Réformer la religion aujourd’hui, en judaïsme, en christianisme, en islam

Centre culturel des Terreaux
Centre culturel des Terreaux

En 1517, Luther appose les 95 thèses contre les indulgences sur la porte de la chapelle du château de Wittenberg. C’était il y à 500 ans. A l’occasion de cet anniversaire, le monde protestant organise différentes manifestations et festivités. A Lausanne, la série de rencontre prévues a été inaugurée ce soir dans une perspective plus large, permettant d’intégrer les réflexions de l’Islam à travers l’intervention de Haoues Seniguer, de la sociologie avec Philippe Gonzalez, et du judaïsme que j’ai eu la chance de représenter.

Les rencontres extérieures sont une occasion de retravailler nos idées et notre vision, elles permettent de garder le lien entre notre communauté et le monde extérieur. Ainsi, les enseignements que nous développons ne tournent pas en vase clos, au contraire, ils se frottent et s’affutent, s’enrichissent et se développent dans la discussion. Une maHloquèt à grande échelle, qui nous permet de préserver l’articulation entre d’une part notre particularisme, notre identité propre et d’autre part notre sensibilité universelle.

Pierre Gisel, Théologien, chercheur et auteur était le modérateur des débats. Il a introduit le propos en distinguant les réformes internes, mises en oeuvre par l’un ou l’autre groupe, des réformes externes, celles qui peuvent lui être imposées de l’extérieur. Il nous a invité à relire notre propre histoire, à parler des réformes qui ont eu lieu au sein des différentes familles religieuses, et réfléchir à « l’articulation d’une tradition au présent historique » ainsi qu’à l’ « articulation au monde, au social et à la culture de tous ».

Dans ce cadre, j’ai eu l’occasion de prendre la parole pour une vingtaine de minutes et d’évoquer la signification du mot « réforme » et de souligner le caractère drastique de cette notion, par comparaison à d’autres concepts comme le changement ou l’évolution organique. J’ai souligné qu’une réforme entame généralement le début d’une religion nouvelle, comme le christianisme a pu se revendiquer d’une réforme du judaïsme, créant un « nouveau testament » initialement prévu pour remplacer l' »ancien ». De la même façon, la réforme protestante a été le commencement d’une nouvelle façon d’aborder le christianisme. Par opposition, on peut s’interroger sur les évolutions vécues par la tradition juive au cours de son histoire. Il est intéressant de rechercher factuellement quels ont été les grands points d’évolution, il est également important de noter ce que le judaïsme dit de ces changements, la façon dont il les raconte.

D’un point de vue de l’histoire antique d’Israël, qui se confond avec une histoire symbolique, nous parlons sans cesse de voyages et d’évolutions. TéraH quitte Ur, Abram et Saraï quittent Haran, ils changent eux-mêmes de nom pour devenir Abraham et Sarah. Les changements identitaires sont intégrés dans l’histoire mythologique du peuple juif.

Nous passons ainsi d’une tradition patriarcale-nomade à une identité d’esclave et d’oppression en Egypte, puis un voyage dans le désert, puis une rencontre avec une loi, puis une période de 40 ans de construction et de confrontation avec cette loi autour d’un temple portatif, puis une période sous la conduite des juges, puis des rois, puis seulement une époque de centralisation religieuse autour du temple, permettant les grands rassemblements des fêtes de pèlerinage. L’exil en Assyrie met fin à la centralité du culte du Temple, dont la destruction est un terrible choc. C’est la prière et l’étude qui prennent le relais avec l’époque des scribes. Ezra et Néhémie reconstruisent le second temple, qui sera à son tour détruit redonnant un rôle renouvelés à l’étude et à la prière comme points focaux de substitution.

Avec la diaspora et les déplacements des juifs au fil des remous de l’histoire, les influences extérieures seront diverses et créeront des branches légèrement différentes au sein du judaïsme, avec l’influence de l’islam en Afrique du nord pour les juifs séfarades et cette du christianisme en Europe pour les juifs achkénazes. A chaque fois, sans qu’il y ait toujours de « réforme » au sens brutal du terme, il y a des adaptations et des formations renouvelées et créatives des modalités de la pratique juive.

L’émancipation des juifs achkénazes suite aux développements de la révolution française et l’intégration des juifs à la société globale a un défi très difficile. Elle a entrainé des évolutions d’abord assez brutales des modalités de l’être juif au XIXe s. La première de ces modalités a été la disparition pure et simple avec l’assimilation et la perte identitaire, dans une société globale peu ouverte à la diversité. D’une façon très schématique, on pourrait dire également qu’un courant libéral a œuvré pour une adaptation express du judaïsme alors qu’un courant orthodoxe en a pris un contre-pied drastique. Ces courants se sont globalement rapprochés aujourd’hui, tout en gardant leurs différences. La re-création de l’État d’Israël et la Choa ont également été des tournants majeurs dans la façon dont les juifs définissent leur identité.

