompagne.

Les explorateurs rapportèrent de leur voyage la célèbre grappe de raisins que deux personnes devaient porter.

 

Prenons un verre de vin, et prononçons les paroles suivantes :

Le deutéronome nous dit (8 :7-8)

7 Car l’Éternel, ton Dieu, te conduit dans un pays fortuné, un pays plein de cours d’eau, de sources et de torrents, qui s’épandent dans la vallée ou sur la montagne; 8 un pays qui produit le froment et l’orge, le raisin, la figue et la grenade, l’olive huileuse et le miel;

כִּי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, מְבִיאֲךָ אֶל-אֶרֶץ טוֹבָה: אֶרֶץ, נַחֲלֵי מָיִם–עֲיָנֹת וּתְהֹמֹת, יֹצְאִים בַּבִּקְעָה וּבָהָר. ח אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעֹרָה, וְגֶפֶן וּתְאֵנָה וְרִמּוֹן; אֶרֶץ-זֵית שֶׁמֶן, וּדְבָשׁ.

BarouH ata adonaï élohénou méleH haolam boré péri hagafen

 

La hatikva est un chant d’espoir est un chant de la terre d’Israël, mais aussi un chant de « Houts laarets », un chant universel pour les juifs vivant à travers le monde. Houts signifie « en dehors », Houts laarets signifie « en dehors de la terre d’israël ». La hatikva a été composée en 1878, elle a été un hymne juif avant de devenir un hymne israélien, au moment de la création de l’Etat d’Israël en 1948.

 

Le mot « tikva » signifie « espoir » en hébreu. Hatikva signifie « l’espoir » et le poème dont elle est tirée se nomme « tikvaténou », « notre espoir ». Ce poème a été écrit en 1808 par Naftali Herz Imber.

 

Il reprend le livre d’Ezekiel chapitre 37 :

11 Alors il me dit: « Fils de l’homme, ces ossements, c’est toute la maison d’Israël. Ceux-ci disent: « Nos os sont desséchés, notre espoir est perdu, c’est fait de nous! » 12 Eh bien! Prophétise et dis-leur: Ainsi parle le Seigneur Dieu: Voici que je rouvre vos tombeaux, et je vous ferai remonter de vos tombeaux, ô mon peuple! et je vous ramènerai au pays d’Israël.

יא וַיֹּאמֶר, אֵלַי, בֶּן-אָדָם, הָעֲצָמוֹת הָאֵלֶּה כָּל-בֵּית יִשְׂרָאֵל הֵמָּה; הִנֵּה אֹמְרִים, יָבְשׁוּ עַצְמוֹתֵינוּ וְאָבְדָה תִקְוָתֵנוּ–נִגְזַרְנוּ לָנוּ. יב לָכֵן הִנָּבֵא וְאָמַרְתָּ אֲלֵיהֶם, כֹּה-אָמַר אֲדֹנָי יְהוִה, הִנֵּה אֲנִי פֹתֵחַ אֶת-קִבְרוֹתֵיכֶם וְהַעֲלֵיתִי אֶתְכֶם מִקִּבְרוֹתֵיכֶם, עַמִּי; וְהֵבֵאתִי אֶתְכֶם, אֶל-אַדְמַת יִשְׂרָאֵל.

 

Ainsi, la hatikva, comme la renaissance juive, est un phénomène à la fois ancien et nouveau, comme la « altneuland », la terre « ancienne-nouvelle », titre du livre écrit par Théodore Herzl en 1902.

Son texte signifie :

Tant que dans nos cœurs vibre l’âme juive, et que vers les confins de l’orient, vers l’avant, nos yeux guettent dans la direction de Sion, notre espoir n’est pas perdu, un espoir ancien de 2000 ans, de vivre en peuple libre dans notre terre, la terre de Sion et de Jérusalem.

כָּל עוֹד בַּלֵּבָב פְּנִימָה נֶפֶשׁ יְהוּדִי הוֹמִיָּה, וּלְפַאֲתֵי מִזְרָח קָדִימָה עַיִן לְצִיּוֹן צוֹפִיָּה,    עוֹד לֹא אָבְדָה    תִּקְוָתֵנוּ,             הַתִּקְוָה בַּת שְׁנוֹת אַלְפַּיִם,  לִהְיוֹת עַם חָפְשִׁי בְּאַרְצֵנוּ, אֶרֶץ צִיּוֹן וִירוּשָׁלַיִם.

 

Chantons ensemble : Kol od balévav pénima, nefesh yehudi homia, oulefaaté mizraH kadima, ayin létsion tsofia, od lo avda tikvaténou, hatikva bat shnot alpayim, lihiot am Hofshi béartsénou, érets Tsion viroushalayim.

 

 

II Un espoir incarné

 

La permanence du lien avec Israël nous rappelle que le judaïsme n’est pas, ou pas seulement, une « religion ». Il s’agit d’un projet social. Certaines lois sont intimement liées à la terre et à l’organisation sociale.

Les lois de l’agriculture mettent en œuvre la solidarité et l’entre-aide, à travers l’obligation de laisser une partie des récoltes libres de toute propriété privée. Ainsi, les coins du champ, les gerbes tombées au moment de la récolte, les épis non moissonnés, ne doivent pas être récupérés par le propriétaire du champ.

 

De la même façon, une fois tous les 7 ans, la propriété des fruits des champs est annulée pour une année entière, tout le monde peut profiter de la nature à titre individuel, et personne ne peut en faire un usage commercial public, c’est l’année de Jachère, la chémita. Une fois tous les 49 ans s’ajoute à la chémita une année de yovel, la terre retourne à ses anciens propriétaires, tels qu’ils ont été définis au moment de l’entrée des hébreux en canaan. Enfin, les jeunes arbres bénéficient de trois années sans récolte, avant que les fruits de la quatrième année ne soient amenés au temple. Les prémices de toutes les récoltes sont également affectées aux besoins spirituels, au service des prêtres. Pour finir, la dîme est affectée au service des prêtres et des pauvres.

 

Lévitique 25 :

1 L’Éternel parla à moïse au mont Sinaï, en ces termes: 2 « Parle aux enfants d’Israël et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, la terre sera soumise à un chômage en l’honneur de l’Éternel. 3 Six années tu ensemenceras ton champ, six années tu travailleras ta vigne, et tu en recueilleras le produit; 4 mais, la septième année, un chômage absolu sera accordé à la terre, un sabbat en l’honneur de l’Éternel. Tu n’ensemenceras ton champ ni ne tailleras ta vigne.

 

5 Le produit spontané de ta moisson, tu ne le couperas point, et les raisins de ta vigne intacte, tu ne les vendangeras point: ce sera une année de chômage pour le sol. 6 Ce sol en repos vous appartiendra à tous pour la consommation: à toi, à ton esclave, à ta servante, au mercenaire et à l’étranger qui habitent avec toi; 7 ton bétail même, ainsi que les bêtes sauvages de ton pays, pourront se nourrir de tous ces produits.

 

8 Tu compteras chez toi sept années sabbatiques, sept fois sept années, de sorte que la période de ces sept années sabbatiques te fera quarante-neuf ans; 9 puis tu feras circuler le retentissement du cor, dans le septième mois, le dixième jour du mois: au jour des expiations, vous ferez retentir le son du cor à travers tout votre pays. 10 Vous sanctifierez cette cinquantième année, en proclamant, dans le pays, la liberté pour tous ceux qui l’habitent: cette année sera pour vous le Jubilé, où chacun de vous rentrera dans son bien, où chacun retournera à sa famille.

 

17 Ne vous lésez point l’un l’autre, mais redoute ton Dieu! Car je suis l’Éternel votre Dieu. 18 Exécutez mes édits, observez et pratiquez mes lois, et vous demeurerez dans le pays en sécurité. 19 La terre donnera ses fruits, dont vous vous nourrirez abondamment, et vous y résiderez en toute quiétude. 20 Que si vous dites: « Qu’aurons-nous à manger la septième année, puisque nous ne pouvons ni semer, ni rentrer nos récoltes? » 21 Je vous octroierai ma bénédiction dans la sixième année, tellement qu’elle produira la récolte de trois années; 23 Nulle terre ne sera aliénée irrévocablement, car la terre est à moi, car vous n’êtes que des étrangers domiciliés chez moi.

