Feuille d’étude « La bénédiction usurpée » (Rachi, Paracha Toledot)

Notre séance Rachi n°3 n’avait pas donné lieu à un article sur le site.
Pour ceux qui souhaitaient télécharger la feuille d’étude, la voici enfin!
Merci encore pour cette nos études de textes du chabbat matin, toujours plus enrichissantes!
Chavouah tov.
rachi-5777-3-toledot

27 :1 Ses yeux étaient affaiblis Par la fumée des offrandes idolâtres de ces femmes (Midrach tan‘houma 8). Autre explication : Au moment où il avait été lié sur l’autel et où son père était sur le point de l’immoler, au même instant, les cieux s’étaient ouverts et les anges servants avaient vu cela et avaient pleuré. Leurs larmes avaient coulé et étaient tombées dans ses yeux. Voilà pourquoi ses yeux s’étaient affaiblis (Beréchith raba 65, 6). Autre explication : afin que ce soit Ya’aqov qui reçoive les bénédictions (Beréchith raba 65, 8).

27 :2 Je ne connais pas le jour de ma mort Rabi Yehochou‘a ben Qor’ha a enseigné dit : quand un homme approche de l’âge où sont morts ses parents, il doit se faire du souci cinq ans avant et cinq ans après (Beréchith raba 65, 12). Yits‘haq, qui était âgé de cent vingt-trois ans, s’est dit : « Si c’est l’âge de ma mère, qui est morte à cent vingt-sept ans, que je dois atteindre, j’ai cinq ans de moins que celui qu’elle avait à la fin de sa vie ». C’est pourquoi…

… Je ne connais pas le jour de ma mort Peut-être aura-t-elle lieu à l’âge qu’avait ma mère, peut-être à celui qu’avait mon père.

27 :7 Devant Hachem Avec Son assentiment, car Il me donnera son accord.

27 :9 Et prends-moi (littéralement : « prends de ce qui est à moi ») Ils m’appartiennent, et ils ne sont donc pas volés. Yits‘haq avait stipulé dans leur contrat de mariage qu’elle aurait le droit de prendre chaque jour deux chevreaux (Beréchith raba 65, 14).

Deux chevreaux Le repas de Yits‘haq consistait-il en deux chevreaux ? En réalité, l’un était destiné au sacrifice pascal, et l’autre devait servir au repas (Pirqé deRabi Eli‘èzèr 32).

Comme il aime Le goût du chevreau ressemble à celui du cerf.

27 :19 C’est moi, ‘Essaw, ton premier-né C’est moi qui t’apporte, et ‘Essaw est ton premier-né.

J’ai fait Beaucoup de choses… ainsi que tu m’as dit.

Assieds-toi Dans le sens de : « s’asseoir à table ». C’est pourquoi le Targoum traduit par iste‘har (« mets-toi autour de la table »).

27 :21 Approche donc que je te tâte Yits‘haq s’est dit en lui-même : « Il n’est pas dans les habitudes de ‘Essaw d’avoir à la bouche le nom de Dieu ! Or, celui-ci vient de dire : “C’est que Hachem ton Dieu m’a donné bonne chance” » (Beréchith raba 65, 19).

27 :22 C’est la voix de Ya’aqov Qui s’exprime en suppliant : « lève-toi, je te prie ! » (verset 19), alors que ‘Essaw parle durement : « que mon père se lève ! » (verset 31).

27 :24 Il dit : C’est moi Il n’a pas répondu : « c’est moi ‘Essaw ! », mais : « c’est moi ! ».

27 :29 Maudit qui te maudira, et béni qui te bénira Tandis que Bil’am dira : « béni qui te bénira, et maudit qui te maudira ! » (Bamidbar 24, 9). Les justes commencent par endurer des épreuves, et ils finissent par jouir de la paix. Aussi ceux qui les maudissent, à savoir leurs persécuteurs, précèdent-ils ceux qui les bénissent. C’est pourquoi Yits‘haq fait précéder la bénédiction de ceux qui bénissent par la malédiction de ceux qui maudissent. Les impies, bien au contraire, commencent par vivre dans la quiétude, et ils finissent accablés de souffrances. Aussi Bil’am, ce mécréant, place-t-il la bénédiction avant la malédiction (Beréchith raba 66).