On voit ainsi que l’histoire du judaïsme, autant son histoire « historique » que son histoire « mythique », intègre des évolutions et des métamorphoses, toutes raccordées par le fil rouge d’une revendication de continuité et par la fidélité à des textes qui restent centraux même lorsque leur interprétation varie.

Il aurait été intéressant de détailler ensuite les outils que le judaïsme a pu utiliser pour intégrer ces changements, de parler de l’installation de YoHanan Ben Zakaï ou des Makabim, de mentionner la rédaction de la Torah orale et ses implications, de noter les outils hilHatiques qui permettent de prendre en considération les évolutions du temps. J’aurais aimé également faire le point sur le judaïsme actuel et sur ce qui faisait la vitalité mais aussi parfois la rigidité du judaïsme en France.

Il était temps d’entendre  le sociologue Philippe Gonzalez. Il a entre autre souligné que les fondamentalismes étaient des réformes « modernes et anti-modernes », fondées sur le rejet de la critique historique qu’ils considèrent comme la cause de la perdition de la famille et par conséquent l’affaiblissement général du groupe, qui doit retourner à sa grandeur en conformité avec un grand destin qu’il doit accomplir en tant que groupe « élu ». Pour lui, le désinvestissement de l’Etat dans le religieux entraîne une baisse des moyens et rend difficile la formation de personnes qui ont réellement le temps de penser, favorisant l’émergence de visions rentables à court termes, d’une simple continuation du passé sans projection vers l’avenir. C’est ainsi une « religion de marché » qui apparait, et qui doit être plus concurrentielle qu’inspirante, ceci étant vrai dans les différentes familles religieuses comme dans la recherche fondamentale et l’université. Pour finir, il a rappelé les différents moteurs de la réflexivité: 1 – la tradition fait face à ses réalités historiques et à sa diversité interne; 2 – elle accepte d’être confrontée à la critique historique; 3 – le débat interreligieux contribue à sa prise de recul; 4 – le contact avec l’Etat et 5 – avec la société civile l’invitent à se remettre en question. Selon lui, les religions ont un rôle fondamental à jouer du fait de leur préoccupation du bien commun qui est trop souvent délaissé au profit de visions purement individuelles.

Haoues Seniguer a ensuite pris la parole. Il a brièvement retracé l’histoire des réformateurs de l’islam. Il a noté que la réforme de l’islam était souvent présentée comme la solution ultime de tous les problèmes en France, ce qui est bien sur illusoire. La violence des attentats ne devrait pas pousser à une pression de réforme sur l’islam, qui ne peut évoluer que de l’intérieur. La radicalisation a pour sens premier le fait de « revenir à la racine », ce qui n’est pas intrinsèquement problématique. Pour lui, le Djihadisme est un problème en soi mais reflète surtout l’absence de réflexivité en islam. Se pose la question du statut du texte coranique. Depuis le 7e siècle existe la possibilité d’une prise de recul qui est réactivable, permettant une historicisation et donc une relativisation, une avancée éthique qui peut permettre à chacun une plus grande liberté. Différents courants de réforme coexistent dans l’islam, un courant qui intègre la critique historique, un courant qui distingue ce qui est évolutif de ce qui est immuable avec toute la difficulté de la définition de cet immuable, un courant qui reviendrait à remettre en cause la parole de Dieu, des courants qui veulent revenir aux débuts de l’islam, soit pour les reproduire à l’identique, soit pour les retraduire au présent.

La discussion a pu continuer, à la fois entre les intervenants et avec le public, permettant de donner diverses précisions et de poursuivre notre réflexion concernant notre capacité à prendre du recul vis-à-vis de nos croyances pour pouvoir les examiner non seulement avec notre propre regard, mais aussi pour comprendre ce qu’elles signifient pour autrui.

 

 

La mort, notre dernière transmission – Cycle « Culture Juive » mardi 15 novembre

Synagogue de Bordeaux- Tableau du souvenir
Synagogue de Bordeaux- Tableau du souvenir

Réflexion personnelle accompagnée par les sources juives
et par notre collectif d’étude (2016-2017)
Séminaire Culture J d’automne.

La mort, est notre dernier acte sur terre, notre dernier passage, notre dernière transmission.
Nous vivons nécessairement avec la connaissance de notre fin prochaine. Nous hésitons souvent à parler de la mort, parfois nous nous empêchons d’y penser, sans jamais pouvoir la repousser.
On peut être tenté d’opérer un cloisonnement de la pensée ou des émotions. Ce genre de stratégies a un coût : Il nous coupe d’une partie de nous-mêmes. Notre tradition propose au contraire d’opérer des séparations d’un autre ordre, en délimitant des principes et des cadres protecteurs, qui nous aident à faire face.

