Liberté Égalité Fraternité – Solidarité

Un petit partage sympathique de mon article sur l’entre-aide et contre la « charité » publié dans le magazine L’Appel. Bon week-end!

Avatar de Floriane ChinskyLiberté juive

Alors que les élections sont à nos portes, je prends le temps de vous rappeler la définition qu’Edmond Fleg donne de la victoire:
« Lorsque, rendus dés longtemps aux fraternités des peuples, nous aurons fait avec toi, avec tous les hommes, sur toute la terre, toute la paix, dans toute la justice, alors, seulement, Éternel notre Dieu, roi du monde, assez pour nous! » Voyez également  les quelques mots très forts de Danielle Cohen, Présidente du MJLF sur ce lien.
Et de mon côté, je soumets à vos réflexions ces quelques pensées sur l’entraide, que j’ai eu la chance de partager dans le magazine l’Appel. Encore une nouvelle façon d’affirmer que toutes les dignités humaines sont égales et imprescriptibles.

La charité est-elle encore d’actualité ?

Alors que nos conditions de travail ou celles de nos proches sont parfois de plus en plus précaires, nous pouvons être tentés de nous démarquer des personnes déclassées…

Voir l’article original 552 mots de plus

Un cycle entier de Paracha de la semaine se conclut !

Les vidéos « Sur un pied » initiées il y a deux ans nous ont accompagnées en 2015-2016 pendant une année entière. L’année dernière, Roger W. a décidé de leur donner une forme renouvelée, en réalisant chaque semaine une version écrite de ces vidéos. Ce projet a finalement donné lieu à des articles qui vont bien au-delà d’un simple résumé. Se laissant entraîner par la beauté de nos textes, Roger a en réalité approfondi ses recherches, documenté les sources, et produit des articles originaux que nous avons pu découvrir tout au long de l’année écoulée. Tous les articles « paracha » sont disponibles ici.

Merci à Roger pour ce beau témoignage de son intérêt pour notre synagogue et pour les valeurs juives que nous défendons, celles de l’ouverture, de l’accueil, de la réflexion, et de l’égalité femmes-hommes.

C’est une grande satisfaction pour notre communauté également d’avoir pu, une fois de plus, contribuer à l’articulation du projet personnel d’un des membres à un service communautaire tourné vers le plus grand nombre.

Pour célébrer cet achèvement, nous nous sommes donnés le temps d’un petit débriefing du projet, que nous sommes heureux de partager avec vous.

 

Roger, le projet articles pour « Sur un Pied » s’achève cette semaine. Vous en avez été l’initiateur et le réalisateur de ce projet. Qu’est-ce qui vous a amené à vous engager ?

Ma première motivation a été l’intérêt de ce travail, qui permettait d’apprendre beaucoup de chose, de mobiliser mon cerveau, et de soutenir la synagogue. Apprendre pour redonner était pour moi un vrai plaisir.

Comment vous êtes-vous lancé dans ce projet ?

Ma première question a été de trouver la meilleure façon de structurer ce travail, comment organiser à la fois la démarche et l’article, comment procéder pour que les vidéos donnent un résultat intéressant sous cette nouvelle forme écrite.

Au début j’avais peur de me tromper car je connaissais mal les textes, faire ce travail m’a permis de mieux connaitre les textes de base, d’avoir une connaissance globale, solide et structurée du texte de la Torah.

Quand j’ai commencé j’ai trouvé cela fatiguant, long, très exigeant en termes de temps investi, mais par ailleurs, cela m’intéressait beaucoup de sorte que je ne me suis pas découragé. Dès le troisième article j’ai réalisé que c’était un cycle à terminer absolument, je me suis dit que j’étais « condamné » à aller jusqu’au bout, d’une part pour relever l’entièreté de ce défi, et d’autre part pour que cela ait un sens, car avoir lu et décortiqué l’ensemble de la Torah, c’est vraiment quelque chose.

Effectivement, c’est remarquable ! Et justement, avez-vous éprouvé des difficultés particulières ?

La première difficulté a été de bien comprendre les mots des vidéos, de bien enregistrer, ce n’était pas évident car je découvrais certaines notions, ce qui rend leur identification à l’oral parfois délicate. Une autre complication a été de fouiller dans les textes pour vérifier si ce que je disais était exact. Enfin, je tenais à rester fidèle au message de base, même si je l’exprimais avec des mots différents, et cela aussi a été l’une de mes préoccupations majeures.

Roger, un an d’étude de la Torah, cela représente un investissement personnel considérable et je m’interroge : En quoi faire ce travail vous a changé ?

Il m’a rendu encore plus attaché à mes racines, c’est une épreuve, comme un test presque, pour voir où on en est dans sa judéité, je me suis rendu compte que j’étais bien dans cette judéité, cela m’a confirmé dans le justesse de mon identité religieuse.

Si vous deviez donner un conseil à celui que vous étiez au moment où vous avez entrepris ce travail, quel serait-il ?

Je me suis rendu compte immédiatement -et je ne l’ai pas fait tout de suite- qu’il fallait que je retranscrive mot à mot les vidéos, au début je m’amusais à faire un plan avant d’écrire, et j’ai réalisé que le faire d’un jet était plus efficace. Je me serai conseillé d’aller plus vite, mais en même temps cela me faisait plaisir de prendre mon temps pour explorer.

A l’heure du bilan, je m’interroge sur les qualités que vous avez mobilisées et mises en mouvement pour faire ce travail…

Tout d’abord il y a certainement la curiosité, qui est une manie chez moi. Et certainement mon désir de me rapprocher de mes sources spirituelles. Par ailleurs, j’aime beaucoup écrire, et ce projet m’a donné l’occasion de renouer très régulièrement avec le plaisir d’écrire qui fait partie de moi depuis toujours.

Et certainement vous avez acquis également certaines compétences nouvelles ?

C’est exact, je peux maintenant parler de la torah avec beaucoup plus de précision qu’il y a un an, il y a un an, je ne connaissais la torah qu’à travers quelques extraits, maintenant j’ai pu la passer en revue complètement, en côtoyer tous les passages.  Cela m’a permis de découvrir comment s’était construite la religion juive, de mieux voir ses racines, d’étudier comment et à quel moment elle est apparue. J’ai compris que les hébreux ne sont pas un peuple à proprement parler, pas vraiment une ethnie, mais bien plutôt un groupe de gens qui se rassemblent parce qu’ils partagent des valeurs et des idées.

A votre sens, que devrait-il advenir de ce cadeau que vous avez offert à la synagogue ?

