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Les cours auxquels vous pouvez assister, sur la torah, le talmud, les fêtes et la culture juive, à Nation, à Gambetta et à Saint-Paul, Par le rabbin Floriane Chinsky

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Téléchargez en cliquant ici la feuille de sources:Feuille de source du premier cours: Notions fondamentales, Torah et Rachi, interventions divines en faveur de Sarah
Avez-vous lu atten
tivement l’histoire de Sarah? Et celle de Rebecca?
N’êtes-vous pas intrigués par tous ces éléments étranges de l’histoire de nos matriarches? Pourquoi les anges qui viennent voir Abraham s’inquiètent-ils autant de Sarah? Pourquoi Dieu s’adresse-t-il à Rebecca et non à Isaac à propos de leur descendance?
Ces questions et beaucoup d’autres nous permettent de réfléchir sur le positionnement du dieu de la Torah à propos des questions féministes.
Ce premier cours sera donc placé sous le signe de la Torah écrite, du pentateuque, avant que nous passions aux approches talmudiques.
Avez-vous eu l’occasion de remarquer comment le dieu de la Torah défend la cause des matriarches ?
Connaissez-vous les héroïnes du Talmud ? Avez-vous étudié les arguments de halaHa pour ou contre la participation des femmes dans la pratique juive au quotidien ?
La « religion » est-elle en retard en matière de féminisme ?
Comment renforcer la collaboration entre les citoyens et les citoyennes de l’identité juive ?
L’étude des sources nous donnera des arguments pour mieux défendre les valeurs modernes de notre tradition…
Accueil 19h45
Cours 20h/21h30
Quelques articles en anglais:
fraternité dans la torah écrite, document à télécharger.
La fraternité… Quel bel idéal. Et difficile.
Comment encourager l’amour entre des personnes qui n’ont pas choisi d’être ensemble?
Les frères et soeurs doivent de plus partager leurs parents, qui sont pour eux les sources quasi exclusives d’amour inconditionnel et de soins…
Dans ce contexte, la fraternité est une école essentielle, mais difficile.
Que nous apprend la Torah sur la condition des frères et soeurs, sur ses dangers et sur ses trésors?
De quelles façons ces histoires peuvent-elles nous aider à guider nos enfants ou nos proches dans une vision enrichissante de la fraternité?
Les textes qui suivent sont simplement des extraits de la Torah concernant cette question fondamentale. Ils serviront de base à notre exploration.
Dimanche 4 octobre 2015, école Ganénou, 11 rue du sergent Bauchat, 10h.
Caïn et Abel
Gén. 4:1s
1 or, l’homme s’était uni à Ève, sa femme. Elle conçut et enfanta Caïn, en disant: « J’ai fait naître un homme, conjointement avec l’Éternel! » 2 Elle enfanta ensuite son frère, Abel. Abel devint pasteur de menu bétail, et Caïn cultiva la terre. 3 Au bout d’un certain temps, Caïn présenta, du produit de la terre, une offrande au Seigneur; 4 et Abel offrit, de son côté, des premiers-nés de son bétail, de leurs parties grasses. Le Seigneur se montra favorable à Abel et à son offrande, 5 mais à Caïn et à son offrande il ne fut pas favorable; Caïn en conçut un grand chagrin, et son visage fut abattu. 6 Le Seigneur dit à Caïn; « Pourquoi es-tu chagrin, et pourquoi ton visage est-il abattu? 7 Si tu t’améliores, tu pourras te relever, sinon le Péché est tapi à ta porte: il aspire à t’atteindre, mais toi, sache le dominer! » 8 Caïn parla à son frère Abel; mais il advint, comme ils étaient aux champs, que Caïn se jeta sur Abel, son frère, et le tua. 9 L’Éternel dit à Caïn: « Où est Abel ton frère? » Il répondit: « Je ne sais; suis-je le gardien de mon frère? » 10 Dieu dit: « Qu’as-tu fait! Le cri du sang de ton frère s’élève, jusqu’à moi, de la terre. 11 Eh bien! tu es maudit à cause de cette terre, qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère! » 12 Lorsque tu cultiveras la terre, elle cessera de te faire part de sa fécondité; tu seras errant et fugitif par le monde. » 13 Caïn dit à l’Éternel: « Mon crime est trop grand pour qu’on me supporte. 14 Vois, tu me proscris aujourd’hui de dessus la face de la terre; mais puis-je me dérober à ta face? Je vais errer et fuir par le monde, mais le premier qui me trouvera me tuera. » 15 L’Éternel lui dit: « Aussi, quiconque tuera Caïn sera puni au septuple. » Et l’Éternel le marqua d’un signe, pour que personne, le rencontrant, ne le frappât.
25 Adam connut de nouveau sa femme; elle enfanta un fils, et lui donna pour nom Seth: « Parce que Dieu m’a accordé une nouvelle postérité au lieu d’Abel, Caïn l’ayant tué. » 26 A Seth, lui aussi, il naquit un fils; il lui donna pour nom Énos. Alors on commença d’invoquer le nom de l’Éternel.