Où ? Synagogue Surmelin, 24 rue du Surmelin, 75020 Paris
Quand ? 4 mardis soirs en novembre et décembre (15/11 ; 22/11 ; 29/11 ; 6/12) de 20h (accueil 19h30) à 21h30.
Inscription doodle : http://doodle.com/poll/rz2reivs5ifxn3wp ; Informations: brigitte.becache@gmail.com

A tout âge, nous voyons des endeuillés monter à la téva et recevoir le soutien de la communauté, en grandissant, nous pouvons nous ouvrir à l’étude des sources juives concernant les lois du deuil, par la suite, nous nous engageons auprès des malades, nous soutenons les endeuillés, et enfin, nous proposons à nos enfants un accompagnement particulier lorsque nous approchons de notre fin, avant leur indiquer de quelle façon nous souhaitons qu’ils continuent à faire vivre notre mémoire.
Lors de ces 4 sessions de séminaire, nous réfléchirons ensemble à ces différentes facettes, qui nous aident à nous confronter au paradoxe de la vie et de la mort.
Ce séminaire sera un séminaire en petit comité, qui se tiendra sur 4 séances consécutives une fois par semaine, en soirée, il comportera des moments d’étude, des moments de partage, et des moments d’introspection, les participants feront preuve de l’ouverture et du calme nécessaire à l’acceptation de l’expression de toutes les attitudes, les positionnement seront des positionnements de réflexions et d’étude, et non pas des prises de positions dogmatiques, autant de la part des participants que du Rabbin.
Nous évoquerons différentes questions dans une perspective concrète, afin que chacun puisse affiner ce qu’il souhaite, et penser à la meilleure façon d’y parvenir.
Nous envisagerons donc les questions suivantes :
• L’importance du soin, protéger la vie
• Le rapport à la douleur/Comment se mesurer à la souffrance
• Être un poids pour soi-même, être un poids pour les autres, conserver le sens de sa vie au maximum
• Les conflits familiaux non-résolus/ Eviter les conflits au moment de l’enterrement
• Le don d’organe et la tradition juive
• Les derniers moments, le chéma israël, le vidouï
• L’enterrement, quelles sont ses fonctions, comment les réaliser
• L’incinération selon la tradition juive
• Parler de la mort à ses enfants, à ses petits-enfants
• Compter pour le monde, « Que notre mémoire soit une bénédiction », « Que notre mémoire soit tissée dans le réseau de la vie »

Chabat Yéladim 1 spécial enfants – ce soir à 18h30!

Accueillir les enfants, tout en progressant et en apprenant d’une façon toujours plus approfondie en tant qu’adultes… Tel est le défi des parents, des grands-parents, de tous les pédagogues et de nos communautés.

Nous relèverons le défi ensemble ce soir pour notre premier « erev chel yeladim » de l’année.

Il est encore temps de venir, de revoir la vidéo, et si vous me prévenez avant ce soir, j’aurai la possibilité de préparer pour un petit cadeau sympathique pour vos petits.

 

 

 

 

 

Ani saméaH

 0-sameah

 

 

Hadélet potéaH

 0-delet

 

 

 

 

 

Ba oréaH

OréaH léchabat

0-oreah

BarouH haba

Toda raba

0-bienvenue

 

 

Chabat chalom

 0-chabat-chalom

 

אני שמח

 

הדלת פותח

 

 

 

 

 

בא אורח

אורח לשבת

 

ברוך הבא

תודה רבה

 

שבת שלום

Kidouch Ivrit 1 – Pour chanter encore…

Merci pour ce beau Kidouch Ivrit!
Nous avons pu échanger en hébreu, et apprendre quelques chants de différents niveaux.
Voici les chants que nous avons appris avec les débutants pour notre premier Kidouch Ivrit!

Notre prochain rendez-vous aura lieu le 3 décembre… En fin d’article quelques liens sympathiques pour réviser!

kidouch-ivrit-1

Pour réviser, voici quelques liens sympathiques:

Kidouch Ivrit! Parlons et chantons en hébreu ce samedi !

chQuelques minutes de fantaisie et de bonheur pour remettre à jour ou mettre en place des bases en hébreu. Il y aura des groupes de niveau, tout le monde est bienvenu, tous les niveaux et tous les âges!

Avatar de Floriane ChinskyDevenir Juif, Devenir Juive

kidouch-ivritOù ? MJLF-est, 24 rue du Surmelin, 75020 Paris
Quand ? Quelques Samedis par mois (15/10 ; 3/12 ; 25/2)
de 12h30 à 13h15 (environ)

L’hébreu est cette langue que nous aimons et que nous pratiquons trop peu. Les cours nous permettent d’apprendre cette belle langue, et beaucoup d’entre nous aimeraient également la pratiquer.
Le Kidouch est un moment de rencontre, et peut-être une occasion de nous parler dans une autre langue que le français, par exemple en hébreu. Cette expérience un peu particulière nous permettra de nous voir sous un angle un peu différent.
Les Pirké Avot nous enseignent que celui qui est timide n’apprend pas, pour avancer, il faut oser se lancer, sans prétention, les plus débutants sont donc les bienvenus. Les plus expérimentés également, qui pourront avoir deux plaisirs : celui de pratiquer entre eux, et celui d’accueillir les débutants.
Humblement, nous partagerons ensuite quelques chants (débutants)…

Voir l’article original 109 mots de plus

Les religions dans la tourmente – Nous étions à l’ENM ce vendredi

ENMCe vendredi 7 octobre, l’École Nationale de la Magistrature concluait une session de formation d’une semaine avec une table ronde « Les religions dans la tourmente en France après l’été 2016 ». Cette formation portait sur les monothéismes dans leurs histoires et leurs relations au monde contemporain, qu’elle était organisée par l’IESR pour le service de formation continue de l’ENM. J’ai eu la chance de pouvoir y participer avec différents intervenants passionnants.