Je les ai imprimés pour moi-même, je souhaite simplement qu’ils continuent à servir et que les connaissances que j’ai acquises soient partagées, on pourrait en faire un fascicule à feuilleter peut-être, qui pourrait être disponible à la synagogue. L’essentiel est que cela puisse continuer à servir aux uns et aux autres, à être partagé. Et pour la suite, tout est ouvert, il est bon de laisser l’avenir nous amener de nouvelles possibilités.

Et sans doute, cher Roger, de reprendre sa respiration ! Merci pour tout, et à très bientôt pour de nouvelles aventures, peut-être autour de Shavouot, qui est justement la fête du don de la Torah !

Naomi, la solitaire accompagnée

Le livre de Ruth : approche pédagogique de la solitude et de la socialité – Bible et Pédagogie 5, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Qu’est-ce que la solitude ? Qu’est-ce qui nous rend solitaires ? Noémie  a tout perdu dans une terre lointaine, avant de retrouver du lien personnel et du lien social. Que signifie notre attachement social ? Comment réagir quand on est isolé ? Comment rester ouvert au lien quand on pourrait sombrer dans la détresse ? Ce n’est pas chose facile. Le triomphe sur la solitude, c’est l’une des portes d’entrée vers un monde de paix et de justice, symbolisée par le commencement de la lignée du Roi David.

En accueillant l’autre, Noémie accède à un retour dans la société qui est la sienne.

Comment réagissons-nous face à ces questions ? Nous laissons-nous toucher par l’histoire de Noémie de de Ruth ? En racontant cette histoire simple, sommes-nous capables de partager cela avec nos enfants ?

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

I 1 A l’époque où gouvernaient les Juges, il y eut une famine dans le pays; un homme quitta alors Bethléem en Juda pour aller séjourner dans les plaines de Moab, lui, sa femme et ses deux fils. 2 Le nom de cet homme était Elimélec, celui de sa femme Noémi; ses deux fils s’appelaient Mahlon et Kilion; c’étaient des Ephratites de Bethléem en Juda. Arrivés sur le territoire de Moab, ils s’y fixèrent. 3 Elimélec, l’époux de Noémi, y mourut, et elle resta seule avec ses deux fils. 4 Ceux-ci épousèrent des femmes moabites, dont l’une s’appelait Orpa et l’autre Ruth; et ils demeurèrent ensemble une dizaine d’années. 5 Puis Mahlon et Kilion moururent à leur tour tous deux, et la femme resta seule, privée de ses deux enfants et de son mari. 6 Elle se disposa alors, ainsi que ses brus, à abandonner les plaines de Moab; car elle avait appris dans les plaines de Moab que l’Eternel, s’étant ressouvenu de son peuple, lui avait donné du pain. 7 Elle sortit donc de l’endroit qu’elle avait habité, accompagnée de ses deux brus; mais une fois qu’elles se furent mises en route pour revenir au pays de Juda, 8 Noémi dit à ses deux brus: « Rebroussez chemin et rentrez chacune dans la maison de sa mère. Puisse le Seigneur vous rendre l’affection que vous avez témoignée aux défunts et à moi! 9 Qu’à toutes deux l’Éternel fasse retrouver une vie paisible dans la demeure d’un nouvel époux! » Elle les embrassa, mais elles élevèrent la voix en sanglotant, 10 et lui dirent: « Non, avec toi nous voulons nous rendre auprès de ton peuple. » 11 Noémi reprit: « Rebroussez chemin, mes filles; pourquoi viendriez-vous avec moi? Ai-je encore des fils dans mes entrailles, qui puissent devenir vos époux? 12 Allez, mes filles, retournez-vous-en, car je suis trop âgée pour être à un époux. Dussé-je même me dire qu’il est encore de l’espoir pour moi, que je pourrais appartenir cette nuit à un homme et avoir des enfants, 13 voudriez-vous attendre qu’ils fussent devenus grands, persévérer dans le veuvage à cause d’eux et refuser toute autre union? Non, mes filles, j’en serais profondément peinée pour vous, car, Ia main du Seigneur s’est appesantie sur moi. » 14 De nouveau elles élevèrent la voix et sanglotèrent longtemps; puis Orpa embrassa sa belle-mère, tandis que Ruth s’attachait à ses pas. 15 Alors Noémi dit: « Vois, ta belle-sœur est retournée à sa famille et à son dieu; retourne toi aussi et suis ta belle-sœur. » 16 Mais Ruth répliqua: « N’insiste pas près de moi, pour que je te quitte et m’éloigne de toi; car partout où tu iras, j’irai; où tu demeureras, je veux demeurer; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu; 17 là où tu mourras, je veux mourir aussi et y être enterrée. Que l’Eternel m’en fasse autant et plus, si jamais je me sépare de toi autrement que par la mort! » 18 Noémi, voyant qu’elle était fermement décidée à l’accompagner, cessa d’insister près d’elle. 19 Elles marchèrent donc ensemble jusqu’à leur arrivée à Bethléem. Quand elles entrèrent à Bethléem, toute la ville fut en émoi à cause d’elles, et les femmes s’écrièrent: « N’est-ce pas Noémi? » 20 Elle leur dit: « Ne m’appelez plus Noémi, appelez-moi Mara, car l’Eternel m’a abreuvée d’amertume. 21 Je suis partie d’ici comblée de biens, et le Seigneur me ramène les mains vides. Pourquoi me nommeriez-vous Noémi, alors que l’Eternel m’a humiliée et que le Tout-Puissant m’a infligé des malheurs? » 22 C’est ainsi que Noémi était revenue des plaines de Moab, accompagnée de sa bru, Ruth la Moabite. Le moment de leur arrivée à Bethléem coïncidait avec le début de la moisson des orges.