וַתִּכְהֶיןָ. בַּעֲשָׁנָן שֶׁל אֵלּוּ (שֶׁהָיוּ מְעַשְׁנּוֹת וּמַקְטִירוֹת לַעֲבוֹדָת זָרָה). דָּבָר אַחֵר כְּשֶׁנֶּעֱקָד עַל גַּבֵּי הַמִּזְבֵּחַ וְהָיָה אָבִיו רוֹצֶה לְשַׁחֲטוֹ בְּאוֹתָהּ שָׁעָה נִפְתְּחוּ הַשָּׁמַיִם וְרָאוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת וְהָיוּ בּוֹכִים וְיָרְדוּ דִּמְעוֹתֵיהֶם וְנָפְלוּ עַל עֵינָיו לְפִיכָךְ כָּהוּ עֵינָיו. דָּבָר אַחֵר כְּדֵי שֶׁיִּטּוֹל יַעֲקֹב אֶת הַבְּרָכוּת:

לֹא יָדַעְתִּי יוֹם מוֹתִי. אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קָרְחָה אִם מַגִּיעַ אָדָם לְפֶרֶק אֲבוֹתָיו יִדְאָג חָמֵשׁ שָׁנִים לִפְנֵיהֶן וְחָמֵשׁ שָׁנִים לְאַחַר כֵּן וְיִצְחָק הָיָה בֶּן קכ »ג (כִּי יַעֲקֹב בֶּן ס »ג כְּשֶׁנִּתְבָּרֵךְ דּוֹק בְּרַשִׁ »י סוֹף הַסֵּדֶר) אָמַר שֶׁמָּא לְפֶרֶק אִמִּי אֲנִי מַגִּיעַ וְהִיא מֵתָה בַּת קכ »ז. וַהֲרֵנִי בֶּן חָמֵשׁ שָׁנִים סָמוּךְ לְפִרְקָהּ לְפִיכָךְ

לֹא יָדַעְתִּי יוֹם מוֹתִי : שֶׁמָּא לְפֶרֶק אִמִּי שֶׁמָּא לְפֶרֶק אַבָּא:

לִפְנֵי ה’. בִּרְשׁוּתוֹ שֶׁיַּסְכִּים עַל יְדֵי:

וְקַח לִי. מִשֶּׁלִּי הֵם וְאֵינָם גָּזֵל שֶׁכָּךְ כָּתַב לָהּ יִצְחָק בִּכְתוּבָּתָהּ לִטּוֹל שְׁנֵי גְּדָיֵי עִזִּים בְּכָל יוֹם:

שְׁנֵי גְּדָיֵי עִזִּים. וְכִי שְׁנֵי גְּדָיֵי עִזִּים הָיָה מַאֲכָלוֹ שֶׁל יִצְחָק אֶלָּא פֶּסַח הָיָה. הָאֶחָד הִקְרִיב לְפִסְחוֹ וְהָאֶחָד עָשָׂה מַטְעַמִּים. בְּפִרְקֵי רַבִּי אֱלִיעֶזֶר:

כַּאֲשֶׁר אָהֵב. כִּי טַעַם הַגְּדִי כְּטַעַם הַצְּבִי:

אָנֹכִי עֵשָׂו בְּכֹרֶךָ. אָנֹכִי הוּא הַמֵּבִיא לְךָ וְעֵשָׂו הוּא בְּכוֹרֶךָ:

עָשִׂיתִי. כַּמָּה דְּבָרִים כַּאֲשֶׁר דִּבַּרְתָּ אֵלָי:

שְׁבָה. לָשׁוֹן מֵיסֶב עַל הַשֻּׁלְחָן לְכָךְ מְתוּרְגָם אִסְתַּחָר:

גְּשָׁה נָא וַאֲמֻשְּׁךָ. אָמַר יִצְחָק בְּלִבּוֹ אֵין דֶּרֶךְ עֵשָׂו לִהְיוֹת שֵׁם שָׁמַיִם שָׁגוּר בְּפִיו וְזֶה אָמַר כִּי הִקְרָה ה’ אֱלֹהֶיךָ:

קוֹל יַעֲקֹב. שֶׁמְּדַבֵּר בְּלָשׁוֹן תַּחֲנוּנִים קוּם נָא אֲבָל עֵשָׂו בְּלָשׁוֹן קַנְטוֹרְיָא דִּבֵּר יָקוּם אָבִי:

וַיֹּאמֶר אֲנִי. לֹא אָמַר אֲנִי עֵשָׂו אֶלָּא אֲנִי:

אֹרֲרֶיךָ אָרוּר וּמְבָרְכֶיךָ בָּרוּךְ. וּבְבִלְעָם הוּא אוֹמֵר מְבָרְכֶיךָ בָּרוּךְ וְאֹרֲרֶיךָ אָרוּר הַצַּדִּיקִים תְּחִלָּתָם יִסּוּרִים וְסוֹפָן שַׁלְוָה וְאוֹרְרֵיהֶם וּמְצַעֲרֵיהֶם קוֹדְמִים לִמְבָרְכֵיהֶם לְפִיכָךְ יִצְחָק הִקְדִּים קִלְלַת אוֹרְרִים לְבִרְכַת מְבָרְכִים וְהָרְשָׁעִים תְּחִלָּתָן שַׁלְוָה וְסוֹפָן יִסּוּרִין לְפִיכָךְ בִּלְעָם הִקְדִּים בְּרָכָה לִקְלָלָה:

Cycle de la vie 1 : Brit mila/zévad habat/Nomination

Mazel tov aux jeunes parents de notre communauté!

Pour célébrer une nomination, prenez contact avec moi (demandez un rendez-vous par exemple, un rv téléphonique suffit), je vous parlerais de la cérémonie, nous fixerons une date un samedi matin, et vous pourrez remplier le petit formulaire suivant: https://framaforms.org/demande-de-ceremonie-nomination-1696598167

Au cours de l’office, les parents seront appelés à la Torah (vous trouverez le textes des bénédictions dans la playlist suivante), ils feront la bénédiction des parents à leur enfant (idem), l’officiant.e fera un mi-chébéraH de nomination, la communauté fêtera cet événement autour d’un Kidouch, une collation.

Playlist pour la nomination, la brit mila et la zvad bat ici, sur ce lien

Pour eux, et pour tous, je partage quelques textes et vidéos relatifs à la brit mila (et à la zévad habat). Chabbat chalom.

Seder brit mila flo Seder brit mila flo

Seder brit mila flo

https://framaforms.org/demande-de-ceremonie-nomination-1696598167

Avatar de Floriane ChinskyDevenir Juif, Devenir Juive

La Brit Mila et la Zévad habat sont des évènements centraux dans le cycle de la vie juive.

Voici une petite feuille reprenant les éléments de participation des parents et de l’assemblée : Feuille Brit Mila et Zévad habat

Bien sûr, il est nécessaire d’en parler avec son rabbin, autant pour ce qui concerne le déroulement de la cérémonie que sa signification.

Vous pouvez également consulter les vidéos suivante:


Brit mila et Zévad habat

Les parents, l’assemblée répète :

שְׁמַע יִשְׂרָאֵל יְיָ אֱלֹהֵינוּ יְיָ אֶחָד

יְיָ מֶלֶךְ יְיָ מָלָךְ יְיָ יִמְלוֹךְ לְעוֹלָם וָעֶד: יְיָ מֶלֶךְ יְיָ מָלָךְ יְיָ יִמְלוֹךְ לְעוֹלָם וָעֶד:

אָנָא יְיָ הוֹשִׁיעָה נָא: אָנָא יְיָ הוֹשִׁיעָה נָא: אָנָא יְיָ הַצְלִיחָה נָא: אָנָא יְיָ הַצְלִיחָה נָא:

Chéma Israël adonaï élohénou adonaï éHad

Adonaï MéleH adonaï malaH adonaï ImloH Léolam vaèd

Ana adonaï hochia na ana adonaï hatsiliHa na

L’assemblée :

זֶה הַכִּסֵּא שֶׁל אֵלִיָּהוּ הַנָּבִיא זָכוּר לַטּוֹב:

Zé kissé chel éliyahou hanavi

Les…

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Chabat Yéladim 3 ce vendredi: Viens, toi que j’aime!