La table ronde était menée par Philippe Gaudin, qui est agrégé de Philosophie et Directeur adjoint de l’IESR (EPHE).
La formation réunissait des magistrats et d’une façon plus générale des personnes travaillant au Ministère de la Justice.
La terreur nous confronte à des situations de dilemme, puisque nous devons à la fois prendre des mesures contre des terroristes (alors qu’il n’est pas toujours facile de les identifier) et protéger l’État de Droit qu’est la France (en évitant de se fonder sur une « dangerosité présumée » et en restant proche des infractions réelles et objectives commises).
Le Ministère de la Justice dans ses différentes branches est au cœur de cette double responsabilité. C’est donc avec un sentiment de profond respect pour l’institution et ses participants que j’ai eu la possibilité d’ouvrir le débat.

Ainsi que l’avait demandé Philippe Gaudin, les intervenants se sont d’abord présentés avant de partager l’expérience de leurs coreligionnaires dans les troubles qui nous agitent.

Parmi les grands défis des religions aujourd’hui, j’ai mentionné plusieurs questions fondamentales:
– La relation Tradition/Modernité et de façon connexe la question Croyance/Raison.
– Le défi d’exister en tant que minorité qui refuse à la fois l’assimilation et la communautarisation-fermeture, et qui cultive à la fois son identité humaniste et française et son identité particulière. (Défendre des spécificités culturelles étant également une façon de contribuer à la pérennité de la liberté de penser et de la liberté religieuse, qui comme la liberté de la presse « ne s’usent que quand on ne s’en sert pas ».)
– Notre besoin de contribuer à une limitation de l’impact du terrorisme: comment aider à « réparer » au moins dans la mesure du possible les traumatismes liés à la violence et à la peur? Quels outils les religions peuvent-elles apporter pour limiter la violence? Et en particulier, notre violence intérieure en réaction à ces violences insupportables, la violence liée au risque du repli communautaire, et la violence de l’exclusion, du racisme et de la fracture sur des critères « identitaires » qui menacent au niveau national. Les communautés religieuses ont un rôle à jouer sur ces questions, aux côtés des autorités nationales et des associations de défense des droits de l’homme ou des autres groupes porteurs d’engagement humaniste.

J’ai pu raconter de quelle façon notre mouvement mène des actions de grande ampleur comme les voix de la paix,  et comment nos synagogues s’impliquent dans des actions de terrain comme les dîners chabbatiques « identités multiples » que nous organisons au MJLF-est pour mettre en relation des individus de différentes origines et tradition autour de thématiques transversales (Qu’est-ce que le temps sacré? La culpabilité: oui? non? pourquoi?…) et autour d’associations (Les bâtisseuses de paix, Cordoba, la LICRA….).

Les trois heures que nous avons pu partager ont été très intenses et instructives. Les participants ont partagés quelques unes de leurs actions pour lutter contre l’effet du terrorisme sur leur pratique, que ce soit par une sensibilité accrue aux besoins des justiciables, un travail personnel pour rester impartial ou un effort de formation permanente.

Il est bon d’appartenir à des « communautés » qui partagent nos valeurs. Le séminaire de formation de l’ENM était sans aucun doute la preuve que nous sommes capables de créer des « communautés d’étude et de soutien » qui transcendent les communautés religieuses (si je peux m’exprimer ainsi!), qui défendent les particularismes culturels et religieux en reconnaissant à la fois les spécificités et les ressemblances, et en particulier notre attachement commun et essentiel aux valeurs humanistes.

Pour beaucoup d’entre-nous, le meilleur rempart contre la peur, c’est l’action, merci donc à toutes celles et ceux qui d’une façon directe ou indirecte, en tant que membres, bénévoles ou permanents, permettent à nos communautés de s’exprimer et d’apporter leur soutien aux forces de la démocratie.

Table ronde : les religions dans la tourmente en France après l’été 2016
– Madame Bariza KHIARI, sénatrice, directrice de l’institut des cultures d’islam
– Monsieur Nicolas de BREMOND D’ARS, prêtre catholique du diocèse de PARIS,sociologue au CESOR.
– Monsieur Marc BOSS, théologien et philosophe, Institut protestant de théologie de PARIS
– Madame Floriane CHINSKY, rabbin du Mouvement juif libéral de France

Pourquoi Dieu n’utilise-t-il pas la violence contre les « fausses religions » ?

Avoda zara 54b

Dieu semble se compliquer la vie. S’il n’aime pas les cultes idolâtres, pourquoi ne pas tout simplement les détruire ? Pourquoi ne pas détruire ceux qui le défient ouvertement ? Telle est la question posée par les sages des nations à Israël d’après le Talmud.