II 1 Or, Noémi se connaissait un parent de son mari, un homme considérable par sa richesse, de la famille d’Elimélec, et qui se nommait Booz. 2 Ruth la Moabite dit un jour à Noémi: « Je voudrais aller dans les champs glaner des épis à la suite de celui qui me ferait bon accueil. » Noémi lui répondit: « Va, ma fille. » 3 Elle alla donc et s’en vint glaner dans un champ derrière les moissonneurs; le hasard l’avait conduite dans une pièce de terre appartenant à Booz, de la famille d’Elimélec. 4 Voilà que Booz arrivait justement de Bethléem; il dit aux moissonneurs:  » Que le Seigneur soit avec vous! » Et eux de répliquer: « Le Seigneur te bénisse! » 5 Booz demanda à son serviteur qui dirigeait les moissonneurs: « A qui cette jeune fille? » 6 Le serviteur chargé de surveiller les moissonneurs répondit: « C’est une jeune fille moabite, celle qui est venue avec Noémi des plaines de Moab. 7 Elle nous a dit: Je voudrais glaner et recueillir des épis près des tas de gerbes, à la suite des moissonneurs. Ainsi elle est venue, et elle se trouve ici depuis le matin jusqu’à présent, tant son séjour à la maison a été de courte durée. » 8 Booz dit alors à Ruth: « Entends-tu, ma fille, ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t’éloigne pas d’ici; attache-toi de la sorte aux pas de mes jeunes servantes. 9 Aie les yeux fixés sur le champ qu’elles moissonneront et marche à leur suite; j’ai bien recommandé aux jeunes gens de ne pas te molester; si tu as soif, va où sont les vases et bois de ce que les jeunes gens auront puisé. » 10 Ruth se jeta la face contre terre, se prosterna et lui dit: « Comment ai-je pu trouver grâce à tes yeux, pour que tu t’intéresses à moi, qui suis une étrangère? » 11 Booz lui répliqua en disant: « On m’a fidèlement rapporté tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari: que tu as quitté ton père, ta mère et ton pays natal pour te rendre auprès d’un peuple que tu ne connaissais ni d’hier ni d’avant-hier. 12 Que l’Eternel te donne le prix de ton œuvre de dévouement! Puisses-tu recevoir une récompense complète du Seigneur, Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue t’abriter! »

IV 11 Tout le peuple qui se trouvait à la porte et les anciens répondirent: « Nous sommes témoins! Que l’Eternel rende l’épouse qui va entrer dans ta maison semblable à Rachel et à Léa, qui ont édifié à elles deux la maison d’Israël! Toi-même, puisses-tu prospérer à Efrata et illustrer ton nom à Bethléem! 12 Que ta maison soit comme la maison de Péréç, que Tamar enfanta à Juda, grâce aux enfants que le Seigneur te fera naître de cette femme! » 13 Booz épousa donc Ruth, elle devint sa compagne et il cohabita avec elle. L’Eternel accorda à Ruth le bonheur de devenir mère: elle mit au monde un fils. 14 Alors les femmes dirent à Noémi: « Loué soit l’Eternel qui, dès ce jour, ne te laisse plus manquer d’un défenseur! Puisse son nom être illustre en Israël! 15 Puisse-t-il devenir le consolateur de ton âme, l’appui de ta vieillesse, puisqu’aussi bien c’est ta bru qui l’a mis au monde, elle qui t’aime tant et qui est meilleure pour toi que sept fils! » 16 Noémi prit le nouveau-né, le mit sur son giron et se chargea de lui donner ses soins. 17 Et les voisines désignèrent l’enfant en disant: « Un fils est né à Noémi. » Et elles l’appelèrent Obed. Celui-ci devint le père de Jessé, père de David. 18 Or, voici quels furent les descendants de Péréç: Péréç engendra Héçron; 19 Héçron engendra Râm et Râm engendra Amminadab; 20 Amminadab engendra Nahchon et Nahchon engendra Salmâ; 21 Salmâ engendra Booz et Booz engendra Obed; 22 Obed engendra Jessé, et Jessé engendra David.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -5 Ruth Noemie

Une victoire de la démocratie pour ce 8 mai 2017?

Chers amis, chères amies,

Nous souhaitons célébrer lundi prochain la victoire de 1945 en même temps que le triomphe renouvelé de la démocratie.

Edmond Fleg définit la victoire dans son « dayénou »:
« Lorsque, rendus dés longtemps aux fraternités des peuples, nous aurons fait avec toi, avec tous les hommes, sur toute la terre, toute la paix, dans toute la justice, alors, seulement, Éternel notre Dieu, roi du monde, assez pour nous! »

La route est longue, et nous y sommes engagés depuis déjà plus de deux millénaires.
Il revient à notre génération de faire face aux enjeux du présent, et en particulier dans ce droit de vote et cette dimension citoyenne qui sont au cœur de nos valeurs. A travers la paracha de ce chabbat, « kédochim », nous nous rappelons que certaines de nos valeurs sont « kadoch », « sacrées », intouchables, et inaliénables.

Pour ceux qui souhaiteraient y réfléchir, je vous rappelle la célèbre phrase de David Ben Gourion. Il était alors pris en tenailles entre la menace Nazie d’un côté, et de l’autre un mandat britannique qui dans son « livre blanc » interdisait l’entrée en Palestine des réfugiés juifs  alors que la Shoa battait son plein. Il s’exclama alors : « Le Yichouv luttera aux côtés des anglais dans la guerre comme s’il n’y avait pas le livre blanc, et contre les anglais à propos du livre blanc comme s’il n’y avait pas la guerre. » Les aspects composites et paradoxaux des situations humaines n’excuseraient pas notre désengagement. C’est la raison pour laquelle j’ose ces quelques mots, dans le plus grand respect pour les différents raisonnements souvent très complexes qui nous animent aujourd’hui.

Nos prières parlent sans cesse de « tséva shalom » צבא שלום, une armée de paix, et c’est pour cette paix que nous nous mobilisons.

Je relaie donc en cette heure grave l’appel de la Présidente du MJLF, Danielle Cohen, que vous trouverez également sur le site du MJLF, en cliquant sur ce lien.

Paris, le 3 mai 2017
Chers amis,
Il y a 10 jours, nous avons lu pendant 24h les noms des déportés juifs de France des convois 32 à 70 et avons ainsi rendu hommage à ces hommes, à ces femmes, à ces enfants, victimes de la barbarie nazie et de la complicité active du régime de Vichy.
Je m’adresse à vous aujourd’hui parce que l’heure est grave :
notre République est menacée par le fascisme qui est à la porte du pouvoir.
Jusqu’à maintenant, je me suis toujours interdit de mêler la politique à notre vie associative.
Parce que nous vivons un moment exceptionnel, je déroge à cette ligne de conduite et vous dis simplement que
je voterai pour Emmanuel Macron dimanche prochain
et vous engage à le faire aussi.
Je sais que l’on gagne une élection avec 50,01 % des votes exprimés,
Je sais qu’une élection est gagnée ou perdue lorsque le ministère de l’Intérieur a proclamé les résultats officiels,
Je sais que l’abstention favorisera Marine Le Pen.
Certains d’entre vous se souviennent peut-être d’une chanson interprétée par Serge Reggiani en 1967 : « Les loups sont entrés dans Paris ».
Je vous en supplie, faites en sorte que les loups n’entrent pas dans Paris,
reportez vos déceptions et votre mauvaise humeur éventuelles au lundi 8 mai…
lorsque nous nous réveillerons en démocratie …et pas en dictature.
Bien à vous,

Danielle Cohen
Présidente du MJLF

« Sur un pied » a besoin de votre avis!