Visite de la Princesse du Chabbat
Visite de la Princesse du Chabbat

Le chant d’accueil du chabbat, LéHa Dodi, sera à l’honneur ce chabbat. Chant en français pour tous, jeux pour les enfants, éléments d’étude pour les adultes, notre office du vendredi soir sera spécialement accueillant pour les familles.
Ainsi, nos prières sont des moments de rassemblement pour tous les âges, associant la ferveur et le ludique!
Que vous soyez parents, grands-parents, cousins, que vous soyez ou non accompagnés de petits, venez partager avec nous l’ambiance de fête de ce « erev shel yéladim », qui sera consacré en particulier aux mots דודי et לכה et au leHa Dodi, dont vous découvrirez les secrets sur la vidéo suivante:

Nous vous attendons ce vendredi à 18h30!

Chabat Yéladim 2 ce vendredi! Venez donner de la voix!

kol-adonai Nous étions nombreux pour notre premier rendez-vous, et tout est prêt pour accueillir les petits et les grands ce vendredi.
Notre office du vendredi soir sera spécialement accueillant pour les familles, avec des jeux pédagogiques pour les enfants pendant l’office, avec les adultes.
Ainsi, nos prières sont des moments de rassemblement pour tous les âges, associant la ferveur et le ludique!
Que vous soyez parents, grands-parents, cousins, que vous soyez ou non accompagnés de petits, venez partager avec nous l’ambiance de fête de ce « erev shel yéladim », qui sera consacré en particulier aux mots קול et יהוה et au psaume 60, dont vous découvrirez les secrets sur la vidéo suivante:

Chabat Yéladim 1 spécial enfants – ce soir à 18h30!

Accueillir les enfants, tout en progressant et en apprenant d’une façon toujours plus approfondie en tant qu’adultes… Tel est le défi des parents, des grands-parents, de tous les pédagogues et de nos communautés.

Nous relèverons le défi ensemble ce soir pour notre premier « erev chel yeladim » de l’année.

Il est encore temps de venir, de revoir la vidéo, et si vous me prévenez avant ce soir, j’aurai la possibilité de préparer pour un petit cadeau sympathique pour vos petits.

 

 

 

 

 

Ani saméaH

 0-sameah

 

 

Hadélet potéaH

 0-delet

 

 

 

 

 

Ba oréaH

OréaH léchabat

0-oreah

BarouH haba

Toda raba

0-bienvenue

 

 

Chabat chalom

 0-chabat-chalom

 

אני שמח

 

הדלת פותח

 

 

 

 

 

בא אורח

אורח לשבת

 

ברוך הבא

תודה רבה

 

שבת שלום

Seder express: pour préparer son seder familial

Bonjour à toutes et à tous,

Faire le seder chez soi est une expérience extraordinaire.
On peut y passer toute la nuit, comme Rabbi Akiva, Rabbi Tarfon, Rabbi Eleazar ben Azaria and co., en rajoutant des questions d’actualité (dans quels pays se bat-on aujourd’hui pour la liberté?), des questions éternelles et philosophiques (qu’est-ce que la liberté? la liberté politique? la liberté de se changer soi-même? comment peut-on l’atteindre? etc….), ou de nombreux chants.
On peut aussi faire des versions simplifiées qui permettent de se lancer pour un premier seder et de mettre le seder à la portée des enfants.
Pour cela, nous avons préparé pour vous deux outils: Une hagada courte et très simplifiée que vous pouvez télécharger ici:
hagada simplissime à télécharger
Une vidéo qui vous montre comment utiliser cette hagada et comment apprendre les chants:

Bonne lecture, bonne écoute, et bon seder.
Ce vendredi à 18h45, office abrégé pour permettre à chacun de rejoindre la maison et de commencer les célébrations!