C’est une bonne question. Pourquoi Dieu n’utilise pas lui-même la violence ? La violence peut-elle résoudre les conflits religieux ? Est-il légitime de s’approprier la « volonté de dieu » pour défendre l’un ou l’autre culte ?

Pour les sages du Talmud, Dieu lui-même s’interdit la violence, et respecte la liberté de croyance de chacun. Le monde poursuit son cours, à charge pour nous de le rendre aussi bien que possible. Voilà en tout cas l’une des réponses apportées par notre sougia ce mercredi.

(Attention, le texte suivant est traduit à dessein d’une façon proche du texte, pour inviter à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître. Vous pouvez préparer le texte à l’avance, mais ne restez pas dans cette étape solitaire source de mécompréhension. Merci.)

Pour nous rejoindre au café des Psaumes ce mercredi de 12h30 (accueil à 12h) à 14h , contactez Paule sur facebook ou répondez à cet article en commentaire.

On enseigne dans la michna on a demandé aux anciens à Rome s’il n’aime pas le service des étoiles pourquoi ne l’annule-t-il pas ils leur ont dit si ils servaient des choses dont le monde n’a pas besoin il l’annulerait voici qu’ils servent le soleil et la lune et les étoiles et les constellations il va détruire son monde à cause des fous ils leur dirent si c’est ainsi qu’il détruire les choses dont le monde n’a pas besoin et qu’il laisse les choses dont le monde a besoin ils leur dirent et aussi nous soutenons les mains de ceux qui disent ce sont des divinités puisque elles n’ont pas été détruites

 

Guémara les sages ont enseigné les sages des nations ont demandé aux anciens à Rome si leurs dieu ne désire pas le service des étoiles pour quelle raison ne l’annule-t-il pas ils leur dire si ils servaient une chose une chose dont le monde n’a pas besoin il l’annulerait or ils servent le soleil et la lune et les étoiles et les constellations il va détruire le monde à cause des fous mais le monde se conduit selon sa conduite et les fous qui le détruisent finiront par être jugés autre chose voici qu’il a volé un séa de blé et l’a planté dans le sol est-ce justice qu’il ne pousse pas mais le monde se conduit selon sa conduite et continue et les fous qui le détruisent finiront par être jugés autre chose voici celui qui a des relations avec la femme de son prochain est-ce justice qu’elle ne tombe pas enceinte mais le monde se conduit selon sa conduite et continue et les fous qui le détruisent finiront par être jugés et c’est ce qu’a dit rech lakich le saint béni soit-il a dit je ne juge pas les méchants qui rendent mon effigie sans valeur mais qui m’oppressent et s’attribuent ma signature sans mon accord.

מתני’ שאלו את הזקנים ברומי אם אין רצונו בעבודת כוכבים למה אינו מבטלה אמרו להן אילו לדבר שאין צורך לעולם בו היו עובדין היה מבטלו הרי הן עובדין לחמה וללבנה ולכוכבים ולמזלות יאבד עולמו מפני השוטים אמרו להן א »כ יאבד דבר שאין צורך לעולם בו ויניח דבר שצורך העולם בו אמרו להן אף אנו מחזיקין ידי עובדיהן של אלו שאומרים תדעו שהן אלוהות שהרי הן לא בטלו:

גמ ת »ר שאלו פלוסופין את הזקנים ברומי אם אלהיכם אין רצונו בעבודת כוכבים מפני מה אינו מבטלה אמרו להם אילו לדבר שאין העולם צורך לו היו עובדין הרי הוא מבטלה הרי הן עובדין לחמה וללבנה ולכוכבים ולמזלות יאבד עולם מפני השוטים אלא עולם כמנהגו נוהג ושוטים שקלקלו עתידין ליתן את הדין דבר אחר הרי שגזל סאה של חטים [והלך] וזרעה בקרקע דין הוא שלא תצמח אלא עולם כמנהגו נוהג והולך ושוטים שקלקלו עתידין ליתן את הדין דבר אחר הרי שבא על אשת חבירו דין הוא שלא תתעבר אלא עולם כמנהגו נוהג והולך ושוטים שקלקלו עתידין ליתן את הדין והיינו דאמר ריש לקיש אמר הקב »ה לא דיין לרשעים שעושין סלע שלי פומבי אלא שמטריחין אותי ומחתימין אותי בעל כרחי

 

 

Quelle vision a-t-on ici du « miracle » ? Qu’apprenons-nous sur la liberté de croyance de l’homme ? Sur l’intervention de dieu ou non dans le quotidien humain ? La violence est-elle un moyen légitime de faire avancer une cause ?