 

א וַיְדַבֵּר יְהוָה אֶל-מֹשֶׁה, בְּהַר סִינַי לֵאמֹר. ב דַּבֵּר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְאָמַרְתָּ אֲלֵהֶם, כִּי תָבֹאוּ אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר אֲנִי נֹתֵן לָכֶם–וְשָׁבְתָה הָאָרֶץ, שַׁבָּת לַיהוָה. ג שֵׁשׁ שָׁנִים תִּזְרַע שָׂדֶךָ, וְשֵׁשׁ שָׁנִים תִּזְמֹר כַּרְמֶךָ; וְאָסַפְתָּ, אֶת-תְּבוּאָתָהּ. ד וּבַשָּׁנָה הַשְּׁבִיעִת, שַׁבַּת שַׁבָּתוֹן יִהְיֶה לָאָרֶץ–שַׁבָּת, לַיהוָה: שָׂדְךָ לֹא תִזְרָע, וְכַרְמְךָ לֹא תִזְמֹר. ה אֵת סְפִיחַ קְצִירְךָ לֹא תִקְצוֹר, וְאֶת-עִנְּבֵי נְזִירֶךָ לֹא תִבְצֹר: שְׁנַת שַׁבָּתוֹן, יִהְיֶה לָאָרֶץ. ו וְהָיְתָה שַׁבַּת הָאָרֶץ לָכֶם, לְאָכְלָה–לְךָ, וּלְעַבְדְּךָ וְלַאֲמָתֶךָ; וְלִשְׂכִירְךָ, וּלְתוֹשָׁבְךָ, הַגָּרִים, עִמָּךְ. ז וְלִבְהֶמְתְּךָ–וְלַחַיָּה, אֲשֶׁר בְּאַרְצֶךָ: תִּהְיֶה כָל-תְּבוּאָתָהּ, לֶאֱכֹל. {ס} ח וְסָפַרְתָּ לְךָ, שֶׁבַע שַׁבְּתֹת שָׁנִים–שֶׁבַע שָׁנִים, שֶׁבַע פְּעָמִים; וְהָיוּ לְךָ, יְמֵי שֶׁבַע שַׁבְּתֹת הַשָּׁנִים, תֵּשַׁע וְאַרְבָּעִים, שָׁנָה. ט וְהַעֲבַרְתָּ שׁוֹפַר תְּרוּעָה, בַּחֹדֶשׁ הַשְּׁבִעִי, בֶּעָשׂוֹר, לַחֹדֶשׁ; בְּיוֹם, הַכִּפֻּרִים, תַּעֲבִירוּ שׁוֹפָר, בְּכָל-אַרְצְכֶם. י וְקִדַּשְׁתֶּם, אֵת שְׁנַת הַחֲמִשִּׁים שָׁנָה, וּקְרָאתֶם דְּרוֹר בָּאָרֶץ, לְכָל-יֹשְׁבֶיהָ; יוֹבֵל הִוא, תִּהְיֶה לָכֶם, וְשַׁבְתֶּם אִישׁ אֶל-אֲחֻזָּתוֹ, וְאִישׁ אֶל-מִשְׁפַּחְתּוֹ תָּשֻׁבוּ. יז וְלֹא תוֹנוּ אִישׁ אֶת-עֲמִיתוֹ, וְיָרֵאתָ מֵאֱלֹהֶיךָ: כִּי אֲנִי יְהוָה, אֱלֹהֵיכֶם. יח וַעֲשִׂיתֶם, אֶת-חֻקֹּתַי, וְאֶת-מִשְׁפָּטַי תִּשְׁמְרוּ, וַעֲשִׂיתֶם אֹתָם–וִישַׁבְתֶּם עַל-הָאָרֶץ, לָבֶטַח. יט וְנָתְנָה הָאָרֶץ פִּרְיָהּ, וַאֲכַלְתֶּם לָשֹׂבַע; וִישַׁבְתֶּם לָבֶטַח, עָלֶיהָ. כ וְכִי תֹאמְרוּ, מַה-נֹּאכַל בַּשָּׁנָה הַשְּׁבִיעִת: הֵן לֹא נִזְרָע, וְלֹא נֶאֱסֹף אֶת-תְּבוּאָתֵנוּ. כא וְצִוִּיתִי אֶת-בִּרְכָתִי לָכֶם, בַּשָּׁנָה הַשִּׁשִּׁית; וְעָשָׂת, אֶת-הַתְּבוּאָה, לִשְׁלֹשׁ, הַשָּׁנִים. כד וּבְכֹל, אֶרֶץ אֲחֻזַּתְכֶם, גְּאֻלָּה, תִּתְּנוּ לָאָרֶץ.

 

Ainsi l’agriculture intègre les obligations morales de solidarité qui sont les nôtres. Le judaïsme prend des accents différents dans le cadre de la terre d’Israël et dans la diaspora. Ces deux déclinaisons sont importantes et chères à notre cœur. La fête de tou bichevat, le nouvel an des arbres, nous rappelle que l’âme et le corps sont indissociables, que la pensée et l’action ne font qu’un, que l’espoir prend son sens lorsqu’il est incarné.

 

Que nous vivions en Israël ou en Diaspora, nous voulons garder le lien profond entre le corps et l’âme d’Israël, l’étude, la pratique « religieuse » du judaïsme et sa pratique « laïque » et quotidienne.

Le bien-être de l’être humain et celui de la nature vont de pair, dans un respect mutuel, de façons à ce que « le juste fleurisse comme le palmier ».

 

Ps.92 :13-16

13 Le juste fleurit comme le palmier; comme le cèdre du Liban, il est élancé. 14 Plantés dans la maison de l’Eternel, ils sont florissants dans les parvis de notre Dieu. 15 Jusque dans la haute vieillesse, ils donnent des fruits, ils sont pleins de sève et de verdeur, 16 prêts à proclamer que l’Eternel est droit, qu’il est mon rocher, inaccessible à l’injustice.

יג צַדִּיק, כַּתָּמָר יִפְרָח; כְּאֶרֶז בַּלְּבָנוֹן יִשְׂגֶּה. יד שְׁתוּלִים, בְּבֵית יְהוָה; בְּחַצְרוֹת אֱלֹהֵינוּ יַפְרִיחוּ. טו עוֹד, יְנוּבוּן בְּשֵׂיבָה; דְּשֵׁנִים וְרַעֲנַנִּים יִהְיוּ.

Chantons ensemble : Tsadik katamar IfraH, kéérez balévanon isgué (chétoulim béveit adonaï béHatsrot élohénou yafriHou, od yénouvoun bésséva, déchénim véraananim yiyou, léhaguid ki yashar adonaï tsouri vélo avlata bo)

 

Prenons un gâteau de froment ou d’orge, et prononçons les paroles suivantes :

Le deutéronome nous dit (8 :7-8)

7 Car l’Éternel, ton Dieu, te conduit dans un pays fortuné, un pays plein de cours d’eau, de sources et de torrents, qui s’épandent dans la vallée ou sur la montagne; 8 un pays qui produit le froment et l’orge, le raisin, la figue et la grenade, l’olive huileuse et le miel;

כִּי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, מְבִיאֲךָ אֶל-אֶרֶץ טוֹבָה: אֶרֶץ, נַחֲלֵי מָיִם–עֲיָנֹת וּתְהֹמֹת, יֹצְאִים בַּבִּקְעָה וּבָהָר. ח אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעֹרָה, וְגֶפֶן וּתְאֵנָה וְרִמּוֹן; אֶרֶץ-זֵית שֶׁמֶן, וּדְבָשׁ.

En ce jour de célébration, nous prenons le froment et l’orge et nous prononçons la bénédiction traditionnelle :

BarouH ata adonaï élohénou méleH haolam boré miné mézonot

 

Le chant « hashkédia poraHat » a été écrit par Israël Doshman. Israël Doshman est né à Vilna, en Lituanie, il a étudié au « Héder », l’école juive de l’époque, avant de s’écarter de la pratique juive et de partir pour la terre d’Israël en 1905. Il a écrit et traduit de nombreuses œuvres, des pièces de théâtre russes, des chants pour enfants, des histoires, et a été très actif dans la création de théâtre israélien.