Chers amis lecteurs,

Vous recevez régulièrement nos articles du blog « Poursurmelin » reprenant et commentant les vidéos « Sur un pied ».
Ces articles vont bientôt terminer leur premier cycle, et à l’occasion de leur premier anniversaire, nous souhaitons leur donner un nouveau souffle.
Pour cela, nous aimerions en savoir plus sur vous, chers lecteurs, car c’est pour vous que nous écrivons!
Nous souhaitons en savoir plus sur la façon dont vous utilisez notre contribution.
Prenez 2 minutes pour remplir ce petit formulaire, nous avons hâte de vous lire!
C’est vraiment important pour nous, alors merci d’avance et à très bientôt.

Roger Weil, membre du MJLF-est et rédacteur des articles
Rabbin Floriane Chinsky, rédactrice des vidéos

L’amour est-il encore d’actualité?

Publié dans la magazine chrétien de Gabriel Ringlet en février 2017… L’amour est-il encore d’actualité?

Avatar de Floriane ChinskyLiberté juive

appel1articleLe magazine « l’Appel » est un magazine chrétien qui s’intéresse à l’actualité et au dialogue interconvictionnel. Il m’a demandé une contribution pour les prochains mois. Voici ma contribution pour le numéro de février. Mon titre initial était « l’amour est-il encore d’actualité ».

L’un des initiateur de ce magazine est Gabriel Ringlet, avec lequel j’avais eu le plaisir de partager une cérémonie co-créée et une conférence au Prieuré Malèves Sainte Marie.

Pour télécharger l’article, cliquez sur le lien suivant: article l’appel: l’amour est-il encore d’actualité

Voir l’article original

Partenariat avec ATD quart-monde

Dans le cadre de l’association ATD Quart monde, monsieur Grégory Deschamps a initié un groupe de dialogue interconvictionnel qui a pour but de mettre en présence des personnes de toutes cultures et de toutes origines sociales. Le dialogue se fera autour de thèmes spirituels proposés par les participants.
Paule Ouanhnon, membre du MJLF Est, participe à ce projet et invite toute personne intéressée à se joindre aux discussions.
Ci dessous le lien de l,association ATD Quart Monde
https://www.atd-quartmonde.fr/

David, le faible qui est fort

L’histoire de David: approche pédagogique du courage et de la persévérance – Bible et Pédagogie 3, c’est déjà dimanche prochain, à Nation/Ganénou. Pour les parents et tous ceux qui aiment la pédagogie.

Qu’est-ce que la victoire ? Et de quoi dépend-elle ? Qu’est-ce qui fait que nous triompherons de nos difficultés ? Est-ce notre force physique ? Est-ce notre intelligence ? Est-ce notre capacité à nous soutenir ? Notre force morale ? Notre capacité de remise en question ? Les histoires de Hanouka nous parlent du triomphe du premier humain sur sa peur de la nature, du triomphe des Maccabées contre l’oppression grecque, le triomphe de la continuité identitaire contre l’assimilation la victoire de Judith contre Holopherne, la réussite de l’espoir contre le renoncement, la victoire de la lumière de la petite fiole sur les ténèbres, le succès de la souplesse et de l’imagination sur la crispation.

Et pour nous, qu’est-ce que la victoire et quels sont nos atouts ? Qu’apprenons-nous de l’histoire de David et Goliath ? Que signifient les péripéties de l’histoire sur le plan symbolique ?

Avec les histoires de Hanouka, nous partagerons avec nos enfants nos pensées et sentiments sur notre façon de faire face aux difficultés de la vie.

(Attention, le texte suivant est repris de la traduction en français par le rabbinat. Le texte biblique ne doit pas être statique et les traductions ont tendance à appauvrir. Nous vous invitons à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître.  Merci.)

Pour étudier avec nous à Ganénou-Nation ce dimanche de 10h (accueil à 9h30) à 11h15, contactez Raffaella ou répondez à cet article en commentaire.

Mes yeux regarderons mes ennemis quand les méchants se lèveront contre moi mon oreille entendra : le juste fleurira comme le palmier, il s’élance comme le cèdre du liban – Tsadik katamar ifraH kéérez balevanon isgué

וַתַּבֵּט עֵינִי בְּשׁוּרָי בַּקָּמִים עָלַי מְרֵעִים תִּשְׁמַעְנָה אָזְנָי. יג צַדִּיק כַּתָּמָר יִפְרָח כְּאֶרֶז בַּלְּבָנוֹן יִשְׂגֶּה (Ps 92)

A propos des miracles et de la délivrance et du courage et des sauvetages et des merveilles et des consolations et des guerres que tu as fait pour nos ancêtres en ces jours en ce temps, quand s’est dressée le royaume des grecs ces méchants contre ton peuple Israël pour leur faire oublier ton enseignement et leur faire quitter ta volonté et toi dans ta grande bienveillance tu t’es dressé pour eux au temps de leur souffrance et tu as livré les forts et mauvais aux mains des faibles, les nombreux aux mains des peu nombreux, les mauvais aux mains des justes, les prétentieux aux mains de ceux qui s’occupent de ta Torah et tu t’es fait un nom grand et spécial dans ton monde…. (Prière de Hanouka/ Amida et Birkat hamazon)