Les femmes aussi sont en deuil…

Notre attitude face à la mort est l’une des marques de notre humanité. La tradition juive insiste sur l’importance de la transmission, de la continuité, les rituels du deuil juif s’inscrivent dans cette démarche. (pour en savoir plus sur les enterrements dans le judaïsme, vous pouvez consulter le site lévaya)
Le Kadich en tant que prière des endeuillés joue dans cet édifice un rôle central.
Il permet de rendre hommage à ceux qui sont partis, de témoigner de notre fidélité à leur mémoire, de nous inscrire dans la continuité de leur enseignement, de remettre en ordre avec eux les accrochages relationnels, petits ou grands.
Le Kadich permet également de se positionner face à la douleur de la perte et de recevoir le soutien de ses proches et de la communauté.
D’une façon directe, le Kadich participe au commandement d’honorer ses parents et d’enterrer les morts.

Il va de soi que ces considérations touchent aussi bien les femmes que les hommes, les filles que les fils, les épouses que les époux, les mamans que les papas.

Pour faire face au mieux aux moments difficiles, il est souhaitable d’aplanir la route, de lever les obstacles, et en particulier l’obstacle qui est posé devant les femmes dans ces moments tellement fragiles.

Une étude du sens du Kadich fait apparaitre immédiatement l’importance qu’il revêt pour toutes et tous, les femmes aussi bien que les hommes.
Un examen rapide des sources de halaHa révèle que le Kadich leur est absolument accessible.

Il nous appartient de nous préparer pour lever cet obstacle.
En tant qu’endeuillée, en tant qu’amies et amis d’endeuillées, en tant que personne éphémère qui mourra un jour.

En tant qu’endeuillées, voulons-nous dire le Kadich dans une synagogue qui nous accepte? Une synagogue libérale ou massorti? Laquelle? Comment préparer le sens et s’intégrer à une communauté qui nous donne une place?
Si nous sommes rattachées à une synagogue orthodoxe, envisageons-nous de nous battre pour dire le kadich? De le dire avec nos alliés masculins dans l’entrée de la synagogue? De le dire chez les femmes avec quelques amies qui répondent? De le dire à la maison?

En tant qu’amies et amis, voulons-nous soutenir nos amies endeuillées? Leur proposer de répondre à leur Kadich? Les encourager à franchir les portes d’une synagogue qui les accueille? Les aider à envisager ce qui est le plus juste pour elles?

Enfin, en tant que personnes mortelles, hommes et femmes, voulons-nous laisser des instructions pour nos proches, après notre mort? Voulons-nous leur demander d’être égalitaires? De respecter nos filles/mères/épouses?

Les textes suivant ont nourri nos réflexions, et peuvent nous permettre de les approfondir:

Texte simple en français qui permet de dépasser les idées reçues en première approche:
halakha-les-femmes-peuvent-reciter-le-kaddish

Wikipédia sur le Kadich en français (il est intéressant que la partie concernant l’évolution du Kadich ainsi que le droit des femmes à dire le Kadich n’a pas été traduite de l’hébreu)

Articles assez complets et assez justes sur le Kadich et sur la place des femmes
https://miseentrentaine.wordpress.com/2011/05/17/yentl-ou-le-kaddish-des-femmes/
http://www.lavoiedemyriam.fr/news/une-femme-peut-elle-reciter-le-kaddish-/

Réponse orthodoxe qui s’assouplit au fil des questions
http://www.cheela.org/priere/65681–kaddish-jeune-femme

responsa complète sur une question invoquée pour refuser la participation des femmes:
http://www.massorti.com/La-voix-des-femmes

En Hébreu

Psak halaHa de l’organisation Beit Hillel, orthodoxe moderne:
http://www.beithillel.org.il/show.asp?id=60598#.Vl3Ou-LbDYg
Article Kadich:
https://he.wikipedia.org/wiki/%D7%A7%D7%93%D7%99%D7%A9

Responsa très complète en hébreu sur la question :

Cliquer pour accéder à 6.pdf

En anglais:

Responsa résumée de la précédente: https://poursurmelin.wordpress.com/women-kaddish-responsa/

Téchouva pédagogique!

Les vacances nous offrent en cadeau une relation parentale libérée des contraintes du quotidien.
Elles nous permettent de préparer l’année à venir, et en particulier les événements de la rentrée.

La rentrée juive est un soutien pédagogique extraordinaire aux valeurs que nous défendons auprès de nos enfants.