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: talmud 5777 -1 Avoda zara 54b

Jonas, le gentil prophète désobéissant

Le livre de Jonas: approche pédagogique de l’obéissance relative – Bible et Pédagogie 1, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

On pourrait s’imaginer qu’il faut être parfait, qu’il faut être obéissant, qu’il faut vouloir le bien des autres toujours et qu’il faut faire son devoir. Si tel est le cas, que fait le prophète Jonas dans la Bible ? Et pourquoi lit-on son histoire à Kipour ? Est-ce que nous nous identifions au Ninvéens qui réussissent finalement à faire téchouva, à comprendre leur erreur et à changer ? Ou bien nous identifions-nous à Jonas, qui refuse sa mission, et progresse cahin-caha en réussissant malgré lui ?

L’histoire de Jonas est l’occasion de dévoiler nos sentiments face au « devoir d’obéissance » que nous nous imposons à nous-mêmes et à nos enfants, et à évaluer notre « pouvoir de bienveillance » pour accueillir avec douceur les manquements des uns et des autres, ce qui reste la meilleure façon d’accompagner un changement vers le mieux.

Quelles sont les tâches que nous fuyons ? Qui nous les a commandées ? Où fuyons-nous pour y échapper ? Qui nous rappelle à notre devoir ? La suite tourne-t-elle comme nous l’avions prévu ? Mieux ou moins bien ? Sommes-nous finalement satisfaits du résultat final ? Si nous faisions un parallèle entre Jonas et nous, à quoi chacunes de ces péripéties correspondrait-elle dans notre histoire personnelle ?

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaela ou répondez à cet article en commentaire.

1 La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas, fils d’Amittaï, en ces termes: 2 « Lève-toi! Va à Ninive, la grande ville, et prophétise contre elle; car leur iniquité est arrivée jusqu’à moi. » 3 Mais Jonas se leva pour fuir à Tarsis, hors de la présence de l’Eternel; il se rendit à Jaffa, où il trouva un vaisseau en partance pour Tarsis. II paya le passage et s’y embarqua pour aller avec eux à Tarsis, loin de la présence de l’Eternel. 4 Or, l’Eternel suscita un vent violent sur la mer et une grande tempête s’y éleva; le vaisseau pensa se briser. 5 Les matelots prirent peur, et chacun d’invoquer son Dieu. Ils jetèrent à la mer les objets qui se trouvaient sur le vaisseau afin de l’alléger. Pour Jonas, il était descendu au fond du navire, s’y était couché et profondément endormi. 6 Le commandant de l’équipage s’approcha de lui et lui dit: « Que fais-tu là, dormeur? Debout! Invoque ton Dieu, peut-être ce Dieu-là s’ingéniera-t-il en notre faveur, de sorte que nous ne périrons pas. » 7 Cependant les matelots se disaient l’un à l’autre: « Voyons, tirons au sort, afin de connaître celui qui nous attire ce malheur. » Ils tirèrent au sort, et le sort désigna Jonas. 8 Ils lui dirent: Apprends-nous donc puisque c’est toi qui nous attires ce malheur quelle est ta profession et d’où tu viens; quel est ton pays et à quel peuple tu appartiens. » 9 Il leur répondit: « Je suis Hébreu; j’adore l’Eternel, Dieu du ciel, qui a créé la mer et la terre ferme. » 10 Ces hommes, saisis d’une grande terreur, lui dirent: « Qu’as-tu fait là! » Car ils surent alors qu’il s’enfuyait de devant l’Eternel, Jonas le leur ayant appris. 11 Ils ajoutèrent: « Que devons-nous faire de toi pour que la mer se calme autour de nous? Car la mer devient de plus en plus furieuse. » 12 Il leur répondit: « Prenez-moi et jetez-moi à la mer, vous la verrez s’apaiser, car je reconnais que c’est par mon fait que vous essuyez cette violente tempête. » 13 Ces hommes firent force de rames pour regagner la côte, mais ils ne purent, tant la mer orageuse continuait à les assaillir! 14 Ils invoquèrent donc l’Eternel en disant: « De grâce, ô Eternel, ne nous fais point périr à cause de cet homme, et ne fais pas retomber sur nous le sang innocent! Car c’est toi-même qui as fait ce que tu as voulu. » 15 Puis ils saisirent Jonas et le jetèrent à la mer. Aussitôt la fureur de la mer se calma. 16 Et ces hommes conçurent une vénération profonde pour l’Eternel; ils lui offrirent des sacrifices et firent des vœux en son honneur.

1 L’Eternel suscita un énorme poisson, qui engloutit Jonas; celui-ci resta dans les entrailles du poisson trois jours et trois nuits. 2 Dans les entrailles mêmes de ce poisson, Jonas adressa une prière à l’Eternel, son Dieu, 3 et il dit: « Dans ma détresse j’ai invoqué l’Eternel, il m’a répondu : du sein du Cheol je t’ai imploré, tu as entendu ma voix. 4 Le flot me ballottait au cœur des mers, et les courants m’enveloppaient; toutes tes vagues et toutes tes lames passaient sur moi. 5 Déjà je me disais: « Je suis repoussé loin de tes regards! » Mais non, je veux contempler encore ton temple saint. 6 Les eaux m’investissaient, menaçant ma vie, j’étais cerné par l’Abîme, les algues étreignaient ma tête. 7 Précipité jusqu’à la racine des montagnes, la terre me fermait ses barrières pour toujours… Tu as sauvé ma vie de la perdition, Eternel, mon Dieu. 8 Quand mon âme, dans mon sein, allait défaillir, je me suis ressouvenu de l’Eternel, et ma prière a monté vers toi, vers ton sanctuaire auguste. 9 Ceux qui révèrent des idoles menteuses, ceux-là font bon marché de leur salut. 10 Pour moi, c’est en te rendant hautement grâce, que je t’offrirai des sacrifices; j’accomplirai les vœux que j’ai prononcés: le secours vient du Seigneur! » 11 L’Eternel ordonna au poisson de rejeter Jonas sur la côte.