Chem Ham et Yafet
Gen. 9:10s
18 Les fils de Noé qui sortirent de l’arche furent Sem, Cham et Japhet; Cham était le père de Canaan. 19 Ce sont là les trois fils de Noé par lesquels toute la terre fut peuplée. 20 Noé, d’abord cultivateur planta une vigne. 21 Il but de son vin et s’enivra, et il se mit à nu au milieu de sa tente. 22 Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et alla dehors l’annoncer à ses deux frères. 23 Sem et Japhet prirent la couverture, la déployèrent sur leurs épaules, et, marchant à reculons, couvrirent la nudité de leur père, mais ne la virent point, leur visage étant retourné. 24 Noé, réveillé de son ivresse, connut ce que lui avait fait son plus jeune fils, 25 et il dit : « Maudit soit Canaan! Qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères! » 26 Il ajouta: « Soit béni l’Éternel, divinité de Sem et que Canaan soit leur esclave, 27 que Dieu agrandisse Japhet! Qu’il réside dans les tentes de Sem et que Canaan soit leur esclave!
Ismaël et Isaac
Gen 16:1s; Gen 17:18s; Gen.21:9s; Gen. 25:9;
1 Jacob, levant les yeux, aperçut Ésaü qui venait, accompagné de quatre cents hommes. II répartit les enfants entre Léa, Rachel et les deux servantes. 2 Il plaça les servantes avec leurs enfants au premier rang, Léa et ses enfants derrière, Rachel et Joseph les derniers. 3 Pour lui, il prit les devants et se prosterna contre terre, sept fois, avant d’aborder son frère. 4 Ésaü courut à sa rencontre, l’embrassa, se jeta à son cou et le baisa; et ils pleurèrent. 5 En levant les yeux, il vit les femmes et les enfants et dit: « Que te sont ceux là? » II répondit: « Ce sont les enfants dont Dieu a gratifié ton serviteur. » 6 Les servantes s’approchèrent ainsi que leurs enfants et se prosternèrent. 7 Léa aussi s’approcha avec ses enfants et ils se prosternèrent; puis, Joseph s’approcha avec Rachel et ils seprosternèrent. 8 II reprit: « Qu’est ce que toute cette troupe, venant de ta part, que j’ai rencontrée? » II répondit: « Pour obtenir la bienveillance de mon seigneur. » 9 Ésaü dit: « J’en ai amplement; mon frère, garde ce que tu as. » 10 Jacob répondit: « Oh non! Si toutefois j’ai trouvé grâce à tes yeux, tu accepteras cet hommage de ma main; puisque aussi bien j’ai regardé ta face comme on regarde la face d’un puissant et que tu m’as agréé. 11 Reçois donc le présent que de ma part on t’a offert, puisque Dieu m’a favorisé et que je possède suffisamment. » Sur ses instances Ésaü accepta. 12 Il dit: « Partons et marchons ensemble; je me conformerai à ton pas. » 13 Il lui répondit: « Mon seigneur sait que ces enfants sont délicats, que ce menu et ce gros bétail qui allaitent exigent mes soins; si on les surmène un seul jour, tout le jeune bétail périra. 14 Que mon seigneur veuille passer devant son serviteur; moi, je cheminerai à ma commodité, selon le pas de la suite qui m’accompagne et selon le pas des enfants, jusqu’à ce que je rejoigne mon seigneur à Séir. » 15 Ésaü dit: « Je veux alors te faire escorter par une partie de mes hommes. » II répondit: « A quoi bon? Je voudrais trouver grâce aux yeux de mon seigneur! » 16 Ce jour même, Ésaü reprit le chemin de Séir. 17 Quant à Jacob, il se dirigea vers Soukkoth; il s’y bâtit une demeure et pour son bétail il fit des enclos: c’est pourquoi l’on appela cet endroit Soukkoth.