 

Ce chant est emblématique de Tou bishevat, voici sa traduction :

L’amandier fleurit et un soleil d’or rayonne, les oiseaux au sommet des toits nous informent de la venue de la fête : « tou bishevat est arrivé ! c’est la fête des arbres ! »

La terre nous appelle, le temps est venu de planter, que chacun prenne un arbre, et sortons avec nos pelles ! « tou bishevat est arrivé ! c’est la fête des arbres ! »

Plantons toute montagne et toute colline, de Gad jusqu’à Beer shava, et nous ferons renaitre notre terre, une terre d’olive, d’huile et de miel. « tou bishevat est arrivé ! c’est la fête des arbres ! »

 

Chantons-le ensemble : Hashkediyah porachat Veshemesh paz zorachat, Tziporim merosh kol gag Mevasrot et bo hachag.

Tu bishvat higiya Chag la’ilanot. Tu bish’vat higiya Chag la’ilanot.

Ha’aretz meshava’at Higiyah et lata’at Kol echad yikach lo etz Be’atim nitzeh chotzetz.

Tu bishvat higiya Chag la’ilanot. Tu bish’vat higiya Chag la’ilanot.

Nita kol har vaguéva midan véad beer sheva véartsénou shouv nirash erets zait ytshar oudvash

Tu bishvat higiya Chag la’ilanot. Tu bish’vat higiya Chag la’ilanot.

הַשְּׁקֵדִיָּה פּוֹרַחַת, וְשֶׁמֶשׁ פָּז זוֹרַחַת. צִפֳּרִים מֵרֹאשׁ כָּל גַּג מְבַשְּׂרוֹת אֶת בּוֹא הֶחָג:

ט »וּ בִּשְׁבָט הִגִּיעַ – חַג הָאִילָנוֹת!  ט »וּ בִּשְׁבָט הִגִּיעַ – חַג הָאִילָנוֹת.

הָאָרֶץ מְשַׁוַּעַת: הִגִּיעָה עֵת לָטַעַת! כָּל אֶחָד יִטַּע פֹּה עֵץ, בְּאִתִּים נֵצֵא חוֹצֵץ:

נִטַּע כָּל הַר וָגֶבַע, מִדָּן וְעַד בְּאֵר-שֶׁבַע: וְאַרְצֵנוּ שׁוּב נִירַשׁ – אֶרֶץ זֵית יִצְהָר וּדְבַשׁ.

 

III Un espoir en péril

 

Il n’est pas facile de faire vivre au quotidien les valeurs que nous défendons. Au cours de l’histoire d’Israël, les conflits ont toujours été présents. Mais la guerre elle-même lorsqu’elle est inévitable, doit se faire dans une perspective humaniste et reconstruction à long terme. Ainsi, le deutéronome nous enseigne de protéger l’arbre et de protéger la vie :

 

Deutéronome 20 :19-20

19 Si tu es arrêté longtemps au siège d’une ville que tu attaques pour t’en rendre maître, tu ne dois cependant pas en détruire les arbres en portant sur eux la cognée: ce sont eux qui te nourrissent, tu ne dois pas les abattre. Oui, l’arbre du champ c’est l’homme même, tu l’épargneras dans les travaux du siège. 20 Seulement, l’arbre que tu sauras n’être pas un arbre fruitier, celui-là tu peux le sacrifier et l’abattre, pour l’employer à des travaux de siège contre la ville qui est en guerre avec toi, jusqu’à ce qu’elle succombe.

יט כִּי-תָצוּר אֶל-עִיר יָמִים רַבִּים לְהִלָּחֵם עָלֶיהָ לְתָפְשָׂהּ, לֹא-תַשְׁחִית אֶת-עֵצָהּ לִנְדֹּחַ עָלָיו גַּרְזֶן–כִּי מִמֶּנּוּ תֹאכֵל, וְאֹתוֹ לֹא תִכְרֹת: כִּי הָאָדָם עֵץ הַשָּׂדֶה, לָבֹא מִפָּנֶיךָ בַּמָּצוֹר. כ רַק עֵץ אֲשֶׁר-תֵּדַע, כִּי-לֹא-עֵץ מַאֲכָל הוּא–אֹתוֹ תַשְׁחִית, וְכָרָתָּ; וּבָנִיתָ מָצוֹר, עַל-הָעִיר אֲשֶׁר-הִוא עֹשָׂה עִמְּךָ מִלְחָמָה–עַד רִדְתָּהּ. {פ}

La guerre elle-même doit être précédée d’un appel à la paix :

Deutéronome 20 :10

10 Quand tu marcheras sur une ville pour l’attaquer, tu l’inviteras d’abord à la paix.

כִּי-תִקְרַב אֶל-עִיר, לְהִלָּחֵם עָלֶיהָ–וְקָרָאתָ אֵלֶיהָ, לְשָׁלוֹם

 

De la même les combattants doivent être en paix avec eux-mêmes, et ne doivent pas être dans un état hypnotique ou un état second. Seuls les hommes capables de garder leur sang-froid peuvent se battre, seuls ceux qui sont en paix avec la vie peuvent défendre la liberté au prix de la guerre :

 

Deutéronome 20 :2 s

5 Ensuite les préposés parleront au peuple en ces termes: « Si quelqu’un a bâti une maison neuve et n’en a pas encore pris possession, qu’il parte et s’en retourne à sa maison; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre en prendrait possession. 6 Si quelqu’un a planté une vigne et n’en a pas encore acquis la jouissance, qu’il parte et s’en retourne chez lui; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre acquerrait cette jouissance.

 

7 Et si quelqu’un a promis mariage à une femme et ne l’a pas encore épousée, qu’il parte et s’en retourne chez lui; car il pourrait mourir dans la bataille, et un autre homme l’épouserait. » 8 Les préposés adresseront de nouveau la parole au peuple, et diront: « S’il est un homme qui ait peur et dont le cœur soit lâche, qu’il se retire et retourne chez lui, pour que le cœur de ses frères ne défaille point comme le sien! »

ה וְדִבְּרוּ הַשֹּׁטְרִים, אֶל-הָעָם לֵאמֹר, מִי-הָאִישׁ אֲשֶׁר בָּנָה בַיִת-חָדָשׁ וְלֹא חֲנָכוֹ, יֵלֵךְ וְיָשֹׁב לְבֵיתוֹ: פֶּן-יָמוּת, בַּמִּלְחָמָה, וְאִישׁ אַחֵר, יַחְנְכֶנּוּ. ו וּמִי-הָאִישׁ אֲשֶׁר-נָטַע כֶּרֶם, וְלֹא חִלְּלוֹ–יֵלֵךְ, וְיָשֹׁב לְבֵיתוֹ: פֶּן-יָמוּת, בַּמִּלְחָמָה, וְאִישׁ אַחֵר, יְחַלְּלֶנּוּ. ז וּמִי-הָאִישׁ אֲשֶׁר-אֵרַשׂ אִשָּׁה, וְלֹא לְקָחָהּ–יֵלֵךְ, וְיָשֹׁב לְבֵיתוֹ: פֶּן-יָמוּת, בַּמִּלְחָמָה, וְאִישׁ אַחֵר, יִקָּחֶנָּה. ח וְיָסְפוּ הַשֹּׁטְרִים, לְדַבֵּר אֶל-הָעָם, וְאָמְרוּ מִי-הָאִישׁ הַיָּרֵא וְרַךְ הַלֵּבָב, יֵלֵךְ וְיָשֹׁב לְבֵיתוֹ; וְלֹא יִמַּס אֶת-לְבַב אֶחָיו, כִּלְבָבוֹ.

 

Quelles que soient les difficultés rencontrées au quotidien pour conserver la paix autour de nous, nous nous donnons pour obligation de ne pas renoncer et de poursuivre sans cesse la paix. « Ossé chalom », « celui qui fait la paix », sont des mots qui concluent les éléments fondamentaux de la prière juive : la amida et le Kadish.