1 La parole de l’Eternel fut adressée une seconde fois à Jonas, en ces termes: 2 « Lève-toi, va à Ninive la grande ville, et fais-y la publication que je te dicterai. » 3 Jonas se leva et se rendit à Ninive, selon l’ordre du Seigneur. Or, Ninive était une ville puissamment grande: [il fallait] trois jours pour la parcourir. 4 Jonas commença à parcourir la ville l’espace d’une journée, et publia cette annonce: « Encore quarante jours, et Ninive sera détruite! » 5 Les habitants de Ninive crurent en Dieu; ils proclamèrent un jeûne, et tous, grands et petits, se vêtirent de cilices. 6 Le bruit étant parvenu jusqu’au roi de Ninive, il se leva de son trône, jeta bas son manteau, se couvrit d’un cilice et s’assit sur la cendre. 7 Et il fit publier dans Ninive comme décret du roi et de ses dignitaires ce qui suit: « Que ni homme ni bête, ni gros ni menu bétail ne goûtent quoi que ce soit; qu’on ne les laisse pâturer ni boire de l’eau. 8 Que les hommes et le bétail soient enveloppés de cilices; que chacun invoque Dieu avec force, qu’il renonce à sa mauvaise conduite et à la rapine qui est dans ses mains! 9 Qui sait? Peut-être Dieu, se ravisant, révoquera-t-il son arrêt et se départira-t-il de son courroux, pour que nous ne périssions pas. » 10 Dieu, en effet, considérant leur conduite, voyant qu’ils avaient abandonné leur mauvaise voie, revint sur la calamité qu’il leur avait annoncée et n’accomplit pas sa menace.

1 Jonas en conçut un grand déplaisir et se mit en colère. 2 Et il adressa à l’Eternel cette prière: « Hélas! Seigneur, n’est-ce pas là ce que je disais étant encore dans mon pays? Aussi m’étais-je empressé de fuir à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu clément et miséricordieux, plein de longanimité et de bienveillance, prompt à revenir sur les menaces. 3 Et maintenant, ô Eternel, de grâce, ôte-moi la vie; car la mort pour moi est préférable à la vie. » 4 L’Eternel répondit: « Est-ce à bon droit que tu t’affliges? » 5 Jonas, étant sorti de Ninive, s’était établi à l’orient de la ville; là il s’était dressé une cabane sous laquelle il s’était assis à l’ombre, dans l’attente de ce qui se passerait dans la ville. 6 Or, le Seigneur Dieu fit pousser un ricin qui s’éleva au-dessus de Jonas pour ombrager sa tête et le consoler de sa douleur. Jonas ressentit une grande joie au sujet du ricin. 7 Mais dès l’aube du lendemain, ce même Dieu suscita un ver qui rongea le ricin, de sorte qu’il se dessécha. 8 Puis, quand le soleil fut levé, Dieu fit souffler un vent d’Est étouffant, et le soleil darda ses feux sur la tête de Jonas, qui en fut accablé. Alors il se souhaita la mort à lui-même, et il dit: « La mort vaudrait mieux pour moi que la vie. » 9 Et Dieu dit à Jonas: « Est-ce à bon droit que tu te chagrines à cause de ce ricin? » Il répondit: « Je m’en chagrine à bon droit, au point de désirer la mort. » 10 L’Eternel répliqua: « Quoi! tu as souci de ce ricin qui ne t’a coûté aucune peine, que tu n’as point fait pousser, qu’une nuit a vu naître, qu’une nuit a vu périr: 11 et moi je n’épargnerais pas Ninive, cette grande ville, qui renferme plus de douze myriades d’êtres humains, incapables de distinguer leur main droite de leur main gauche, et un bétail considérable! »

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -1 jonas

Bible et pédagogie: prenez date!

La Bible juive comme outil pédagogique – Cycle Parents et pédagogues  5777 – Rabbin Floriane Chinsky

Où ? Ecole Ganénou, 11 Rue du Sergent Bauchat, 75012 Paris
Quand ? Un dimanche par mois (11/09 ; 16/10 ; 11/12 ; 5/03 ;14/05)
de 10h (accueil 9h30) à 11h15

La Pédagogie en tant qu’art d’éduquer est au cœur de la pensée juive. La tradition nous enseigne la complémentarité du faire et du comprendre, chaque pratique étant comme l’art de nous éduquer nous-mêmes. L’étude de la Torah est centrale dans le judaïsme. En étudiant nous-mêmes, nous montrons à nos enfants combien l’étude compte pour nous, et apprenant à enseigner, nous profitons au mieux du grand privilège qui est le nôtre, la transmission.