1 Miryam et Aaron médirent de Moïse, à cause de la femme éthiopienne qu’il avait épousée, car il avait épousé une Ethiopienne, 2 et ils dirent: « Est-ce que l’Éternel n’a parlé qu’à Moïse, uniquement? Ne nous a-t-il pas parlé, à nous aussi? » L’Éternel les entendit. 3 Or, cet homme, Moïse, était fort humble, plus qu’aucun homme qui fût sur la terre. 4 Soudain l’Éternel dit à Moïse, à Aaron et à Miryam: « Rendez-vous tous trois à la tente d’assignation! » Et ils s’y rendirent tous trois. 5 L’Éternel descendit dans une colonne nébuleuse, s’arrêta à l’entrée de la tente, et appela Aaron et Miryam, qui sortirent tous deux; 6 et il dit: « Ecoutez bien mes paroles. S’il n’était que votre prophète, moi, Éternel, je me manifesterais à lui par une vision, c’est en songe que je m’entretiendrais avec lui. 7 Mais non: Moïse est mon serviteur; de toute ma maison c’est le plus dévoué. 8 Je lui parle face à face, dans une claire apparition et sans énigmes; c’est l’image de Dieu même qu’il contemple. Pourquoi donc n’avez-vous pas craint de parler contre mon serviteur, contre Moïse? » 9 La colère de l’Éternel éclata ainsi contre eux, et il se retira. 10 La nuée ayant disparu de dessus la tente, Miryam se trouva couverte de lèpre, blanche comme la neige. Aaron se tourna vers Miryam, et la vit lépreuse. 11 Et Aaron dit à Moïse: « Pitié, mon Seigneur! De grâce, ne nous impute pas à péché notre démence et notre faute! 12 Oh! Qu’elle ne ressemble pas à un mort-né qui, dès sa sortie du sein de sa mère, a une partie de son corps consumée! » 13 Et Moïse implora l’Éternel en disant: « Seigneur, oh! Guéris-la, de grâce! » 14 L’Éternel répondit à Moïse: « Si son père lui eût craché au visage, n’en serait-elle pas mortifiée durant sept jours? Qu’elle soit donc séquestrée sept jours hors du camp, et ensuite elle y sera admise. » 15 Miryam fut séquestrée hors du camp pendant sept jours; et le peuple ne partit que lorsque Miryam eut été réintégrée. 16 Après cela, le peuple partit de Hacêroth, et ils campèrent dans le désert de Pharan.
Voir la partie 3: Au delà de notre confort
Viktor Frankl a une expertise puissante sur la question.
Il a su traverser, changer de ligne au dernier moment dans le cadre de la « sélection » qui menait aux chambres à gaz. Il a su collecter ses observations au sein même de l’enfer des camps en se projetant dans la création de sa propre pensée.
Viktor Frankl dit : « La vie a un sens dans toutes les circonstances, y compris les pires. »
Quand Frankl affirme cela, il l’affirme du fond de sa propre expérience.
Parfois, nous avons besoin de souffrir pour retrouver le sens et l’intensité de notre vie.
Mais franchement, ce n’est pas nécessaire.
Nous pouvons aussi construire le pont AVANT de nous retrouver au-dessus du précipice…
Kipour a sa façon particulière de nous inviter à construire ce pont.
Le dialogue avec nos proches initié en préparation renouvelle notre lien humain.
En jeûnant, nous prenons la mesure de notre fragilité et de celle des autres, nous pousse à la responsabilité
A travers les poèmes liturgiques que nous chantons nous nous laissons porter dans notre volonté de changement.
Le son du chofar nous met dans l’urgence.
Les histoires de la torah nous invitent à penser.
Le fait d’être ensemble nous ouvre aux autres et à nous-mêmes, dans la chaleur du partage.
Ce pont se construit à Kipour et se prolonge dans l’année juive, chaque événement « religieux » ou culturel vient le renforcer, venez traverser ce pont que nous construisons pour vous, venez construire pour vous-même le pont que nous souhaitez traverser ensemble.
Si vous avez des questions, des interrogations, sur l’identité juive, sur nos sources, sur la communauté, partagez-les avec nous, quand vous le souhaiterez, après les fêtes.
La liberté est comme un muscle, c’est en l’utilisant qu’on lui permet de grandir.
La liberté ne s’use que quand on ne s’en sert pas (adaptation de la devise du canard enchaîné).
La joie elle-même est un choix courageux.
Comme Selma Baraz, alors âgée de 91 ans, nous pouvons prendre la responsabilité de notre bonheur et renoncer à la plainte, sans attendre.
En ce jour de Kipour, nous mobilisons notre liberté dans une posture d’humilité face au chemin que nous avons à parcourir.
Dans quelque jours, à soukot, nous mobiliserons notre liberté dans une posture de joie prête à assumer ses choix. Nous danserons avec la Torah le 4 octobre.
Que cette année 5776 se poursuive dans le courage de la joie, du partage, de l’action et du sens.
Voir la deuxième partie: Dépasser nos peurs
L’appel des prophètes nous met en garde. Si nous ne pratiquons pas l’entre aide et la tsédaka, si nous extradons de la réalité, si nous nions la souffrance autour de nous, les catastrophes nous attendent au tournant.
Il n’y a de sécurité que partagée. Il peut y avoir des écarts sociaux, mais pas trop. La terre est restituée aux perdants du jeu économique tous les 50 ans. Les dettes qui vous réduisent à néant sont annulées tous les 7 ans. C’est le yovel, le jubilée, c’est la chemita, l’année chabbatique, que nous avions cette année.
Telle est la condition de la liberté. La liberté des uns COMMENCE là où COMMENCE celle des autres (adaptation personnelle).