 

Chantons ensemble : Ossé chalom bimromav, hou yaassé chalom alénou véal kol israel véimérou amen

עוֹשֶׂה שָׁלוֹם בִּמְרוֹמָיו הוּא יַעֲשֶׂה שָׁלוֹם עָלֵינוּ וְעַל כָּל יִשְׂרָאֵל   וְאִמְרוּ אָמֵן

 

Prenons des fruits d’Israël, de la figue, de la grenade, des olives, des fruits de l’arbre et disons ensemble :

Le deutéronome nous dit (8 :7-8)

7 Car l’Éternel, ton Dieu, te conduit dans un pays fortuné, un pays plein de cours d’eau, de sources et de torrents, qui s’épandent dans la vallée ou sur la montagne; 8 un pays qui produit le froment et l’orge, le raisin, la figue et la grenade, l’olive huileuse et le miel;

כִּי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, מְבִיאֲךָ אֶל-אֶרֶץ טוֹבָה: אֶרֶץ, נַחֲלֵי מָיִם–עֲיָנֹת וּתְהֹמֹת, יֹצְאִים בַּבִּקְעָה וּבָהָר. ח אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעֹרָה, וְגֶפֶן וּתְאֵנָה וְרִמּוֹן; אֶרֶץ-זֵית שֶׁמֶן, וּדְבָשׁ.

En ce jour de célébration, nous prenons le froment et l’orge et nous prononçons la bénédiction traditionnelle :

BarouH ata adonaï élohénou méleH haolam boré péri haetz

 

Le chant « Chir lashalom » signifie « le chant pour la paix ». Ses paroles ont été composées par Yaacov Rotblit et sa mélodie par Yair Rosenblum. C’est lle groupe « lahakat hanaHal »  qui l’a d’abord chanté, en 1969, pendant la « guere d’usure ». Ce chant résonne comme un hymne à la paix. C’est après avoir chanté ce chant que IstHak Rabin a été assassiné, et depuis ce temps, le chant est devenu également un chant du souvenir, qui symbolise son héritage et l’espoir de paix qu’il portait.

 

Voici sa signification :

Chant pour la paix : laissez le soleil monter, le matin éclairer, l’exemption qui est dans les prière ne nous fera pas revenir. Celui dont la lumière s’est éteinte, et qui repose dans la poussière, les larmes amères ne le réveilleront pas, ne le feront pas revenir ici, Personne ne nous fera revenir du puit profond et noir, en cela ne serviront à rien, ni la joie des victoires, ni les chants de remerciement.

Chantez plutôt un chant pour la paix, ne murmurez pas de prières, il vaut mieux que vous chantiez un chant pour la paix, dans un grand cri.

 

Laissez le soleil perser entre les fleurs, ne regardez pas en arrière, laissez ceux qui partent, levez vos yeux dans l’espoir, pas avec des récitations d’intention, chantez des chants pour l’amour, pas pour les guerres, ne dites pas « un jour viendra », faites venir ce jour, car ce n’est pas un rêve, et sur toutes les places, faites retentir une alarme de paix.

Chantez plutôt un chant pour la paix, ne murmurez pas de prières, il vaut mieux que vous chantiez un chant pour la paix, dans un grand cri.

 

Chantons ensemble :

תנו לשמש לעלות , לבוקר להאיר,  הזכה שבתפילות  אותנו לא תחזיר.  

מי אשר כבה נרו   ובעפר נטמן,   בכי מר לא יעירו   לא יחזירו לכאן.

איש אותנו לא ישיב    מבור תחתית אפל,    כאן לא יועילו     לא שמחת הניצחון     ולא שירי הלל.


לכן, רק שירו שיר לשלום   אל תלחשו תפילה    מוטב תשירו שיר לשלום    בצעקה גדולה.


תנו לשמש לחדור    מבעד לפרחים.   אל תביטו לאחור,    הניחו להולכים.

שאו עיניים בתקווה,    לא דרך כוונות    שירו שיר לאהבה    ולא למלחמות.

אל תגידו יום יבוא   הביאו את היום!    כי לא חלום הוא   ובכל הכיכרות    הריעו רק שלום!

Tnu lashemesh la’a lot laboker le’ha’ir Hazaka shebatfilot otanu lo tachzir

Mi asher kava nero u’ve’Afar nitman Bechi mar lo ya’iro lo yachziro le’chan

Ish otanu lo yashiv mibor tachtit a’fel –  kan lo yo’ilu –  lo simchat hanitzachon Velo shirei hallel

Lachen rak shiru shir lashalom al tilhashu tfila lachen rak shiru shir lashalom bitze’aka gdola

Tnu lashemesh luchador miba’ad laprachim al tabitu le’achor hanichu la’holchim

S’u eina’yim betikva lo derech kavanot shiru shir la’ahava velo lamilchamot

Al tagidu yom yavo havi’u et hayom –  ki lo chalom hu –  uve’chol hakikarot hari’u rak shalom

 

VI Une situation contrastée

 

La chanson « chant des stickers » est une chanson en Rap écrite en 2004 par l’écrivain israélien David Grossman et mis en musique et chanté par le groupe « hadag naHash ». La collaboration entre un grand auteur et un groupe populaire est particulièrement frappante. Elle est composée d’une collection de slogans d’origines diverses et souvent opposées et met en lumière l’aspect « patchwork » de la société israélienne. Une ode d’opposition à la pensée manichéenne ayant pour refrain la parole attribuée à Rabbi NaHman de Bratslav censée permettre une venue immédiate si on la prononce : na naH naHman naHman méouman,

 

Voici sa signification :

Toute une génération demande la paix, laissez tsahal gagner, un peuple fort fait la paix, laissez tsahal les éclater, il n’y a pas de paix avec les arabes, ne leur donnez pas d’armes, les combattants c’est ce qu’il y a de mieux mon frère, la conscription pour tous, l’exemption pour tous, il n’y a pas de déprime dans le monde, Jésus, c’est ici, na nah naHman est fidèle, pas de peur le messie est en ville, sans arabes pas d’attentats, la cour suprême mets les juifs en danger, le peuple avec le Golan, le peuple avec le transfert, ami tu nous manques, dieu nous votons pour toi, un vote direct c’est mal, dieu nous te défendons, que meurent les zélotes, combien de mal peut-on avaler, père aie pitié, on m’appelle naHman et je bé-bégaie, dieu soit béni je respire et pour cette raison….

Un pays de loi juive – il n’y a plus de pays, celui qui ait né a du bol, que vive le roi messie, j’ai confiance dans la paix de Sharon, Hevron depuis toujours, et celui qui est né n’est pas né tant pis pour lui, hévron des prères, bonjour le transfert, Kahana a raison, CNN ment, il faut un leader fort, bravo à la paix, merci pour la sécurité, nous n’avons pas d’enfants à donner à des guerres superflues, la gauche aide les arabes, Bibi est bon pour les juifs, faites comparaitre les traitres d’Oslo, nous sommes ici ils sont là-bas, des frères ne se laissent pas tomber, démanteler les colonies c’est séparer le peuple, mort aux traitres, laissez les animaux vivre…

 

Chantons ensemble :

Dor shalem doresh shalom, tnou letsahal lenatséaH, am Hazak ossé shalom, tnou létsahal lékasséaH,

Ein shalom im aravim, al titnou lahem rovim, kravi zé aHi aHi, gious lékoulam, ptor lékoulam, ein shoum yéoush baolam

Yésha zé kan, na naHam méouman, no fear mashiaH bair, ein aravim ein pigouim, bagats méssaken yéhoudim,

Haam im hagolan, haam im hatransfer, test biarHa, Have rata Hasser, hakadosh barouH hou anaHnou boHarim béHa, beHira yeshara zé ra, hakadosh barouH hou anaHnou kanaim léHa, yamoutou hakanaim

Kama roa efchar livloa aba téraHem aba téraHem korim li naHman vaani mégam mégamgem

Kama roa efchar livloa aba téraHem aba téraHem, barouH hachem ani nochem vélaHen
דור שלם דורש שלום   תנו לצה »ל לנצח    עם חזק עושה שלום    תנו לצה »ל לכסח
אין שלום עם ערבים    אל תתנו להם רובים    קרבי זה הכי אחי      גיוס לכולם, פטור לכולם   אין שום ייאוש בעולם

יש »ע זה כאן   נ נח נחמן מאומן   No Fear, משיח בעיר   אין ערבים אין פיגועים   בג »ץ מסכן יהודים

העם עם הגולן  העם עם הטרנספר  טסט בירכא  חבר, אתה חסר
הקדוש ברוך הוא אנחנו בוחרים בך    בחירה ישירה זה רע
הקדוש ברוך הוא אנחנו קנאים לך        ימותו הקנאים.