La Bible n’est pas toujours facile à comprendre, et certains passages peuvent parfois nous révolter. Pour notre tradition, ces réactions sont normales et saines, car elles sont une occasion de réfléchir. Réfléchir pour nous-mêmes au sens de la vie, et partager nos réflexions avec nos enfants, est une belle façon de transmettre nos valeurs, d’une façon très douce et très respectueuse.

Les Livres Bibliques nous donnent l’occasion de parler non pas « des problèmes » quand ils arrivent, mais des « valeurs » et des « solutions possibles » à nos difficultés. Le « que penses-tu de telle situation » peut souvent remplacer avantageusement le très solennel « Il faut qu’on parle ».

Nos textes de cette année seront les textes bibliques lus à la fête juive qui approche, le « prétexte » à la discussion n’est donc pas les difficultés, mais le calendrier.

A partir de la bible dans le texte, avec des traductions en français, des Hévroutot (études en binôme), et avec l’objectif d’en tirer des enseignements de sagesse, nous trouverons chacun notre place dans l’étude de ce texte merveilleux.

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

1             11/09    Jonas, le gentil prophète désobéissant
2             16/10    Kohélet, l’épicurien désenchanté
3             11/12     L’histoire de Hanouka
4             5/3        L’histoire d’Esther
5             14/5      L’histoire de ruth

NB : Les textes sont téléchargeables le dimanche précédent le cours. Pour les recevoir directement dans votre boite email, abonnez-vous au site  https://poursurmelin.wordpress.com/

Pour télécharger le programme, cliquez ici: Pédagogie 5777 Bible – 0
Bible hébreu/français/rachi en ligne cliquez ici: Bible en ligne

Talmud et humanisme: prenez date!

Le Talmud et les valeurs humanistes – Cycle Talmud 5777 – Rabbin Floriane Chinsky

Où ? Café des Psaumes, 16 ter Rue des Rosiers, 75004 Paris
Quand ? Un mercredi par mois les :    29/9/2016 ; 23/11 ; 14/12 ; 25/1/2017 ; 22/2 ; 29/3 ; 26/4 ; 17/5 ; 21/6
de 12h30 (accueil 12h) à 14h

L’humanisme défend la centralité de l’être humain, l’égalité de tous les êtres humains, l’importance de la diversité culturelle et personnelle, la recherche de la connaissance, la liberté de chacun de développer ses idées et ses croyances.

Le Talmud a parfois été décrié. Certes, l’enseignement oral défend la spécificité du judaïsme. Ceux qui voudraient prôner une égalité façon Procuste ne peuvent y trouver leur compte. Pourtant, lorsque le Talmud défend la liberté des juifs à avoir une culture propre, il défend par là-même la liberté de chaque peuple et de chaque individu, posant ainsi le respect d’autrui.

L’égalité au sens juif n’est pas l’égalité qui réduit chacun et chacune à un modèle unique, mais l’égalité de dignité et de liberté de chaque être humain.

Nos textes de cette année seront des textes talmudiques qui défendent les valeurs humanistes.

Le talmud est au cœur de la pensée juive, de notre spécificité en tant que religion monothéiste. Que dit ce texte central des valeurs humanistes ? « Le Talmud et les valeurs humanistes » sera notre thème pour cette année, au café des Psaumes. A partir du talmud dans le texte, avec des traductions en français, des Hévroutot (études en binôme), et avec l’objectif d’en tirer des enseignements de sagesse, nous trouverons chacun notre place dans l’étude de ce texte merveilleux.

Pour étudier avec nous au café des Psaumes, contactez Paule sur facebook ou répondez à cet article en commentaire.

1             28/9       Pourquoi ne détruit-on pas les cultes idolâtres ?  (Avoda Zara)
2             23/11    A-t-on le droit d’exister même quand on est « immoral » ? (Béréchit Rabba)
3             14/12   Peut-on être ‘Elohiste’ sans être humaniste ?  (MeHilta dérabi Ichmael/Devarim Raba)
4             25/1       Parler pour le bien : un devoir ‘religieux’  (AraHin)
5             22/2       Comment contrer le lachon hara ? (AraHin)
6             29/3       L’interdit du « Meurtre Virtuel » dans le Talmud (AraHin )
7             26/4       Quand ‘Dieu n’aime pas ceux qui l’aiment  (Yoma )
8             17/5       Haine gratuite, Orgueil, Excès de zèle, qui est le vrai coupable ? (Guitin)
9             21/6       Le secret de la diversité humaine  (Yérouchalmui et Babli beraHot)

Pour télécharger le programme, cliquez ici: Talmud 5777 – 0 Talmud et valeurs humanistes

Talmud hébreu/araméen anglais en ligne, cliquez ici: Talmud araméen/anglais

Bible hébreu/français/rachi en ligne cliquez ici: Bible en ligne