Tel était le propos du Pasteur Niemöller. Quand certains s’en prennent aux « communistes, juifs, syndicalistes, catholiques (le protestantisme étant dominant en Allemagne, là où il vivait) », si je ne les défends pas, je risque fort d’être le suivant sur la liste. Cela vaut également aujourd’hui pour les grecs, les syriens, les arabes ou encore, les femmes, les convertis, etc…
Si nous n’écoutons pas cet appel, nous dit la torah, la terre nous vomira. Dans la Torah, il est fait mention de cette responsabilité au niveau du peuple juif et de la terre d’Israel. En ce jour de Kipour, à la veille du cap 21, nous sommes conscients que c’est la planète entière qui est concernée, et qu’elle pourrait finir par détruire cette étrange espèce puissante mais souvent inconsciente, l’espèce humaine.
Nous demandons : « Bénis nous comme un seul par la lumière qui émane de toi » « barHénou KééHad » (fin de la amida, prière « sim chalom »).
Il n’y a pas de bénédiction purement individuelle. Si je souhaite l’emporter sur mon voisin et que lui souhaite l’emporter sur moi, laquelle de nos prières devrait trouver un accomplissement ? Le ‘bon dieu’ devrait- ‘il’ alors mettre en œuvre leur résultante ? L’expression de nos désirs serait annulée, rien ne pourrait se produire. Si au contraire nous formulons des désirs personnels en harmonie avec l’intérêt collectif, ils pourront trouver leur accomplissement. Tel est le sens de la bénédiction. Une fois l’harmonie installée, nos espoirs peuvent devenir des actes constructifs et chaque parcelle de notre énergie trouve sa réalisation. La bénédiction consiste peut-être justement en la capacité de conjuguer harmonieusement nos forces.
Notre liberté évolue donc sur le fil, entre trop d’insatisfactions et trop d’autosuffisance.
Dans ce contexte compliqué, parmi de nombreux penseurs et sages de différentes époques, nous pouvons aujourd’hui mentionner Viktor Frankl.
Voir la première partie: l’étrange épreuve de Selma Baraz
Or, en plus d’être juifs, nous sommes français.
Et je vais parler d’une façon un peu plus sérieuse, et douloureuse même, vous m’en excuserez.
Taux de suicide en France 2e place en Europe, 17e dans le monde (en 2008).
Dans la vision de Jean-Paul Sartre, « l’homme est condamné à être libre… nous sommes seuls, sans excuses ».
C’est une vision lourde à porter.
L’existentialisme a-t-il besoin de la souffrance ? La liberté est-elle forcément liée à la douleur ?
L’insatisfaction a également des vertus.
Un article de The Economist en 2012 faisait le portrait culturel de la France et de sa littérature. La France cultiverait la nostalgie comme une valeur, « bonjour tristesse ! », qui expliquerait le fort taux de suicide en France.
Mais d’après cette article, l’insatisfaction serait également à l’origine d’une créativité et d’une volonté de changement remarquables.
Nous sommes à la fois juifs et français. Est-ce que nous cumulons les risques ?
L’autocritique risque de nous déprimer.
L’autosatisfaction risque de nous endormir.
La liberté est menacée, mise en danger sur ces deux versants.
Elle est menacée par nos peurs, par notre désespoir, par le sentiment d’impuissance qui parfois, s’empare de nous. Lorsque nous observons le monde autour de nous, nos vis, celles de nos proches, les drames qui touchent l’humanité.
Que faire de nos peurs ?
Rabbi NaHman de Bratsalv disait : « Le monde entier est un pont très étroit et le plus important c’est de ne pas avoir peur. » (likouté moharan)
וְדַע, שֶׁהָאָדָם צָרִיךְ לַעֲבר עַל גֶּשֶׁר צַר מְאד מְאד! וְהַכְּלָל וְהָעִקָּר שֶׁלּא יִתְפַּחֵד. כְּלָל
La liberté, c’est de savoir passer d’une rive à l’autre, de ne pas être prisonnier de son territoire géographique.
Abraham est d’abord Ivri, עיברי, celui qui passe, celui qui change de lieu. Au cours de l’histoire, nous avons dû changer de lieu, et nous avons été capable de le faire en gardant notre identité, et en nous adaptant, en renouvelant cette identité en accord avec les cultures environnantes, de Babylone à l’Afrique du nord, d’Erets Israel à la vallée du Rhin.
Changer de rive, c’est prendre un risque. Dieu dit à Avraham, je te grandirai car Abraham court le risque de se perdre (Rachi mentionne trois risques : celui d’avoir moins d’enfants, celui d’avoir moins d’argent et celui de jouir d’une moins bonne réputation).
Mais le jeu en vaut la chandelle car savoir changer de rive, c’est montrer le chemin de la liberté, la possibilité du changement, renforcer ce pouvoir pour nous-mêmes et pour nos proches, et pour tous les autres. L’Eternel ajoute :
« Par toi seront bénies toutes les nations de la terre. » (Gen. 12:1-3)
Sur quelle rive sommes-nous aujourd’hui ? Ce rivage nous convient-il ? Quels précipices physiques ou psychiques voudrions-nous traverser ? Le savons-nous ? Avons-nous même le courage d’y penser ?