1 Or, les Philistins réunirent leurs armées pour une expédition, se donnèrent rendez-vous à Sokho, ville de Juda, et se campèrent entre Sokho et Azêka, à Efès-Dammim. 2 De son côté, Saül réunit les Israélites, qui se campèrent dans la vallée du Térébinthe, et se rangèrent en bataille vis-à-vis des Philistins. 3 Les Philistins occupaient la montagne d’un côté, les Israélites l’occupaient du côté opposé, la vallée les séparant. 4 Alors un géant sortit des rangs des Philistins, un homme de Gath, nommé Goliath: sa taille était de six coudées et un empan. 5 Il avait sur la tête un casque d’airain et était vêtu d’une cotte de mailles, du poids de cinq mille sicles; 6 il avait des jambières d’airain aux jambes, et un javelot d’airain sur l’épaule; 7 le bois de sa lance ressemblait à une ensouple de tisserand, et elle se terminait par un fer du poids de six cents sicles. Le porteur du bouclier marchait devant lui. 8 S’avançant donc, il cria ces paroles aux lignes d’Israël: « Pourquoi vous disposer à livrer bataille? Ne suis-je pas, moi, le Philistin, et vous les sujets de Saül? Désignez l’un d’entre vous pour qu’il s’avance vers moi. 9 Si, en combattant avec moi, il l’emporte et me tue, nous deviendrons vos sujets; mais si c’est moi qui triomphe et le tue, vous serez nos sujets et nous obéirez. 10 Oui, ajouta le Philistin, je défie en ce jour les rangs des Israélites: donnez-moi un homme, que nous nous battions ensemble! » 11 Saül et tout Israël, en entendant ces paroles du Philistin, furent consternés et eurent grand peur. 12 Or, David était fils de cet Ephratéen, de Bethléem-en-Juda, qui se nommait Jessé et avait huit fils; à l’époque de Saül, c’était un vieillard, comptant parmi les hommes d’âge. 13 Les trois fils aînés de Jessé étaient partis pour suivre Saül dans cette campagne; ces trois hommes partis pour la guerre se nommaient, l’aîné Elïab, son puîné Abinadab, et le troisième Chamma. 14 David était le plus jeune, et les trois aînés seuls avaient suivi Saül. 15 Pour David, il allait et venait, quittant Saül pour garder les brebis de son père à Bethléem. 16 Le Philistin donc s’avançait chaque matin et chaque soir, et se présenta ainsi pendant quarante jours. 17 Cependant Jessé dit à David, son fils: « Prends, je te prie, pour tes frères cet êpha de blé grillé et ces dix pains, et porte-les vite au camp à tes frères. 18 Ces dix fromages, tu les porteras au chef de la division; tu t’informeras du bien-être de tes frères et te muniras d’un gage de leur part. » 19 (Saül, avec eux, ainsi que tous les hommes d’Israël étaient dans la vallée du Térébinthe, rangés en bataille contre les Philistins.) 20 Le lendemain, de bon matin, David laissa le troupeau aux soins d’un gardien, et partit avec sa charge selon la recommandation de Jessé. Il atteignit l’enceinte du camp, comme l’armée débouchait sur le champ de bataille et poussait le cri de guerre. 21 Israélites et Philistins s’alignèrent, ligne contre ligne. 22 David remit les objets qu’il portait aux mains du gardien des bagages, courut vers les rangs et alla s’informer de la santé de ses frères. 23 Tandis qu’il s’entretenait avec eux, voici venir le géant, Goliath le Philistin, de Gath, sortant des rangs des Philistins et tenant le même discours; David l’entendit. 24 Tous les Israélites, en voyant cet homme, lâchèrent pied devant lui, fort effrayés. 25 Et les hommes d’Israël se disaient: « Avez-vous vu cet homme qui s’avance? C’est pour défier Israël qu’il se met en avant. Eh bien! Celui qui le vaincra, le roi le comblera de richesses, lui donnera sa fille, et exemptera la famille de son père de toute charge en Israël. » 26 David, s’adressant à ceux qui étaient près de lui, demanda: « Que fera-t-on à l’homme qui aura vaincu ce Philistin et délivré Israël de l’ignominie? Qu’est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter les légions du Dieu vivant! » 27 Le peuple lui répéta la même chose, ajoutant: « Telle sera la récompense de l’homme qui l’aura vaincu. » 28 Elïab, son frère aîné, l’entendant parler à ces hommes, se mit en colère contre David et dit: « Pourquoi es-tu descendu ici, et à qui as-tu confié ces quelques brebis dans le désert? Je connais ton caractère volontaire et vicieux, car c’est pour voir la guerre que tu es venu! 29 Eh! Qu’ai-je donc fait, répondit David? C’était une simple parole. » 30 Le quittant alors, il s’adressa à un autre, à qui il tint le même discours; les gens lui firent la même réponse que précédemment. 31 Les propos de David ayant été propagés, on les répéta devant Saül, qui le fit venir. 32 David dit à Saül: « Que personne ne perde courage à cause de lui! Ton serviteur ira et se battra avec ce Philistin. » 33 Mais Saül dit à David: « Tu ne peux aller te battre avec ce Philistin, car tu n’es qu’un enfant, et lui est un homme de guerre depuis sa jeunesse. » 34 David répondit à Saül: « Ton serviteur faisait paître les brebis de son père; quand survenait le lion ou l’ours et qu’il emportait une bête du troupeau, 35 je le poursuivais, je le terrassais, et la lui arrachais de la gueule; alors il se jetait sur moi, mais je le saisissais par la mâchoire et le frappais à mort. 36 Puisque ton serviteur a eu raison et du lion et de l’ours, cet impur Philistin aura le même sort, lui qui a défié les légions du Dieu vivant. » 37 Et David ajouta: « L’Eternel, qui m’a protégé contre le lion et l’ours, me protégera aussi contre ce Philistin… » Et Saül dit à David: « Va, et que l’Eternel soit avec toi! » 38 Saül revêtit David de son propre costume, lui mit sur la tête un casque d’airain, lui fit endosser une cuirasse; 39 David ceignit l’épée par-dessus ses vêtements et essaya de marcher, n’en ayant pas l’habitude. Alors il dit à Saül: « Je ne puis marcher avec cette armure, car je n’y suis pas accoutumé »; et il s’en débarrassa. 40 Il prit son bâton à la main, choisit dans le torrent cinq cailloux lisses, qu’il mit dans sa panetière de berger, et, muni de sa fronde, s’avança vers le Philistin. 41 Celui-ci s’approcha lentement de David, précédé de l’homme qui portait son bouclier. 42 Le Philistin, considérant David, le regarda avec dédain, parce qu’il était jeune, vermeil et de bonne mine. 43 Et il dit à David: « Suis-je un chien, que tu t’avances contre moi avec des bâtons? » Et il maudissait David en invoquant son dieu. 44 Et le Philistin dit à David: « Viens ici que je donne ta chair aux oiseaux du ciel et aux animaux des champs! » 45 David répondit au Philistin: « Tu viens à moi avec l’épée, la lance et le javelot; et moi je viens au nom de l’Eternel-Cebaot, du Dieu des légions d’Israël que tu insultes. 46 En ce jour, l’Eternel te mettra en mon pouvoir, je t’abattrai et je te couperai la tête et je livrerai les cadavres de l’armée des Philistins, aujourd’hui même, aux oiseaux du ciel et aux animaux des champs, afin que toute la terre sache qu’il y a un Dieu pour Israël! 47 Et toute cette multitude saura que l’Eternel n’a pas besoin d’épée ni de lance pour donner la victoire, car l’Eternel est le maître de la guerre, et il vous livrera en notre pouvoir! » 48 Voyant alors le Philistin se mettre en mouvement et s’avancer à sa rencontre, David s’élança, traversa rapidement le champ de bataille dans la direction du Philistin, 49 mit la main dans sa panetière, en tira une pierre, qu’il lança avec la fronde, et atteignit le Philistin au front; la pierre s’y enfonça et il tomba la face contre terre. 50 Ainsi David vainquit le Philistin avec une fronde et une pierre, et le frappa à mort, sans avoir une épée à la main; 51 puis il fondit sur le Philistin, lui prit son épée qu’il tira du fourreau, et le tua en lui tranchant la tête. Les Philistins, voyant que leur champion était mort, prirent la fuite. 52 Les hommes d’Israël et de Juda se levèrent en poussant le cri de guerre et poursuivirent les Philistins jusqu’aux abords de Gaï et jusqu’aux portes d’Ekron; les cadavres des Philistins jonchèrent la route de Chaaraïm, jusqu’à Gath et jusqu’à Ekron. 53 Au retour de cette poursuite des Philistins, les enfants d’Israël allèrent piller leurs camps. 54 Pour David, il prit la tête du Philistin et la porta à Jérusalem, et ses armes, il les déposa dans sa tente. 55 Or, en voyant David s’avancer au-devant du Philistin, Saül avait dit à Abner, commandant de l’armée: « De qui ce jeune homme est-il fils, Abner? » Et Abner avait répondu: « Par ta vie, ô roi! Je l’ignore. » 56 « Informe-toi, dit le roi, de qui ce garçon est fils… » 57 Et lorsque David revint après avoir tué le Philistin, Abner vint le prendre et le présenta à Saül, tenant à la main la tête du Philistin. 58 Saül lui demanda alors: « De qui es-tu fils, jeune homme? De ton serviteur Jessé le Bethléémite, » répondit David.