כמה רוע אפשר לבלוע      אבא תרחם, אבא תרחם     קוראים לי נחמן ואני מגמגם
כמה רוע אפשר לבלוע     אבא תרחם, אבא תרחם      ברוך השם אני נושם       ולכן
מדינת הלכה – הלכה המדינה     מי שנולד הרוויח     יחי המלך המשיח    

יש לי בטחון בשלום של שרון    חברון מאז ולתמיד   ומי שלא נולד הפסיד
חברון אבות   שלום טרנספר   כהנא צדק    CNN משקר     צריך מנהיג חזק
סחתין על השלום, תודה על הבטחון     אין לנו ילדים למלחמות מיותרות
השמאל עוזר לערבים   ביבי טוב ליהודים     פושעי אוסלו לדין
אנחנו כאן הם שם    אחים לא מפקירים    עקירת ישובים מפלגת את העם
מוות לבוגדים    תנו לחיות לחיות     מוות לערכים
כמה רוע אפשר

לחסל, להרוג, לגרש, להגלות       להדביר, להסגיר, עונש מוות, NO FEAR      להשמיד, להכחיד, למגר, לבער
הכל בגללך, חבר

Prenons du miel et des dattes et disons ensemble :

Le deutéronome nous dit (8 :7-8)

7 Car l’Éternel, ton Dieu, te conduit dans un pays fortuné, un pays plein de cours d’eau, de sources et de torrents, qui s’épandent dans la vallée ou sur la montagne; 8 un pays qui produit le froment et l’orge, le raisin, la figue et la grenade, l’olive huileuse et le miel;

כִּי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, מְבִיאֲךָ אֶל-אֶרֶץ טוֹבָה: אֶרֶץ, נַחֲלֵי מָיִם–עֲיָנֹת וּתְהֹמֹת, יֹצְאִים בַּבִּקְעָה וּבָהָר. ח אֶרֶץ חִטָּה וּשְׂעֹרָה, וְגֶפֶן וּתְאֵנָה וְרִמּוֹן; אֶרֶץ-זֵית שֶׁמֶן, וּדְבָשׁ.

En ce jour de célébration, nous prenons le froment et l’orge et nous prononçons la bénédiction traditionnelle :

BarouH ata adonaï élohénou méleH haolam chéhakol niyié bidvaro

 

Concluons avec la prière « chanson des mères », écrite en hébreu et en arabe, qui sont les deux langues officielles de l’Etat d’Israël. Cette chanson est née d’une alliance entre la parolière Yael Deckelbaum, et un groupe de femmes ayant initié le movement: “Women Wage Peace” en 2014. En octobre 2016, 4 000 femmes palestinienes et israéelliennes  ont marché ensemble au nord de la mer morte.

 

Chantons ensemble :

Hébreu : Rechishat Ruach yam,  menashevet me ey sham,  oochvisa mitnafnefet, letziley hachoma

Arabe : bainil ard wisamam, nashiktir baishu sawa, matchafu tahlemu, bisalam wilaman

Hébreu : matai yimsoo chomot hapachad, veshavti migalooti, yipatchoo shearai, el hatov haamiti

Arabe/hébreu : yalla tnam – od zricha, yalla tnam – boker ba, tanetbhela (em sholachat) tairil hamam (bitfila), ruhia hamam (et yalda)

Anglais: from the north to the south, from the west to the east, hear the prayer of the mothers ,  bring them peace, bring them peace

Ensemble:hear the prayer of the mothers – ismaussalat el ummahaaaat – mool tfilat haimahot

bring them peace, bring them peace – assalam assalam – leshalom, leshalom

 

Chabat Yéladim 3 ce vendredi: Viens, toi que j’aime!

Visite de la Princesse du Chabbat
Visite de la Princesse du Chabbat

Le chant d’accueil du chabbat, LéHa Dodi, sera à l’honneur ce chabbat. Chant en français pour tous, jeux pour les enfants, éléments d’étude pour les adultes, notre office du vendredi soir sera spécialement accueillant pour les familles.
Ainsi, nos prières sont des moments de rassemblement pour tous les âges, associant la ferveur et le ludique!
Que vous soyez parents, grands-parents, cousins, que vous soyez ou non accompagnés de petits, venez partager avec nous l’ambiance de fête de ce « erev shel yéladim », qui sera consacré en particulier aux mots דודי et לכה et au leHa Dodi, dont vous découvrirez les secrets sur la vidéo suivante:

Nous vous attendons ce vendredi à 18h30!

L’hébreu est doux à votre bouche! Kidouch Ivrit 2 ce samedi

נד, נד, נד, נדbonjour ,

רד, עלה, עלה ורד

Vous vous souvenez de ces mots?

Si oui, tant mieux, sinon, tant pis!

Ce chabbat, après l’office, Kidouch amélioré avec pratique de l’hébreu parlé et chanté, pour les débutants, comme pour les avancés.

Apprendre en pratiquant, comme initiation ou comme approche complémentaire d’une étude formelle, ouvert à toutes et à tous, amenez des plats lactés (cacher, sans viande), pour que nous les partagions.

שבת שלום לכלם

 

Chabat Yéladim 2 ce vendredi! Venez donner de la voix!

kol-adonai Nous étions nombreux pour notre premier rendez-vous, et tout est prêt pour accueillir les petits et les grands ce vendredi.
Notre office du vendredi soir sera spécialement accueillant pour les familles, avec des jeux pédagogiques pour les enfants pendant l’office, avec les adultes.
Ainsi, nos prières sont des moments de rassemblement pour tous les âges, associant la ferveur et le ludique!
Que vous soyez parents, grands-parents, cousins, que vous soyez ou non accompagnés de petits, venez partager avec nous l’ambiance de fête de ce « erev shel yéladim », qui sera consacré en particulier aux mots קול et יהוה et au psaume 60, dont vous découvrirez les secrets sur la vidéo suivante:

Chabat Yéladim 1 spécial enfants – ce soir à 18h30!

Accueillir les enfants, tout en progressant et en apprenant d’une façon toujours plus approfondie en tant qu’adultes… Tel est le défi des parents, des grands-parents, de tous les pédagogues et de nos communautés.

Nous relèverons le défi ensemble ce soir pour notre premier « erev chel yeladim » de l’année.

Il est encore temps de venir, de revoir la vidéo, et si vous me prévenez avant ce soir, j’aurai la possibilité de préparer pour un petit cadeau sympathique pour vos petits.

 

 

 

 

 

Ani saméaH

 0-sameah

 

 

Hadélet potéaH

 0-delet

 

 

 

 

 

Ba oréaH

OréaH léchabat

0-oreah

BarouH haba

Toda raba

0-bienvenue

 

 

Chabat chalom

 0-chabat-chalom

 

אני שמח

 

הדלת פותח

 

 

 

 

 

בא אורח

אורח לשבת

 

ברוך הבא

תודה רבה

 

שבת שלום

SimHat Torah toute l’année à Surmelin!

erev-yeladim

Ce dimanche à 18h, nous serons nombreux à célébrer SimHat Torah à Surmelin. Mais au delà de simHat Torah, la fête des enfants, c’est toute l’année!

Les moments de partage avec nos enfants sont sacrés. Ils créent du lien, ils donnent du sens, ils transmettent des valeurs, de la joie et un art de vivre. Partageons avec eux les merveilles de notre tradition, dans un programme parent/enfant ou grands-parents/enfants, riche aussi bien pour les petits que pour les adultes.