Quel soutien pourrions-nous obtenir pour effectuer ces transitions ? Quel est le pont très étroit que nous pourrions traverser ? Qu’est ce qui pourrait nous encourager à ne pas avoir (trop) peur ?
J’interroge ici chacun d’entre nous en tant qu’individu, face à nos défis personnels, mais je nous interroge également en tant que communauté/synagogue en développement, porteuse d’un message particulier. Un message important, profondément ancré dans notre tradition, et qui n’est pas toujours mis en avant comme il le faudrait.
Bienveillance, humanisme, respect de la diversité, engagement juif et engagement citoyen.
Ces valeurs au cœur de notre vision méritent notre investissement, beaucoup de juifs en ont besoin.
Sur quelle rive sommes-nous en tant que communauté ? Quel pont pourrait-il nous permettre de traverser ? Quels ponts construisons-nous ? Quel type d’impact pourrions-nous avoir alors sur les personnes et les groupes et les événements qui nous entourent ? Dans le monde juif et dans le monde civique ?
Enfin, nous souhaitons contribuer également à la liberté de nos proches. Qui dans nos connaissance est en transition autour de nous ? Quel pont pouvons-nous bâtir pour eux ? Parmi nos proches, nos moins proches, ou dans l’actualité du monde ?
Comment renforcer notre conscience ? Par le cri du chofar ? Par l’intensité et la beauté de nos prières ? Est-ce la vision de notre rassemblement de ce soir qui pourra nous encourager à regarder en face le vide de la liberté ?
La liberté est menacée également sur son autre versant.
Elle est menacée par nos satisfactions, l’excès de notre bien-être, notre confort que nous répugnons à quitter. Voire notre inconfort et notre malheur qui nous est devenu confortable.
A l’approche de Yom Kipour, je commençais à avoir me faire pardonner certaines de mes erreurs et voilà qu’avec cette dracha, tout risque de se compliquer… Je vais parler des mères juives !
Je veux vous parler de Selma Baraz z »l. Selma Baraz était une mère juive, comme vous et moi, comme vous aussi Francis. Nous sommes toutes et tous des mères juives.
Selma Baraz avait un secret. À l’âge 91 ans elle l’a révélé en public, elle a bien dû !
Elle a donné au monde un enfant, un beau garçon, et comme toute mère juive elle s’attendait à ce qu’il devienne médecin. ou à la rigueur dentiste, ou même avocat pourquoi pas… Mais son fils, son gentil James a fait un autre choix.
Il a décidé de devenir prof de méditation. Prof de méditation ! C’est à peine mieux que Rabbin ! Et pour couronner le tout, il a même crée une méthode pour devenir plus heureux « Awakening joy », réveiller la joie. Réveiller la joie !
Quelle mère juive pourrait supporter cela ?
Que pouvait bien faire Selma Baraz dans ces conditions ? Elle a bien dû s’épancher et révéler son secret, en public.
Voici la façon dont elle a ouvert son coeur :
« Mon fils ne vous a pas tout dit de notre relation. Mon fils, a ruiné ma vie. En tant que mère juive, je n’ai jamais pensé que je devrais dévoiler ce secret. Les mères juives sont nées avec certains gènes précieux, qui ne peuvent être acquis, qui peuvent juste être préservés avec beaucoup de précautions, les mères juives sont nées pour se plaindre, on appelle cela kvetching, on trouve toujours une raison de se plaindre, cela aide beaucoup d’avoir un profond soupir, quelques larmes aident également, mais se plaindre, nous devons…
Nous avons une autre qualité, nous nous faisons du mauvais sang pour à peu près tout. Si un enfant ne vient pas, je peux écrire des scénarios sur ce qui a pu lui arriver, des scénarios qu’Hollywood pourrait payer des millions…
Ça a été tellement merveilleux de se plaindre continuellement, d’être inquiète, d’être malheureuse, tout en vivant la vie la plus merveilleuse dont on puisse rêver…
Mais malheureusement avec James, nous avons commencé ce mantra, et chaque fois que je me plaignais, environ toutes les 30 secondes, il m’a dit « pourquoi tu n’ajouterais pas à la fin de chaque phrase « et je sais que je suis absolument heureuse » et nous avons commencé ce jeu et il fonctionne vraiment ! Je le fais ! Je fais cela chaque fois que je me plains et je suis vraiment devenue – oh cela me fait mal de le dire – je suis effectivement devenue une personne plus heureuse ! Je viens de vous délivrer ce terrible secret, mon fils, James, a ruiné toute ma vie. »
Selma est une bonne mère juive. Une très bonne mère juive. A trois niveaux. D’abord, elle respecte la tradition. Elle se plaint, comme elle le doit. Mais ensuite, elle a de l’humour. Elle a du recul vis-à-vis de sa tendance à râler. Et enfin, elle est capable d’évoluer, de faire téchouva.