(texte tiré de http://sefarim.fr/)

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: pedagogie 5777 -3 David Judah Judith

La meilleure façon de mourir…

La tradition juive n’a pas peur de la mort. Le Talmud affirme même dans le traité chabbat que « la générosité nous sauve de la mort ».

Notre relation à la mort est un révélateur de notre relation à la vie.

Notre cycle de 4 sessions a commencé la semaine dernière, nous aurons notre deuxième cours ce soir

Voici la feuille de source sur laquelle nous travaillerons.

Visite aux malades, souffrance et dignité.

Pour la télécharger, vous pouvez cliquer sur le lien suivant.

visite aux malades, souffrance et dignite

 

Gen. 18

1 Éternel se révéla à lui dans les plaines de Mamré, tandis qu’il était assis à l’entrée de sa tente, pendant la chaleur du jour.

וַיֵּרָא אֵלָיו יְהוָה, בְּאֵלֹנֵי מַמְרֵא; וְהוּא יֹשֵׁב פֶּתַח-הָאֹהֶל, כְּחֹם הַיּוֹם.
Hachem lui apparut Pour rendre visite au malade (Sota 14a). Rabi ‘Hama bar ‘Hanina a enseigné : On était au troisième jour après la circoncision, et le Saint béni soit-Il lui est venu prendre de ses nouvelles (Baba Metsi‘a 86b).

 

וַיֵּרָא אֵלָיו. לְבַקֵּר אֶת הַחוֹלֶה אָמַר רַבִּי חָמָא בֶּן רַבִּי חֲנִינָא יוֹם שְׁלִישִׁי לְמִילָתוֹ הָיָה וּבָא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא וְשָׁאַל בִּשְׁלוֹמוֹ:
2 Comme il levait les yeux et regardait, il vit trois personnages debout près de lui. En les voyant, il courut à eux du seuil de la tente et se prosterna contre terre. וַיִּשָּׂא עֵינָיו, וַיַּרְא, וְהִנֵּה שְׁלֹשָׁה אֲנָשִׁים, נִצָּבִים עָלָיו; וַיַּרְא, וַיָּרָץ לִקְרָאתָם מִפֶּתַח הָאֹהֶל, וַיִּשְׁתַּחוּ, אָרְצָה.
Et voici trois hommes L’un pour annoncer la bonne nouvelle à Sara, un autre pour détruire Sedom, et un troisième pour guérir Avraham. Car le même messager n’est jamais chargé de deux missions différentes (Beréchith raba 50, 2). La preuve en est que, dans tout le présent chapitre, on parle d’eux au pluriel : « “ils” mangèrent » (verset 8), « “ils” lui dirent » (verset 9). Il est écrit, en revanche, à propos de la bonne nouvelle : « “je” reviendrai vers toi » (verset 10), et au sujet de la destruction de Sedom : « car “je” ne pourrai rien faire avant que tu n’y sois arrivé » (infra 19, 22). Quant à Rafael qui a guéri Avraham, il s’en est allé pour sauver Lot, ainsi qu’il est écrit : « lorsqu’ils les eurent conduits dehors, il lui dit : sauve ta vie ». D’où il résulte que c’est le même ange qui les a sauvés, [la mission de guérir et celle de sauver étant de même nature] (Beréchith raba 50).

 

וְהִנֵּה שְׁלֹשָׁה אֲנָשִׁים. אֶחָד לְבַשֵּׂר אֶת שָׂרָה וְאֶחָד לַהֲפוֹךְ אֶת סְדוֹם וְאֶחָד לְרַפְּאוֹת אֶת אַבְרָהָם שֶׁאֵין מַלְאָךְ אֶחָד עוֹשֶׂה שְׁתֵּי שְׁלִיחוּת תֵּדַע לְךָ שֶׁכֵּן כָּל הַפָּרָשָׁה הוּא מַזְכִּירָן בְּלָשׁוֹן רַבִּים וַיֹּאכְלוּ וַיֹּאמְרוּ אֵלָיו. וּבַבְּשׂוֹרָה נֶאֱמַר וַיֹּאמֶר שׁוֹב אָשׁוּב אֵלֶיךָ וּבַהֲפִיכַת סְדוֹם הוּא אוֹמֵר כִּי לֹא אוּכַל לַעֲשׂוֹת דָּבָר לְבִלְתִּי הָפְכִּי. וּרְפָאֵל שֶׁרִפֵּא אֶת אַבְרָהָם הָלַךְ מִשָּׁם לְהַצִּיל אֶת לוֹט הוּא שֶׁנֶּאֱמַר וַיְהִי כְהוֹצִיאָם אוֹתָם הַחוּצָה וַיֹּאמֶר הִמָּלֵט עַל נַפְשְׁךָ לָמַדְתָּ שֶׁהָאֶחָד הָיָה מַצִּיל:
Midrach rabba 49 :4

Car je le connais du fait qu’il ordonnera… Rabbi Youdan au nom de Rabbi Aleksandria : c’est le soin. Et les sages disent : c’est la visite aux malades.