Le chabat est un moment d’accueil. Venez partager en famille un merveilleux moment de paix chabatique, une fois par mois, le vendredi soir. Les prières de l’office s’habillent de leurs plus beaux atours pour permettre aux petits et aux grands de chanter, de jouer et d’apprendre. Chants et histoires seront au rendez-vous, pleine de joie pour les enfants, de sens pour les adultes, et de convivialité pour tous. L’office recèlera un petit jeu surprise. Pour préparer votre venue, cliquez sur les liens suivants:

1 -04/11 Ani saméaH – Je suis heureux  / Inviter ses amis

2 – 02/12 Kol adonaï – La puissance de la voix  / Faire entendre sa voix

3 – 06/01 LéHa dodi – Viens, toi que j’aime / Faire des projets ensemble

4 – 24/02 Ossé chalom – Faisons la paix / Créer de nouveaux liens

5 – 24/03 Erev chel yeladim – la chanson  / Se lever, de rassembler

6 – 21/04 Allumons des bougies – léhadlik ner / S’éclairer mutuellement

7 – 26/05 Nétilat Yadaïm et Motsi – Manger ensemble! / Partager

NB : Les textes sont téléchargeables le vendredi précédant le cours. Pour les recevoir directement dans votre boite email, abonnez-vous au site  https://poursurmelin.wordpress.com/

Pour être tenu au courant de façon personnalisée, contactez Sylvie  ou le Rabbin Floriane Chinsky qui vous mettra en relation avec elle.

La voix de Dieu, c’est l’humanité qui vit en nous – Dracha Kipour 5777

Ce n’est pas exactement ce que j’ai dit à la synagogue mardi soir… Mais c’est bien le texte que j’avais sous les yeux ;-). Encore chana tova à toutes et à tous.

Die20160928_130318u lui-même semble parfois impuissant.
Que dire alors de notre impuissance à nous !

Dieu lui-même laisse commettre en son nom des atrocités inacceptables.
Lorsque des religions se dénigrent et s’assassinent, c’est le nom de dieu lui-même qui est désacralisé.
Quel est le sens de cet apparent « silence de dieu » ?
Comment Dieu lui-elle-même peut-il-elle rester sans voix?

Le traité avoda zara nous raconte à la page 54b une histoire étrange.
Des sages romains ont interpelé des sages d’Israël.
« Si votre dieu ne désire pas l’idolâtrie, pour quelle raison ne l’annule-t-il pas ? »
Excellent question qui nous interpelle à notre époque, où certains se revendiquent de Dieu pour commettre des meurtres.
Les sages d’Israël ont répondu :
« Si les idolâtres prenaient pour objet d’adoration des choses inutiles, Dieu les détruirait, mais ils servent le soleil, la lune et les étoiles, Dieu doit-il détruire la création pour mettre fin aux pratiques meurtrières des hommes ? Le monde se conduit selon ses principes, et les fous qui le détruisent finiront par être jugés. »
La violence ne peut pas détruire le mal, car le mal et le bien sont liés, le soleil et la lune sont puissants, pour cette même raison nous avons besoin d’eux, pour cette même raison certains leurs ont voué dans l’antiquité une adoration idolâtre.
De même, la liberté et l’intelligence de l’homme. La liberté et la créativité des humains sont puissantes pour cette raison nous avons besoin d’eux, même si certains en font un usage destructeur.

Dans l’instant, nous pourrions être tentés de chercher ce que Paul Watslavick appelle une « ultra-solution », une solution si absolue qu’elle semble tout résoudre, alors qu’elle renforce encore le problème.
Dieu pourrait détruire tout ce qui prête à confusion, tous ceux qui se revendiquent abusivement de son nom. Comme nous l’enseigne le talmud, ce serait une ultra-solution. Pour sauver le monde, détruisons-le !
D’autres penchent vers des ultra-solutions de tous ordres : Ceux qui s’imaginent promouvoir la tradition en forçant les juifs à mettre les téfilines (je parle de ceux qui forcent littéralement, il y en a, ainsi que je l’ai appris récemment), ceux qui prônent l’assimilation  pour éviter l’antisémitisme, ceux qui pensent que le repli identitaire nous protégerait, ceux qui prônent la fermeture des frontières pour protéger l’économie etc…

Notre page du talmud continue, les sages donnent des exemples :
Le blé volé devrait-il ne pas pousser ? Le monde poursuit son cours, et les fous qui le détruisent finiront par être jugés, העולם כמנהגו נוהג.

Mais nous sommes un peuple ancien. En plus de 3000 ans, nous avons acquis un savoir, qui nous autorise à une certaine patience. Nous savons ce qu’est le temps. Nous avons vu défiler les civilisations trop pressées qui voulaient conquérir le monde.

Si nous sommes parfois impuissants dans l’instant, dans le temps au contraire, nos efforts sont cumulatifs.
Dans le temps, nous sommes puissants.

Nous nous tournons vers l’année écoulée.

Cette année écoulée, nous la regardons avec fierté, nous savons ce que nous avons accompli, ce que nous avons réussi, combien nous avons su changer le monde en dépit des épreuves. Ces réussites sont des marques de notre puissance. Pour cela, la BraHa, les remerciements s’imposent.

Cette année écoulée, nous la regardons avec humilité, nous savons ce que nous pouvons améliorer, les défauts personnels que nous pouvons combattre, les qualités personnelles que nous pouvons développer, et les collaborations avec autrui que nous pouvons mettre en œuvre, pour qu’ils puissent compenser nos manques, et que nous puissions aider à compenser les leurs. Cette humilité est, elle aussi, l’une de nos forces, une expression de puissance. Pour cela, la téchouva, l’amélioration de soi-même est de rigueur.

Nous sommes puissants car d’année en année et de siècle en siècle nous renforçons un mouvement vers plus d’intelligence, plus d’humanité.

C’est cela le judaïsme. Un mouvement. Un mouvement parmi d’autre, un mouvement qui nous est cher, le nôtre. Un mouvement vers une recherche permanente de nous élever en tant qu’humains, à notre façon particulière, à travers notre judaïsme.

C’est cela notre communauté. Une synagogue qui appartient à un mouvement. Une synagogue qui est un petit îlot de paix et de volonté, un petit îlot qui fait que l’océan entier semble moins menaçant, une seule petite étoile de laquelle monte un rire qui change le sens du ciel tout entier.

Vous qui militez pour notre communauté depuis des dizaines d’années, vous qui nous avez rejoint récemment, vous qui y trouvez votre place d’une façon sans cesse plus juste et plus satisfaisante, vous savez de quoi je parle.

Je parle de garder les valeurs juives au cœur de la synagogue, d’être humain, au-delà des considérations politiques.
Je parle de défendre d’une façon ouverte et pacifique l’existence d’une religion/communauté/spiritualité ouverte aux autres.

Je parle de ce défi dont nous sommes des Héraults (les portes-drapeaux), aux côtés de nos partenaires.
Défi de faire respecter le judaïsme libéral au sein du judaïsme global et de ceux qui en son sein font parfois preuve de beaucoup de fermeture,
défi de faire respecter le judaïsme tellement minoritaire au sein d’une communauté nationale dont certains tendent aux amalgames,
défi de promouvoir un engagement spirituel qui se pose en partenaire de la platte-forme laïque et humaniste à laquelle nous sommes attachés par-dessus tout.

En défendant notre judaïsme, en défendant la liberté, nous ne défendons pas seulement nos intérêts, nous défendons surtout le droit de chacun et chacune à trouver un chemin harmonieux.

Ces combats se jouent au quotidien, avec nos familles, nos amis, face à la pression du monde extérieur, trouver un moment pour acheter des Halot pour chabat, trouver quelques minutes pour voir une vidéo « sur un pied », trouver de l’inspiration pour raconter une blague juive en accompagnant ses enfants sur le chemin de l’école.
Ces combats se jouent dans l’exceptionnel, dans l’organisation des fêtes juives, dans la mise en place d’un cours d’entrée dans le judaïsme, d’un programme de conversion, dans la participation à des conférences interreligieuses, que ce soit cordoba, la formation de l’école nationale de la magistrature, le bné brit de bordeau etc…

Chaque petit choix juste est une victoire, car il nous oriente davantage vers la bonne direction, pour le reste de notre vie, et pour plus encore à travers le partage et la transmission.