Mais le discours de Selma Baraz met en lumière un phénomène très important : Le bonheur a un prix.
La liberté a un prix.
Ce prix est un prix élevé.
Devenir plus heureux représente un sacrifice !
La liberté, c’est le choix de traverser, de passer sur l’autre rive, on court le risque du vertige, du vide, en dessous, qui pourrait nous aspirer…
Aujourd’hui, nous faisons le compte de nos réussites de l’année et le compte de nos erreurs.
Nous classons chaque acte, nous le plaçons sur le plateau d’une balance.
L’un des plateaux est celui de la vie, l’autre plateau est celui du malheur.
Cet acte s’inscrit-il du côté du bien ou du côté du mal ? Et celui-ci ?
Si à la fin de ces journées de Roch hachana, la balance penche vers le bien, nous serons inscrits dans le livre de la vie et de la justice. Si la balance penche du côté du mal, nous serons inscrits dans le livre de la mort.
—
Est-ce aussi simple ?
J’examine mes actions et je m’interroge. Je prends pour exemple un incident récent et je me questionne. Se range-t-il sur le plateau du bien et de la vie ? Se range-t-il sur le plateau de la tristesse et du malheur ?
Je me sens comme un vase brisé. Un vase qui contenait toute la lumière et l’espoir de faire le bien, et je suis maintenant dans la confusion. Quelle est cette fêlure qui laisse échapper ma lumière ?
—
Et cela me rappelle cette histoire, que m’a racontée mon amie Myriam. Myriam travaille avec des femmes victimes de violences conjugales, et aussi avec des auteurs de violences.
C’est l’histoire d’un porteur d’eau, qui porte sur ses épaules de l’eau pour désaltérer toute sa famille. Un grand bâton posé sur ses épaules retient deux vases, l’un à gauche, l’autre à droite, et chaque jour le porteur d’eau va jusqu’à la rivière, remplit ses vases, ramène l’eau chez lui.
La veille de roch hachana, l’un des vases, celui de droite, décide de partager sa peine avec le porteur d’eau. Le vase engage le dialogue et lui explique qu’il est conscient de son imperfection, il est fêlé et laisse échapper une partie de l’eau précieuse. Une partie des efforts de l’homme semble perdue par sa faute. Quel dommage, que toute cette eau perdue à cause de lui. En cette veille de Roch Hachana, le vase est attristé de poser son imperfection comme une faute dans le plateau de ses erreurs de l’année.
Le porteur d’eau remercie le vase de son souci de bien faire, de sa conscience des enjeux, de son altruisme, et l’invite à observer plus attentivement le chemin de la rivière à la maison.
Le matin suivant, en revenant de la rivière, le vase droit découvre que le bord droit du chemin est couvert de fleurs.
Avez-vous deviné pourquoi ?
Maintenant que le vase brisé comprend les conséquences positives de son imperfection, où va-t-il placer la fuite d’eau ? Cet acte se range-t-il sur le plateau du bien et de la vie ? Se range-t-il sur le plateau de la tristesse et du malheur ?
Comme le vase brisé, nous sommes soucieux des enjeux, nous voulons bien faire, nous aimerions être parfaits. Et nous sommes pétris de croyances : la perfection consiste à ne laisser échapper aucune des gouttes d’eau dont nous avons la charge. A travers cette croyance, c’est notre volonté de bien faire, mais aussi notre ego et notre orgueil qui parlent.
Nous avons beaucoup de croyances et certaines ne nous aident pas.
Lorsque nous nous désespérons d’être des vases fêlés, nous n’avons plus le courage d’ouvrir les yeux pour voir plus loin, pour nous permettre de rêver aux conséquences positives possibles.
Le « gam zou létova » nous échappe.
Nous ne voyons qu’un aspect de la réalité : l’eau qui s’enfuit du vase, s’écoule, elle ne sera pas bue par l’homme. Nous ignorons l’autre aspect : l’eau qui s’enfuit du vase, arrose, elle nourrit la beauté de la nature. Le vase fermé est-il imbu de sa perfection ? Le vase brisé sombre-t-il dans le désespoir ?
Paul Tillich disait qu’il lui semblait que son rôle était de permettre à ceux qui croient de douter et à ceux qui doutent de croire.
Le Talmud nous demande d’avoir dans nos poches deux papiers.
Dans la poche gauche, le verset « je ne suis que cendre et poussière » dans la poche droite la parole « le monde entier a été créé pour moi ».
L’idée est de trouver notre équilibre, de nous inciter à l’humilité lorsque nous sommes remplis d’un sentiment de perfection et de nous encourager lorsque le doute nous envahit.
Nous sommes à la fois des vases brisés et des vases fermés.