 

כִּי יְדַעְתִּיו לְמַעַן אֲשֶׁר יְצַוֶּה (בראשית יח, יט), רַבִּי יוּדָן בְּשֵׁם רַבִּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי זוֹ הוֹבְרָיָא. וְרַבָּנָן אָמְרֵי זוֹ בִּקּוּר חוֹלִים.
Gen. 48 :1

1 II arriva, après ces faits, qu’on dit à Joseph: « Ton père est malade. » Et il partit emmenant ses deux fils, Manassé et Éphraïm.

ויהי אחרי הדברים האלה ויאמר ליוסף הנה אביך חלה ויקח את-שני בניו עמו את-מנשה ואת-אפרים, ויגד ליעקב ויאמר הנה בנך יוסף בא אליך ויתחזק ישראל וישב על-המטה
Exode 18

20 notifie-leur également les lois et les doctrines, instruis-les de la voie qu’ils ont à suivre et de la conduite qu’ils doivent tenir.

כ וְהִזְהַרְתָּה אֶתְהֶם, אֶת-הַחֻקִּים וְאֶת-הַתּוֹרֹת; וְהוֹדַעְתָּ לָהֶם, אֶת-הַדֶּרֶךְ יֵלְכוּ בָהּ, וְאֶת-הַמַּעֲשֶׂה, אֲשֶׁר יַעֲשׂוּן
Baba Métsia 30b

Qu’ils doivent tenir : c’est la visite aux malades

 

ילכו – זה ביקור חולים
Vayikra rabba 34 :1

Ainsi que l’a dit Rav houna : Chaque personne qui rend visite au malade on lui enlève un soixantième de sa maladie.

 

דאמר רב הונא כל מי שמבקר את החולה פוחתים לו אחד מששים בחוליו
Taanit 21a

On a dit à propos de NaHoum ich gam zo qu’il était aveugle de ses deux yeux, infirme de ses deux mains et de ses deux pieds et tout son corps était envahi de plaies et il était allongé dans une maison chancelante et son lit était posé sur des récipients d’eau pour que les fourmis ne montent pas sur lui.

Il arriva que se élèves voulurent déplacer son lit puis les ustensiles il leur a dit : « mes enfants, évacuez d’abord les ustensiles et après cela mon lit, car vous êtes assurés que tant que je me tiens dans la maison, elle ne s’écroule pas. Ils ont déplacé les ustensiles et ensuite ils ont dégagé son lit et la maison s’est écroulée. Ses élèves lui ont dit : Mais comment se fait-il que tu es un juste parfait et que es dans cet état ?

Il leur dit : « Mes enfants, je me le suis causé à moi-même. Car il m’arriva d’être en chemin vers la maison de mon beau-frère et j’avais une cargaison de trois ânes l’un de nourriture et l’un de boisson et l’un de douceurs. Un pauvre est venu et il s’est tenu sur mon chemin et m’a dit : « rabbi, nourris-moi ». Je lui ai dit : attends, je descends de l’âne. Je n’ai pas eu le temps de descendre de l’âne et son âme est sortie. Je suis allés et je suis tombé sur mon visage et j’ai dit, « Que mes yeux qui n’ont pas eu pitié de tes yeux deviennent aveugles, que mes mais qui n’ont pas eu pitié de tes mains soient arrachées, que mes pieds qui n’ont pas eu pitié de tes pieds se coupent » et ma conscience ne s’est pas refroidie jusqu’à ce que je dise « que tout mon corps soit plein de plaies ».

Ils lui ont dit : « Oï pour nous qui te voyons ainsi » Il leur dit : « Oï pour moi si vous ne me voyiez pas ainsi »

 אמרו עליו על נחום איש גם זו שהיה סומא משתי עיניו, גידם משתי ידיו, קיטע משתי רגליו וכל גופו מלא שחין, והיה מוטל בבית רעוע ורגלי מטתו מונחין בספלין של מים כדי שלא יעלו עליו נמלים.

פעם אחת [הייתה מטתו מונחת בבית רעוע] בקשו תלמידיו לפנות מטתו ואחר-כך לפנות את הכלים. אמר להם: ‘בניי, פנו את הכלים ואחר-כך פנו את מטתי, שמובטח לכם שכל זמן שאני בבית אין הבית נופל’. פינו את הכלים ואחר כך פינו את מטתו ונפל הבית. אמרו לו תלמידיו: ‘רבי, וכי מאחר שצדיק גמור אתה למה עלתה לך כך’?

אמר להם: ‘בניי, אני גרמתי לעצמי. שפעם אחת הייתי מהלך בדרך לבית חמי והיה עמי משוי שלושה חמורים, אחד של מאכל ואחד של משתה ואחד של מיני מגדים. בא עני אחד ועמד לי בדרך ואמר לי: ‘רבי פרנסני’. אמרתי לו: ‘המתן עד שאפרוק מן החמור’. לא הספקתי לפרוק מן החמור עד שיצתה נשמתו. הלכתי ונפלתי על פניו ואמרתי ‘עיני שלא חסו על עיניך יסומו, ידיי שלא חסו על ידיך יתגדמו, רגליי שלא חסו על רגליך יתקטעו’, ולא נתקררה דעתי עד שאמרתי ‘כל גופי יהא מלא שחין’ ‘. אמרו לו: ‘אוי לנו שראינוך בכך!’. אמר להם: ‘אוי לי אם לא ראיתוני בכך’.

Babli BeraHot 5b

Rabbi Elazar tomba malade et Rabbi YoHanan vient lui rendre visite. Il vit qu’il habitait dans une maison sombre. Il lui a découvert son bras et il y eu de la lumière. Il vit que Rabbi Elazar pleurait. Il lui dit : Pourquoi pleures-tu ? Si c’est parce que tu n’as pas suffisemment étudié la torah, on a enseigné : celui qui étudie beaucoup comme celui qui étudie peu du moment qu’il élève son cœur vers le ciel ! Si c’est parce que tu n’as pas assez à manger, tout homme n’a pas accès à deux tables ! et si c’est parce que tu n’as pas d’enfants, c’est la destinée de mon dixième fils dont tous les enfants sont morts. Il lui dit : c’est sur cette beauté qui qui disparaitra dans la poussière que je pleure. Il lui dit : à ce sujet il y a lieu de pleurer. Et ils pleurèrent tous les deux. Plus tard, Rabbi YoHanan lui dit : tes souffrances te sont-elles chères ? Il lui dit : ni elles ni leur récompense. Il lui dit : donne-moi ta main. Il lui donna la main et le releva.