Tichri nous invite à approcher la pensée et l’étude des questions fondamentales de la vie avec joie, c’est SimHat Torah, la fête des enfants dans laquelle les grands trouvent une liberté du bonheur partagé.
Tichri nous introduit également dans l’introspection, la critique bienveillance de nous-même. Ce sont les « jours redoutables », Roch Hachana et Yom Kipour, des fêtes pour adultes, grâce auxquelles les enfants peuvent apprécier l’importance que nous accordons au fait de toujours chercher à « grandir » et à nous améliorer, quel que soit notre âge.

Nous avons développé ces questions dans les deux précédents articles.
Voyons comment notre exemple peut également inspirer nos enfants dans leur cheminement.

En tant que parent, nous pouvons choisir de partager nos espoirs, nos réussites et nos échecs avec nos enfants, dans une mesure adaptée à leur compréhension bien sûr.

C’est une façon certaine de leur témoigner du respect que nous avons pour l’introspection, de la bienveillance avec laquelle nous jugeons nos échecs et nos imperfections, de l’importance à nos yeux de toujours chercher à mieux faire, sans juger.

Les textes de Roch hachana sont emplis de ces invitations à la bienveillance et à l’amélioration:
Si nous avons commis des erreurs, c’est sans le vouloir.
Nous nous invitons par le chofar, l’étude des textes, l’immersion dans un mikvé, et les offices, à recommencer à nous construire avec de nouvelles forces.
Tel est le sens de cette « téchouva », ce retour au meilleur de nous-même, que nous entreprenons à l’occasion des fêtes de Tichri.

Un autre élément fondamental de cette période est la réconciliation.
Chacun est censé demander pardon, reprendre sur de nouvelles bases non seulement au niveau personnel mais également au niveau relationnel.
Cet aspect n’est pas toujours évident à mettre en œuvre car nos partenaires amoureux, amicaux, familiaux ou professionnels ne sont pas toujours ouverts à cette question.

On peut, en souhaitant une bonne année aux uns et aux autres, ouvrir la discussion avec prudence. « Je voulais te souhaiter une bonne année, nous avons passé du temps ensemble en tant que collègues, et à l’occasion de cette fin d’année, je me demandais si nous pourrions améliorer notre façon de travailler ensemble ? Peut-être as-tu eu l’occasion d’y penser ? Voudrais-tu que nous en parlions à l’occasion ? »
Bien sûr, il nous appartient d’être juges de l’opportunité d’ouvrir ce dialogue et de le conduire au mieux.
Tichri nous invite à nous interroger sur la meilleure attitude à adopter pour permettre une fluidification des relations.

Pour ce qui est de nos enfants, la question est plus simple puisque nous nous appuyons sur notre devoir d’éducation pour leur transmettre ce qui nous tient à cœur. En principe, ils sont convaincus de notre bienveillance à leur égard.

Nous pouvons alors probablement soulever certaines questions. Le principe du fait que nous les aimons et que nous les acceptons dans les différentes composantes de leur personnalité doit être posé de façon évidente. Ceci établi, il est légitime de partager nos expériences…
Qu’aimons-nous dans leur attitude ? Qu’est-ce qui nous est difficile ? Et eux, qu’aiment-ils ? Quels seraient leurs désirs ? Il est normal d’avoir des désaccords, tout ne doit pas être résolu.

Il est des questions à propos desquels nos enfants n’ont pas la maturité pour définir leur meilleur intérêt, et d’autres pour lesquelles nous pouvons de façon discrétionnaire décider de ce qui est ou non acceptables dans nos murs. Ils ont le droit de ne pas être d’accord, et peuvent choisir la meilleure façon pour eux de gérer leur désaccord. Mais dans beaucoup de cas, il est possible d’identifier les besoins de chacun et de trouver les stratégies adéquates pour les satisfaire d’une façon acceptable par le collectif familial en général et par les parents en particulier.

Quel meilleur temps que les vacances, ce moment ensemble, ce moment sans contraintes, pour poser les bases d’un renouveau personnel et relationnel ? Nous pourrons alors ancrer toutes ces discussions et toutes ces décisions en les écrivant, en les racontant, en venant en parler au rabbin et de toute façon qui puisse vous convenir.