Parfois nous sommes le vase brisé qui se désespère parfois nous sommes l’autre vase celui qui se croit parfait, parfois nous sommes le porteur d’eau qui sait tirer parti de la réalité, et parfois nous sommes la rivière prête à abreuver chacun, parfois nous sommes les enfants et nous sommes satisfaits de l’eau reçue ou frustrés de l’eau d’arrosage, et parfois nous sommes les fleurs qui poussent le long du chemin, parfois nous sommes l’eau elle-même, et souvent nous sommes tout cela. Un peu comme le dit Fritz Perls, pour qui chaque personnage du rêve représente le rêveur lui-même.
Parfois, nous sommes simplement des individus qui aiment les histoires qui ouvrent nos horizons.
—
J’examine mes actions et je m’interroge. Je prends pour exemple un incident récent et je me questionne. Se range-t-il sur le plateau du bien et de la vie ? Se range-t-il sur le plateau de la tristesse et du malheur ?
Peut-être qu’aujourd’hui je vois les conséquences négatives ? Peut-être que demain j’aurai construit d’autres pensées et d’autres actions qui donneront à cet acte un aspect positif ?
A Roch hachana, je ne fais pas que classer les actions du passé, je leur donne des conséquences. Telle erreur peut me permettre une remise en cause qui apportera beaucoup de bien autour de moi, telle souffrance peut me donner une profondeur qui me permettra de mieux me comprendre et de mieux comprendre les autres.
Mais pour que je puisse apprendre, il y a un prérequis : la parole. Si le vase brisé n’était pas sorti de sa culpabilité silencieuse, jamais il n’aurait pu comprendre les bénéfices de son imperfection.
Si nous ne partageons pas le sentiment que nous inspirent nos faiblesses à Roch Hachana, comment saurons-nous ce qu’elles signifient vraiment pour nos compagnons sur le chemin de la vie ?
Partage ton sentiment avec ton prochain et tu ne porteras pas de faute (Lev.19)/ Aime ton prochain comme toi-même.
Ah si seulement nous avions conscience de l’étendue de notre ignorance !
La tradition nous incite à être humbles comme Moïse notre maitre. L’humilité ce n’est pas l’auto-flagellation, dans un sacrifice de souffrance. L’humilité c’est offrir ce que nous sommes, accepter et partager ce que nous sommes pour permettre aux autres d’apprécier simplement ce que nous sommes capables d’offrir.
Trouver une meilleure place à ce que nous sommes. Car il faut de tout pour faire un monde. Personne dans la vie ne choisit sa couleur. Il y a un temps pour tout, un temps pour planter et un temps pour arracher, un temps pour la joie et un temps pour la peine, comme le dit kohelet.
Chacun a sa place dans le monde, et le monde a besoin de toutes nos qualités, qui peuvent sembler contradictoires, juste parce qu’elles sont adaptées à des solutions différentes.
L’influence de nos actes est systémique.
Je choisis ce que je dis ce soir, vous choisissez ce que vous voulez en faire dans vos pensées et dans vos vies, vous pouvez choisir de m’en parler à votre tour, et je peux choisir de m’en inspirer pour aller plus loin encore. Vous pouvez partager ces pensées autour de vous, ou les laisser grandir en vous, vous pouvez les critiquer, vous construire avec elles ou contre elles, vous pouvez les oublier.
Si le porteur d’eau sème des graines du côté où l’eau échappe au vase, le bord de la route sera fleuri.
C’est la nature des vases que d’être brisés, c’est la nature des êtres humains que d’être imparfaits, brisés, réparés, reconstruits, raccommodés.
C’est le but de Roch Hachana de nous inviter à démonter les morceaux et à les recoller.
Démonter et recoller ce qui se trouve en nous, nos émotions, nos aspirations « positives » ou « négatives ». Toutes ont leur rôle. Tu aimeras l’Eternel בכל לבבך, avec toutes les parties de ton cœur.
Roch hachana nous invite à examiner chaque événement de l’année écoulée, à le soupeser, à en examiner la nature, à en évaluer les défauts et le potentiel.
Ce jour nous invite à examiner notre place sociale, celle que nous attribuons à nos proche dans notre vie, pour trouver la meilleure façon de contribuer à leur bonheur et pour les aider à contribuer au nôtre. Pour nos proches et nos moins proche, et aussi pour ce qui est de notre engagement dans la cité.
Que sommes-nous, qu’est-ce que notre vie, notre force, notre sagesse ? Mais nous sommes les enfants de ton alliance (prière du matin).
Nous ne savons pas encore ce qui repose sur lequel des plateaux de la balance de la vie et du bien ou de la détresse et du malheur. Nous avons 9 jours pour en décider. Jusqu’à Kipour.
La tradition nous demande de considérer que notre balance personnelle est équilibré, une seule de nos bonnes actions peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.