רבי אלעזר חלש, על לגביה רבי יוחנן. חזא דהוה קא גני בבית אפל, גלייה לדרעיה ונפל נהורא. חזייה דהוה קא בכי רבי אלעזר. אמר ליה: אמאי קא בכית? אי משום תורה דלא אפשת – שנינו: אחד המרבה ואחד הממעיט ובלבד שיכוין לבו לשמים! ואי משום מזוני – לא כל אדם זוכה לשתי שלחנות! ואי משום בני – דין גרמא דעשיראה ביר. אמר ליה: להאי שופרא דבלי בעפרא קא בכינא. אמר ליה: על דא ודאי קא בכית, ובכו תרוייהו. אדהכי והכי, אמר ליה: חביבין עליך יסורין? אמר ליה: לא הן ולא שכרן. אמר ליה: הב לי ידך, יהב ליה ידיה ואוקמיה.

 

A-t-on le droit d’exister même quand on est « immoral » ?

Berechit Rabba paracha 5  et 8

A-t-on le droit d’exister même quand on est « immoral » ?

Les religions peuvent parfois nous culpabiliser, mais ce n’est pas obligatoire. Avons-nous besoin d’être parfaits pour être acceptables et pour être libres ? Devons-nous être « grands » pour être entendus ? La réponse doit être négative, car si nous attendons d’être parfaits pour nous exprimer, nous resterons silencieux. Pour autant, devons-nous rester enfermés dans nos limitations ?

Le talmud nous invite à accepter où nous en sommes, tout en nous projetant vers une meilleure version de nous-mêmes.

Nous verrons donc dans notre sougia de mercredi prochain comment le midrach présente les conditions de l’existence de l’Homme et l’importance de sa mise en mouvement.

(Attention, le texte suivant est traduit à dessein d’une façon proche du texte, pour inviter à participer à l’étude juive dans le respect de sa nature : en face à face, en Hévrouta, avec la compagnie d’un maître. Vous pouvez préparer le texte à l’avance, mais ne restez pas dans cette étape solitaire source de mécompréhension. Merci. )

Pour nous rejoindre au café des Psaumes ce mercredi de 12h30 (accueil à 12h) à 14h , contactez Paule sur facebook ou répondez à cet article en commentaire.

Rabbi Simon a dit quand HKBH est venu pour créer adam harichon les anges du service se sont constitués en partis et en groupes certains disent qu’il ne soit pas créé d’autres disent qu’il soit créé c’est ce qui est écrit la grâce et la vérité se sont rencontrés la justice et la paix se sont embrassés la grâce a dit qu’il soit créé car il pratique le gmilout hassadim= le don gracieux la vérité a dit qu’il ne soit pas créé car il n’est que mensonges la justice a dit qu’il soit créé car il fait des dons la paix a dit qu’il ne soit pas créé car il n’est que bataille que fit HKBH il a pris la vérité et l’a envoyée à terre c’est ce qui est écrit il envoya la vérité à terre les anges du service ont dit à HKBH maître des mondes comment tu méprises ton sceau que monte la vérité de la terre comme il est dit la vérité fleurira de la terre.

 

Rabbi Chmouel fils de NaHman au nom de Rabbi Yonatan a dit au moment où Moïse a écrit la torah il écrivait la création de chaque jour quand il arriva à ce verset où il est dit et l’Eternel dit faisons adam à notre image et à notre ressemblance il a dit devant lui maitre du monde comment tu donnes une occasion de critique aux sectes il lui dit écris et que celui qui veut se tromper se trompe il lui a dit HKBH Moïse cet humain que j’ai créé je n’en fait pas des grands et des petits que si vient un grand pour demander l’accord d’un plus petit que lui et il dit pourquoi je devrais prendre l’accord d’un plus petit que moi et ils lui répondent apprends de ton créateur qui a créé les élevés et ceux du bas quand il est venu créer l’humain il a été élu par les anges du service.

אמר רבי סימון: בשעה שבא הקב »ה לבראת את אדם הראשון, נעשו מלאכי השרת כיתים כיתים, וחבורות חבורות, מהם אומרים: אל יברא, ומהם אומרים: יברא, הדא הוא דכתיב (תהלים פה): חסד ואמת נפגשו צדק ושלום נשקו.   חסד אומר: יברא, שהוא גומל חסדים.
ואמת אומר: אל יברא, שכולו שקרים.   צדק אומר: יברא, שהוא עושה צדקות.   שלום אומר: אל יברא, דכוליה קטטה.
מה עשה הקדוש ברוך הוא?    נטל אמת והשליכו לארץ, הדא הוא דכתיב (דניאל ח): ותשלך אמת ארצה.
אמרו מלאכי השרת לפני הקב »ה: רבון העולמים!  מה אתה מבזה תכסיס אלטיכסייה שלך?
תעלה אמת מן הארץ, הדא הוא דכתיב (תהלים פה): אמת מארץ תצמח.

רבי שמואל בר נחמן בשם רבי יונתן אמר: בשעה שהיה משה כותב את התורה היה כותב מעשה כל יום ויום, כיון שהגיע לפסוק הזה שנאמר: ויאמר אלהים נעשה אדם בצלמנו כדמותנו.

אמר לפניו: רבון העולם מה אתה נותן פתחון פה  מינים אתמהא?!   אמר לו: כתוב והרוצה לטעות יטעה.
אמר לו הקב »ה: משה! האדם הזה שבראתי לא גדולים וקטנים אני מעמיד ממנו?! שאם יבא הגדול ליטול רשות מן הקטן ממנו, והוא אומר מה אני צריך ליטול רשות מן הקטן ממני?!     והן אומרים לו: למוד מבוראך, שהוא ברא את עליונים ואת התחתונים, כיון שבא לבראת את האדם נמלך במלאכי השרת.

Quel est le prix à payer pour créer l’Humain ? Qu’en pensent les ‘anges’ ? Que symbolisent-ils ici ? Quel exemple donnent-ils à l’être humain ?

Texte à télécharger en cliquant sur le lien suivant: talmud 5777 -2 berechit rabba 8