N’hésitez pas en tout cas à me faire part de vos commentaires, pour que nous puissions partager nos expériences !

Bonnes vacances 5775, et très bons préparatifs pour 5776 !

Embrasser le passé, Chérir l’avenir – pédagogie de Roch Hachana

L’année scolaire s’est achevée, les vacances sont à leur début, et tout semble possible!
Chaque étape de la vie est l’occasion d’intégrer de nouvelles pratiques susceptibles de nous rendre la vie plus belle.

Comment profiter des vacances?
Ces moments de tranquillité permettent de renforcer les liens familiaux et filiaux, de mettre en place de bonnes pratiques relationnelles qui renforceront la base d’amour si fondamentale pour que nous soyons en mesure de guider nos enfants tout au long de l’année.

Au cours de nos réflexions de ce matin, au cours “Le judaïsme, un atout pour l’avenir de nos enfants”, nous avons envisagé deux directions. Les vacances permettent de mettre en place des habitudes qui nous serviront au quotidien, d’une part, mais aussi de nous préparer à utiliser le plein potentiel pédagogique des fêtes de Tichri. Nous avons pu parler déjà de SimHat Torah, une fête « orientée enfant » par excellence, bien qu’elle soit également très riche spirituellement et intellectuellement.

Les « jours redoutables » pour leur part recèlent un potentiel insoupçonné sur le plan pédagogique.
La faute et les erreurs ne sont pas des fatalités, nous sommes tous unis dans la recherche de notre meilleur nous-mêmes, nous sommes égaux devant nos faiblesses et égaux face à notre potentiel d’amélioration.

Ces messages contribuent à inscrire les enfants dans une identité positive, à se considérer comme des « gens biens ». Les étiquettes influencent notre manière d’être. Celui qui se considère de façon négative a du mal à s’améliorer. Les jours redoutables brisent ces étiquettes, tel est le sens profond du Kol Nidré que nous prononçons solennellement le soir de Kippour.

Pourtant, les étiquettes positives peuvent nous inviter à nous complaire dans le sentiment de notre « bonté ».
Tichri nous enseigne que la seule façon d’être des « gens biens », c’est d’admettre nos imperfections et de chercher à nous améliorer.

Roch hachana et Kipour sont bien sûr fondamentales et jouent un rôle important également pour les plus petits. Pour en tirer un profit pédagogique, nos enfants ont pourtant besoin de notre aide.

En effet, ces fêtes sont avant tout des temps d’introspection.
La porte d’entrée pour les plus jeunes peut se faire de façon ludique, à travers le choix ensemble de vêtements blancs par exemples, qui souligneront le sens de ces fêtes.

On peut prévoir un seder de Roch Hachana, qu’il soit traditionnel selon les différentes coutumes séfarades ou créatif à la mesure des désirs de nos enfants. L’idée est de choisir notre menu préféré ainsi que des mets symboliques qui représentent nos espoirs pour l’année à venir.
Le seder traditionnel s’appuie sur des jeux de mot en araméen.
Il est tout à fait possible de se tourner vers des jeux de mots (laids) en français. Ainsi, des bananes, permettront de se souhaiter une « banne année », des pêches pour avoir la pêche, et on peut décliner cela à l’infini.

Roch hachana implique également une vision rétrospective de nos vies et une prise de décision concernant l’année à venir. Comment partager cela avec nos enfants?

Tous les moyens sont bons.
On peut leur demander de dessiner les trois évènements les plus marquants de l’année, ou leur proposer de les raconter.
On peut reprendre leur cahier de texte et parler de la façon dont ils ont vécu chaque saison, les différentes étapes scolaires, les différentes vacances, les événements familiaux, qu’ils soient joyeux ou douloureux.
On peut ouvrir les albums photo.
Nous avons ainsi une nouvelle chance de poser des mots sur leurs expériences.

Pour ce qui est de la projection dans l’avenir, on peut parler avec eux de leurs espoirs pour l’année à venir, les plus jeunes et les plus créatifs peuvent une fois de plus passer par le dessin et se représenter dans leur future classe de CM2, raconter leur entrée en 6e, envisager ce que seront leurs espoirs, leurs défis et leurs atouts lors de leur entrée à l’université…
Ce sont également des thèmes à aborder à la table familiale, chacun prenant ainsi la mesure de l’importance des différents enjeux de chacun.