C’est chacun de ces combats pacifiques qui sont l’objet de nos pensées et de nos résolutions en ce jour de Kipour.

Ce n’est pas chose facile. Car pour exercer notre responsabilité, nous devons faire preuve à la fois d’ambition et de résignation, de désir ardent et de patience.
Trop d’enthousiasme, d’ambition et de désir nous mèneraient à la frustration et au désespoir.
Trop de résignation et d’auto-satisfaction nous mènerait à l’immobilisme, comme si nous passions dans ce monde sans y laisser de trace.

L’équilibre est difficile à trouver et se cultive au quotidien. Les fêtes de Tichri nous proposent deux temps de régulation : Yom Kipour et SimHat Torah.
Yom Kipour, pour tendre l’arc de nos volontés, SimHat Torah, pour goûter les joies de la réussite.
Avec ces deux fêtes, notre tradition nous propose deux notions : Le din et le RaHamim.
Le din pour être rigoureux et conscients des enjeux, le raHamim pour être apaisés et tolérants pour nous et autrui.

Le raHamim, c’est la bienveillance, la souplesse, l’accueil de l’imperfection, c’est l’utérus, ce qui nous contient, ce qui nous nourrit, quelles que soient les circonstances. Cette notion est liée au nom éternel de dieu, au nom secret, au nom en 4 lettres, celui que nous remplaçons par le mot « adonaï », le grand nom qui inscrit dans le temps, dans la durée, dans la patience, dans l’évolution. Avec le raHamim, Dieu ne nous juge pas mais nous accompagne, nous ne sommes pas ses serviteurs, mais ses enfants. RaHamim est la qualité dont l’adjectif se dit « raHoum », comme dans les 13 attributs de dieu, adonaï adonaï el RAHOUM : Eternel Eternel dieu raHoum compatissant et gracieux, lent à la colère et grand dans ta bienveillance et ta vérité qui porte sa bienveillance pour les milles générations à venir, qui porte la faute et l’atteinte et le pêché et oublie.

Le Din, c’est le jugement, les conséquences directes et inéluctables de nos actes, le monde de l’ nature dont les lois sont impitoyables. Cette notion est liée au nom immanent de Dieu, « élohim », la force. Lorsque nous prononçons les 13 attributs de dieu, nous faisons semblant d’oublier cette dimension en omettant la fin du verset : « qui porte la faute et l’atteinte et le pêché et qui n’oublie PAS ».

En ce jour de Kipour, notre devoir est de repenser ces deux valeurs, de les soupeser, de les équilibrer.

De ne pas nous laisser endormir dans notre trop grand confort ou de ne pas nous laisser écrouler sous le trop grand poids de nos épreuves.

Tant que nous sommes en mouvement, nous pouvons beaucoup, et Dieu lui-même n’est plus impuissant.

Nous pouvons dire : tu es notre Dieu car nous sommes ton peuple, Tu es notre père car nous sommes tes enfants, Tu est notre force car nous étudions grâce à toi.

Et ainsi, Dieu est puissant, même dans l’hypothèse où il n’existerait pas, les mots et les concepts abstraits n’ont pas tellement d’importance, notre détermination, elle, est fondamentale.

Et la plus petite étincelle de sagesse que vous récolterez en ce jour de Kipour, aura une influence exponentielle sur toute votre année à venir, et par ricochet, sur vos proches, et sur nous, votre communauté.

De même, les nombreuses étincelles de sagesse recueillies au cours de l’année passée ont été un trésor sans prix pour l’année incroyable que nous avons passée ensemble.
Vous en voyez quelques fruits aujourd’hui, vous en verrez les merveilles tout au long de cette année, pensez à en profiter.

Alors partons ensemble en ce jour de Kipour à la récolte des sagesses pour les rendre plus actives dans nos vies.

Étude de Rachi ce samedi: Comment comprendre les menaces divines de la paracha haazinou ?

Notre parhaazinou-enluminureacha de cette semaine, très difficile, parle de courroux divin et de vengeance. Faut-il la lire au sens premier ? Peut-on faire abstraction du sens premier ? A qui exactement s’adresse cette expression de puissance impressionnante ? Rachi nous introduit à une nuance insoupçonnée dans ce texte effrayant.

(Attention, le texte suivant est traduit à dessein d’une façon proche du texte, pour inviter à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître. Vous pouvez préparer le texte à l’avance, mais ne restez pas dans cette étape solitaire source de mécompréhension. Merci.)

 Pour étudier avec nous à Surmelin : MJLF-est ce chabbat de 9h30 (précises, accueil à 9h15) à 10h20.

Téléchargez ici rachi-5777-2-haazinou

 Deut.32 :36

Quand Hachem jugera Son peuple « Quand » Il prononcera contre eux ces punitions-là telles qu’elles ont été détaillées, comme dans : « Quand (ki) Il se sert d’eux pour juger les peuples » (Iyov 36, 31). Le mot ki ne s’entend pas ici dans le sens de « car », destiné à justifier ce qui précède, mais [dans celui de « lorsque »], pour marquer le début d’un discours, comme dans : « quand (ki) vous viendrez vers le pays » (Wayiqra 23, 10) (Roch hachana 3a). Quand se seront abattus sur vous ces jugements-là, le Saint béni soit-Il se ravisera en ce qui concerne Ses serviteurs et Il les reprendra en pitié.

Il se ravisera (yithnè‘ham) Le mot signifie : « changer son dessein », en bien ou en mal.

Quand Il verra que la main s’en est allée Quand Il verra que la main de l’ennemi va en s’appesantissant sur eux toujours plus, et qu’il n’y a plus en eux ‘atsour ni ‘azouv.

Lié (‘ atsour) – Secourus par un chef qui puisse les arrêter (ya‘atsor).

Abandonné (‘ azouv) – Par un ‘ozèv. Le mot ‘otsér s’applique à un chef qui « arrête » (‘otsér) ses troupes afin qu’elles ne se dispersent pas au moment où elles partent combattre l’ennemi. En français : « maintenu ».

Lié (‘ atsour) – C’est celui qui est sauvé grâce à « l’arrêt » imposé par le chef.

Abandonné (‘ azouv) – Affermi, comme dans : « Ils ont aidé (waya‘azvou) Jérusalem jusqu’au large mur » (Nè‘hèmia 3, 8), ou dans : « Comment a-t-elle pu ne pas être fortifiée (‘ouzzeva), la ville glorieuse ? » (Yirmeya 49, 25).

32 :38

Eux qui mangeront le suif de leurs sacrifices Ce sont ces dieux-là qui les mangeaient, car ils leur présentaient [les sacrifices], et ils buvaient « le vin de leurs nessakhim ».

Qu’ils soient sur vous un abri Que ce rocher soit pour vous un havre et un abri.

32 :39

Voyez maintenant Comprenez, tant par les châtiments que je vous ai infligés sans que personne se porte à votre secours, que par le salut que je vous accorderai sans que personne ne m’en empêche.

Que moi, je le suis Que je suis là pour abaisser et que je suis là pour relever.

Et il n’y a pas de dieu à côté de moi Qui se dresse contre moi pour m’empêcher [d’agir].

A côté de moi A mon exemple et comme moi.

Et il n’y a pas de sauveteur de ma main Ceux qui pèchent contre moi.