Nous considérons que la balance du peuple juif est équilibrée, une seule de nos réévaluations peut faire pencher la balance de tout le peuple vers le bonheur ou le malheur. La balance de la création toute entière est équilibrée, un seul de nos actes peut faire pencher la balance du monde.
Ce même acte nous permet de faire pencher la balance à tous les niveaux, d’être bons à la fois pour nous-mêmes et pour autrui. Tout est systémique.
Que nos efforts permettent à nos proches de tirer le meilleur de l’année à venir.
Puissions-nous nous-mêmes tirer le meilleur des événements de l’année qui s’annonce.
De même que nous avons découvert des pensées qui échappaient totalement à notre conscience par le passé, que nous découvrions cette année tout ce qui peut nous permettre de trouver notre meilleure place dans la société, de trouver la meilleure place intérieure à nos qualités et à nos défauts, à nos plénitudes et à nos brisures, et aux plénitudes et aux brisures de nos proches.
Que, comme dans l’histoire du Maguid de Doubnov, la brisure du diamant soit retravaillée pour devenir une gravure précieuse.
Que nous nous retrouvions, dans un an, le soir de Roch hachana, emplis de la satisfaction de nos réussites et de l’espoir de devenir meilleurs encore.
Chana tova,
Rabbin Floriane Chinsky
La Torah, c’est avant tout la torah orale!
Comment lire le pentateuque sans Rachi?
L’idée d’étude elle-même est celle du questionnement du texte, de la façon dont nous interrogeons le texte ainsi que la façon dont le texte nous interroge.
Ce cours nous permettra de nous pencher sur ce qu’est la célébration mais aussi sur sa signification et la façon dont les perspectives de célébration nous propulsent vers l’avenir.
La Torah elle l’une des anciennes sagesses humaines, et une fois de plus elle nous prouvera sa pertinence et sa modernité…
5 septembre – Ki Tavo – Vous pouvez télécharger la feuille de sources ici: 1 Rachi ki tavo célébrer
Au plaisir de vous retrouver pour une nouvelle année d’étude!
(Retrouvez l’ensemble des cours ici: https://poursurmelin.wordpress.com/cours-torah/coeur-du-texte/)
Nous avons devant nous un bon mois pour nous préparer au renouveau de Tichri
Le début du mois juif correspond à la renaissance de la lune. Les mois juif « Hodech » fait racine commune avec le mot « Hadach » qui signifie « nouveau ». En ce premier Eloul, le nouveau mois s’installe, et il amène avec lui les préparatifs du mois prochain : Le mois de Tichri. Dans un mois, nous célébrerons le grand renouveau de l’année juive, la régénération de notre rythme de vie, nous inaugurerons l’année 5776. En ce jour de Roch Hodech Eloul, de « tête du mois » de Eloul, nous commençons à nous préparer à Roch Hachana, la « tête de l’année ». C’est en ce jour du début de Eloul que les messagers partaient pour annoncer la date de Roch Hachana à l’époque du temple.
Cette année, Roch Hodech Eloul coïncide avec la fin des vacances pour beaucoup d’entre nous. En préparant la rentrée scolaire et professionnelle, nous faisons également les préparatifs de l’année juive qui reprend en beauté.
Chacun commence à se poser la question : Qui nous rejoindra aux offices de Roch Hachana et Kipour ? Que faire pour que les enfants prennent la mesure de ce grand moment de spiritualité et de réflexion juive ? Comment contribuer à notre bien-être au cours de ces fêtes, de quelle façon souhaitons-nous qu’elles nous portent vers un renouveau ? Et nos familles, et nos communautés, de quelles façons vont-elles bénéficier de cette nouvelle pulsation du temps juif ?
Certains vont prévoir un seder communautaire familial, d’autres des activités pour leurs enfants, nous voudrons peut-être participer au seliHot pour soutenir notre évolution personnelle ou vivre une expérience communautaire, ou lire quelques textes d’étude.
Dés chabbat prochain, nous pourrons partager ces questions ensemble.
Pour initier nos enfants au sens des fêtes, deux articles sont disponibles sur le site « poursurmelin » :
Si vous n’êtes pas encore inscrits aux fêtes de tichri, contactez dés que possible le secrétariat de Beaugrenelle car notre synagogue se remplit très vite !!!!:
Par ailleurs, vous pouvez déjà commencer à vous imprégner des fêtes de tichri, voici un petit site dédié avec une page spéciale « chants » : http://tichri.org/chants-chorale/
Les seliHot auront lieu aux horaires suivants, ne manquez pas ces moments très particuliers qui n’ont lieu qu’en septembre et nous conduisent dans la beauté des fêtes, ils sont profonds et accessibles à tous :
Dimanche 6 Septembre à 9h45 à Ganenou
Dimanche 13 Septembre à 9h à Surmelin
Jeudi 17 Septembre à 7h à Surmelin
Dimanche 20 Septembre à 9h45 à Ganenou
Chavouah tov à chacune et à chacun et un très bon mois de Eloul en attendant les fêtes!