Il sera alors plus facile de faire preuve d’empathie, de garder la maison calme lorsque l’ainé prépare des examens ou d’augmenter ses capacités de tolérance au chahut quand la petite dernière fête son anniversaire!
Il est possible de garder les dessins ou les récits de nos espoirs pour l’année à venir et de les revisiter en fin d’année, lorsque un nouveau cycle recommencera… Ce qui a vraiment compté pour nous, était-ce justement ce que nous attendions ou d’autres événements imprévus?

Les dessins pourront également trouver leur place sur le mur du salon pendant la période des fêtes, ou dans la souka, et pourquoi pas sur les murs de la synagogue, pour que vos enfants s’y sentent bien chez eux!
On peut imaginer par exemple un dessin de l’espoir, reprenant nos aspirations pour l’année à venir, sur lequel travailler pendant les vacances, à accrocher dans le salon à l’occasion de roch hachana et à amener à la synagogue pour kipour… De cette façon, les dimensions individuelles et collectives qui sont représentées au cours des fêtes de tichri trouveront également leur place pour chacun d’entre nous.

N’hésitez pas à me faire partager le fruit de vos réflexions et de vos expériences… Les dessins des plus ou moins jeunes seront également bienvenus…

Un SimHat Torah pédagogique!

L’année scolaire s’est achevée, avec ses malédictions, les vacances commencent, avec leurs bénédictions! (voir « aHot Kétana », cette magnifique prière d’entrée dans l’année nouvelle juive).
Chaque étape de la vie est l’occasion d’intégrer de nouvelles pratiques susceptibles de nous rendre la vie plus belle.
Comment profiter des vacances?

Nous avons vu dans un précédant article comment les vacances peuvent permettre de mettre en place de bonnes habitudes pour l’année à venir.

L’installation de ces façons joyeuses de fonctionner pour soi-même et pour les autres est soutenue par les fêtes de Tichri.

Le changement peut faire peur. La pensée et la pratique juives nous invitent à le considérer d’une façon positive, à le prévoir et à l’accompagner, à l’anticiper tout en restant flexibles.
Les fêtes de Tichri soutiennent la mise en place des valeurs et des bonheurs que nous voulons partager avec nos enfants.

Comment transmettre notre amour du questionnement à nos tout petits? Comment faire aimer les livres à nos plus jeunes qui ne savent pas encore lire? La fête de SimHat Torah donne une expression très concrète à notre amour de l’étude et du questionnement existentiel.

SimHat Tora incarne l’importance de la joie dans notre tradition. La joie à son paroxysme est associée au livre. Chanter, danser, vivre physiquement notre attachement à la tradition intellectuelle d’Israël est important.
Pour les plus jeunes, les vecteurs concrets et physiques sont la meilleure porte d’entrée dans l’amour de la tradition.

Comme l’année dernière, nous ouvrirons intégralement le sefer torah, chacun contribuera à le tenir ouvert. Cet acte est un message puissant de l’importance d’être ensemble pour savoir « lire » le message de la torah.
Il symbolise le fait que chacun a sa part, sa place et son importance.

Nous effectuerons également des danses Klezmer. Ces danses ont la particularité d’être accessibles à tous et de permettre des figures surprenantes et réjouissantes, de créer un bonheur d’être ensemble.

A titre familial, on peut prévoir d’acheter des livres à offrir à nos enfants à cette occasion, on peut leur faire apprendre les bénédictions de montée à la torah ou certains chants que nous reprendrons ensemble à la synagogue.

SimHat Torah, pour les enfants, c’est la fête des bonbons, des drapeaux et des danses.
Pour les adultes, c’est l’occasion de raviver une joie simple tout en s’interrogeant sur ce qu’est la joie et ce qu’est la vie qui passe, comme nous y invite le livre de l’ecclésiaste.

D’un point de vue pédagogique SimHat Torah (et soukot), sont les premières fêtes juives, car elles sont accessibles à tous les âges et placent le plaisir d’être ensemble au premier plan.

N’hésitez pas à partager vos idées pédagogique autour de cette fête merveilleuse…