32 :43

Sa terre procurera le pardon à Son peuple Et quelle est Sa terre ? Son peuple. Lorsque Son peuple est consolé, consolée se trouve Sa terre. Dans le même sens : « Tu as rendu, Hachem, ton affection à ton pays… » (Tehilim 85, 2). Et comment l’as-tu fait ? « … Tu as ramené les captifs de Ya‘aqov » (ibid.). Le présent cantique est interprété d’une manière différente [à partir du verset 26] dans le Sifri, où Rabi Yehouda et Rabi Nè‘hèmia sont en désaccord. Rabi Yehouda l’explique intégralement comme s’appliquant à Israël, tandis que Rabi Nè‘hèmia l’explique intégralement comme s’appliquant aux idolâtres. Voici comment Rabi Yehouda l’explique comme s’appliquant à Israël : A partir de : « J’ai dit, je les disperserai » (verset 26) jusqu’à : « et ce n’est pas Hachem qui a fait tout cela » (verset 27), c’est comme je l’ai expliqué. « Car ils sont une nation qui a perdu le conseil… » (verset 28) : Ils ont perdu ma Tora, qui était pour eux de bon conseil. « … Et il n’y a pas en eux d’intelligence » (ibid.), pour comprendre : « … comment un seul [des peuples en] poursuivra mille, si leur rocher ne les avait vendus » (verset 30). A partir de : « Car il n’est pas comme notre rocher, leur rocher… » (verset 31) et jusqu’à la fin, c’est comme je l’ai expliqué. Tandis que Rabi Nè‘hèmia l’explique comme s’appliquant aux idolâtres. A partir de : « Car ils sont une nation qui a perdu le conseil… » (verset 28) et jusqu’à : « … et nos ennemis [sont] juges » (verset 31), c’est comme je l’ai expliqué. [Et ensuite :]

32 :44

Lui et Hoché‘a, fils de Noun Ce chabath a été celui « de la paire » (Sota 13b). Le pouvoir a été retiré à l’un et conféré à l’autre. Mochè a donné à Yehochou‘a un porte-parole pour qu’il donne un enseignement [encore] de son vivant, afin qu’Israël ne dise pas : « Tu n’osais pas, du vivant de ton maître, élever la tête ! » Et pourquoi le texte l’appelle-t-il ici « Hoché‘a » ? Pour signaler que son esprit ne s’est pas enorgueilli et que, malgré la grandeur qui lui a été conférée, il est resté aussi humble que par le passé.

כִּי יָדִין ה’ עַמּוֹ. כְּשֶׁיִּשְׁפּוֹט אוֹתָם בְּיִסּוּרִין הַלָּלוּ הָאֲמוּרִים עֲלֵיהֶם כְּמוֹ כִּי בָם יָדִין עַמִּים (יְיַסֵּר עַמִּים) כִּי זֶה אֵינוֹ מְשַׁמֵּשׁ לָשׁוֹן דְּהָא לָתֵת טַעַם לַדְּבָרִים שֶׁל מַעְלָה אֶלָּא לָשׁוֹן תְּחִלַּת דִּבּוּר כְּמוֹ כִּי תָבֹאוּ אֶל הָאָרֶץ כְּשֶׁיָּבֹאוּ עֲלֵיהֶם מִשְׁפָּטִים הַלָּלוּ וְיִתְנַחֵם הַקָּבָּ »ה עַל עֲבָדָיו לָשׁוּב וּלְרַחֵם עֲלֵיהֶם:

יִתְנֶחָם. לָשׁוֹן הֵפֶךְ מַחֲשָׁבָה לְהֵטִיב אוֹ לְהָרַע:

כִּי יִרְאֶה כִּי אָזְלַת יָד. (כְּשֶׁיִּרְאֶה כִּי אָזְלַת) יָד הָאוֹיֵב הוֹלֶכֶת וְחוֹזֶקֶת מְאֹד עֲלֵיהֶם וְאֶפֶס בָּהֶם עָצוּר וְעָזוּב:

עָצוּר. נוֹשַׁע עַ »י עוֹצֵר וּמוֹשֵׁל שֶׁיַּעֲצוֹר בָּהֶם:

עָזוּב. עַ »י עוֹזֵב. עוֹצֵר הוּא הַמּוֹשֵׁל הָעוֹצֶר בָּעָם שֶׁלֹּא יֵלְכוּ מְפוֹזָרִים בְּצֵאתָם לַצָּבָא עַל הָאוֹיֵב בְּלָשׁוֹן לַעַ »ז מיינטי »ט (שׁטארק אופהאלטין):

עָצוּר. הוּא הַנּוֹשַׁע בְּמַעֲצוֹר הַמּוֹשֵׁל:

עָזוּב. מְחֻזָּק כְּמוֹ וַיַּעֲזְבוּ אֶת יְרוּשָׁלַיִם עַד הַחוֹמָה. אֵיךְ לֹא עוּזְבָה עִיר תְּהִלָּה:

 

אֲשֶׁר חֵלֶב זְבָחֵימוֹ. הָיוּ אוֹתָן אֱלָהוּת אוֹכְלִים שֶׁהָיוּ מַקְרִיבִים לִפְנֵיהֶם וְשׁוֹתִין יֵין נְסִיכָם:

יְהִי עֲלֵיכֶם סִתְרָה. אוֹתוֹ הַצּוּר יִהְיֶה לָכֶם מַחֲסֶה וּמִסְתּוֹר:

 

רְאוּ עַתָּה. הָבִינוּ מִן הַפּוּרְעֲנִיּוֹת שֶׁהֵבֵאתִי עֲלֵיכֶם וְאֵין לָכֶם מוֹשִׁיעַ וּמִן הַתְּשׁוּעָה שֶׁאוֹשִׁיעֲכֶם וְאֵין מוֹחֶה בְּיָדִי:

אֲנִי אֲנִי הוּא. אֲנִי לְהַשְׁפִּיל וַאֲנִי לְהָרִים:

וְאֵין אֱלֹהִים עִמָּדִי. עוֹמֵד כְּנֶגְדִי לִמְחוֹת:

עִמָּדִי. דּוּגְמָתִי וְכָמוֹנִי:

וְאֵין מִיָּדִי מַצִּיל. הַפּוֹשְׁעִים בִּי:

 

וְכִפֶּר אַדְמָתוֹ. ומה היא אדמתו עמו כשעמו מתנחמים ארצו מתנחמת וכה »א רצית ה’ ארצך במה רצית ארצך שבת שבות יעקב בפנים אחרים היא נדרשת בספרי ונחלקו בה ר’ יהודה ור’ נחמיה ר »י דורש כולה כנגד ישראל ור »נ דורש את כולה כנגד העובדי כוכבים ר »י דורשה כלפי ישראל אמרתי אפאיהם כמו שפירשתי עד ולא ה’ פעל כל זאת כי גוי אובד עצות המה אבדו תורתי שהיא להם עצה נכונה ואין בהם תבונה להתבונן איכה ירדוף אחד מן האומות אלף מהם אם לא כי צורם מכרם כי לא כצורנו צורם הכל כמו שפירשתי עד תכליתו ר »נ דורשה כלפי העובדי כוכבים כי גוי אובד עצות המה כמו שפירשתי תחלה עד ואויבינו פלילים

הוּא וְהוֹשֵׁעַ בִּן נוּן. שַׁבָּת שֶׁל דִּיוּזְגֵי הָיְתָה נִטְלָה רְשׁוּת מִזֶּה וְנִתְּנָה לָזֶה הֶעֱמִיד לוֹ מֹשֶׁה מְתֻרְגְמָן לִיהוֹשֻׁעַ שֶׁיְּהֵא דּוֹרֵשׁ בְּחַיָּיו כְּדֵי שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ יִשְׂרָאֵל בְּחַיֵּי רַבְּךָ לֹא הָיָה לְךָ לְהָרִים רֹאשׁ וְלָמָּה קוֹרְאֵהוּ כָּאן הוֹשֵׁעַ לֵאמֹר שֶׁלֹּא זָחָה דַּעְתּוֹ עָלָיו שֶׁאַעַ »פ שֶׁנִּתְּנָה לוֹ גְּדֻלָּה הִשְׁפִּיל עַצְמוֹ כַּאֲשֶׁר מִתְּחִלָּתוֹ:

 

 

Créer la réalité, c’est tout un art! Rachi, ce samedi 11 juin

Qu’est-ce que la réalité? Qu’est-ce que le pchat? Comment inventer le peuple juif ?

Y a-t-il un sens premier et évident, ou tout n’est-il que construction?

Sur quelle « réalité » s’appuyer?

Quand Rachi rejoint Paul Watslawick et que nous analysons « la réalité de la réalité », ils nous apprennent à ne pas craindre les réalités symboliques.

Notre paracha nous invite à l’art du réel virtuel.

Pour que nous soyons capables d’établir notre propre version de la réalité.

La feuille de source est disponible ici: 10 Rachi Bamidbar La réalité de la réalité

A samedi (accueil 9h15, début 9h30) et …שבת שלום